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AU MATIN DE BOULOS

Jeudi 28 décembre 2006 4 28 12 2006 03:30


L'humour selon M. Trouillot
Dans le journal où il signe des chroniques, M. Lyonel Trouillot  répond , le mercredi 20 décembre à la critique d'un lecteur en ces termes : "J'ai été étonné de la réaction d'un ami à ma récente chronique : « ala ti nèg bandi ! » Il a trouvé que le ton était impertinent, puisque, après tout, malgré tout, cela s'adressait au premier ministre. »

 Il revendique son droit à l'humour et  s'en explique  gaillardement: «  Il faut de l'humour et des belles formules, des chansons pwen, comme les pèp la pare mamit pou li, les toulejou m sou, les machann chabon souple fè ti bourik la, les belles moqueries d'hier qui mettent du dérisoire dans le tragique et le doigt dans la plaie. Cela aussi fait partie de la démocratie. La borne à ne pas franchir, c'est, j'y reviens, la calomnie et, uniquement si l'on veut contribuer de cette façon-là à la construction républicaine, la dégradation du principe des institutions républicaines. »
Admettons. Cependant dans une démocratie bien faite le droit à l'humour devrait également savoir une fois  de temps  à autre, s'appliquer à soi-même. Au regard de l'échec retentissant de la corporation des intellectuels à contribuer à faire avancer la réflexion dans le pays,  une pratique de l'autodérision s'avérerait impérative et même thérapeutique. Ces intellectuels devraient prendre exemple sur le peintre hougan André Pierre qui, quand je l'ai rencontré en 1986  dans sa maison de Croix des Bouquets, riait aux éclats de ses propres théories invraisemblables sur le vaudou, le catholicisme et les religions en général. Il avait toujours l'air de nous dire « Si vous êtes assez naïfs pour croire à toute cette histoire, ça vous regarde. Pour moi tout cela n'est que poésie, contes et rigolades. » A l'époque, les médecins ne lui avaient pas encore interdit l'alcool et  les yeux pétillants de malice qui nous rappelaient « Ceci n'est pas une affaire sérieuse » , il levait son verre de tafia à la santé de l'imaginaire.
Hélas, on en bien loin d'André Pierre qui était un paysan, fils de paysans analphabètes. La corporation des Zentellectuels ignore l'autodérision, leur « humour » qui prend exclusivement l'Autre pour cible s'apparente à du dénigrement. L'autre, bien sûr, ce n'est surtout pas moi le Saint Louisien, c'est le diable, le méchant, le con, le sot, le pauvre, le Noir, le laid, le petit baka, le terroriste, la chimère, le communiste, l'analphabête.

Faut-il  faire un lien entre ce comportement  et ce que M Jean Amil Louis Juste appelle « la personnalité autoritaire de l'étudiant haïtien »  -titre de l'un  de ses articles- ? M. Jean Juste est professeur à l'Université d'Etat d'Haïti ;  on peut supposer qu'il sait de quoi il parle. Ecoutons-le:
« Cette fuite en avant, participe de l'ultime tentative de se fermer à l'autre, pour ne pas lui ressembler. La ressemblance semble impliquer le devoir de rassemblement, expression politique de la réciprocité solidaire. Nier son appartenance sociale et l'exorciser par toute une série de mécanismes défensifs, ce sont des contenus de l'angoisse qui préfigurent la formation de la personnalité autoritaire. Si l'on ne se rencontre pas en l'autre, surtout quand ce dernier est la propre réfraction de soi, il est difficile d'admettre l'hypothèse de l'altérité.
Dans ces conditions, grande est la tentation d'opprimer l'autre en vue de se montrer différent. »



 
Une affaire sérieuse

        Dans Radio  Métropole et dans la majorité des autres agences de presse haïtiennes on lit  que «  A l'initiative de la Fondation Françoise Canez Auguste et Image Marketing, les personnalités suivantes : Michèle Pierre-Louis, l'écrivain haïtien Frankétienne et le musicien haïtien, Lenord Fortuné dit Azor, ont été choisies comme étant des trésors nationaux vivants. »
            En dehors de l'aspect comiquement absurde de cette « affaire sérieuse », la presse ne nous donne aucune informations sur la dite « Fondation Françoise Canez Auguste » (qui c'est ?) ni sur Image Marketing (même question) les  2 promotteurs de cette affaire. Le prix, nous dit-on, a pour objectif «  d'honorer de leur vivant des citoyens ou des citoyennes haïtiennes qui ont marqué positivement l'histoire d'Haïti pendant ces vingt dernières années de façon à en faire une source d'inspiration pour les autres. »
        Rien que ça !!!!! Encore faudrait-il que  l'oeuvre de ces personnalités sélectionnées pour servir de source d'inspiration  au public en général et aux Haïtiens en particulier, soit connue  du grand public. Il aurait,  éventuellement, fallu commencer par ça. Mais comme il s'agit d'une affaire sérieuse, trop d'informations risqueraient  d'enlever du sérieux à  « cette affaire sérieuse ».


C'est pas de la blague !
 
"Jean-Claude Bien-Aimé, premier lauréat national en Philo A et élève du Collège Saint-Alphonse de Cité Soleil a obtenu une note finale de 943/1110, avec une moyenne de 8,57/10. Le jeune prodige de Cité Soleil a ainsi supplanté Geneviève Chéry du Collège Marie Anne à Christ Roi, qui a obtenu une note finale de 828/1100, avec une moyenne de 7,52/10."
                La nouvelle, bien qu'insolite,  n'a pas trôné à la première page des journaux comme c'eût été le cas dans n'importe quel autre pays.  Alors que le bidonville de Cité Soleil est décrit comme l'enfer sur terre par les médias dominants de Port-au-Prince et les agences internationale de presse la réussite de ce jeune homme  qui vit en enfer aurait dû soulever des questions  et amener les Zentellectuells   futurs candidats au titre de « trésors nationaux vivants »  qui pullulent  en Haïti: ethnologues, sociologues, anthropologues, philosophes, sociologues, historiens, économistes,  à se pencher sur ce cas.  le public  ne saura  donc jamais  qui est Jean-Claude Bien Aimé  et pourquoi ce "premier lauréat national en Philo A et élève du Collège Saint-Alphonse de Cité Soleil, ne s'est pas présenté à la cérémonie officielle de remise de primes organisée vendredi par le ministère de l'Education à l'auditorium du Nouveau Collège Bird. »
             C'est pas de la blague. Jean-Claude Bien Aimé est un jeune  homme de Cité Soleil qui a obtenu la  meilleure note au bac de 2006, soit : 8,57/10 de moyenne et nul ne s'est intéressé à lui. Espérons que les troupes de la Minustah, les gangsters et les milices lui laisseront la vie sauve. Espérons que le gouvernement lui offrira les moyens de poursuivre ses études. Espérons que ses études terminées, il pourra travailler dans son pays. Espérons que ni  des « combattants de la liberté » ni des «  sociétés civiles » et autres gropuscules dépendants de la « communauté internationale »  ne l'obligent à fuir son pays, Haïti. La meilleure chose que l'on puisse souhaiter à Jean-Claude Bien Aimé c'est qu'il évite la case « trésor national vivant »  pour aller se poser sur celle « homme de bien » .


   

Par Elsie HAAS
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Vendredi 26 janvier 2007 5 26 01 2007 01:11
Dans le journal de Boulos,  Le Matin,   sous le titre :   « Les inattendus d’une rentrée attendue » l’éditorialiste fait une sorte de revue des événements qui marquent la rentrée et termine par ceux qui lui paraissent les plus ...« innatendus ».

Je cite : «  Deux drames en effet ont ouvert les bulletins de nouvelles ce matin : l’incendie du marché de Petion-Ville à l’aube du lundi et un naufrage au large de Port-de-Paix. Le premier événement semble être de nature accidentelle ; c’est du moins ce que conclut, sous toutes réserves, en attendant les résultats d’une enquête, le maire de Pétion-Ville, M. Maurice Prosper. On ne déplore pas des pertes en vies humaines, mais les pertes matérielles sont par contre considérables. À la veille des changements de responsables locaux et municipaux en particulier, voici un dossier qui aggrave encore la question de la localisation et de la gestion des marchés de rue. Quant au naufrage dans les eaux du canal de La Tortue, il nous ramène au dossier déjà vu de l’absence de structures et de sécurité dans le domaine des transports. L’effondrement de plusieurs ponts sur la route du Sud ou encore la mort tragique de la déléguée du Sud-Est à la fin de l’année en sont les précédents les plus récents. La mort de nombreux jeunes revenant de vacances est à déplorer dans ce cas. Décidément, pour les petites gens, comme aimait dire notre grand Jacques Soleil, l’adage apre bal tanbou lou semble se révéler d’une vérité particulièrement cruelle. »

En lisant la conclusion de Mme Manigat, «  Décidément pour les petites gens,…etc. », je me suis demandée, quand ces « petites gens » étaient-elles  allées au bal ? Et de quel bal s’agissait-il. Est-ce qu'elle ferait  allusion aux élections et aux votes des  «  petites gens » ?  Penserait-elle que ces élections, dans les mauvaises conditions dans lesquelles elles se sont déroulées, s’apparentaient à un  bal ? Ou bien, est-ce  que le bal serait  l’élection de Préval ?

En bonne logique,difficile de trouver une relation entre  ces deux catastrophes et  "l' adage " cité. On trouvera encore moins de relation  entre cet adage et « notre grand Jacques Soleil ». Je ne sais pas de quel « grand  Jacques Soleil », parle  Mme Manigat, mais s’il s’agit de l’écrivain, communiste révolutionnaire, Jacques Stephen Alexis, cet homme de coeur et de courage,
- d’une, n’aurait  jamais utilisé ce genre d’adage en de pareilles circonstances
- et de deux, aurait sans doute pris l’initiative, s’il avait occupé un poste de direction dans un grand quotidien national, de faire appel à la solidarité et à la sympathie de ses lecteurs  en faveur des victimes du naufrage (surtout pas de s’en gausser) Et enfin, en tant que professionnel, il se serait empressé d’envoyer un journaliste sur les lieux pour recueillir les informations  et témoignages sur ce drame. Pour qui a connu Jacques Stephen Alexis ou  pour qui connaît son œuvre  rien n’était plus éloigné de lui que le cynisme qui était pour lui l’apanage non pas des « petites gens » mais des  petits esprits . Le "Jacques Soleil" de Mme Manigat doit être, sans aucun doute, une de ses connaissances personnelles, inconnue du grand public.



A l'entrée de la 4e Ave Bolosse, on dirait que tout va bien dans le meilleur des mondes
(Photo: François Louis)
 

A l'entrée de la 4e Ave Bolosse, on dirait que tout va bien dans le meilleur des mondes
(Photo: François Louis)


Dans Le Nouvelliste, un article, « Abandonnée aux seigneurs de guerre ! » parle du combat entre gangs de différentes obédiences dans le quartier de Martissant. L’article est illustré, entre autres, par les photos ci-dessus qui ne cachent rien de la saleté, de la misère dans lesquelles vit la population de ce quartier et dont la légende dit : « A l'entrée de la 4e Ave Bolosse, on dirait que tout va bien dans le meilleur des mondes ». Je ne crois pas qu’il s’agisse d’une mauvaise plaisanterie. L’auteur de la légende semble répéter une expression  « dans le meilleur des mondes » sans tenir compte du contexte (phénomène du « jaquotisme » que l’on retrouve  fréquemment chez nos « lettrés ». haïtiens. Comme si on demandait à un élève de décrire un jardin haïtien et qu’il se mettait à parler de poiriers et de pommiers

Enfin dans le genre « haïti-âneries », se place au premier rang, les missives d’un certain Benodin. Ce Benodin là semble, comme l’indique son mail, être du RDNP. Le professeur Manigat, avec tout le respect qu'on lui doit, serait plus avisé de choisir des messagers plus…avisés.
Pour vous donner une idée de la prose de M. Benodin, familière peut-être à certains d’entre vous, et pour les autres inconnue (grand bien leur fasse !),   voici quelques extraits de ce menu passablement bizarroïde.

 En entrée: « Du cri de Jacmel aux pleurnichements de Préval, ces discours populistes des deux extrêmes, plaçant constamment le blâme sur les autres, dénonçant les ennemis réels ou imaginaires de la nation, projetant l’image de la victime, n’ont jamais offert, à travers l’histoire, aucune solution concrète. »


Les Hors d’œuvre : "C'’est ça le problème du populiste, il confond le chambardement et la vraie révolution (le changement planifié). Un exemple frappant, Préval et le premier ministre de la Jamaïque sont absolument d’accord sur le fait que le trafique des armes et de la drogue affecte la sécurité. Le ministre de la Jamaïque propose une intervention surprise musclée contre les trafiquants. Préval au lieu d’adhérer à la proposition ou d’offrir la sienne, il a préféré ne pas rater l’occasion pour s’attaquer aux américains, adoptant la position de la victime, accusant les consommateurs de drogue, mais sans proposer quoi que ce soit comme solution. S’il ne propose rien, comment va-t-il résoudre le problème qu’il constate et qui selon lui est l’unique responsable de l’insécurité ? »

Les plats :
Préval 1  De l’art d’être un leader populiste.
"Le handicape de Préval, en tant que personne qui a accepté volontiers le rôle leader populiste, est qu’il ne possède pas les pré-requis. Il lui manque le charisme, pour articuler et motiver. Les mots et les expressions lui viennent. C’est la verve oratoire et la présence qui lui font défaut. Il n’a ni le geste, ni le panache du leader populiste. Il lui faudra aussi beaucoup plus d’audace, un minimum d’intelligence et d’imagination. Ne vous trompez pas, malgré toutes ses lacunes, qui l’empêchent d’être un leader, il reste et demeure un populiste pure laine. Il lui manque ce quelque chose qui l’empêche de remplir l’avant-scène. N’est pas leader populiste qui veut, mais qui peut. »"Il faut pouvoir faire bien, même le mal, pour commander le respect ou la crainte. Jusqu'à date, Préval a obtenu le mépris, la pitié et la risée. Préval, il ne faut pas trop valoriser les applaudissements de diplomates. Ils ont du métier."

Préval 2 De l’usage de la guerre comme moyen d’unifier la nation
"Préval ne rate jamais l’occasion de faire appel à l’unité, l’élément fondamental de la victoire de la guerre de l’Indépendance d’Haïti. Préval semble avoir des difficultés à pouvoir distinguer l’effet de la psychologie de guerre de celle de la politique. La guerre polarise, c’est un fait. Mais, elle unifie tous les secteurs et mobilise toutes les ressources à l’intérieur de chaque pole, pour infliger, vise versa, le maximum de violence sur le pole adverse, pour imposer une volonté politique."

Préval 3  De l’immensité et la complexité du problème.
"Il est à remarquer que Préval semble vouloir ignorer tout ce qui politiquement a engendré la précarité de la situation haïtienne, pour n’en considérer que l’aspect criminel, le trafique de la drogue. On ne peut pas vouloir prétendre résoudre un problème dont on refuse de comprendre et d’accepter toutes les dimensions et toute la complexité. Nous ne voulons pas lui faire un procès d’intention. Autrement dit, est-il capable d’en saisir l’immensité et la complexité ?"

Voilà je crois que vous en avez eu pour votre argent.  Je ne peux pas jurer que je ne vous infligerai plus   de la « benodinguerie » car il s’agit une maladie récurrente chez les « hommes politiques »  (Voir les Fantoches de Jacques Roumain) d’Haïti qui aiment à discourir de tout  dans un jargon incompréhensible, prétentieux et niais.
Par Elsie HAAS
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Dimanche 4 février 2007 7 04 02 2007 21:50

LE Matin 30 janvier
Sous la plume de Mme Manigat
Sous le titre : Le livre blanc : une première
Après voir élu M. Bernard des bulletins blancs, l’homme de l’année, le journal de Boulos, Le Matin, sous la plume de Mme Manigat, fait l’éloge d’un certain livre blanc (tellement volumineux qu’elle n’est pas arrivé à le lire) écrit par M. Latortue, cet homme admirable qui, soit dit en passant, a quitté le pays avant la cérémonie de passation des pouvoirs entre son équipe et la nouvelle, par un vol spécial, très tôt le matin et accompagné par l’ambassadeur des USA.

 « Mais l’intérêt principal réside dans le fait qu’en feuilletant le livre on se rendra compte que ce gouvernement de transition, étroitement corseté par les forces politiques nationales et internationales à l’œuvre au sortir du régime lavalas-Aristide, éprouvé par les catastrophes naturelles de Fonds Verettes et Gonaïves, harcelé par les activités de l’opération Bagdad, marginalisé sur le plan international , a néanmoins à son actif des réalisations, des ébauches, des planifications d’un certain nombre d’actions sur lesquelles l’actuel gouvernement a d’ailleurs tablé à son arrivée au timon des affaires. Je n’ai pas lu le texte en entier… » dixit Mme Manigat.



Le 1er ministre du gouvenement de transition "marginalisé "(comme on peut le voir) "sur le plan international"


Etrange, étrange, bizarre, bizarre, comme la mémoire est courte et les révisions de l’histoire rapides. J’ai en souvenir, un M. Latortue, pas du tout marginalisé par la communauté internationale, (France Canada, USA, EU) accueilli à bras ouverts en France, au Canada, au sommet de la francophonie à Ouagadougou, en Guyane avec les bailleurs de fonds.
 Mais, (de même que pour Jacques Stephen Alexis précédemment) nous ne devons pas  parler de ce même M. Latortue qui s’en est allé tout bonnement dans sa bonne ville de Boca Raton  en Floride avec deux 4X4 , brillants neufs, de la marque Lexus. Est-ce bien,  ce même M. Latortue, sous le gouvernement duquel ont disparu des canons, pièces anciennes trouvées dans les fonds marins de l'ïle à Vache -dont on ne sait d'ailleurs pas ce qu'elles sont devenues depuis- ?
  ll doit sans aucun doute s’agir d’un autre Latortue. Son neveu sénateur ? Son cousin consul ? Son fils ? La famille, on le sait, est  terriblement nombreuse et influente .


Par Elsie HAAS
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Samedi 10 février 2007 6 10 02 2007 01:23
Commissions par çi, commissions par là. La création de Commissions et d'ONG semble être une activité extrêmement prisée (et lucrative ?) dans la classe moyenne haïtienne.

On reparle de cette fameuse Commission présidentielle de commémoration du Bicentenaire de l'Indépendance, initiative de ceux-là même qui ont tout mis en oeuvre pour saborder la commémoration de 2004. Maintenant ils réclament que la commémoration  se poursuive jusqu'en 2020.

Le  lundi 29 janvier 2007, le président de la  République d'Haïti, M René Préval, a reçu tout ce beau monde au Palais national.

Un autre Président, cette fois-ci celui de la Comission en question, M. Michel Hector, et le vice président, M. Claude Moïse, éditorialiste au journal de Boulos, Le Matin, ont présenté le travail  de la dite commission pendant les 2 années de M. Latortue et  pensent qu'il (le travail) :"
« a apporté une substantielle contribution au renforcement de la relation entre Histoire, Mémoire et Patrimoine ».(Sans commentaires)
D'après le journal de Boulos,  "Deux idées clé " auraient émergé de cette rencontre, dont l'une est " de tirer des leçons du processus participatif mis en place lors des forums intercommunaux pour alimenter les prochaines réflexions devant aboutir à l'élaboration d'un Document de stratégie de réduction de la pauvreté (DSRP), selon M. Jean-Max Bellerive, ministre de la Planification." (Sans commentaires itou)

On était en train de se demander à quoi servent ces commissions, connues pour leur innéfficacité, quand  on a trouvé la réponse  dans la conclusion (qui est en fait le nannan de l'histoire, le reste, le rapport des activités de la Commission n'étant que de la déco pour les gogos)
Voyons donc ça.

"Résolutions
En conclusion, les résolutions ont porté sur les points suivants :
L'institutionnalisation d'une commission interministérielle de suivi des activités de la Commission présidentielle. Elle sera composée des ministres de l'Education nationale, de l'Intérieur, du Tourisme, de la Culture et des Haïtiens vivant à l'étranger, devant servir d'interface ;
Le renouvellement du mandat de la Commission ; sa mission, sa constitution, les modalités de fonctionnement
Le renforcement du secrétariat exécutif ;
La redynamisation de l'Institut de sauvegarde du patrimoine national (Ispan);
La préparation d'un budget pour les prochaines activités de la Commission "

En résumé, 3 points importants permettent de saisir les enjeux de ces sortes d"échanges":
1- Une nouvelle commission est créée avec le nom de commission interministérielle de suivi des activités de la Commission présidentielle (Sans commentaires)
2- Le renouvellement du mandat de la Commission ; sa mission, sa constitution, les modalités de fonctionnement
 3- (money, money) Un budget sera préparé pour les prochaines activités de la Commission.

Ce qui fait qu'au début de la réunion existait :1 Commission créée sous Latortue;  à la sortie du Palais présidentiel, il y en avait 2; avec, on peut l'imaginer, 2 budgets renouvelables jusqu'en 2020. Et vogue la galère!



 


Par Elsie HAAS
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Lundi 19 février 2007 1 19 02 2007 00:51

`
INSÉCURITÉ/ L’Onu met la pression sur les gangs et redore son blason

Mercredi 14 février 2007

Si ce n'est pas du cynisme ça...!!!


Alexandra et Stephanie Lubin deux petites filles tuées dans leur maisons dans leur sommeil par les troupes de la Minustah.

 Vous pouvez lire l'article de Wadner Pierre sur un nouveau site :
HaitiAnalysis.com

February 9th, 2007,
The Killing of Alexandra and Stéphanie Lubin

By: Wadner Pierre - HaitiAnalysis.com

Hyppolite Pierre is an author and he works in the Maryland's Office of the Secretary of State as an editor, and also teaches Comparative Politics at the Community College of Baltimore County in Essex and Catonsville, Maryland. Pierre is the founder and executive director of the IRSP (http://www.irsp.org).

Par Elsie HAAS
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Lundi 26 février 2007 1 26 02 2007 00:32
            
Un éditorial par Claude Moise, datant du vendredi 23 février 2007 dont le titre est
      À quoi servent ces rapports?
Amusant.  Very interesting indeed ! M. Moïse, membre d’une commission créée fin 2004 sous le gouvernement illégitime de Latortue pour célébrer le Bicentenaire, n’a pas pensé, par contre, à se poser la question : A quoi servent les commissions ? Et tout particulièrement, celle d’un Bicentenaire passé et enterré ?
Surtout, qu’à mon humble et inexpérimenté avis, les rapports seraient nettement moins nuisibles, parce qu’on peut les mettre au placard.
Impossible de faire la même chose avec les membres de la commission dont le mandat vient d’être récemment renouvelé.
 En tous les cas on est curieux de savoir jusqu’à quand , ces honorables membres de la commission,  ont l’intention de célébrer ce Bicentenaire dont ils ont été les propres fossoyeurs .

   



   
Par Elsie HAAS
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Vendredi 9 mars 2007 5 09 03 2007 18:17

 
Mme Manigat dans un  édito  au titre relativement sibyllin: « Accompagner sans remplacer, dans le, respect » fait l’éloge de la presse haïtienne en ces termes : « Une presse fougueuse, volontiers militante, encore néophyte dans plusieurs domaines, mais quand on n’a plus rien à apprendre c’est qu’on est mort. Une presse qui dans son ensemble travaille  selon des standards éthiques et professionnels universellement admis ».
 
  Balivernes et  rodomontades  qui servent à cacher  ce que chacun sait, à savoir que la presse haïtienne, à quelques exceptions près, est une presse aux bottes.  Son traitement de l’information reste fondamentalement  biaisé, partisan, au service  des intérêts des « big bosses » qui financent ces médias. Alors il faut vraiment  être stupide ou  de mauvaise foi  pour affirmer que cette presse travaille« selon des standards éthiques et professionnels universellement  admis ». Une affirmation  aussi fantaisiste  fait  précisément la preuve du contraire.

Plus loin, dans le même texte, un truc  étrange: « On voit mal où la Minustah pourrait jouer les « interpositeurs » sinon à la façon de Médecins Sans Frontières qui nous chante un refrain de trêve humanitaire entre les deux parties pour aller ramasser des blessés. »
Que veut dire Mme Manigat avec cette manière  un peu cavalière, frisant l'indélicatesse, de parler de l’organisation Médecins sans frontières  ?
Mme Manigat serait-t-elle contre le fait que l’on puisse demander une trêve entre combattants pour soigner les victimes, généralement des civils ?  Mme Manigat préfèrerait-elle qu’on achève les blessés, ou qu'on les laisse crever par terre ? Quel refrain étrangement inquiétant nous chante là Mme Manigat ?

Par Elsie HAAS
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Mardi 13 mars 2007 2 13 03 2007 15:28


Lundi 12 mars
Dans :
Haïti quelle diplomatie
 
par Roody Edmée
Cette phrase:

« La décision américaine de mettre notre pays dans (sic) la liste des nations aptes à bénéficier du projet de fabrication de l’éthanol vient en écho à celle de Caracas de nous faire bénéficier de la clause Pétrocaribe. »


     Cet énoncé « La décision américaine de mettre notre pays… » est un  exemple type  du fonctionnement de  journalistes  qui ne s’interrogent pas, ne font pas d’investigation et se contentent de jaquoter, de rapporter comme  allant de soi. Pourquoi, comment et de quel droit les Etats-Unis peuvent « mettre notre pays dans (sic) la liste des nations aptes... » ? Quels sont les critères de Washington pour choisir les pays  « ...aptes à bénéficier du projet de fabrication de l’éthanol » Avoir une puissante MRE( Most repugnant elite) obnubilée par l’accumulation  de richesses et la prédation ?  Quels sont les autres pays « dans la liste » qui partageraient l’honneur de recouvrir  leur territoire national, après les zones franches (qui ont  provoqué la ruine du Nicaragua ) de champs de canne à sucre et  d' usines de fabrication d’éthanol pour les besoins de l’empire étatsunien ?  Le lecteur aurait bien aimé savoir avec qui Haïti partage l'insigne  privilège d'être inscrite «  dans la liste des nations aptes à bénéficier du projet de fabrication de l’éthanol »  .Est-ce que le journaliste sait ce que c’est que l’éthanol, comment ça se fabrique, par qui et pour qui?
        Enfin, l'information  biaisée présente  sur le même plan, "vient en écho" deux politiques carrément  opposées  celle des tarifs préférentiels offerts par le Venezuela dans le cadre de Petrocaribe pour les besoins nationaux et le projet de créer des usines polluantes de fabrication d’éthanol pour les besoins énergétiques de l’empire étatsunien. Haïti avait eu déjà droit à "la décision américaine",  lors de la seconde guerre mondiale,  qui l'avait jugée également "apte" à bénéficier du projet de fabrication de caoutchouc .

Quand même l'idéologie, c'est quelque chose !
Par Elsie HAAS
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Mercredi 14 mars 2007 3 14 03 2007 19:02
Voici la photo mise à la Une du journal de Boulos, Le Matin , daté du 13 mars 2007,  pour illustrer la visite du président Chavez en Haïti.
Très claire,  très bien cadrée, n'est-ce pas !
 Et aussi très parlante cette photo, n'est-ce pas !
 L'image ne délivre aucune information :  on ne voit personne,  ni les présidents Préval et Chavez ( de dos reconnaissable à sa chemise rouge) ni la statue de Pétion (Pétion qui ?) , au moment où ils déposent des fleurs au pied de la statue (ça c'est moi qui vous le dis).
Admirez, mesdames, medemoiselles et messieurs le travail de professionnels !


Sinon  l'article dans la rubrique Agora, d'un certain Trouillot,  vaut le détour.  Une illustration sinistre de la fable de La Fontaine " La grenouille qui veut se faire aussi grosse que le boeuf" !
Par Elsie HAAS
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Samedi 24 mars 2007 6 24 03 2007 00:30
sous la plume de Mme Manigat
sous le titre: Face au vandalisme : zéro tolérance
A propos d'un fait divers qui, en France aurait été reporté en tant que tel mais qui ici donne l'occasion à l'auteur de se  lancer à fond  dans une sorte de harangue ou de "voye monte"   politico-socio-moraliste à la Finkielkraut.  Parce qu'il  s'agit du journal de droite, Le Matin,  de "la cinéaste bien connue Rachèle Magloire" et de misérables étudiants "de jeunes (qui) n’ont rien connu d’autre dans une existence qui, pour beaucoup d’entre eux, commence avec la bamboche démocratique à la sauce de la violence militariste d’État de l’après 1986."
Ce qui veut dire quoi exactement  "la  bamboche démocratique à la sauce de violence militariste de l'Etat de l'après 1986 "? 
  "L’image qui stigmatise le pays", comme dit si bien l'auteur,  ne serait-ce pas plutôt  celle d'adultes, d'intellectuels, de professionnels incompétents arrogants  et  pédants - en l'occurence, toujours prêts à stigmatiser et à sortir d'un ton doctrinal de grandes théories à la mords-moi le noeud  ?

extraits

 
L’agression dont a été l’objet une équipe de tournage dirigée par la cinéaste bien connue Rachèle Magloire (Le Matin du 19 mars) n’appelle pas seulement des protestations et condamnations que l’on espère unanimes. Certes, la protestation de l’équipe de cinéastes victimes souligne avec raison le caractère arbitraire du comportement des étudiants agresseurs : confiscation de matériel, poses de petits chefs (la cigarette arrachée des doigts d’un membre de l’équipe), attitudes de chahuteurs, bref ambiance et pratiques de vandalisme. Il n’y a pas d’autre mot. Mais, de plus, ce grave incident pose une série de problèmes à la croisée desquels on retrouve la condition et le destin de la jeunesse de ce pays, les quelque soixante pour cent qui constituent celui-ci, bref ce que l’on désigne couramment comme le futur de la nation. Et dans ce domaine comme dans celui de la délinquance les tentations sont grandes de mélanger les choses.
On a affaire à de l’arrogance, bien sûr. Le fait qu’un petit groupe d’étudiants en mal de valorisation s’érige en contrôleurs de l’espace universitaire au point de prétendre décider de qui peut y pénétrer et pour quoi faire, relève tout simplement de l’immaturité. La plus naturelle réaction de fermeté de la part des responsables sur place aurait dû transformer cet épisode en un désagrément aussi momentané que passager pour l’équipe de tournage. Malheureusement, il semble que l’espace de la FASH ait été privé de toute autorité généralement quelconque pendant… quatre heures de temps environ.
Il s’agit de violence aussi, et ici encore point n’est besoin d’aller chercher bien loin l’inspiration. L’image qui stigmatise le pays depuis trop longtemps est bel et bien entretenue entre autres par ce type de comportement outrancier qui ne traduit guère plus que les pulsions destructrices d’une société qui , au fond, refuse d’oser : oser sanctionner, oser condamner, oser changer. La violence, c’est tellement plus facile, plus familier, plus confortable même, dirais-je, que l’effort de reconnaissance et de respect de l’autre. Ces jeunes n’ont rien connu d’autre dans une existence qui, pour beaucoup d’entre eux, commence avec la bamboche démocratique à la sauce de la violence militariste d’État de l’après 1986.
Par Elsie HAAS
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