Franchement c'était déjà totalement improbable cette élection de l'ex-Monseigneur, maintenant Président Fernando Lugo.
A voir son programme on ne peut que retenir son souffle...
Quand on connaît la réalité sur le terrain.
La pauvreté, l'absence d'alphabétisation, l'exploitation et le mépris des Indiens
Le poids des grands propriétaires.
Celui des militaires et paramilitaires.
La drogue.
Le profil de l'élite descendante des colons qui s'est retrouvée copain/copain avec des anciens nazis qui ont trouvé refuge au Paraguay.
On a même entendu (rumeur ?) que Bush, le président US, s'était acheté une quantité de terres là-bas, de quoi établir un Etat dans l'Etat.
Alors, on se dit que M. Lugo, soit il a un "point" , une formule magique, ou bien ses convictions lui donnent des ailes.
En tous les cas ça va pas être simple son histoire.
Ca risque de déplaire fortement au "Consensus de Washington"
Paraguay: la priorité est la lutte contre la faim des indigènes
Extraits
La priorité du Paraguay est de garantir l'alimentation de sa population indigène, a déclaré le nouveau président élu Fernando Lugo dans un entretien au journal
espagnol Publico de jeudi, ajoutant qu'il voulait aussi mener une réforme agraire.
«A compter du mois d'août nous devons garantir des aliments pour les indigènes du pays», a déclaré l'ex-évêque élu président le 20 avril.
«Qu'ils ne meurent plus de faim, qu'ils ne meurent plus à cause du manque de soins (...). Nous espérons que d'ici 5 ans, aucun Paraguayen ne se sentira exclu de
la santé publique», a-t-il déclaré, ajoutant qu'il voulait créer un «plan similaire à celui de +faim zéro+ au Brésil».
http://www.cyberpresse.ca/article/20080501/CPMONDE/80501051/1014/CPMONDE
par Elsie HAAS
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Marina Silva claque la porte du gouvernement Lula
Ou l’histoire du pot de terre, fils de pauvres devenu Président face à l’agrobusiness, le pot de fer.
Le pot de fer ordonne encore plus d'agrocarburants
Le pot de fer n'a que faire ni du poumon du monde, l'Amazonie,
Ni des Amérindiens, des sauvages qui ne savent même pas ce que consommer veut dire.
Dorment encore dans des hamacs, mangent le manioc et le maïs qu'ils cultivent
Même pas de riz "Miyami" !
Le pot de terre c'est pas le riz Miami qu'il aime
C'est le pouvoir.
Une drogue plus forte que l'héroïne.
Mwin pran sant pouvoi-a !, J'ai senti l'arôme du pouvoir !
Dit un Haïtien devenu garde du corps
D'une personnalité politique française.
Même sans drogue
Il n'avait qu'une alternative, le pot de terre
Démissioner ou obéir
Il a l'armée, l'argent et les "amis" du Brésil, le pot de fer
Le pot de terre n'a, lui, qu'une horde de "sans"
Sans-terres, Sans-logements, Sans-éducation, Sans-sang
Les forces spéciales "Bope" en auraient bien fait de la chair à pâté.
Pour chiens.
Si ce n'est que cette racaille vaut son pesant d'or
Parce qu'ellle consomme un peu, un peu,
De tout et de rien pour "troiforien"
Ca grouille comme à "Tati Barbès"
Un samedi avant la rentrée des classes.
Alors on peut pas tous les éliminer
Faut cibler seulement les récalcitrants
Les poètes et les enfants.
C'est ça le libre-échange
Ca sert à fabriquer des pauvres.
-Dis, tu me donnes tes pauvres, leurs rêves et leurs espoirs
Contre tapis rouges, whisky et dollars à gogo ?
-Quoi tu veux un "degi", un supplément ?
Amitiié personnelle avec le plus grand massacreur du monde, ça te va ?
Tu peux lui serrer la pogne, l'embrasser, te lover dans ses bras.
On te mettra une carapace pour que tu ne te casses pas.
Le pot de terre éblouit ne sait plus ce que parler veut dire
Sa camarade Marina, belle comme la forêt a quitté le navire.
Dans les ranchs, la fable du pot de terre et du pot de fer
Fait sourire.
L'article :
http://www.liberation.fr/actualite/economie_terre/326763.FR.php
par Elsie HAAS
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`Par Maurice Lemoine
Le 13 mai au matin, le gouvernement colombien a créé une (relative) surprise en extradant quatorze anciens chefs des groupes paramilitaires aux Etats-Unis. Il
s’agit de très « gros poissons » : MM. Salvatore Mancuso, Ernesto Báez, Ramiro « Cucu » Vanoy, Hernán Giraldo, Francisco Javier Zuluaga (alias « Gordo Lindo »), Diego Fernando Murillo (« don
Berna »), Rodrigo Tovar (« Jorge 40 »), etc. Tous s’étaient démobilisés en 2005 (en compagnie de trente et un mille de leurs combattants) et avaient été détenus dans le cadre de la loi Justice et
paix. En échange de leur collaboration à l’« établissement de la vérité » sur les centaines de massacres et les milliers d’assassinats du paramilitarisme, celle-ci leur assurait des peines
dérisoires – au maximum huit années de prison.
Peu satisfaits de leur sort, et pour faire pression sur le gouvernement, nombre de ces paramilitaires ont commencé à parler. Trop ! Au fil de leurs révélations, le scandale dit de la «
parapolitique » a mis au jour les liens, connivences, opérations conjointes et collaborations entre les paramilitaires et environ cent cinquante personnes, dont (à ce jour) soixante-trois députés
et sénateurs, tous appartenant aux partis appuyant le président Alvaro Uribe. Trente-trois de ces congressistes ont déjà été arrêtés.
L'article :
http://www.monde-diplomatique.fr/carnet/2008-05-15-Colombie
Et sur "l'élimination" des militants en Colombie
Vie et mort de l’Union patriotique
Comment des milliers de militants ont été liquidés en Colombie
http://www.monde-diplomatique.fr/2005/05/CEPEDA_CASTRO/12196
Les militants de gauche ont été systématiquement éliminés en Haïti à partir de 1986.
On n'en parle jamais.
Parce que la plupart d'entre eux faisait partie, à l'encontre d'un Jean Dominique par exemple, des "moun en deyo", des "petites
gens".
Or les militants de gauche ont été "liquidés" parce que précisément ils étaient engagés dans une lutte contre la politique
économique de ces institutions occidentales
Leurs assassinats comptant pour du beurre.
Parce qu'aussi il est de bon ton de "décrédibiliser " la gauche.
En laissant entendre qu'elle gouverne en Haïti depuis le départ des Duvalier.
Ce qui permet de lui faire porter le chapeau des politiques irationnelles imposées par le FMI/BM/OMC
Tout en continuant à vanter l'option néolibérale comme la seule, porteuse de bonheur.
C'est quand même assez tordu comme démarche.
On impose à des gouvernements populaires (Aristide Préval) de suivre l'agenda FMI/ BM/ OMC/ Club de Paris.
Et en même temps on dénonce leur mauvaise "gouvernance"
Ce qui permet d'accentuer et d'accélérer les recettes du "consensus de Washington."
Un vrai tour de passe-passe.
Ericq Pierre, fonctionnaire de la BID au moment où cette institution refuse à l'Argentine et à Haïti des prèts et pousse ainsi les 2 pays + vite vers le gouffre , est un des éléments
de cette politique qui a pour but de rendre totalement dépendants les pays du Sud- d'une manière plus "moderne" que durant la colonisation.
.
par Elsie HAAS
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C’est la
guerre.
Depuis l’arrivée de gouvernements de gauche + radicale en Amérique Latine et surtout depuis que ces gouvernements
tentent, pour une fois, de ne pas trahir leurs électeurs en suivant une politique favorable aux intérêts des classes dominantes.
On se souvient de l’accident jamais élucidé qui a provoqué la mort de la ministre de la Défense, Mme Guadalupe
Larriva, peu de temps après sa nomination.
www.spyworld-actu.com/spip.php?article3512 - 19k
Une ministre de la Défense qui ne cachait pas se opinions de gauche et qui surtout avait annoncé qu'elle allait
demander le retrait de la base us, près de laquelle d'ailleurs son hélico s'est crashé.
Ce qui pousse les Occidentaux à la guerre ce sont les nationalisations des gisements miniers, de pétrole et de gaz.
Les réformes constitutionnelles permettant une meilleure répartition des richesses.
Les programmes sociaux.
La volonté de créer une « Banque du Sud » pour s’affranchir de la dépendance aux préteurs des FMI/BM qui ne prêtent qu’à condition que leurs
politiques soient appliquées.
Ces politiques n’ont jamais, au grand jamais, été élaborées pour répondre aux besoins de ces pays mais pour assurer l’enrichissement des pays
occidentaux, de leur classe dominante avec une option pourboire aux classes dominantes des pays du Sud.
Uribe, le président de Colombie c’est le cheval de Troie des USA/ Canada et lEurope.
Grand copain des va-t-en guerre Républicains des USA, empêtré dans la guerre avec les Farc, avec ses paramilitaires criminels et ses
trafiquants de drogue, Uribe a une position extrêmement fragile surtout en ces temps de fin de règne de Bushien.
Pour s’en sortir il ne serait pas mauvais qu'il " aide" à faire tomber Chavez, Correa et Morales.
Et même avec ça ce n’est pas garanti.
Rien ne dit qu’il ne finisse pas comme Noriega du Panama.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Panama
Le coup de l’ordinateur, ressemble à un copié/collé de nombreux autres coups montés en Amérique Latine et dans le monde en général par la
CIA.
Il se trouvera une quantité infinie de moutons prêts à l’avaler.
Les gouvernements US ne sont-ils pas toujours de généreux démocrates ?
Et ceux des pays du Sud de dangereux autocrates ?
C'est génétique.
On l'a bien vu avec la menace nucléaire représentée par l’Irak.
Ou bien dans une toute autre dimension à l’"opération Bagdad" en Haïti.
Et, en passant, on aurait quand même aimé que la justice haïtienne fasse la lumière ce sur ce
dossier.
Ne serait-ce, pour commencer, en nous montrant une petite photo de ces corps décapités lors de
cette "opération Bagdad."
Enfin pour revenir à Correa, Morales et Chavez, il est clair qu’ils sont tous les trois à la tête
de pays qui possèdent des réserves d’énergie immenses.
Il est clair qu’il y a quelqu’un qui veut absolument mettre la main sur cette
manne.
Par tous les moyens connus qui ont fait leur preuve.
ONG, catho et évangélistes, société civile, étudiants,commercants, média et ambassade
américaine.
Vous connaissez la blague qu'on se répète en Amérique Latine.
-Pourquoi n'y a-t-il jamais de coup d'Etat aux Usa ?
-Parce qu'il n'y existe pas d'ambassade américaine.
L' Article
Correa propose de démissionner si ses liens avec les Farc sont avérés
http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/international/20080517.OBS4300/correa_propose_de_demissionner_si_ses_liens_avec_les_fa.html
par Elsie HAAS
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Jean Guy Allard s'entretient avec Eva Gollinger, jeune avocate, qui a longuement enquêté sur les origines et les acteurs du coup
d'Etat contre Chavez.
Dans les extraits publiés ici on pourra noter des similtudes frappantes avec le scénario mis en place en Haïti.
Comme par exemple :
- l'organisation de manifs avec moult provocations allant jusqu'à la mort de manifestants ( dont l'affaire du du journaliste espagnol Ricardo, dont on sait maintenant d'où
venaient les projectiles qui l'ont tué).
- le gouvernement de transition pour succéder à Chavez
Et bien d'autres points communs qui montrent qu'il s'agit dans le cas d'Haïti d'une décalquomanie des recettes appliquées au Venezuela pour monter le Coup contre Chavez.
A ce propos , il faut lire, pour ceux qui ne l'ont pas encore fait, le brillant essai de l'économiste canadien, Michel Chossudovsky : " La déstabilisation d'
Haïti un coup d' Etat orchestré et financé par les Etats-Unis" dont l'analyse à l'époque allait jusqu'à prévoir les événements qui se sont déroulés récemment, à
savoir les émeutes de la faim.
http://globalresearch.ca/articles/CHO402D.html
et la version résumée :
http://www.evolutionquebec.com/site/nom/haiti.html
La seule chose qui reste une énigme ce sont les raisons qui ont poussé des intellectuels (même de droite) à faire alliance avec des
paramilitaires dont on pouvait se douter que le retour sur la scène ne pouvait qu'engendrer le retour des méthodes de terreur.
L'article sur le Venezuela :
Eva Golinger : la révolution bolivarienne, pour moi, est une révolution mondiale
Par Jean Guy Allard
Extrait
On affirme que le coup d’État contre Chavez porte la signature de la CIA. Tu as largement étudié la question : comment, pour toi, ce fait apparait-il dans toute son évidence ?
Il y a différents facteurs que j’ai pu détecter et dénoncer tout au long d’une recherche que j’ai commencée il y a plus de cinq ans en utilisant la Loi d’accès à
l’information (FOIA) pour démontrer comment la CIA et les autres agences du gouvernement étasunien ont été impliquées dans le putsch contre Chavez. Les faits et les preuves les plus évidents ont
été classés top secret par la CIA et portent les dates du 5 mars 2002 au 17 avril 2002, là où il est clairement question des plans de coup d’État contre Chavez : le qui, le comment, le où et le
quand, en clair. Un en particulier, du 6 avril 2002, c’est-à-dire cinq jours avant le coup, signale comment les secteurs de l’opposition, la CTV, Fedecámaras, les militaires dissidents, les médias
privés et même l’église catholique, allaient descendre dans la rue durant ces premières semaines d’avril et comment les conspirateurs putschistes provoqueraient de la violence avec des francs
tireurs, en faisant des morts avec l’intention ensuite d’arrêter le président Chavez et des membres importants de son cabinet. Ils mettraient alors en place un gouvernement de transition
civico-militaire. Quiconque sait ce qui s’est passé les 11 et 12 avril, sait que ce fut ainsi, et après qu’on ait fait Chavez prisonnier, ce ne sont que les porte-paroles du gouvernement étasunien
qui ont reconnu le gouvernement putschiste de Pedro Carmona et qui ont de plus tenté de faire pression sur d’autres pays pour qu’ils fassent de même.
(précision du Grand Soir : Reporters Sans Frontières aussi s’est félicité du coup d’état)
Alors, ces documents qui montrent clairement la connaissance et les plans détaillés du coup contre Chavez, écrits par la CIA, demeurent la preuve la plus catégorique qui démontre le rôle de la
CIA dans le coup. Le fait que des entités financières et conseillères comme la National Endowment for Democracy (NED), l’Institut républicain international (IRI), l’Institut démocrate national
(NDI) et le Centre pour l’entreprise privée internationale (CIPE) ont financé touts les groupes, ONG, syndicats, entrepreneurs, partis politiques et médias impliqués dans le coup, fournit aussi
une preuve catégorique sur le rôle de la CIA et des autres agences étasuniennes dans le coup contre Chavez. Après le coup, ces entités ont même augmenté leur financement à ces mêmes putschistes,
ce qui reconfirme leur engagement avec eux et leur intention de continuer l’effort pour renverser Chavez.
Nous pourrions aussi parler du rôle du Pentagone et des militaires étasuniens qui ont entrainé les putschistes, les ont équipé avec de l’armement et encouragé leur action.
De quelle façon l’ambassade nord-américaine à Caracas poursuit-elle son ingérence ?
L'article dans son intégralité :
http://www.legrandsoir.info/spip.php?article6649
par Elsie HAAS
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