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2009 peuple sans mémoire

Mardi 22 juillet 2008 2 22 07 2008 10:52
PUBLICATIONS

-  The Armorial of Haiti, Symbols of Nobility in the Reign of Henry Christophe (College of Arms manuscript JP 177), edited with a commentary, essay and appendix by Clive CHEESMAN, Rouge Dragon Pursuivant, with a historical introduction by Marie-Luce VENDRYES, and a preface by Her Excellency Michaëlle JEAN, Governor General of Canada. Londres, College of Arms, 2007, 19,5x 25,5cm, VIII-216 p., 105 ill. coul., reliure toile.

 Longtemps ignorée, l’héraldique du XIXe siècle revient à la mode. L’édition du manuscrit de l’armorial du roi Henri-Christophe Ier d’Haïti par le College of Arms de Londres en apporte une nouvelle preuve. Une introduction historique par Marie-Luce Vendryes, ancienne directrice du musée du Panthéon national haïtien, inspirée par le portrait du monarque dû à Richard Evans, rappelle les étapes d’un règne bref mais indéniablement colourful (1811-1820). C. Cheesman, poursuivant Rouge Dragon, éditeur scientifique, propose ensuite une étude sur la cour et son héraldique. Il fait ressortir l’originalité d’une monarchie noire, appuyée politiquement sur l’Angleterre mais de culture française, partagée entre les modèles de l’Ancien Régime et de l’Empire napoléonien. Il analyse en détail son système nobiliaire pour aboutir à son héraldique conservée dans trois documents, l’édit du 15 avril 1811 et deux armoriaux, celui que possède la famille Béliard, descendant d’un dignitaire, et celui qui fait l’objet de la publication, entouré de mystères: qui est son auteur? Un des membres du nombreux personnel héraldique de la cour? Comment est-il parvenu dans les mains de J. Pulman, roi d’armes Clarenceux (1783-1859)? Par l’intermédiaire de la reine veuve Marie-Louise réfugiée à Londres? Rouge Dragon détaille la fortune critique d’un manuscrit négligé des historiens mais pas inconnu des héraldistes et plusieurs fois exposé.

 L’édition du document est précédée de sa description physique. Les 91 planches gouachées, parfaitement conservées, classées selon l’ordre hiérarchique, sont reproduites sur la page de droite, dans un format voisin de l’original, chacune représentant les armoiries avec timbre, supports et devise, accompagnées de leur blasonnement. Un commentaire critique figure en regard, sur la page de gauche. Il s’ouvre par une transcription du texte français, complétée par une description en anglais. La présence ou l’absence dans l’autre manuscrit est signalée. Suit une notice biographique sur chaque personnage, soin nécessaire, les armoiries étant généralement inspirées par la fonction de leur destinataire, mais sans la lourdeur systématique de certaine héraldique contemporaine, avec une invention charmante, toujours renouvelée. Il n’est pas inutile d’apprendre que le baron de Béliard occupait la charge de directeur et intendant des jardins et des eaux et forêts des palais du roi pour s’expliquer : « de sable au rateau et à l’arosoir d’argent posés en sautoir, pour support deux caméléons de sinople rampans » (n° 67). On n’est pas mécontent de savoir que le baron de Cadet Antoine était chef de division de la marine en voyant son écu aux couleurs significatives: « d’argent, à la baleine d’azur; pour supports deux Lamentins de vair », muni de la devise: « Neptune et la Fortune » (n° 51). Parfois aussi, certains événements historiques permettent d’éclairer les choix figuratifs.

 Rouge Dragon commente ensuite l’héraldique dont il apprécie l’élégance: « The shields are commendably simple, unlike contemporary heraldry in Britain and France» (p. 14). Très peu d’armoiries parlantes sur le nom, alors mal considérées et dont Louis XIV avait abusé dans son Armorial général. Elles se rachètent par leur délicatesse; on remarque deux fleurs : sur le nom, un rosier au naturel pour le comte de Roziers (n° 37); sur le prénom, une hyacinthe pour le comte Hyacinthe Du Borgne (n° 22). Le poursuivant d’armes ne s’interdit pas les jugements esthétiques, ce dont nous lui sommes gré. Chez lui, la science n’est pas ennemie du goût. Son métier n’est-il pas aussi de composer des armes? Il aime que la devise soit appropriée à son destinataire. « Austérité et impassibilité» lui plaît pour le comte de La Taste, ministre des Finances et de l’Intérieur (n° 39). Vertu britannique! Il approuve les rhinocéros rampants de gueules pour supports des armes du comte de Sainte-Suzanne, maréchal de camp, mais les « pattes de sable » le laissent perplexe : « resulting in a somewhat sock-like look » (n° 20). Elégance britannique! (Le College of Arms, ne l’oublions pas, se dresse au cœur de la City).

 Puisque Rouge Dragon cite plusieurs fois notre article paru dans le tome 65 (1995) de la Revue française d’héraldique et de sigillographie, remercions-le, mais aussi corrigeons-le. Nous n’avons pas écrit que l’invention du recueil revient impérativement à l’un des hérauts d’armes royaux (p. 13). Nous nous sommes contentés de constater leur nombre. De même, pour l’œil entouré de lauriers du prince des Gonaïves (p. 32), nous n’avons pas affirmé la présence volontaire de la franc-maçonnerie mais seulement suggéré une influence possible de son imaginaire, depuis la fondation sur l’île de la loge Saint-Jean-de-Jérusalem, en 1749. L’armorial hésite entre les grâces néo-classiques, où l’on croit sentir encore les derniers raffinements de l’Ancien Régime, et les références plus corsées à la faune exotique, saveurs mélangées qui ne font pas le moindre de ses charmes. Quand les noms de famille sont des toponymes, Rouge Dragon les situe dans la géographie locale. Il lui arrive de reproduire sur la page de commentaires, pour comparaison, les planches de l’autre armorial manuscrit, moins bien conservé, dont 48 entrées sont communes et 40 différentes. L’ouvrage se termine par une annexe de textes officiels relatifs à la noblesse sous Henri-Christophe, une liste provisoire de cette même noblesse, une bibliographie et un index. Que demander de plus? On aimerait que les publications d’armoriaux qui se multiplient fussent toutes aussi achevées.

 Remercions Albion, qui n’est sans doute pas toujours aussi perfide qu’on le dit, d’offrir au public, dans une présentation de grande qualité matérielle et scientifique, l’accès à un joyau de la francophonie.

 Yvan LOSKOUTOFF


Par Elsie HAAS
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Vendredi 9 janvier 2009 5 09 01 2009 10:55
L' article de l'Express, journal marqué à droite,   publié en 1994 et réédité en 2004, permet de comprendre
la construction qui a permis d'aboutir au "capitalisme du désastre"  qui a ravagé Haïti, son  coup d'Etat de 2004


La maîtrise de trafics juteux
Grisé par son impunité chronique, le général Raoul Cédras renonce à entretenir l'illusion de la légalité. Naguère soucieux de cultiver un profil d'officier policé, le général mulâtre s'affiche en compagnie d'étranges cerbères. Sa sécurité rapprochée échoit à une clique de gros bras d'ascendance syro-libanaise, cagoulés de noir. Détenteur d'un passeport américain, l'inquiétant Romeo Halloun, mentor de ces «ninjas» des Caraïbes, siège dans l'antichambre exiguë du commandant en chef, aux côtés du Canadien Lynn Garrison, éminence grise au passé tortueux. Quoique dirigé par Emile Jonassaint, ancien président de la Cour suprême, le gouvernement provisoire installé en mai dernier par les putschistes paraît lui aussi céder au laisser-aller. Pour preuve, cette perle due à Carl Denis, ancien armateur, propriétaire d'un restaurant à l'enseigne du P'tit Porc et conseiller au palais: «Difficile de retourner à l'ordre légal sans fermer les yeux sur la lettre de la Constitution.» A l'en croire, une abstention massive ne ternirait en rien la validité du scrutin que le «régime de facto» prétend convoquer avant le printemps 1995. Aussi avide de reconnaissance planétaire que de blanc-seing électoral, ce semblant de pouvoir peine à imposer son autorité. Même quand il place sous scellés une cargaison de carburant humanitaire ou entrave l'évacuation vers les Etats-Unis de centaines de réfugiés politiques haïtiens. De même, le cabinet fantoche prétendra avoir signé avec le Vatican un contrat de livraison de blé. Marché vigoureusement démenti au Saint-Siège, pourtant connu pour sa bienveillance envers les tombeurs d'Aristide. Etrange gouvernement, témoin passif de l'effondrement de la gourde - la monnaie haïtienne - de l'envolée des prix et du naufrage de l'économie. Jamais Port-au-Prince n'a tant marché: le «tap-tap», taxi collectif, s'avère trop cher. Chaque semaine, Rose-André nourrit 14 personnes avec 100 gourdes. De quoi acheter deux poulets. Recherché, son mari, agronome, se cache à deux heures d'ici; il n'a pas vu ses trois gamins depuis avril. La fabrique de bonneterie où travaillait sa fille a fermé en juin. Si un enfant tombe malade? Elle joint les mains et lève les yeux au ciel: «On prie.» A qui la faute? «A l'ambago.» Cet embargo qui accable les démunis, écorne l'opulence des nantis et laisse les galonnés de marbre.
http://www.lexpress.fr/actualite/monde/amerique/les-pantomimes-de-port-au-prince_491687.html

Par Elsie HAAS
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Mercredi 18 mars 2009 3 18 03 2009 10:45
C'est une enquète sur le fonctionnement des média haïtiens à l'époque avant le coup d'Etat de 2004 et après.
Comment le puissant lobby de la bande à l'ANHM, c'est-à-dire pratiquement l'ensemble des média audiovisuels  (Radio Métropole, Vision 2000) et la presse écrite (Le Matin, Le Nouvelliste, RK) ont  grâce à leur pouvoir financier imposé leur agenda procoup au niveau national et international.
 
                                                          Pas parler, pas voir, pas entendre, les 3 singes qui illustrent bien la peur de s'exprimer en Haïti qui pperdure depuis 1957.

La liberté d'expression est  extrèmement limitée en Haïti du fait de ce monopole exercé par un petit groupe de commerçants qui détient le pouvoir économique.

On laisse  volontiers les gens aboyer, lancer des insultes, des mensonges, des médisances, des ragots sur les ondes des radios; ce qui  bien entendu n'a rien à voir avec la liberté d'expression et qui au contraire la dessert. Cette expression défouloir arrange les ennemis de la démocratie.
En plus ce sont toujours les mêmes, les plus faibles, les moins protégés qui sont les cibles de ces "voye monte", des affabulations , des zen les uns plus imbéciles que les autres.

 Par contre, dès qu'il s'agit d'une vraie enquête d'investigation  pour savoir  qui a volé l'argent des boursiers de Cuba en 2004 et 2005, qui a volé les canons en bronze de l'ïle à Vache, quel est exactement le type de contrat qui lie Fokal, l'association dirigée par la Première ministre Michèle Duvivier Pierre-Louis et le gouvernement dans le dossier de l'Habitation Leclerc, quel arrangement le gouvernement a fait avec Eurasian Minerals...et tant d'autres faits qui mériteraient d'être éclaircis.... là il n'y a plus personne...A la niche les grandes gueules, celles qui pourfendent à longueur de chroniques la médiocrité du peuple haïtien.
                                                                      Lovinsky Pierre-Antoine, militant des droits de l'Homme enlevé
en 2005 à Port-au-Prince

Lovinsky Pierre qui défendait les victimes du coup d'Etat de 1991, a été kidnappé et depuis on est sans nouvelles.  Il faut le penser comme un message envoyé par les paltoquets d'extrème-droite, ex- grenn-nanbounda  pour faire peur à tous ceux qui prétendraient avoir l'audace de mettre le nez dans leurs petites affaires qui marchent si bien depuis 1957.

                                                                                           Mme Hakim-Rimpel, journaliste de l'opposition à Duvalier, violée, battue par les cagoulards et laissée pour morte dans la rue en 1958.
Justement, 1957, rappelez-vous du calvaire de Mme Yvonne Hakim-Rimpel, violentée par les cagoulards qui deviendront les makouts.  Et le silence autour de ce crime qui restera impuni. C'était le même genre de signal fort envoyé pour faire peur.

Je me souviens, lors d'un bref passage en Haïti, à la fin des années soixante. Au Bois Verna, la nuit venue, plus un chat, et les conversations à voix basse et les voix qui se taisent, l'inquiétude palpable dès qu' on entend le moteur d'une voiture qui approche.

Dans ces années, post guerre du Vietnam, la jeunesse du monde entier prenait la parole. Je venais de ce monde là et j'étais propulsée dans  un univers fait de crimes, de peurs, de lâchetés, de couardise et d'exploitation. Ce sont les héritiers de ce monde là qui mènent ,cette fois-ci offciellement, la danse en Haïti.

Je n'oublierai jamais  cette impression de me trouver dans un  pays où l'ensemble de sa population se trouvait en prison.

Aujourd'hui, à nouveau, nul n'est à l'abri. Toute personne concernée par la lutte contre la "pwofitasyon" est une cible à abattre pour ces gens là qui ne font pas dans la dentelle. 29 ans de de Duvaliers + 5 ans de militaires = 34 ans de pratique d'extrème-droite en Haïti. Ca laisse le temps d'affiner les méthodes, de les moderniser et de renforcer les réseaux.

Ces paltoquets d'extrème-droite, qui se sont emparés du manteau de la vertu et se déguisent en caravane de l'espoir,  continuent à menacer tous les individus sans exception, qu'ils soient en Haïti ou à l'étranger, qui portent une parole indépendante.

Ils  savent, pour en avoir été parfois,  les expérimentateurs,  que le "Fèmen djol ou ! Pa mele bouch ou dan zafè ki pa ka gade-ou"  utilisé systématiquement  sous les Duvalier  est une menace qui peut-être suivie de mort.

Parce que,  comme disait un de mes amis  de Colombie "  imposer le silence est l'arme la plus efficace contre la démocratie".

Et ça, les patrons des media haïtiens savent  -comme tous ceux des autres pays, il n'y a qu'à voir Fox News, rebaptisée Faux news-  pourchasser, décridibiliser, dénigrer toutes les voix qui posent des questions.
Et plus si nécessaire, comme nous le rapelle le cas de Mme Hakim-Rimpel.


The Canadian Media in Haiti

http://canadahaitiaction.ca/?p=84
Par Elsie HAAS
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Vendredi 20 mars 2009 5 20 03 2009 10:00
Haïti - 1989 1) Articles de presse concernant le moratoire sur Haïti. 2) Articles sur les développements majeurs survenus au cours des deux derniers mois.

 1) Veuillez trouver ci-joints les documents suivants à l'annexe 1:

Tasso L. 1989, "De nombreux appuis aux Haïtiens menacés d'expulsion", La Presse, 18 janvier.

Leclerc J.C. 1989, "Le retour des macoutes: il serait criminel d'expulser maintenant des Haïtiens", Le Devoir, 19 janvier.

Tison M. 1989, "Le ministère des Affaires extérieures et les dangers à Haïti: deux poids, deux mesures", Le Devoir, 20 janvier.

Tison M
. 1989, "Ottawa refuse tout moratoire sur les Haïtiens menacés d'expulsion", Le Devoir, 3 février.

2) Nous vous prions de consulter les quelques brèves nouvelles suivantes concernant la situation à Haïti au cours des deux derniers mois (annexe 2):

 1989, "La menace d'un putsch en Haïti n'est pas écarté", Le Devoir, 2 juin.

 1989, "Les Haïtiens ignorent quand ils voteront", Le Devoir, 8 juin.

 1989, "Assassinat politique en Haïti", Le Devoir, 7 juillet.

 1989, "Haïti: fusillade", Libération, 11 juillet.

Veuillez également noter les faits suivants, tirés de deux autres publications (Haiti Insight: A Bulletin on Refugee and Human Rights Affairs, 1(3) juillet 1989: 4-5, et Latin American Regional Reports Caribbean, 20 juillet 1989: 7) et des bulletins de nouvelles de la British Broadcasting Corporation, Monitoring Service, Summary of World Broadcasts, 20 juin au 15 août 1989):

La suite de l'article :link


Ce sont des documents qui datent de 1989. Soit trois  ans après le départ de Jean-Claude Duvalier.
Les  paltoquets d'extrème droite, faiseurs et diffuseurs de zen, de désinformation, racontent à qui veut les entendre qu'Haïti est plongée dans la "bamboche démocratique" depuis 1986.
Moi, ça me met en colère. C'est un mensonge dégoutant.
J'ai tourné en Haïti en 1989, et on voit dans mon film, l'armée tirer sur des manifestants pacifiques.
Nous mêmes de l'équipe, cameraman, preneur de son, assistantss, nous avions dû courir nous réfugier dans un "corridor"
Après, nous  avions filmé les cadavres de jeunes garçons baignant dans leur sang, dans la rue.

Le massacres d'anti-duvaliéristes, de progressistes n'ont jamais arrêté en Haïti depuis 1957.
Les jeunes générations ne le savent pas faute de maîtres, d'enseignants et de "grands fères" capables de leur raconter l'histoire du mouvement démocratique en Haïti.
La "bamboche dictatoriale"  est constante en Haïti depuis 1957 jusqu'à aujourd'hui.
La seule interruption a été les quelques mois en 1991 de la présidence d'Aristide.
Il n'est que de voir l'absence totale de jugement  des grands chefs makoutes et militaires connus pour leurs crimes;
d'ailleurs ces chefs -dont Avril, par exemple- sont aujourd'hui de toutes les fêtes, de toutes les cérémonies officielles.
Quand on entend le clan des zentellectuels du  tout puissant "Collectif Non" radoter sur  le thème que la gauche a échoué en Haïti,
ce n'est que de la pure propagande d'extrème droite
il faut rappeler que la gauche n'a JAMAIS, été au pouvoir en Haïti.
D'ailleurs, l'absence d'organisations syndicales, de partis et de mouvements structurés en est la preuve.
La seule expérience de ralliement des forces + ou - de gauche s'est faite en 1991 autour de la candidature d'Aristide.
L'expérience a duré en tout et pour tout 8 mois avant qu'un coup d'Etat ne remette tout ce monde dans le giron de l'extrème droite, qu'il ne semble pas prêt à quitter.
Aristide est revenu en Haïti, en 1994, avec la promesse faite aux gouvernements français et étatsunien, de se réconcilier avec les militaromakouts et les duvaliéristes.
Ce qu'il fit. Je m'en souviens bien, puisque nous étions atterrés par cette volte face.
Les militaro-makouts duvaliéristes depuis cette période, 1994, sont directement ou indirectement au pouvoir.
Restauration macoute en Haïti, dessin au crayon par Leslie Désiré, 1988
 Sources  : http://www.tanbou.com/2005/AristideUnAnApresRapt.htm
Le coup d'Etat de 2004 s'explique par une lutte  fratricide entre les différents courants d'extrème-droite.
Une lutte pour le partage du gâteau
C'est ainsi qu'à la stupéfaction du peuple -qui n'avait rien compris, mais moi non plus en l'occurence-  la réconciliation de Préval, n'était pas une réconciliation entre -disons les progressistes et la gang duvaliériste- mais entre les deux camps issus de ce mouvement militaromakout duvaliériste.
C'est ainsi que : c'est tout à fait logique et raisonnable vu sous cet angle,
- de maintenir à leur poste  des ambassadeurs duvaliéristes;
-de faire guili/guili , des caresses et des chatouilles avec le  tout puissant secteur des importateurs
- d'être excessivement gentil avec les ex-militaires, comme Avril, Chamblain et cie
-de ne surtout/surtout pas s'occuper, mentionner, évoquer les victimes
du Duvaliérisme et des 2 coups d'Etat
et enfin d'avoir pour projet  d'être le meilleur élève  au monde du FMI.

Comme tous les mensonges divulgués par l'extrème droite haïtienne qui, il faut le rappeler, possède l'ensemble des média
et les finances du pays;
l'expression "bamboche démocratique" à force d'être répétée a fini par passer pour vraie.
d'après le système de Goebbels, le ministre de la Propagande d'Hitler, selon lequel,
un mensonge répété inlassablement  finit par devenir vérité.
Ainsi, ces derniers temps, reparaît sur le web, le témoignage d'une jeune femme qui aurait été violée par les chimères dites d'Aristide.
Ce document a été reconnu comme un truc de pure fiction, il y au moins 2 ans quand il est apparu pour la première fois sur le net
 Dénoncé comme un faux par une des journalistes connue pour  ses élans passionnels et passionnés anti-Aristide, et qui  donc aurait eu tout intérêt à utiliser ce "témoignage" pour sa croisade anti-Aristide.
Néanmoins, à chaque fois qu'il y a quelques différents avec Lavalas, ce document refait surface. Et il se trouve encore des gens pour affirmer que c'est un vrai.
Comme quoi Goebbels avait vu juste !
Par Elsie HAAS
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Lundi 23 mars 2009 1 23 03 2009 10:50

Country Report: Dominican Republic

Lured or abducted across the border, Haitians are enslaved on sugar plantations in the Dominican Republic, harvesting sugar bound for the United States.

Map of the Dominican RepublicA Victim's Story
Solon Louis-Jean recalls his abduction into slavery in the Dominican sugar industry: "Five Dominican soldiers arrested me and my brother in Haiti. We walked for hours to Limon, where there was a depot with more than 50 Haitians waiting. The soldiers guarded us so that no one would leave. Then they took us by bus to two different bateyes. When we arrived some soldiers gave us machetes and told us to start cutting."
Sugar cane cutters in the Dominican Republic are overwhelmingly Haitians, who are abducted or lured by armed guards onto sugar plantations, handed a machete, and forced to cut cane for below su bsistence wages. The US buys over 15% of its sugar from the Dominican Republic. This is two-thirds of the Dominican Republic's yearly export.
Country Background
The Dominican Republic is a poor, densely populated country that occupies the eastern two-thirds of the Caribbean island of Hispaniola. Fueled by the labor of Haitian workers, sugar is a prominent Dominican industry. Much of the sugar cane industry is government-owned - the largest company being the State Sugar Council (CEA) - though there is increasing privatization. In addition, undercurrents of racial prejudice and anti-Haitianism in the Dominican Republic reinforce a view of Haitian workers as inferior.
Causes of Slavery
Using slave labor to harvest sugar in Hispaniola goes back centuries. In the 1950s, state-sponsored forced labor was legitimized through an agreement between Haiti's dictator "Papa Doc" Duvalier and the Dominican government. Until the fall of the Duvalier dynasty in 1986, the Dominican government paid Duvalier $2 million every year for the right to recruit up to 20,000 Haitian forced laborers to cut Dominican cane.
After succeeding Duvalier, President Aristide publicly opposed the "Contract," causing a shortage of cane cutters in the Dominican Republic. Desperate to maintain the production of20the nation's main export, Dominican government officials resorted to an underground recruitment drive that resulted in widespread and coercive labor practices and forced more Haitians onto sugar plantations.
 Petite traduction,  vite fait pour les louangeurs du dictateur venu de la Martinique, de son fils et de leur cour  qui régnèrent en Haïti pendant 33 ans, en toute impunité, sans opposition et avec la complicité des "amis d'Haïti", d'hier et d'aujourd'hui.
L'utilisation du travail esclavagisé pour produire du sucre remonte à des siècles à Hispaniola. Dans les années 50, le travail de force sponsorisé par l'Etat a été légitimisé à travers un contrat entre le dictateur d'Haïti "Papa Doc" Duvalier et le gouvernement dominicain. Jusqu'à la chute de la dynastie des Duvalier en 1986, le gouvernement dominicain payait Duvalier 2 million de dollars par an pour avoir le droit de recruter jusqu'à 20 000 travailleurs de force pour couper la canne en  République Dominicaine.
Après avoir succédé  à Duvalier, le Président Aristide a publiquement contesté le " Contrat"  provoquant un manque de coupeurs de canne à la République Dominicaine. Désespérés à l'idée de ne pas pouvoir maintenir la production du principal produit  d'exportation du 20ème siècle, les officiels du gouvernement dominicain ont mis en place un recrutement clandestin, dont le résultat a été des pratiques étendues et coercitives ; et a conduit de force plus d'Haïtiens dans les plantations de sucre.
Plusieurs remarques à partir de ce passage qui éclairent les problèmes qu'Haïti confronte  et qui en partie expliquent son "malheur".
1- Les Duvalier font un deal avec le gouvernement dominicain. Ils gagnent 2 millions de dollars par an. Imaginez en 34 ans ce que cela rapporte. Faîtes le calcul.
Ou va cet argent ? On peut supposer que la plus grande partie va directement à la famille Duvalier qui a commis le plus grand hold up sur les finances du pays, connu jusqu'à ce jour. Le reste  est sans doute partagé entre les différents intermédiaires et gens de la cour.
 Il ne faut pas oublier non plus que les Duvalier ont été grassement financés par " l'international". La preuve : 40% de la dette actuelle d'Haïti a été faite sous leurs régimes.
Il ne faut pas oublier que l'ensemble des entreprises publiques : Téléco, Camep, Minoterie,etc, leur reversait directement des poucentages. D'où cette absolue nécessité pour leurs héritiers de les privatiser aujourd'hui.
A cela, il faut ajouter, l'argent des casinos, celui de la drogue, celui du tourisme, celui du commerce du sang, etc. tous les rackets étant autorisés sous ce régime.
Qu'ont -ils fait  de  ces sommes faramineuses ?
En tous les cas, on ne connait pas de réalisations importantes de ce pouvoir, comme celles faites par Estimé.
On peut supposer aussi qu'une partie  du magot allait à l'armée et aux makouts  pour les faire tenir tranquille.
2- Aristide arrive. Il  est plein de bonnes intentions. Il veut arrêter le trafic de ses nationaux.
Que se passe-t-il ?
En ce faisant il met en danger l'économie dominicaine, dont le sucre est le principal produit d'exportation. Il déclenche immédiatement une machine de guerre contre lui.
 En République Dominicaine, bien sûr; mais aussi à l'intérieur du pays.
Tous les réseaux qui fonctionnaient et vivaient grassement depuis 34 ans de ce trafic d'esclaves, des chèques des entreprises publiques, etc. vont tout faire pour le déstabiliser - d'où Coup d'Etat de 1991.
D'autre part, en voulant bien faire mais sans avoir les moyens de son action, Aristide involontairement, aggrave la situation des travailleurs haïtiens, qui passent du système d'exploitation des Duvalier régulé à un système"underground"  dérégulé, plus violent.
3- Les partisans des Duvalier en tire la conclusion, que Duvalier, chef des prédateurs pragmatiques, avait mis au point un système qui fonctionnait. Il le trouve ainsi "titanesque" puisque, disent--ils, celui-ci était arrivé à faire cracher 2millions de dollars par an au gouvernement dominicain.
Habitués qu'ils sont à mépriser le peuple haïtien et à l'exploiter  ce "contrat" leur apparaît comme juste.
 La démarche d'Aristide qui visait à obtenir de meilleures conditions de travail pour les travailleurs haïtiens est considérée comme "populiste".
Cette manière de voir les choses,  dans les sphères du pouvoir, n'a pas changé.
 Les affairistes au pouvoir en Haïti, ceux qui dans la diaspora piaffent de ne pas pouvoir avoir accès au gâteau partagent la même idéologie.
L'important étant de faire du fric.
Aristide demeure, pour eux, un imbécile, un fou, qui a osé penser pouvoir changer cet ordre qui a si bien fonctionné, qui a permis à la population de rester illettrée et à une minorité - et aux quelques boursiers Noirs, issus des classes populaires de s'instruire et de s'enrichir.
4- Finalement, on  comprend pourquoi, la nostalgie du temps de la prédation protégée par les makouts et l'armée est si forte dans ces milieux d'extrème-droite, en Haïti et dans la diaspora.
On comprend également comment et pourquoi tout ce beau monde s'est jeté sur la manne des ONG, de la mondialisation qui avec la mise à mort de l'agriculture locale a ouvert  grand la porte aux profits tirés de l'importation et des sweat shops.
Aujourd'hui, sur le net, on peut constater que cette même engeance,  prétend vouloir reformer l'armée pour le bien du peuple, privatiser pour le bien du peuple, faire des zones franches pour le bien du peuple, des agrocarburants pour le bien du peuple, privatiser l'eau pour le bien du peuple,etc.
En fait la propagande actuelle veut que tout ce que les affairistes entreprennent pour remplir leurs comptes en banque soit  labellisé pour  "le bien du peuple".
Bref, ce même et inchangé  gang qui, comme sous son maître Duvalier, se déguise, en grand-mère  pleine de compassion à la Bush pour mieux vous dévorer.
 Ce sont des gens qui, de manière péremptoire et grossière, essaient de tuer tout débat  contradictoire en utilisant toutes les techniques de manipulation de l'extrème-droite.
Ils passent d'un sujet à l'autre, disant tout et son contraire.
Dans un même message, ça va de l'insulte personnelle aux éloges; de l'admiration pour les révolutionnaires Africains, N'Krumah, Lumumba à l'insulte  à la culture africaine.
Ce sont des techniques de déstabilisation qui donnent par exemple qu'un personnage peut se proclamer admirateur de Pinochet une fois et la fois suivante vanter les mérites de la révolution castriste.
Duvalier qui a exploité et enfoncé le peuple haïtien dans l'ignorance crasse ne se présentait-il pas comme un grand nationaliste, héritier de Dessalines dont il assassina le descendant ? 
 Duvalier ne vendait-il pas pour 2 millions de dollars par an, ceux qu'ils prétendaient aimer et protéger ?
Bref cette duperie, ces mensonges, ces perversités, sont au coeur de la débacle haïtienne de ces 50 dernières années.
Les héritiers de l' homme venu de la Martinique -dont on ne connait aucun des ascendants, ni frères ni soeurs, ni cousins et qui est arrivé à détruire de fonds en comble la culure haïtienne- se sont enracinés au pouvoir, et  pire font  activement  du prosélytisme.
C'est bien malheureux pour Haïti et le peuple haïtien  si courageux, d'avoir à subir la voracité de cette bande organisée de malfaiteurs qui se cramponnent au pouvoir depuis 50ans.

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Par Elsie HAAS
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Mardi 24 mars 2009 2 24 03 2009 10:57
Le titre dit : Les services de renseignement avaient montré clairement que Saddam ne représentait pas une menace, a dit MPs
L'article est de David Hencke et peut être  lu dans le Guardian (journal britannique)
Il s'agit d'une déclaration de Carne Ross qui a été Premier secrétaire à l'ONU pour le ministère des Affaires étrangères US jusqu'en 2004. Pour Carne Ross, il existe une importante quantité de faits qui devraient être mis à la lumière et que le public mérite de savoir.
Carne Ross a déclaré que les services de renseignements ont montré  très clairement que Saddam ne représentait pas une réelle menace pour le Royaume Uni (Angleterre), comme cela avait été affirmé à l'époque par les ministres; et que des sanctions plus radicales auraient pu renverser son régime.
Il a dit qu'il avait bien essayé d'informer les ministres sur les erreurs d'informations conduisant à la guerre, les prenant en aparté lors de leurs visites à New York ou lors de brèves conversations dans les voitures qui les reconduisaient à l'aéroport.
Mais, il était conscient qu'en parlant trop souvent et de manière trop ouverte- même dans des débats internes- au sujet de ses opinions sur la direction prise par la politique du gouvernement,  cela pouvait handicaper sa carrière en lui donnant une réputation de " naïf  "emmerdeur"".

J'ai résumé ce passage parce que :
1-c'est intéressant de voir que maintenant que les gens ont moins peur, les langues commencent à se délier sur ce répugnant mensonge qu'a été la guerre en Irak.
2-  toute dictature fonctionne s'appuye sur la peur. Celle de Franco en Espagne, celle de Salazar au Portugal, celle de Pinochet au Chili, celles des Duvaliers en Haïti.
3- c'est aussi qu'il y a un parallèle à faire entre la guerre en Irak et l'opération "déchoukaj de la dignité" en Haïti en 2004. Dans les 2 cas  les pays ont régressé, en Irak retour du religieux et du communautarisme, en Haïti restauration de l'ordre militaro-makout-duvaliériste.
Dans les 2 cas ce sont les populations pauvres qui ont été les premières  victimes du "cassage" de leur histoire, de leur identité, de leur fierté, de leur économie.
Dans les 2 cas les mensonges, la propagande, les manipulations  des média et des "faiseurs d'opinion"  ont préparé et légitimé le coup de force.

4-c'est aussi que, comme pour les citoyens étatsuniens qui méritent de savoir la vérité, les Haïtiens méritent également de savoir ce qui s'est exactement passé. C'est pourquoi l'enquête du Congrès étatsunien sera la bienvenue.
5-c'est aussi parce que tout citoyen haïtien patriote conséquent, qu'il soit pro ou anti-Aristide, devrait aspirer à ce que la lumière soit faite à la fois sur les  2 années  et 8 mois du gouvernement Aristide, puis de ces trois années jusqu'à février 2004.
On devrait pouvoir savoir  -le peuple haïtien n'étant pas un enfant, un ababa qui se contente de "voye monte"-
-quel a été le bilan en termes de droits de l'homme, d'assassinats et de crimes,
- qu'elles ont été les réalisations effectives du régime, quels ont été les points n
oirs: vols, corruption, etc.

Et finalement s'il est vrai qu'il est absolument nécessaire que ce pays avance, il ne faut pas oublier qu'un peuple sans mémoire est un peuple sans âme.
Pour comprendre ce dicton africain, il faut considérer que l'oubli systématique conduit à une perte de sens, de convictions, de valeurs, à l'acceptation de la zombification, de la soumission au cours des choses favorisée par une déconnection à la réalité des faits passés.

Il est indispensable de savoir d'où on vient, quelles ont été les erreurs commises, comment, pourquoi et par qui. Sinon, il n'y a aucune raison que la réalité d'aujourd'hui ne soit celle de demain, avec les mêmes obstacles, les mêmes individus, les mêmes entités, qui depuis 1957, dirigent avec une main de fer directement ou/et indirectement  la politique sociale et économique d'Haïti.

Extraits de l'article :

by: David Hencke  |  Visit article original @ The Guardian UK
Carne Ross, who was a first secretary at the United Nations in New York for the Foreign Office until 2004, told MPs: "A lot of facts about the run-up to this war have yet to come to light which should come to light and which the public deserves to know." There were also assessments by the joint intelligence committee which had not been disclosed, Ross told the Commons public administration select committee.

    He told the inquiry that the intelligence made it "very clear" that Saddam Hussein did not pose a significant threat to the UK, as was being claimed at the time by ministers, and that tougher enforcement of sanctions could have brought his regime down.

    He said he tried to inform ministers about his misgivings over the developing momentum towards war, taking them aside during their visits to New York or having brief conversations in their car to the airport.

    But he said he was aware that speaking out too often or too openly - even in internal debates - about his concerns about the government's policy direction would damage his career by winning him a reputation as a "naive troublemaker".

Sources
http://haitiforever.com/windowsonhaiti/news.html
Par Elsie HAAS
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Mardi 31 mars 2009 2 31 03 2009 10:54
Papa Doc et les tontons macoutes
Cinq colonnes à la une
ORTF - 07/06/1963 - 00h16m28s

Le docu dure 16m, l’extrait présenté ici 4mn
Vous pouvez commander le DVD pour la modique somme de 3euro

http://www.ina.fr/archivespourtous/index.php?vue=notice&id_notice=CAF89023173

Par Elsie HAAS
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Jeudi 2 avril 2009 4 02 04 2009 10:07
L'île de la Tortue
Cinq colonnes à la une
ORTF - 01/06/1962 - 00h10m59s

http://www.ina.fr/archivespourtous/index.php?vue=notice&id_notice=CAF93014206

Par Elsie HAAS
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Vendredi 3 avril 2009 5 03 04 2009 10:48
Extraits :

CE, 1 juillet 1992, 81962, Mme Duvalier

AU NOM DU PEUPLE FRANÇAIS
Sur la légalité de la décision attaquée:
..........................................................................................................................................................................................................................

Considérant qu'en estimant, après examen particulier du cas de la requérante, que les craintes de persécution qu'elle déclarait éprouver en cas de retour dans son pays d'origine étaient la conséquence des graves violations des droits de l'homme commises dans ce pays par les forces de sécurité placées sous la responsabilité de son mari qui exerçait les fonctions de président de la République, mais qu'elles n'étaient liées ni à ses opinions politiques, ni à aucun des autres motifs énumérés par les stipulations précitées de la convention de Genève, la commission qui a apprécié, sans les dénaturer, les éléments de fait versés au dossier, a pu, sans commettre d'erreur de droit, refuser à Mme DUVALIER le bénéfice des stipulations susrappelées de la convention de Genève;

Considérant qu'il résulte de tout ce qui précède que Mme DUVALIER n'est pas fondée à demander l’annulation de la décision attaquée en date du 18 juillet 1986 par laquelle la commission de recours a rejeté sa demande;
DECIDE:

Article 1er: La requête de Mme DUVALIER est rejetée.

Article 2: La présente décision sera notifiée à Mme DUVALIER et au ministre d'Etat, ministre des affaires étrangères (office français de protection des réfugiés est apatrides).
 
Sources : http://www.unhcr.org/refworld/country,,FRA_CDE,,HTI,4562d94e2,3ae6b72914,0.html
Par Elsie HAAS
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Mardi 7 avril 2009 2 07 04 2009 10:24
C'est un travail de Jean-Philippe Belleau, publié en avril 2008
la dernière modification date de juin 2008
Je vous donne toutes ces précisions parce qu'il existe un certain nombre de textes anonymes
ou bien sur des noms d'emprunt diffusés sur le net
qui avancent des faits auxquels  les auteurs et/ou les diffuseurs n'apportent aucunes preuves.
Le but de cette désinformation est d'instaurer un climat de peur
de faire obstruction à la vérité
de pérenniser le chaos dans lequel l'injustice fait son lit.
Ce sont des méthodes très connues dont le journaliste Michel Collon a rappelé les principes de bas
e :

1. Cacher l’Histoire.
 2. Cacher les intérêts économiques.
3. Diaboliser celui qui nous résiste.
4. “Nous” sommes neutres et cherchons le bien de tous.
5. Ceux qui pensent autrement que nous, sont exclus des médias.

  comme l'a si bien dit le philosophe, Voltaire :
Ceux qui peuvent vous faire croire des absurdites peuvent vous faire commettre des atrocites!
Cette pratique de désinformation est d'autant plus criminelle
qu'elle prend pour cible une population fragilisée par les violences à répétition,
 peu formée à l'analyse de l'information qui lui est diffusée par une source unique,
 celle des media dominants ou des "voye monte".
Il me semble qu'Haïti a eu son compte d'atrocités et qu'il est intrésèquement criminel de rapporter des ragots dans le but d'entrenir la haine. Quand on rapporte des faits graves, il faut être capable de les prouver, ou d'en donner les sources. 
Le rapport de M. Jean-Phillipe Belleau est un exemple de ce que devrait être une information ouverte.
C'est-à-dire qui peut être contestée parce qu'elle propose ses sources.


Le rapport entier et en angalis peut être lu à cette adresse :
link

En voici quelques extraits traduits :


1957 (June 15-16): The Haitian army killed between several hundred (Leconte, 1999) and three thousand (Pierre-Charles, 1973) supporters of President Fignolé — who was popular among the disenfranchised sectors of the capital city — after having overthrown him and forced him into exile. Most of the victims had lived in the poor neighborhoods of Bel-Air, La Saline and Saint-Martin. General Kebreau, who was responsible for the killings, was nicknamed General Thompson, in reference to the automatic weapons used by his soldiers. Backed by politician François Duvalier, Kebreau proclaimed himself head of the executive branch of government and organized the September 22 elections, later won by Duvalier. It was during this period that the army established the basis for a totalitarian order (Trouillot, 1990: 152).
* (Pierre-Charles, 1973: 38 and 44; Leconte, 1999: 38)


1957  (juin 15-16) L'armée haïtienne a tué entre plusieurs centaines (Leconte ;1999 ) et trois mille (Pierre-Charles, 1973) partisans du Président Fignolé- qui était populaire parmi les secteurs défavorisés de la capitale- après l'avoir renversé et l'avoir forcé à l'exil. La majorité des victimes vivait dans les quartiers pauvres de Bel-Air, La Saline et Saint- Martin. Le général Kébreau, responsable des tueries, a été surnommé le général Thompson, en référence aux armes automatiques utilisées par ses soldats. Appuyé par François Duvalier, Kebreau s'est autoproclamé à la tête de l'exéutif haïtien et a  organisé les élections du 22 septembre, gagnées par la suite par Duvalier. C'était au cours de cette période que l'armée a implanté le socle pour une ordre totalitaire. ('Trouillot, 1990:152) (Piere-Charles, 1973: 38 et 44; Leconte 199 :38)

1957-1986: The dictatorial Duvalier regime
1957-1986 : Le régime dictatorial

François Duvalier, known as Papa Doc, was elected president with the army’s support in 1957 and ruled Haiti until his death in 1971. His son, Baby Doc, then replaced him and ruled until 1986. Papa Doc’s regime, the more brutal of the two, is said to be responsible for 30,000 to 50,000 assassinations and executions. The Duvaliers relied on a secret armed militia called Tonton macoutes (its official name was the Volontaires de la Sécurité Nationale, or National Security Volunteers), which imposed a rule of terror on the Haitian population (Diederich and Burt, 2005). This regime qualified as a totalitarian one according to Trouilot (1990), who carried out a detailed study of the roots and forms of Duvalierism.

François Duvalier connu comme Papa Doc, a été élu président avec le soutien de l'armée en 1957 et a dirigé le pays jusqu'à sa mort en 1971. Son fils Bébé Doc, l'a par la suite remplacé jusqu'en 1986. Le régime de Papa Doc, le plus brutal des deux, est jugé responsable de 30 000 a 50 000 assassinats et exécutions. Les Duvalier s'appuyaient sur une milice secrète arméeappelée les Tonton macoutes ( lenom offciel était les Volontaires de la Sécurité Nationale- qui ont imposé la loi de la terreur sur la population haïtienne. (Diederich etBurt, 2005). le régime qualifié de totalitaire selon Trouillot ( 1990) qui a mené une étude sur les racines et les formes du Duvaliérisme.

During this period, most of the killings and executions targeted small groups of individuals and therefore can not be listed here. The total number of political prisoners who starved to death, were executed, or died under torture in public or private prisons remains unknown. The regime did not formally record who was imprisoned and who was executed, nor did it even attempt to keep track of this. According to the National Palace Chief of Police, Jean Tassy, 2,053 individuals were killed from 1957 to 1967, in the police headquarters alone (Pierre-Charles, 1973: 56).
Beyond opponents of the regime, the targeted groups cannot be defined in traditional political terms, which made the Duvalierist violence fundamentally new (Trouillot, 1990: 166-170). Also, for the first time in Haiti’s history, women (Trouillot, 1990: 153 and 167), children and even infants were targeted by the regime. In several occasions, young children were tortured.

Au cours de cette période, la majorité des tueries et des éxécutions visaient de petits groupes d'individus, et de ce fait ne peuvent pas faire l'objet d'une liste. le nombre total de prionniers politiques qui ont été tués par la faim, ont été exécutés ou sont morts sous la torture dans des prisons privées et publiques reste inconnu. Le régime n'enregistrait pas officiellement qui était emprisonné, qui était exécuté, et n'a pas non plus gardé de traces de ces actes. Selon, le chef du Palais National, Jean Tassy, 2053 personnes ont été tuées entre 1957 et 1967 aux Casernes de police seulement ( Pierre Charles, 1973,; 56). Au delà des opposants au régime, les groupes visés n'ont pas pu être définis dans des termes politiques traditionnels, ce qui a fait que la violence politique duvaliériste était totalement nouvelle. (Trouillot 1990:166-170). Egalement, pour la première fois dans l'histoire haïtienne, les femmes (Trouillot,1990; 153 et 167), les enfants et même les bébés ont été visés par le régime. En plusieurs occasions de jeunes enfants ont été torturés.

Contrary to the post-dictatorial periods in Latin America, efforts to record and document the killings and executions with precision were not successful, or were not officially recognized. The most exhaustive study was carried out by CRESFED, a local NGO (Pierre-Charles, 2000). For a detailed list of some of the victims of this regime, two victims’ and academic organizations’ web sites based in the United States can be consulted (Férère and Fordi9). For a detailed list of the most emblematic individuals responsible for executions and killings committed by macoutes and the military, see Pierre-Charles (2000: 45-49).
** (Trouillot, 1990; Pierre-Charles, 1973 and 2000; Lemoine, 1996; Romulus, 1995)
Contrairement à la période post-dictature en Amérique Latine, les efforts pour rassembler la documentation sur les tueries et les exécutions sont restés sans résultats, ou bien n'ont pas été reconnus. L'étude la plus exhaustive a été menée par le CRESFED, une ONG locale (Pierre-Charles, 2000). Pour une liste détaillée de quelques unes des victimes de ce régime, deux listes existent surdes sites basés aux USA (Férère et Fordi 9). Pour une liste détaillée des plus emblématiques personnalités responsables pour les exécutions et les tueries perpétrées par les macoutes et les militaires, voir Pierre Charles (200; 45-49), Trouillot 1990, Pierre-Charles 1973 et 200; Lemoine 1996; Romulus 1995

1963 (April 26): In Port-au-Prince, macoutes carried out a series of assassinations of the families of alleged opponents to the government after a failed attempt to kidnap Papa Doc’s son Jean-Claude. macoutes typically raided a house of alleged opponents, killed its inhabitants, including elderly people, children and servants, with guns and machetes, before moving to another house of an alleged opponent of the regime. The Benoît, Edelyn and Paris families were exterminated and their bodies left in full view in front of their houses. The Vieux family lost four of its members. Other individuals were killed in the street or while driving their car. The total number of victims was close to a hundred. Several dozens of people were also taken to the Fort-Dimanche prison in Port-au-Prince and were later “disappeared”, a method used afterward by the military regimes in Chile (1973-1989), Argentina (1976-1983) and Brazil (1964-1985). Most of the victims were from the military, social and intellectual elites of the country. The attempted kidnapping had been orchestrated by Clément Barbot, a macoute and former head of the secret services of Papa Doc, to whom he was close.
*** (Pierre-Charles, 2000: 85-86; Avril, 1999: 146-149; Interviews with witnesses)

1963( avril 26) A Port-au-Prince, les macoutes comettent une série d'assassinats de familles supposées opposées au régime après une tentative ratée de kidnapper le fils de Papa Doc, Jean-Claude. les macoutes font des raids typiques dans les maisons de supposés opposants, tuent ceux qui y habitent, y compris les personnes agées, lesdomestiques et les enfants, avec des armes à feu et des machettes, avant de se rendre à une autre maison de supposés opposants au régime. Les familles Benoit ,Edelyn et Paris furent exterminées et lerurs corps laissés à la vue de tous devant leurs maisons. La famille Vieux a perdu quatre de ses membres. D'autres personnes ont été tuées dans la rue ou alors qu'elles condusaient leur  voiture. le nombre total de victimes a approché la centaine. Plusieurs douzaines de peronnes ont été également amenées à Fort-Dimanche la prison de Port-au-Prince et ont été par la suite " disparuse", une méthode utilisée par la suite au Chili ( 1973-1989, en Argentine (1976-1983) et au Brésil (1964-1985). La plupart des victimes appartenait à l'élite militaire, sociale et intellectuele du pays. La tentative ekidnapping avait été orchestrée par Clément Barbot, un macoute et ancien chef des services secrets de Duvalier dont il était très proche.
(Pierre-Charles, 2000; 85 86, avril 1999, 146-149, entretien avec des témoins)


1964 (August): Event known as the “massacre des Vêpres jérémiennes.” In the locality of Jérémie (in the Southwest of the country), army soldiers led by Lt. Abel Jerome, Lt. Sony Borge, Col. Regala and by macoutes Sanette Balmir and St. Ange Bomtemps killed 27 individuals (men, women and children); almost all of them belonged to educated mulatto families. All the perpetrators knew the executed families well. Several families from Jérémie (the Sansaricq, Drouin and Villedrouin families) were entirely wiped out. A four-year child, Stéphane Sansaricq, was tortured in front of his relatives before being killed. macoutes Sony Borges and Gérard Brunache extinguished their cigarettes in the eyes of crying children.
The websites mentioned above list most of the victims. These assassinations were ordered by dictator Papa Doc himself as a part of reprisals against an embryonic anti-Duvalier guerrilla group known as Jeune Haiti that had landed in the region (but none of them were in Jérémie). In fact, the killing also had ideological and racial dimensions, as Duvalier relied on a political ideology known as noirisme (“Blackism”), through which he claimed to promote the black masses against “mulatto elites.” Hence, the Duvalier dictatorship targeted mulatto sectors of society, seen as prone to political opposition, but also as illegitimate members of the nation.
None of those responsible for the killings and none of the perpetrators were brought to justice. In 1986, after the departure of Jean-Claude Duvalier, Colonel Regala, who sent the order to execute the Sansericq family, became one of the members of the ruling junta. *** (Chassagne, 1999: 235-262; Pierre-Charles, 2000: 94-102)

1964 (Août) l'événénement est connu sous le nom de "masacre des Vêpres jérémiennes". Dans la ville de Jérémie (dans le sud-est du pays) des soldats armés conduits par le lieutenant Abel Jérome, le lieutenant Sony Borge, le Colonel Regala et par les les macoutes Sanette Balmir et Saint Ange Bontemps on tué 27 personnes (hommes, femmes et enfants, tous appartenant à des familles mulâtres éduquées. Tous les criminels connaissaient bien les familles exécutées. Plusieurs familles de Jérémie 'Sansaricq, Drouin et Villedrouin) ont été totalement exterminées. Un enfant de 4 ans, Stephane  Sansaricq, a été torturé devant les membres de sa famille avant d'avoir été tué. Les macoutes Sony Borge  et Gérard Brunache ont été leurs cigarettes dans les yeux d'enfants en pleurs.
Les sites web mentionnés ci-après font la liste des principales victimes. Ces assassinats ont été ordonnés par le dictateur Papa Doc lui-même comme des représailles contre un embryonnaire mouvement de guerilla connu sous le nom de  "Jeune Haïti" qui avait aterri dans la région (mais en fait aucun d'entre eux n'était à Jérémie) En fait la tuerie avait une signification idéologique et racaile, puisque Duvalier s'appuyait sur une politique idéologique, "le noirisme", qui réclamait la promotion des masses noires contre les élites mulâtres. Ainsi, la dictature de Duvalier a visé les secteurs mulâtres, vus comme des partisans de l'opposition, mais également comme des memebres illégitimes de la nation.
Aucune des personnes responsables de ces meurtres n'ont été présentés devant la justice. En 1986, après le départ de Jean-Claude Duvalier, le Colonel Regala  qui a envoyé l'ordre d'exécution de la famille Sansasricq est devenu l'un des membres de la Junte au pouvoir ( Chassagne, 1993 : 235-262; Pierre-Charles, 200 : 94-102)

1964 (July-August):
Following a raid on June 24, 1964 by an anti-Duvalierist, Dominican Republic-based guerrilla group in the southeastern region of the country, the macoutes and the army carried out a vast repression operation and killed about 600 people in the towns of Mapou, Thiotte, Grand-Gosier and Belle-Anse. One of the killings has remained in collective memory as the “massacre of the peasants of Thiotte.” Men, women, children, infants and elderly people suspected either of having helped the guerrilla movement, or of not having opposed it, were slaughtered by the macoutes. Several families were entirely exterminated. A nine-year old child from one of them managed to escape but was later found and then brought to the Presidential Palace, where he was allegedly put to death by François Duvalier himself.
** (Pierre-Charles, 2000: 90-94)

1964 (juillet-août) : A la suite d'un raid du 24 juin 1964, mené par un groupe d'anti-duvaliéristes basé en République Dominicaine, les macoutes et l'armée mènent une vaste  opération de répression et tuent à peu près 600 personnes dans les villes comme Mapou, Thiottte, Grand Rosier et Belle-Anse. L'une de ces tueries est restée dans la mémoire sous le nom de "massacre des paysans de Thiotte". " Hommes, femmes, enfants, bébés et personnes âgées soupçonnées d'avoir soit aidés ou bien de ne s'être pas opposé à la guerilla, ont été assassinés par les macoutes. Plusieurs familles ont été entièrement exterminées. Un enfant de neuf ans d'une d'entre elles était arrivée à s'enfuir mais fut retrouvée plus tard et emmenée au Palais Présudentile, où, d'après ce que l'on dit, elle fut tuée par Duvalier lui-même. ( Pierre-Charles, 2000-90-94)


Et cela continue ainsi jusqu'en 1994. Makouts, armée, Fraph, une sorte de carroussel de l'horreur... qui frappe les milieux progressistes intellectuels, ouvriers et paysans. Et ça reprend en 2004...
Les  chefs criminels militaro-makouts-duvalièristes et leurs complices n'ont,  non seulement jamais été inquiétés mais pire encore, se retrouvent aujourd'hui à la tête de partis politiques qui prèchent la réconciliation.
Encore une de ces exceptions pitoyables haïtiennes !
 Si je tiens à mettre en lumière ces faits, si j'ai créé sur ce blog une rubrique "Duvalier",  c'est que  depuis 2004, avec la "restauration macoute" appuyée par les zentellectuels, se pratique et s'organise, une campagne de blanchiment de ces crimes en les plaçant  habilement  au même niveau que les exactions commises sous les présidences d'Aristide et de Préval.
 Les jeunes générations qui n'ont rien appris de l'histoire - et pour cause !  à la suite de l'exil de la majorité des professionnels,  la plupart de leurs enseignants ont été ou sont des partisanset/ou des héritiers de Duvalier- des dictatures des 2 Duvalier, sont amenées de bonne fois à croire en la parole de ces ainés  qui se présentent comme des références intellectuelles et des paragons de vertu.
Si le peuple haïtien n'a pas pu, jusqu'à présent  obtenir justice, du moins ces zentellectuels devraient, par respect pour la mémoire des nombreuses victimes, s'abstenir de  tomber dans un révisionisme qui les rend complices de facto des assassins.



Par Elsie HAAS
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Les textes de Roland Paret et Frantz Voltaire
 sont accompagnés de photos de l'époque.
Prix: 10 euros
En vente au restaurant  haïtien:
Le Rond Point des Artistes/Tel 01 48 09 88 40

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