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Le Monde du Sud// Elsie news

Le Monde du Sud// Elsie news

Haïti, les Caraïbes, l'Amérique Latine et le reste du monde. Histoire, politique, agriculture, arts et lettres.


L'historique de Agitrans. SA, l'entreprise bananière avec laquelle Nèg Bannann nan et ses copains tèt kale ont banané les Haïtiens.... (mis à jour)

Publié par siel sur 24 Mars 2017, 13:44pm

Catégories : #REFLEXIONS perso, #AYITI ROSE RAKET, #AYITI EXTREME DROITE, #PEUPLE sans mémoire...

Résumé du scénario ou synopsis:

Un illustre inconnu qui aurait été président   de la Chambre de commerce et de l'Industrie du Nord-Ouest en 2004 (pendant quelques mois) .

 A ce propos se rappeler en passant ce que l'ex-ambassadeur US en Haïti avait déclaré lors de son discours d'adieu, le 9 juillet 2003 aux membres  de l'AMCHAM (Chambre de Commerce haïtiano-américaine) : " ... - oui les trafiquants de drogue sont connus. Ils s'approvisionnent dans vos magasins, vous leur vendez des maisons ou leur en construisez de nouvelles, vous prenez leurs dépôts, vous éduquez leurs enfants, vous les élisez à des postes dans les chambres de commerce.

Cet inconnu rencontre par un heureux concours de circonstances, un pur hasard,  Martelly et Laleau - son actuel conseiller et ex-ministre des Finances de Martelly  : les 2 grands dilapidateurs des Fonds Petrocaribe - lesquels ont été immédiatement emballés par son projet.

A ce sujet, petite note de rappel à l'intention du peuple sans mémoire, Martelly avait été également hyper enthousiasmé par un projet de son ami JAAR, de production d'emballages bio-dégradables. Suite à cet enthousiasme, il avait pris la décision d'interdire ceux en polystyrène sur toute "l'étendue du territoire".

JAAR arrêté en RD et extradé par les autorités de ce pays, se trouve actuellement en prison pour trafic de drogue aux USA. Et les emballages en "foam" sont toujours présents sur toute "l'étendue du territoire".

Notons que selon la rumeur ce même illustre inconnu aurait été celui à avoir présenté E. Daniel "le fait disparu" à Martelly, dont il serait devenu le bon copain. Ça ce n'est pas une rumeur.

Et aussitôt Laleau et Martelly emballés, ils décident que l'Etat allait soutenir ce brillantissime entrepreneur - reconnu pour le succès remporté antérieurement dans ses entreprises -  (dont jusqu'à présent personne n'en a jamais su le chiffre d'affaires - mais sans doute  réel, vu le nombre de prêts qui lui ont été accordés par pratiquement toutes les banques de la place pendant 2 dizaines d'années ) - en lui octroyant terrains, prêts et autres facilités.

Ainsi fut créé "Nèg Bannann nan". Ecce Homo.

Voyons le déroulement des faits à partir des informations diffusées dans les media.

Introduction : La rencontre entre Jovenel Moïse, Martelly et Laleau telle que racontée par Jovenel Moïse

Le Nouvelliste 2014-01-28

Malgré tout, poursuit-il, je n’ai jamais baissé les bras. » Jovenel Moïse est de ceux-là qui refusent à capituler devant l’obstacle. Toujours, il croyait dur comme fer que le déclic allait venir. « Tout allait changer en novembre 2011 lors de ma participation à un colloque auquel j’ai été invité par un ami, narre-t-il, accosté de jeunes assoiffés de motivation. C’est ainsi que le président Martelly et le ministre du Commerce et de l’Industrie Wilson Laleau, qui y prenaient part, allaient être emballés par le réalisme du projet que je leur avais présenté. »

Aussi, d’autres fenêtres d’opportunités allaient-elles s’ouvrir pour l’ancien président de la Chambre de commerce du Nord-Ouest. « Depuis, le président de la République n’avait cessé de m’appeler, révèle-t-il. Et ils allaient, lui et le ministre Laleau, s’emparer du projet. » Aujourd’hui, le terrain de 987 hectares, sur lequel s’installe l’entreprise, a été mis à notre disposition sous forme de ferme par le gouvernement, détaille l’entrepreneur,nonsans éloges pour le chef de l’État.

Localisée à Nourribio, première zone franche agricole d’Haïti, Agritrans œuvre particulièrement dans la production de la figue banane organique, dont 70 % des récoltes seront tournées vers l’exportation. « Fonctionnant sous le haut encadrement du ministère de l’Agriculture, elle emploie plus de 200 personnes actuellement, dit celui qui souhaite qu’Haïti retrouve sa place sur la carte mondiale des pays exportateurs de bananes, soulignant que tous les salariés sont issus d’une fédération de paysans forte de 10 000 membres. Pour être employé par l’Agritrans, il faut nécessairement être membre de cette fédération. » Entre les prêts et les dépenses de plus d’une centaine d’actionnaires, 10 millions de dollars américains auraient été déjà déboursés pour le lancement du projet qui générera 3 000 emplois directs et 15 000 indirects dans les deux prochaines années. « Pour l’instant, en plus du financement d’un fonds de développement haïtien, nous ne sommes que des investisseurs haïtiens à prendre part au projet », précise Jovenel Moïse, qui croit qu’avec quatre zones franches similaires, l’autosuffisance d’Haïti en matière de production de la figue banane sera enfin une réalité.

Cette entreprise, qui est à une phase fœtale, impressionne déjà alors que Jovenel Moïse semble ne jurer que par son expansion. « Nous avons un autre projet en perspective dans le même espace qui sera axé dans la production des légumes », affirme-t-il, soulignant que plus de 250 hectares sont réservés pour la construction des infrastructures idoines dans la zone franche.

ACTE 1: Présentation officielle d'Agitrans et de Jovenel Moïse par Sa Majesté tèt kale rose.

L'Excellence rose et sa première dame tout aussi rose, honorent de leur présence l'université de Limonade (anciennement Roi Christophe) afin de procéder à la présentation officielle de M. Jovenel Moïse et de son projet de production et d'exportation de bananes, du nom de Nourribio.

L'officiant sera Laleau, ministre des Finances de l'Excellence et actuel conseiller de son remplaçant.

Lequel dans son exposé adressé aux sommités présentes a déclaré qu'il existait un "plan de compensation sociale pour les personnes qui ont été déplacées " - en d' autres termes les paysans virés et expropriés -

Dont, peuple sans mémoire, non informé, désinformé vous avez pu voir et entendre ici  dans cette vidéo quelques uns des rares témoignages qui ont fusé dans ce pays baboukete. Et au passage, ne vous déplaise, admirer la sagacité et pugnacité de ces paysannes auxquelles on ne la fait pas.

Quid de ce "Plan de compensation sociale" ? Tou mouri avèk bannann yo ?

Haïti Libre 20/11/2013 08:34:45

Dimanche, le Président Michel Martelly, accompagné de la Première Dame, Mme Sophia Martelly, a participé à l'Université de Limonade, à la conférence de présentation des grands projets stratégiques en faveur de la croissance et du développement économique de la région Nord.

En présence de Jean Marie Théodat, le Président du Conseil Provisoire de Gestion du Campus de Limonade, de Thomas Jacques, Ministre de l'Agriculture, des parlementaires Derex Pierre-Louis et Wanique Pierre, des membres du corps professoral et estudiantin de cette université, de représentants d'institutions partenaires telles que l'IRD, SEAS-Haïti, et membres du secteur privé, Wilson Laleau, le Ministre de l'Économie et des Finances, a fait un état des lieux de la situation de développement et des enjeux économiques. il a souligné la nécessité de développer des chaines de valeur en vue de la création de micro-parcs industriels, d’appuyer le développement des Petites et Moyennes Entreprises (PME), de créer un partenariat public/privé (PPP) efficace et un Fonds de garantie.

Rappelant que plusieurs instruments sont déjà en œuvre ou en cours de lancement dans la région Nord, il a indiqué qu’à côté du Parc industriel de Caracol et du potentiel infrastructurel historique et touristique, se développent le Projet Nourribio de la firme Agritrans SA, le Plan de compensation sociale (pour les personnes qui ont été déplacées dans le cadre du projet ODVI), incluant un village agricole avec une ferme moderne de production de banane organique, le micro-parc agro-industriel de Saint-Raphaël (riz, légumes et divers) et un Service d'appui aux entreprises (SAF) de la région.

Selon Jovenel Moïse, le principal responsable de la firme Agritrans SA, le Nord-Est doit être l'un des greniers de la production de figue-banane en Haïti. Ainsi, en Décembre 2014, avec les activités de Agritrans SA, les premiers containeurs haïtiens de figue-banane doivent, selon ses prévisions, partir de cette grande ferme du Nord vers des marchés internationaux.

ACTE II : l'argent de l'État  utilisé par Sa Majesté tèt kale dans le projet de son futur remplaçant.

Le Fonds de développement Industriel ( FDI) a  mis 6 millions de dollars US (pas de gourdes) dans le projet, lit-on. Il a mis comment ? Investi ? Prêté ?

A ces 6 millions préalables, l'État en ajoute 15 autres " Afin de permettre à Agritrans S.A de se renforcer..."

Ici également, impossible de savoir s'il s'agit d'une participation de l'État, ou d'un prêt, et quelles sont les conditions de ce prêt ?

On apprend que le coût  total de l'opération serait de 27 millions US (pas de gourdes).

Si on ajoute 6 M à 15 ça donne 21 millions de dollars US (pas de gourdes) investis d'une manière ou d'une autre par l'Etat sur les 27 millions du coût de l'opération

Au final, 6 millions viendraient des poches de Jovenel Moîse et de ses associés ( il avait déclaré en avoir).

Voici ce qu'on peut appeler un excellent montage financier, fait sur mesure pour  M. Jovenel Moïse en route pour devenir "Nèg Bannan nan".

Joli costume woz/rakèt façonné par SweetMimi qui a remporté le prix, en février 2017, du meilleur costumier du pays.

Par ailleurs, en passant, permettez-moi de vous rappeler que l'une des premières mesures prises par l'inculpé fait-président - en dehors de son carnaval des Cayes - a été de remplacer le  Directeur général du Fonds d'Investissement (FDI)

Et vous savez comment il s'appelle ? Jeudy. Comme celui, cousin du tortionnaire décédé et grand copain de Martelly, Michel François,  qui a construit son Palais municipal ( imitation du  terme palacio municipal de la RD pour mairie) avec on ne sait  avec quels fonds. Publics ? Privés ?

Personne n'aura relevé ce prompt remplacement de l'ancien directeur d'une institution financière qui aurait précisément  versé à Agitrans  15 millions de dollars US.

Quel désordre, mezanmi, quelle indignité  acceptée et applaudie par la "société civile" ! Que d'absurdités ! Dans ce pays on en arrive à ne plus savoir si un édifice public appartient à l'Etat ou à celui qui l'a construit; si les fonds publics appartiennent à l'État ou à ceux qui en ont la gestion.

Vendredi, le Président Michel Martelly, accompagné de Wilson Laleau, le Ministre du Commerce et de l’Industrie, a procédé dans la commune de Trou-du-Nord, à la mise en terre des premières plantules de bananes organiques, dans le cadre du lancement officiel du Projet Agritrans.

Ce projet, qui réunit plus de 3,000 paysans de différentes associations, vise la production de bananes organiques destinées à l’exportation. 2 millions de plantules seront mises en terre sur un millier d’hectares, dans le cadre de cette initiative.

Pour atteindre ses objectifs, le consortium FEPA/Agritrans dispose de matériels agricoles modernes, de pompes servant d’irrigation, d’un lac artificiel d’une capacité de 700,000 gallons et projette de créer environ 3,000 emplois.

Le Gouvernement, à travers le Fonds de Développement Industriel (FDI), a mis 6 millions de dollars américains à la disposition du promoteur de ce projet novateur et ambitieux, dont le coût total s’élève à 27 millions de dollars. Afin de permettre à Agritrans S.A de se renforcer, 15 millions de dollars additionnels lui seront avancés.

Jovenel Moise, principal responsable de cette entreprise d’envergure, n’a pas tari d’éloges à l’endroit de l’Administration Martelly qui lui a permis de réaliser son « rêve », vieux de dix ans.

ACTE III : A nous deux  le monde ! -pour paraphraser le "A nous deux Paris ! de Rastignac - les bananes du génial  entrepreneur Jovenel Moïse vont se répandre en Europe.

Cautionné  par l'ex-ministre des Finances du régime tèt kale, le projet acquiert ses  titres de noblesse. Il s'agit d'une personne dont on n'entend dire que du bien. Une experte en chiffres, en budgétisation, si pleine de diplômes qu'elle ne peut pas se tromper, n'est-ce pas ! Donc Agitrans est une bonne affaire pour le pays.

L'ancienne Ministre  y ajoute sa touche d'économiste avec la possibilité d'utiliser les "quota d'exportation pour vendre en Europe".

Donc voilà. L'État a dépensé 21 millions de dollars (pas de gourdes) et l'exportation de  la banane  en Europe va lui rapporter des milliards de dollars US... À la Saint- Glinglin.

Ce qui me fait penser aux montages financiers en Espagne dans l'immobilier, dont je vous ai parlé ici. Et à l'affaire d'extorsion de fonds  pour laquelle le beau-frère du roi a été  jugé Et a écopé d'une peine de 6 ans de prison.

 

Radio Télévision Caraïbes 02/03/2015 06:48:00
Jovenel Moïse s’estime assez outillé pour faire face à la concurrence régionale. « Le projet Agritrans se réalise sur 1000 hectares, le Nord-Est a une superficie de 65 000 hectares […] En termes d’espace cultivable, nous n’avons rien à envier aux autres producteurs au niveau de la Caraïbe », a précisé ce dernier qui avoue avoir l’intention d’aller titiller la République dominicaine dont nous importons la quasi-totalité des bananes que nous consommons.

Mais Agritrans possède un autre atout. Dans les Caraïbes, Haïti dispose d’un quota d’exportation pour vendre en Europe différentes productions, alcool ou banane, etc. que le pays n'a jamais utilisé, faute de production. « Ce projet nous offre la possibilité de commencer à utiliser ce quota d’exportation de bananes », se réjouit Marie Carmelle Jean Marie qui, en sa qualité d’ex-ministre de l’Economie et des Finances, a joué un rôle important dans l’aboutissement de ce projet.

ACTE IV  dit "acte ivé" :  L'arrivée de "Nèg Bannann nan", du "petit paysan" sur la scène et le tsunami de bananes déversées sur les Haïtiens pour les bananer. Et sa sélection pour la présidence

Cet acte là comporte un grand nombre de scènes, commençant par la supercherie consistant à présenter l'homme qui aurait soit-disant réussi dans le commerce de la banane, comme celui le plus à même de gouverner Haïti.

Transformé en "Nèg-bannann nan" avec une continuité salace dans l'appellation du même ordre que tèt kale qui a un rapport avec le pénis. Avoir la banane signifiant aussi être en érection.

Se basant sur le machisme régnant dans la société haïtienne et  utilisant les ficelles d'un populisme de droite faisant appel aux instincts les plus primaires ou disons élémentaires : le sexe, l'alcool, les gouyad, l'Espagnol Antonio Solà, à coup de milliers de dollars a imposé celui qui lui semblait avoir le meilleur profil pour être mis en avant et servir les intérêts de la bande.

Cette tartufferie n'a pas cependant convaincu les électeurs haïtiens qui se sont abstenus en majorité - après avoir tenté vainement de lutter contre la machine lancée par la CI et les oligarchies corrompues de la RD et d'Haïti - et dont pas plus de 600 000 d'entre eux ont voté pour l'inculpé fait-président.

Suite à sa "victoire", Nèg bannann nan a laissé tombé sa peau de banane - de même que sa plantation n'existe plus-  pour revêtir un nouveau costume, celui de président d'une république bananière.

C'est ainsi qu'on a pu constater les conditions dans lesquelles la politique générale de son Premier ministre, M. Lafontant a été approuvée par sénateurs et députés.

Président d'une république bananière, l' inculpé remet ça dans la tartufferie en annonçant qu'un des objectifs de son gouvernement est renforcer la justice ( comprendre mettre des juges à mes bottes) de lutter contre la corruption ( comprendre faire en sorte avec la loi contre la diffamation que les actes de corruption ne soient pas révélés-comme ils l'étaient sous Martelly)

Bien entendu, la majorité des Haïtiens n'en croit pas un mot. De même qu'ils ne croient pas à la fable qu'il se plaît à répéter - encore une fois, on le lui a conseillé - :

"Le peuple haïtien m’a élu à près de 56 % des voix. Cela veut dire qu’il a opté pour la stabilité – le premier des biens publics – pour le développement endogène, pour une Haïti fière et prospère… Je l’en remercie et mesure toute la responsabilité qui m’incombe."

Indigestes mensonges, bêtes et méchants.

Jovenel Moïse aurait été beaucoup plus avisé en faisant preuve de modestie et de réalisme. En cessant, maintenant qu'il a été fait-président de mentir. Et qu'à l'instar de tous les chefs d'Etat des pays démocratiques, il aurait déclaré  sobrement qu'à  ceux qui n'ont pas voté pour lui, il  va s'atteler à leur montrer qu'ils ont eu tort.

Mais quand tout l'échafaudage est basé sur des mensonges, difficile après ça de sortir de ce schéma , comme on le voit dans l'entretien, dans le lien ci-après, une sorte de publireportage, dans lequel les questions sont amenées pour lui offrir la possibilité de raconter ces craques.

Quel chrétien vivant pourrait croire à l'honnêteté d'un homme qui achète 40 voitures dont la majorité cash en une seule journée ?

Aucun.

Bon, mezanmi, le récit de cet ensemble de turpitudes qui n'épargnent personne dans la société haïtienne, qui ont amené  l'inculpé pour suspicion de blanchiment d'argent à la tête d'Haïti, m'a vraiment pris la tête   D'abord parce que je pensais que jamais cela ne pourrait arriver, que les Haïtiens ne se laisseraient pas faire, surtout après Martelly.

Ce qui veut dire que je n'ai pas pris la mesure du niveau de cupidité des uns et  de celui de la servitude volontaire des autres.

Et que, vu ce qui s'est passé au parlement, vu l'absence d'éducation et de compétences de ces faits- parlementaires,  on peut en déduire que nous n'en sommes qu'aux prémices de cette république bananière. Et ça c'est très grave.

 

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