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Lundi 19 mai 2008
Franchement  c'était déjà totalement improbable cette élection de l'ex-Monseigneur, maintenant Président Fernando  Lugo.

A voir son programme on ne peut  que retenir  son souffle...

Quand on connaît la réalité sur le terrain.

La pauvreté, l'absence d'alphabétisation, l'exploitation et le mépris des Indiens

Le poids des grands propriétaires.

Celui des militaires et paramilitaires.

La drogue.

Le profil de l'élite descendante des colons qui s'est retrouvée copain/copain avec des anciens nazis qui ont trouvé refuge au Paraguay.

On a même entendu (rumeur ?) que Bush, le président  US, s'était acheté une quantité de terres là-bas, de quoi établir un Etat dans l'Etat.

Alors, on se dit que M. Lugo, soit il a un "point" , une formule magique, ou bien ses convictions lui donnent des ailes.

En tous les cas ça va pas être simple son histoire.

Ca risque de déplaire fortement au "Consensus de Washington"



Paraguay: la priorité est la lutte contre la faim des indigènes


Extraits

La priorité du Paraguay est de garantir l'alimentation de sa population indigène, a déclaré le nouveau président élu Fernando Lugo dans un entretien au journal espagnol Publico de jeudi, ajoutant qu'il voulait aussi mener une réforme agraire.

 «A compter du mois d'août nous devons garantir des aliments pour les indigènes du pays», a déclaré l'ex-évêque élu président le 20 avril.

«Qu'ils ne meurent plus de faim, qu'ils ne meurent plus à cause du manque de soins (...). Nous espérons que d'ici 5 ans, aucun Paraguayen ne se sentira exclu de la santé publique», a-t-il déclaré, ajoutant qu'il voulait créer un «plan similaire à celui de +faim zéro+ au Brésil».

http://www.cyberpresse.ca/article/20080501/CPMONDE/80501051/1014/CPMONDE

par Elsie HAAS publié dans : NUESTRA AMERICA
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Lundi 19 mai 2008
Marina Silva claque la porte du gouvernement Lula
Ou l’histoire du  pot de terre, fils de pauvres devenu Président face à l’agrobusiness, le pot de fer.
Le pot de fer ordonne encore plus d'agrocarburants
Le pot de fer n'a que faire ni du poumon du monde, l'Amazonie,
Ni des Amérindiens, des sauvages qui ne savent même pas ce que consommer veut dire.
Dorment encore dans des hamacs, mangent le manioc  et le maïs qu'ils cultivent
Même pas de riz "Miyami" !
Le pot de terre c'est pas le riz Miami qu'il aime
C'est le pouvoir.
Une drogue plus forte que l'héroïne.

Mwin pran sant pouvoi-a !, J'ai senti l'arôme du pouvoir !
Dit un Haïtien devenu garde du corps
D'une personnalité politique française.

Même sans drogue
Il n'avait qu'une alternative, le pot de terre
Démissioner ou obéir
Il a l'armée, l'argent et les "amis" du Brésil, le pot de fer
Le pot de terre n'a, lui, qu'une horde de "sans"
Sans-terres,  Sans-logements, Sans-éducation, Sans-sang

Les forces spéciales "Bope"  en auraient bien fait de la chair à pâté.
Pour chiens.
Si ce n'est que cette racaille  vaut son pesant d'or
Parce qu'ellle consomme un peu, un peu,
De tout et de rien pour "troiforien"
Ca grouille comme à "Tati Barbès"
Un samedi avant la rentrée des classes.
Alors on peut pas tous les éliminer
Faut  cibler seulement  les récalcitrants
Les poètes et les enfants.

C'est ça le libre-échange
Ca sert à fabriquer des pauvres.
-Dis,  tu me donnes tes pauvres, leurs rêves et leurs espoirs
Contre tapis rouges, whisky et dollars à gogo ?
-Quoi tu veux un "degi", un supplément ?
Amitiié personnelle avec le plus grand massacreur du monde, ça te va ?
Tu peux lui serrer la pogne, l'embrasser, te lover dans ses bras.
On te mettra une carapace pour que tu ne te casses pas.

Le pot de terre  éblouit ne sait plus ce que parler veut dire
Sa camarade Marina, belle comme la forêt a quitté le navire.
Dans les ranchs, la fable du pot de terre et du pot de fer
Fait sourire.


L'article :

http://www.liberation.fr/actualite/economie_terre/326763.FR.php
par Elsie HAAS publié dans : NUESTRA AMERICA
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Lundi 19 mai 2008

`Par Maurice Lemoine
Le 13 mai au matin, le gouvernement colombien a créé une (relative) surprise en extradant quatorze anciens chefs des groupes paramilitaires aux Etats-Unis. Il s’agit de très « gros poissons » : MM. Salvatore Mancuso, Ernesto Báez, Ramiro « Cucu » Vanoy, Hernán Giraldo, Francisco Javier Zuluaga (alias « Gordo Lindo »), Diego Fernando Murillo (« don Berna »), Rodrigo Tovar (« Jorge 40 »), etc. Tous s’étaient démobilisés en 2005 (en compagnie de trente et un mille de leurs combattants) et avaient été détenus dans le cadre de la loi Justice et paix. En échange de leur collaboration à l’« établissement de la vérité » sur les centaines de massacres et les milliers d’assassinats du paramilitarisme, celle-ci leur assurait des peines dérisoires – au maximum huit années de prison.

Peu satisfaits de leur sort, et pour faire pression sur le gouvernement, nombre de ces paramilitaires ont commencé à parler. Trop ! Au fil de leurs révélations, le scandale dit de la « parapolitique » a mis au jour les liens, connivences, opérations conjointes et collaborations entre les paramilitaires et environ cent cinquante personnes, dont (à ce jour) soixante-trois députés et sénateurs, tous appartenant aux partis appuyant le président Alvaro Uribe. Trente-trois de ces congressistes ont déjà été arrêtés.

L'article :
http://www.monde-diplomatique.fr/carnet/2008-05-15-Colombie

 Et  sur "l'élimination" des militants en Colombie

Vie et mort de l’Union patriotique
Comment des milliers de militants ont été liquidés en Colombie

http://www.monde-diplomatique.fr/2005/05/CEPEDA_CASTRO/12196

Les militants de gauche ont été systématiquement éliminés en Haïti à partir de 1986.

On n'en parle jamais.

Parce que la plupart d'entre eux faisait partie, à l'encontre d'un Jean Dominique par exemple,  des "moun en deyo", des "petites gens".

Or les militants de gauche ont été "liquidés" parce que précisément ils étaient engagés dans une lutte contre la politique  économique de ces institutions occidentales

Leurs assassinats comptant pour du beurre.

Parce qu'aussi il est de bon ton de "décrédibiliser " la gauche.

En laissant entendre qu'elle gouverne en Haïti depuis le départ des Duvalier.

Ce qui permet de lui  faire porter le chapeau des politiques irationnelles imposées  par le FMI/BM/OMC

Tout en continuant à vanter l'option néolibérale comme la seule, porteuse de bonheur.

C'est quand même assez tordu comme démarche.

On impose à des gouvernements populaires (Aristide Préval) de suivre l'agenda FMI/ BM/ OMC/ Club de Paris.

Et en même temps on dénonce leur mauvaise "gouvernance"

Ce qui permet d'accentuer et d'accélérer les recettes du "consensus de Washington."

Un vrai tour de passe-passe.

Ericq Pierre,  fonctionnaire de la BID au moment où cette institution refuse à l'Argentine et à Haïti des prèts et pousse ainsi  les 2 pays + vite vers le gouffre , est un des éléments de cette politique qui a pour but de rendre totalement dépendants les pays du Sud- d'une manière plus "moderne" que durant la colonisation.

.




par Elsie HAAS publié dans : NUESTRA AMERICA
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Dimanche 18 mai 2008
C’est la guerre.

 Depuis l’arrivée de gouvernements de gauche + radicale en Amérique Latine et surtout depuis que ces gouvernements tentent, pour une fois, de ne pas trahir leurs électeurs en suivant une politique favorable aux intérêts des classes dominantes.

On se souvient de l’accident jamais élucidé qui a provoqué la mort de la ministre de la Défense,  Mme Guadalupe Larriva, peu de temps après sa nomination.
www.spyworld-actu.com/spip.php?article3512 - 19k

Une ministre de la Défense qui ne cachait pas se opinions de gauche et qui surtout avait annoncé qu'elle  allait demander le retrait de la base us, près de laquelle d'ailleurs son hélico s'est crashé.

Ce qui  pousse les Occidentaux  à la guerre ce sont les nationalisations des gisements miniers, de pétrole et de gaz.

Les réformes constitutionnelles permettant une meilleure répartition des richesses.

Les programmes sociaux.

La volonté de créer une « Banque du Sud » pour s’affranchir de la dépendance aux préteurs des FMI/BM qui ne prêtent qu’à condition que leurs politiques soient appliquées.

Ces politiques n’ont jamais, au grand jamais,  été élaborées pour répondre aux besoins de ces pays mais pour assurer l’enrichissement des pays occidentaux, de leur classe dominante avec une option pourboire aux classes dominantes des pays du Sud.

Uribe, le président de Colombie c’est le cheval de Troie des USA/ Canada et lEurope.

Grand copain des va-t-en guerre Républicains des USA, empêtré dans la guerre avec les Farc,  avec ses paramilitaires criminels et ses trafiquants de drogue, Uribe a une position extrêmement fragile surtout en  ces temps de fin de règne de Bushien.

Pour s’en sortir il ne serait pas mauvais qu'il  " aide"  à faire tomber Chavez, Correa et Morales.

 Et même avec ça ce n’est pas garanti.

Rien ne dit qu’il ne finisse pas comme Noriega du Panama.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Panama

Le coup de l’ordinateur, ressemble à  un copié/collé de nombreux autres coups montés en Amérique Latine et dans le monde en général par la CIA.

Il se trouvera une quantité infinie de moutons prêts à l’avaler.

Les gouvernements US ne sont-ils pas toujours de généreux démocrates ?

Et ceux des pays du Sud de dangereux autocrates ?

C'est génétique.

On l'a bien vu avec la menace nucléaire représentée par l’Irak.

Ou bien dans une toute autre dimension à l’"opération Bagdad" en Haïti.

Et, en passant, on aurait quand même aimé que la justice haïtienne fasse la lumière ce sur ce dossier.

Ne serait-ce, pour commencer,  en nous montrant une petite photo de ces corps décapités lors de cette "opération Bagdad."

Enfin pour revenir à Correa, Morales et Chavez, il est clair qu’ils sont tous les trois à la tête de  pays  qui possèdent des réserves d’énergie immenses.

Il est clair qu’il y a quelqu’un qui veut absolument mettre la main sur cette manne.

Par tous les moyens connus qui ont fait leur preuve.

ONG,  catho et évangélistes, société civile, étudiants,commercants, média et ambassade américaine.

Vous connaissez la blague qu'on se répète en Amérique Latine.

-Pourquoi n'y a-t-il jamais de coup d'Etat aux Usa ?

-Parce qu'il n'y existe  pas d'ambassade américaine.

 L' Article
Correa propose de démissionner si ses liens avec les Farc sont avérés
http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/international/20080517.OBS4300/correa_propose_de_demissionner_si_ses_liens_avec_les_fa.html
par Elsie HAAS publié dans : NUESTRA AMERICA
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Dimanche 18 mai 2008
Jean Guy Allard  s'entretient avec Eva Gollinger, jeune avocate,  qui  a longuement enquêté sur les origines et les acteurs du coup d'Etat contre Chavez.

Dans les extraits publiés ici on pourra noter des similtudes  frappantes avec le scénario  mis en place en Haïti.

Comme par exemple :

-  l'organisation de manifs avec  moult provocations allant jusqu'à la  mort de manifestants ( dont l'affaire du du journaliste espagnol Ricardo, dont on sait maintenant d'où venaient les projectiles qui l'ont tué).

- le  gouvernement de transition pour succéder à Chavez

Et bien d'autres points communs qui montrent qu'il s'agit dans le cas d'Haïti d'une décalquomanie des  recettes appliquées  au Venezuela pour monter le  Coup contre Chavez.

A ce propos , il faut  lire, pour ceux qui ne l'ont pas encore fait, le brillant essai de l'économiste canadien, Michel Chossudovsky : " La déstabilisation d' Haïti un coup d' Etat  orchestré et financé  par les Etats-Unis"  dont l'analyse à l'époque allait jusqu'à prévoir les événements qui se sont déroulés récemment, à savoir  les émeutes de la faim.

http://globalresearch.ca/articles/CHO402D.html


et  la version résumée :

http://www.evolutionquebec.com/site/nom/haiti.html


La seule chose qui reste une énigme ce sont les raisons qui ont poussé des intellectuels (même de droite)  à faire alliance avec des paramilitaires dont on pouvait se douter que le retour sur la scène ne pouvait qu'engendrer le retour des méthodes de terreur.

 L'article sur le Venezuela :

Eva Golinger : la révolution bolivarienne, pour moi, est une révolution mondiale
 Par Jean Guy Allard


Extrait

On affirme que le coup d’État contre Chavez porte la signature de la CIA. Tu as largement étudié la question : comment, pour toi, ce fait apparait-il dans toute son évidence ?

Il y a différents facteurs que j’ai pu détecter et dénoncer tout au long d’une recherche que j’ai commencée il y a plus de cinq ans en utilisant la Loi d’accès à l’information (FOIA) pour démontrer comment la CIA et les autres agences du gouvernement étasunien ont été impliquées dans le putsch contre Chavez. Les faits et les preuves les plus évidents ont été classés top secret par la CIA et portent les dates du 5 mars 2002 au 17 avril 2002, là où il est clairement question des plans de coup d’État contre Chavez : le qui, le comment, le où et le quand, en clair. Un en particulier, du 6 avril 2002, c’est-à-dire cinq jours avant le coup, signale comment les secteurs de l’opposition, la CTV, Fedecámaras, les militaires dissidents, les médias privés et même l’église catholique, allaient descendre dans la rue durant ces premières semaines d’avril et comment les conspirateurs putschistes provoqueraient de la violence avec des francs tireurs, en faisant des morts avec l’intention ensuite d’arrêter le président Chavez et des membres importants de son cabinet. Ils mettraient alors en place un gouvernement de transition civico-militaire. Quiconque sait ce qui s’est passé les 11 et 12 avril, sait que ce fut ainsi, et après qu’on ait fait Chavez prisonnier, ce ne sont que les porte-paroles du gouvernement étasunien qui ont reconnu le gouvernement putschiste de Pedro Carmona et qui ont de plus tenté de faire pression sur d’autres pays pour qu’ils fassent de même.


(précision du Grand Soir : Reporters Sans Frontières aussi s’est félicité du coup d’état)

Alors, ces documents qui montrent clairement la connaissance et les plans détaillés du coup contre Chavez, écrits par la CIA, demeurent la preuve la plus catégorique qui démontre le rôle de la CIA dans le coup. Le fait que des entités financières et conseillères comme la National Endowment for Democracy (NED), l’Institut républicain international (IRI), l’Institut démocrate national (NDI) et le Centre pour l’entreprise privée internationale (CIPE) ont financé touts les groupes, ONG, syndicats, entrepreneurs, partis politiques et médias impliqués dans le coup, fournit aussi une preuve catégorique sur le rôle de la CIA et des autres agences étasuniennes dans le coup contre Chavez. Après le coup, ces entités ont même augmenté leur financement à ces mêmes putschistes, ce qui reconfirme leur engagement avec eux et leur intention de continuer l’effort pour renverser Chavez.

Nous pourrions aussi parler du rôle du Pentagone et des militaires étasuniens qui ont entrainé les putschistes, les ont équipé avec de l’armement et encouragé leur action.


 De quelle façon l’ambassade nord-américaine à Caracas poursuit-elle son ingérence ?
 
L'article dans son intégralité :

http://www.legrandsoir.info/spip.php?article6649

par Elsie HAAS publié dans : NUESTRA AMERICA
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Un document inédit sur la mémoire haïtienne
Les textes de Roland Paret et Frantz Voltaire
 sont accompagnés de photos de l'époque.
Prix: 10 euros
En vente au restaurant  haïtien:
Le Rond Point des Artistes/Tel 01 48 09 88 40

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