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Vient de sortir ...
Un document inédit sur la mémoire haïtienne
Les textes de Roland Paret et Frantz Voltaire
 sont accompagnés de photos de l'époque.
Prix: 10 euros
En vente au restaurant  haïtien:
Le Rond Point des Artistes/Tel 01 48 09 88 40

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AYITI EXTREME DROITE

Mercredi 30 mai 2012 3 30 /05 /Mai /2012 11:25

La Madone  des Zen dans un message  à  propos 

de la lettre de Mme Jean,intitulé  le "discours du siècle" écrit ceci  :

 

"Dans ce message,
j’entrevois un tout dernier cri en faveur de la raison ! 
Lorsqu’elle écrit  « Le monde entier assiste, sans plus d’illusion,
au spectacle désolant des impasses politiques haïtiennes qui se succèdent
à coup de rivalités partisanes et stériles », n’est-ce pas vrai ? "

 

Eh bien  ce n'est pas vrai.

 

Le monde  entier ? la Chine, le Japon, l'Afrique du Sud,  le  Brésil, la Russie ?

 

En ce moment  le monde entier a bien d'autres chats à fouetter.

 

Une crise  économique mondiale.

Une crise de  l'euro.

Une crise du capitalisme.

 

Le  monde entier  ? Washingon-Paris-Ottawa -LeVatican ?

 

Washington  a le regard tourné sur  les prochaines élections présidentielles.

Paris s'occupe de l'arrivée du  nouveau gouvernement de gauche et de la bataille pour les

législatives.

Ottawa cherche une porte de sortie avec  les étudiants  quebecquois pour éviter la contagion du mouvement à d'autres secteurs.

Le Vatican se trouve en plein drame avec ses   histoires de fuite. 

 

Quant aux  peuples du monde entier qui se  sont montrés généreux au moment du  séisme, ils

se sont aperçus  que la plus  grande partie  de leurs dons-  via  la Croix  Rouge par  exemple-

n'est  pas allée vers ceux qui en  avaient le  plus  besoin.

 

Ils ont eu l'impression  que l'on leur avait fait les poches.


D'ailleurs,  Haïti  n'apparaît plus dans les  nouvelles internationales.

Personne ne sait  ce qu'y s'y passe.

Personne ne s'y  intéresse.


Même  les Haïtiens de France et des  départements d'outre-mer

évitent généralement d'aborder  les questions politiques.

 

Les plaies laissées par les  événements de  2004,

ne sont jusqu'à  présent  pas cicatricées.

Et puis,  il y a eu  toutes les pertes  en vies humaines et  en  biens

provoquées  par le  séisme.

 

Pour ce "petit peuple"  comme  dit  l'autre

ç'a été, parfois,  des  dizaines d'années  d'efforts économiques

qui  se  sont  en  quelques  minutes écroulées.      

 

Donc  en réalité  personne  d'autre   

" assiste, sans plus d’illusion,
au spectacle désolant des impasses politiques haïtiennes qui se succèdent
à coup de rivalités partisanes et stériles » 

que  les  propres  élites

intellectuelles,  politiques et économiques haïtiennes  qui ont  elles-mêmes

contribuées  en  tant  qu'acteurs et  metteurs en  scène  à  différents niveaux

à présenter ce "spectacle  désolant." qui ne fait même  pas recette.


Il  y  a un dicton qui dit" Comme  on fait son lit on  se couche.  "  

 

En fait,  vu  ce climat d'indifférence générale de  l' international vis à vis  d'Haïti,

il me semble, après  avoir  relu  atenttivement  le  "cri" de détresse  Mme Jean

que  celui-ci est dirigé

de manière détournée ,  plutôt vers les "pays amis"  et   l'international.

 

Cri de détresse qui serait comme  lancer une bouée  à la mer

avec un "mea culpa,  mea culpa, c'est  notre faute,notre très grande  faute,mais  ne nous laissez pas  tomber.


On  pourrait  le comprendre comme  un  petit  coup de pouce donné

par  cette personnalité de stature internationale

au  gouvernement Martelly/Lamothe,  très loin  d'être  en  odeur  de sainteté

après le  charivari de l'affaire de la démission  de Conille du  côté  des USA

et une  orientation politique à mille  lieux de  celle

du nouveau  gouvernement français.


 

 


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Vendredi 25 mai 2012 5 25 /05 /Mai /2012 11:00

J'ai lu  ça sur le net  venant d'un des membres super actifs du granlakouzen: 

 

 

"C'est mieux que rien! They look happy!  They have somewhere to go for entertainment!

 
D'ailleurs notre petit peuple est si peu exigeant que si vous lui accordez un simple minimum, il vous en est reconnaissant.

 
Male,"

Evidemment l'ensemble du message pue le paternalisme: "notre  petit peuple."

La condescendance et le  mépris marques de fabrique  des actuellement martellystes,
hier Gnbistes,  avant  hier lavalassiens, avant, avant , avant hier macoutes.

Opportunistes, sans convictions,  sans ligne  politique, sans morale.

Bref, ceux  qui ont été formatés par la papadokasi et qui évoluent depus 1986  dans le marigot.
De plus,ne sait -il  pas ce membre  du Granlakouzen que ce qu'il dit du peuple 
"...que si vous lui accordez un simple minimum, il vous en est reconnaissant." est exactement ce que j'entends les conseillers européens dans les ministères haïtiens dire de la classe moyenne et bourgeoise  haïtienne quand ils  reviennent ici.
Mais le plus dingue c'est que  ce type du Granlakouzen
est  tellement noyé dans  la  propagande  jusqu'au cou
qu'il  arrive à  voir de ses yeux  ce qui n'existe  pas sur la photo : des gens heureux !
ll refait sa propre photo dans sa tête.
Afin que vous  en jugiez vous-même de ce bonheur, j'ai agrandi  la photo.  
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Mardi 22 mai 2012 2 22 /05 /Mai /2012 11:58

J'ai lu ça sur le net :

 

Cela fait penser au dernier paragraphe de La Peste d’Albert Camus :


« Ecoutant, en effet, les cris d’allégresse qui montaient de la ville, Rieux se souvenait que cette allégresse était toujours menacée. Car il savait ce que cette foule en joie ignorait, et qu’on peut lire dans les livres, que le bacille de la peste ne meurt ni ne disparaît jamais, qu’il peut rester pendant des dizaines d’années endormi dans les meubles et le linge, qu’il attend patiemment dans les chambres, les caves, les malles, les mouchoirs et les paperasses, et que, peut-être, le jour viendrait où, pour le malheur et l’enseignement des hommes, la peste réveillerait ses rats et les enverrait mourir dans une cité heureuse."

 

 

Ce  qui à moi,  m'a fait penser à la joie du peuple haïtien en 1986, à la chute de Duvalier 2.

 

Et bien sûr, aux temps présents, où ce  bacille de retour, infecte à nouveau,  à une vitesse grand V la société toute entière, de haut en bas :

 

" que le bacille de la peste ne meurt ni ne disparaît jamais, qu’il peut rester pendant des dizaines d’années endormi dans les meubles et le linge, qu’il attend patiemment dans les chambres, les caves, les malles, les mouchoirs et les paperasses,..."

 

Vous vous rappellez des paroles  de cet évêque haïtien, enjoignant Michel Martelly d'agir en Sweet Micky ?

 

Vous avez-vu cette photo d'un des mercenaires qui assure la logistique

les  ex- Fad'h (forces armées d'Haïti) ?

 

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Ce type, paraît-il, habite en Haïti depuis quelques années.

Il a un visa ?


Il vit de quoi ?

Qu'est ce qu'il  fout à Cité Soleil ?


Rappelons que c'est à Cité Soleil qu'un animateur de radio  et directeur d'école a été assassiné  récemment.

 

Que fait l'ambassade US?

Est-ce que le gouvernement  des USA ne renvoie pas les criminels haïtiens en Haïti ?

Comment se fait-il  qu'il laisse des  individus  aussi bizarres fonctionner en Haïti  ?


Et si ce type représentait la face cachée des mlitaro/macouto/duvaliéristes,

et du pouvoir Tèt  Kale ?


Ceux qui sont en charge d'agiter, de manipuler, de  déstabiliser depuis1986

  et qu'on laisse tranquille jusqu'au moment

où ils vont  trop loin ?


De même que Gren Sonnen passé du  statut de "freedom fighter" à  homme à  abattre et abattu de fait.

 

VOIR Le Granlakouzen s'exprime

VOIR AYITI EXTREME DROITE

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Lundi 21 mai 2012 1 21 /05 /Mai /2012 11:52

 

"LE DISCOURS DU SIECLE !

 

Le message de Madame Michaelle Jean

est pour moi le discours du siècle.  Je

l’ai lu et relu avec beaucoup d’attention et de satisfaction.  Je découvre Madame Michaele Jean à travers son puissant texte et en guise de réponse, je lui en remercie et lui présente mes

compliments."

 

Tout le reste est dans la même  veine style précieuse ridicule

et  c'est signé qui,  qui  ?

Je vous le donne en  mille.

La  Madone  des Zen.

 

Au fait de quel siècle est ce discours de  Mme Jean ?

Vu les accents sentimentaux, poncifs et platitudes  dix-huitième, dix-neuvième ?

 

Pour lire le "discours du  siècle  " link

 

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Jeudi 10 mai 2012 4 10 /05 /Mai /2012 11:13

J'ai  lu ça sur le net :

 

"Ti-Yon Surpris en surprise a eu un accident vasculaire cerebral hier apres midi depuis lors il fait la merde sur lui sans controle ses médecins lui ont interdit de péter sur quelque soit la forme voir d'etenuer 

Actuement Ti-Yvon est en crise de papiers hygiénique que ces adeptes lui viennent en aide 

Voye rele pompier voye rele pompier vous connaissez le reste de la chanson 

Bonne journée à tous "

 

Vous  aurez identifier sans  hésitation que l'auteur

de ce  message est un fervent partisan du  pouvoir "Tèt kale"


De qui d'autre pourrait venir une prose aussi raffinée  ?

 

Ce type -là,  comme bien d'autres partisans du pouvoir "Tèt  kale"

fait la chasse au Ti-Yvon, un internaute  qui leur  est farouchement opposé.

 

Ce type-là prétend, et il ment, qu'aux USA, Ti-Yvon serait alpagué par la CIA

pour exprimer des opinions à l'encontre du  gouvernement.

 

Ce type-là, qui   vit aux USA

et qui regarde FOX News et ce  que cette chaine dit quotidiennement

sur Obama et les démocrates,  est un ignoble menteur.

 

Ce qu'il veut en réalité, c'est  de faire taire par tous  les moyens

une voix  qui apporte  des  informations , d'ailleurs généralement  documentées

sur  le pouvoir Tèt Kale.

 

Ce type-là est un ennemi du  peuple  haïtien

qui  lui refuse le droit  inaliénable de s'informer.

 

Ce type-là, sous des allures bon enfant qu'il cultive

est un danger  pour  la nation parce  qu'il  appelle au flicage et à la répression des opposants.

 

Ce type-là doit être  identifié et  surveillé

comme n'importe quel quidam qui s'en prend au droit d'expression des citoyens.

Parce que nul ne sait jusqu'où il peut aller.

 

De la délation à l'élimination physique ?

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Mardi 8 mai 2012 2 08 /05 /Mai /2012 11:00

 

J’ai lu ça sur le web :

« le "Colonel" (Kadhafi) faisait venir des containers de viagra pour violer les femmes libyennes, »


Ce qui me rappelle le temps où, la Madone des Zen envoyait de manière répétitive  sur le web, une histoire de chimères aristidiennes qui violaient les jeunes femmes de la bourgeoisie après avoir pris soin d’insérer dans leurs verges, des « marbres», comme elle les appelle,  donc  des billes.


Cette nana tenait fort à son conte qu’elle repassait à la moindre occasion.


Manifestement très peu au courant des principes basiques  de  physiologie, elle imaginait  -avec délices ?- des  sexes d’hommes noirs, très noirs, rembourrés de billes  -quels étaient les médecins responsables de l’opération chirurgicale ?,- pas du tout gênés par le poids,  pénétrant cruellement de jeunes  vierges blondes -pourquoi pas ? tout le monde sait que les vierges sont toujours blondes même en Haïti- de la  bourgeoisie haïtienne.


De ces niaiseries de la Madone des Zen, qui en a toute une réserve sur le net- les  Haïtiens de la classe moyenne applaudissent à tout rompre.


Les Barons, celui de Ti Malice de Time is Money, celui de L’Esclavage est un Bienfait,  celui de la Crême de la Crême avaient tous tenus à la féliciter pour  l’excellence  de ses  analyses.


 Hommages à l’intelligence qui, soit dit en passant, permettent de comprendre l’arrivée de l’actuelle équipe à  la tête d’Haïti,  considérée comme des presque dieux par le Granlakouzen- le granlakou de la Madone des Zen.

 

D’ailleurs,  pour prouver son fait,  la Madone des Zen avait demandé à son  collègue et ami, le Baron de  Bourdon de Grand  Renard, actuellement conseiller-homme-à-tout -faire du président du  pays  Tèt Kalé/ Kale bounda-w jan ou  vle/  Sak Pa  Kontan Anbake , de bien  vouloir fournir les preuves photographiques  que ce dernier détenait dans ses « riches » archives, de ces viols perpétrés par des verges rembourrées de billes.


Le Baron de Bourdon  de Grand  Renard,  grand expert en  manipulation et qui connaît de  ce fait   les  limites de l’intox,  fit semblant de ne pas  entendre l’appel à l’aide de la Madone des Zen.


Mieux,  il alla  même  pour se dépêtrer de cette histoire à la mords-moi-le nœud- c’est le cas de le dire- jusqu’à l’attaquer sournoisement, prétendant que derrière son pseudonyme  féminin se cachait un homme.


Comme vous  le savez, chez ces  gens-là,  on met en pratique  à mort la parole de Duvalier François à savoir : « la reconnaissance en politique est une lâcheté ».


Les internautes furent donc frustrés de ne pas voir ces photos tirées du « riche répertoire » du Baron de Bourdon de Grand Renard qui nous auraient  montré des sexes en érection  avec «  des billes cousues à l’intérieur ».1


Dommage.  Haïti  aurait,  après les histoires de femme accouchant d’un bébé poisson relayées par un autre actuel conseiller  capois de Martelly, fait faire un  bond à la recherche  scientifique mondiale en démontrant  que le  sexe  d'une  chimère aristidienne a la capacité de défier les lois de la pesanteur.


Pour être honnête, il est  nécessaire d’ajouter que l’ultradroite ne se contente pas de jouer sur la peur à base de fantasmes sexuels, mais qu’elle sait également avec  fougue passer aux actes.


Rappelons-nous que l’une des armes des militaires du FRAHP de Jodel Chamblain en 1991 était d’abuser sexuellement des femmes, hommes et enfants des militants Lavalas. Le plus prisé était de forcer un père à  violer sa fille ou bien un fils  sa mère.

 

 Pour l'équipe de  Jodel  Chamblain, violenter et humilier n'était  pas suffisant, il fallait détruire  la cellule familiale et pousser ses  membres  à  la  folie.

 

 Recette duvaliérienne.

 

Selon Paul  Farmer, l’ex-Président des USA aurait eu en main des photos atroces de ces viols et sévices divers. Ce qui, paraît-il, l'aurait  poussé   à liquider l'armée au retour d'Aristide.


Vous comprendrez lectrice et lecteur que des gens capables de telles abominations,  cette fois-ci documentées, seront  les premières personnes  à  essayer de se couvrir en les  prétant à leurs  victimes.


L’histoire des  « containers de  viagra  pour violer  les femmes  lybiennes » que Kadhafi auraient fait  venir,  est  une fable dont je suis quasiment sûre la Madone  des  Zen se sera empressée de s'emparer et  de diffuser  sur tous  les  forums  et que  les Haïtiens  lettrés de  la classe moyenne, les yeux écarquillés et la bouche en cul de poule auront avalé sans se poser de questions.

 

Notre cher  Jacques Roumain qui les connaissait bien, ces mesquins petits bourgeois,  les avaient appelé « Les Fantôches. »


Aimé Césaire qui les connaissait moins bien, mais qui en avait accueilli, un temps,  certains d’entre eux plus que chaleureusement, leur avait octroyé le qualificatif peu aimable de « salauds ».


Pour leur rendre justice, les 2 leur vont parfaitement.

 


1- Veuillez noter que par la suite, La Madone des Zen, placera "ses" billes, non plus dans le sexe des hommes mais dans leurs testicules. On reste perplexe sur l'intérêt pour un quidam de farcir ses testicules de billes afin de commettre un viol.

La Madone des Zen a refusé de répondre à nos demandes réitérées d'explication de ce  phénomène.

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Samedi 5 mai 2012 6 05 /05 /Mai /2012 12:27

M. Laraque a dit  qu'il n'y a pas de bons duvaliéristes.

C'est clair  et l'histoire en  apporte le  témoignage.

 

Il se trouve  qu'un  certain nombre de personnalités dont les fameux zentelellctuels  haïtiens

arborent des postures de femmes et d'hommes progressistes.

 

Il se trouve que, dans un passé lointain, il leur est arrivé de prendre des positions fermes contre le duvaliérisme pour certains  et, pour d'autres, de s'en accomoder tout en dénonçant à l'étranger du bout des lèvres les dérives de la  dictature.

 

Forts de ces engagements pour les uns et de ces postures pour les autres, ces femmes et hommes se présentent devant les publics occidentaux comme des progressistes.

 

Vous imaginez bien, que les journalistes  occidentaux qui dans leur majorité, qu'ils soient de gauche ou de droite, défendent et  appuyent la politique étrangère de leurs pays ne vont pas s'amuser  à faire un travail d'investigation sur le parcours de ces intellectuels pour vérifier la  réalité  de leurs prétentions affichées.

 

Vous  imaginez bien  également,  que  ceux que compte  la classe moyenne haïtienne comme lettrés, ne vont pas non plus  se mettre à se poser des questions sur les convictions de leurs pairs tout puissants dont dépend leur entrée dans le club des "nègres d'exception.".

 

Il y a un proverbe  qui dit : " C'est au  pied  du mur qu'on voit le maçon".

 

Justement, si on  observe la liste des événements fâcheux  depuis l'arrivée de Martelly au pouvoir - permettez-moi de ne point  les citer, la liste en serait trop longue-  il  est étonnant de constater le silence total/capital des dits progressistes de 2004, combattants  intellectuels  de  la liberté à côté des  Guy  Philippe,  Jodel Chamblain,  Grenn  Sonnen , Ravix  Rémissainhe et autres faisant eux dans la force  toute physique.

 

Dire que ces zentellecuels sont des  duvaliéristes, c'est-à-dire des  réactionnaires  qui défendent  le statu quo des inégalités en Haïti, peut pour un observateur étranger, apparaître comme un crime de lèse -majesté ou bien pour de l'extrémisme de gauche.

 

Pourtant, observons leur silence et comparons-le à leur cacophonie en 2004.

 

Observons  leurs productions quelles soient  littéraires ou cinématographiques.

 

Que voyons-nous ?

-Bicentenaire

- Grenn nan bounda contre  Attila

- Moloch Tropical

 

Ces oeuvres sont-elles à  même de  rendre compte de la réalité  haïtienne ?

 

Ou  bien sont-elles des oeuvres de pure  propagande à la mode de Goebells ?

 

Pour la plupart des  Haïtiens de  la classe moyenne, être lettré équivaut à une sorte de blanc seeing.

Ils oublient que  Duvalier François  était un médecin,  que  Lafontant était  un médecin, que bon nombre des thuriféraires de la dictature étaient  des  lettrés.

 

Les  Haïtiens ne savant pas, ou bien oublient, ou font semblant de ne pas le savoir que bon nombre de Ministres d'Hitler  étaient des intellectuels, que sa côterie comportait des chercheurs pointus, des artistes, des écrivains et poêtes.

 

En réalité, ce qu'il y a de plus monstrueux, c'est de  voir des hommes instruits  choisir de se mettre au service des Grenn Sonnen, Jodel Chamblain, Duvalier Jean-Claude et autres Ravix Rémissainthe.

 

Qui d'autre qu'un duvaliériste pourrait avancer qu' "Aristide est pire que Duvalier" ou bien que " Aristide est  le  problème" qui empêche Haïti d'avancer ?

 

Ou bien encore que le pays  était stable  avant " ces  vingt-cinq dernières années" ?

 

Qui d'autre qu'un duvaliériste se refuserait de comprendre qu'un pays qui sort de 34 ans ( 29 ans de duvaliérisme + 5 ans de régime militaire)  a besoin de stabilté et  de débats avec toutes les composantes de la  nation pour sortir du "faire noir" ?

 

Qui d'autre qu'un(e) duvaliériste applaudirait des deux mains  que l'année du bicentennaire de l'indépendance de son pays, le  président contitutionnellement élu soit mis dans un avion en direction de la Répulique de Centre Afrique - un symbole bien clair- et que les troupes de l'ONU occupent son pays ?

 

Qui d'autre qu'un duvaliériste  serait capable d'une  forfaiture d'une si grande ampleur - qui précède le séisme de 2010 ?

 

Aussi, les Haïtiens- avecun h majuscule- doivent faire l'effort de regarder la réalité en face et de comprendre qu'au delà des postures et des nuances, la majorité de ceux qui se présentent comme des intellectuels et qui ont droit aux récompenses de l'ancien colonisateur, sont des femmes et des hommes de droite, une progéniture du duvaliérisme qui défend avant tout le statu quo.

 

Il est possible de se hasarder à faire un parallèle avec ce qui se passe ici, en France, actuellement, où on voit la droite dure prendre d'assaut les symboles de la gauche: de Jaurès, en passant par un meeting à la salle de la Mutualité (rendez-vous historique de la gauche- d'ailleurs c'est dans cette salle que la diaspora en France avait accueilli Aristide) , jusqu'à organiser une manifesation le 1er mail.

 

En Haïti, on trouve les fac-similés de ceux d'ici. 

 

Hier, ils louangaient  dans tous les média de l'Hexagone, les mercenaires sanguinaires venus de la RD, leur affublant le nom de " Combattants de la liberté";

 

Aujourd'hui, toute honte bue, ils se réclament de  notre écrivain martyr, Jacques Stephen Alexis.

 

Pour le reste, ils et elles se taisent.

 

Ces gens-là nous prennent pour des imbéciles.

 

 

 

 

 

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Vendredi 4 mai 2012 5 04 /05 /Mai /2012 11:27

Jean-Claude-Duvalier-alias-baby-Doc.jpg2011-04-07_182350_Michel_Martelly_Damian_Merlo_AntoniaSola.jpg

"quand on mange avec le diable, il faut une grande fourchette".

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Mardi 17 avril 2012 2 17 /04 /Avr /2012 11:01







Petit et bref rappel d'une  histoire relativement récente.
Afin que les zentellectuels haïtiens qui y ont participé activement et stupidement- on pourrait même dire criminellement- la regarde, s'ils y arrivent,
et pour que les générations futures apprennent à ne pas oublier, à s'informer, à réfléchir, à grandir;
afin de ne pas refaire le même trajet, tel que ça se passe aujourd'hui avec le retour officiel des duvaliéristes, des macoutes, parfois des criminels notoires, au pouvoir.
Et puis, ce trafic de la drogue qui reprend de plus belle, comme au temps des gouvernements militaires : Namphy, Avril, Cédras...
Hum!
Est-ce que le plan d'avoir mis à la tête de l'Etat le duo Martelly/Lamothe va dans le sens d'un deal entre la RD, la Colombie, le Mexique et Haïti ?
Ces 3 pays se verraient-t-ils en échange de pots-de-vin importants - très importants, n'est-ce pas M. Martelly ? Pas de la rognonotte comme les 2 millions de Bautista- décharger de leurs dealers qui mettent leurs pays à feu et à sang, déstabilisent leur économie ?
On sait que les citoyens mexicains pris en otage entre l'armée et les trafiquants n'en peuvent plus.
On sait que les Colombiens sont de grands producteurs de drogue.
On sait que la RD est uneimportante plaque tournante.
L'organisation du chaos actuel avec la connivence de, précisément ces pays-là, des USA qui ont mis le duo à la tête de l'Etat haïtien, des parlementaires sans scrupules, des femmes et hommes d'affaires encore + sans scrupules, des zentellectuels dont la pensée est directement liée à leurs porte-feuilles, ne ferait-t-elle pas partie du plan pour faire d'Haïti, un pays contrôlé par les narcotrafiquants ?
Est-ce que ce plan est possible ?
Celui de faire d'Haiti un  passage obligé de la cocaïne allant aux USA, sous haute surveillance. D'où,     peut-être, la présence acceptée des paramilitaires à la fois par la Minustah et le gouvernement.
Après tout,  peut-être que ces types là, sont armés, habillés, nourris, logés et blanchis les barons de la drogue de la RD, du Mexique et de la Colombie. Qui sait ?
Est-ce que d'avoir de tels parrains n' expliquerait que personne ne  s'aventure
à leur demander des comptes ?
La pemière République Noire au monde, serait-elle vouée à devenir le premier pays contrôlé de A à Z par la mafia ?
A suivre.

Pendant que nos médias nous présentent d’anciens tontons-macoutes comme des émules de Che Guevara et les troupes américaines, françaises et canadiennes comme des libérateurs, nos éditorialistes parlent de "l’africanisation" de Haïti pour décrire le marasme économique total qui étrangle le pays. Tout cela pue le racisme à plein nez et transpire le vieux discours colonial sur le "fardeau de l’homme blanc." 

Dans un dossier magistral, Michel Chossudovsky démonte, morceau par morceau, le mécanisme mis en place par les institutions internationales (FMI et Banque mondiale) et le gouvernement américain pour déstabiliser Haïti, chasser le président élu Jean-Bertrand Aristide et maintenir le pays comme zone de transit pour le trafic de la drogue entre la Colombie et les États-Unis. 

Le professeur Chossudovsky rappelle le curriculum vitae des leaders des rebelles. Guy Philippe, la nouvelle coqueluche des médias, est un ancien chef de police et un membre des forces armées haïtiennes. Au cours des années 1990, il a suivi un entraînement prodigué par les forces spéciales américaines en Équateur. 

Emmanuel "Toto" Constant et Jodel Chamblain sont deux anciens tontons-macoutes et membres du Front pour l’avancement et le progrès en Haïti (FRAPH), un paravent pour les escadrons de la mort qui ont assassiné des centaines de personnes lors du coup d’État militaire qui a déposé Jean-Bertrand Aristide en 1991. 


Dans une entrevue à l’émission 60 Minutes du réseau américain CBS, diffusé en 1995, "Toto" Constant a reconnu qu’il recevait 700$ par mois de la CIA lorsqu’il a créé le FRAPH. 

Le volet civil de l’opposition au président Aristide est regroupé sous l’enseigne de la Plate-forme démocratique. On y retrouve la Convergence démocratique de Evans Paul, l’ancien maire de Port-au-Prince, et le Groupe des 184 organisations de la société civile (G-184). 

Ce dernier groupe est dirigé par André Apaid, qui est également citoyen américain. Apaid est propriétaire des industries Alpha, c’est-à-dire de sweatshops dans l’industrie textile et la sous-traitance pour des entreprises électroniques américaines comme IBM, Remington, Honeywell et Sperry/Unisys. 

Apaid est le plus gros employeur industriel haïtien. Il exploite plus de 4 000 travailleuses et travailleurs à qui il verse un salaire aussi bas que 68 cents par jour, alors que le salaire minimum officiel est de 1,50$ par jour. 

Apaid a soutenu le coup d’État de 1991 et des liens existent depuis longtemps entre l’opposition civile et militaire, même si les médias ont cherché à les camoufler. L’opposition civile est en bonne partie financée par l’Institut républicain international (IRI), qui reçoit beaucoup d’argent des pays de l’Union européenne, et par le National Endowment for Democracy (NED), une organisation américaine dont c’est un secret de polichinelle qu’elle travaille de concert avec la CIA. 

Créée en 1983, au moment où la CIA était sous le feu des projecteurs pour avoir soudoyé des politiciens et créé des organisations-bidons à travers le monde, le NED a pour objectif, comme le reconnaîtra Allen Weinstein, responsable de sa mise en opération, "de faire beaucoup de choses qui étaient faites clandestinement auparavant par la CIA". (Washington Post, 21/09/1991) 

Il est de notoriété publique que c’est par le canal du NED que passe le financement des organisations de la "société civile" qui cherchent à renverser le président Hugo Chavez au Venezuela, comme cela a été le cas en Yougoslavie lors de la chute de Milosevics. 

La gravité de la situation économique en Haïti ne peut se comprendre sans tenir compte des politiques imposées par le Fonds monétaire international (FMI) et la Banque mondiale, explique Michel Chossudovsky, auteur du best-seller "La Mondialisation de la Pauvreté", un ouvrage publié en huit langues. 

Après le renversement du premier gouvernement Aristide et son programme de mesures progressistes - seulement huit mois après son arrivée au pouvoir en 1990 - c’est un ancien fonctionnaire de la Banque mondiale et ministre des Finances sous Duvalier, Marc Bazin, qui deviendra premier ministre, nommé par la junte militaire. Bazin avait été le candidat de Washington qui sera défait par Aristide lors des élections de 1990. 

Sous la gouverne de Bazin et de la junte militaire, de 1992 à 1994, plus de 4 000 civils sont assassinés par le FRAPH, 300 000 personnes sont déplacées à l’intérieur du pays, des milliers d’autres trouvent refuge dans la République dominicaine voisine et 60 000 s’embarquent dans des navires de fortune pour fuir le pays. 

C’est pour prévenir une insurrection populaire contre la junte que Washington envoie 20 000 marines et gardiens de la paix en Haïti en 1994, et qu’ils ne quitteront pas avant 1999. 

Le retour à un gouvernement constitutionnel est négocié en secret avec les créanciers de Haïti avant le retour d’Aristide en octobre 1994 pour la fin de son premier mandat. L’argent neuf avancé par la Banque mondiale, le FMI et la Banque inter-américaine de développement ne sert alors qu’à permettre à Haïti de rencontrer ses obligations avec ses créanciers étrangers. 

Sous le gouvernement de la junte, le FMI avait exigé la réduction des services de santé et d’éducation, prétextant un "surplus" d’enseignants et de personnel hospitalier dans un pays où de tels services sont quasi inexistants. 

Le FMI et la Banque mondiale forcèrent la levée des barrières tarifaires et l’ouverture du marché local au dumping américain de produits comme le riz, le sucre et le maïs, ce qui a pour effet de détruire l’économie paysanne dans un pays où plus de 75% de la population vit de l’agriculture. Haïti devient alors le quatrième importateur de riz américain, après le Japon, le Mexique et le Canada. Sous la junte, le produit intérieur brut a chuté de 30%. 

À peine deux semaines avant les élections présidentielles de novembre 2000 - qui vont marquer le retour d’Aristide au pouvoir pour un deuxième mandat - alors que les États-Unis ont instauré un embargo sur l’aide à Haïti, le gouvernement sortant signe une Lettre d’intention avec le FMI. 

Bien qu’Aristide ait promis de hausser le salaire minimum, de construire des écoles et mettre en place un programme d’alphabétisation, le nouveau gouvernement a les mains liées par la Lettre d’intention. 

En 2003, le FMI impose un système de "flexibilité du prix de l’essence" qui provoque en deux mois une hausse de 130% du prix du carburant. Cette mesure entraîne une augmentation de 40% des prix à la consommation. Pour juguler l’inflation, le FMI exige alors un gel des salaires. Le salaire quotidien minimum, qui était de 3 $ en 1994, tombe aussi bas qu’à 1,50 $. Cette "flexibilité du marché du travail" devait selon le FMI attirer les investisseurs étrangers ! 

La dette extérieure s’emballe et les taux d’intérêt s’envolent. Dans le Nord et l’Est du pays, la hausse du prix du carburant provoque une quasi paralysie des transports et des services publics comme l’électricité et l’approvisionnement en eau. Toute ces mesures alimentent la grogne contre le gouvernement Aristide et servent la cause de l’opposition. 

En février 2003, Washington nomme James Foley comme nouvel ambassadeur en Haïti. En 1999, Foley était l’envoyé du Département d’État américain au Kosovo. Il oeuvra à rendre "respectable" l’Armée de libération du Kosovo, qui était financée par l’argent de la drogue et la CIA, dans le contexte de la préparation de l’intervention américaine contre le gouvernement de Milosevics. 

Dans des études antérieures, Michel Chossudovsky a démontré comment le Kosovo a été transformé en "narco-démocratie" sous la protection de l’OTAN. La drogue, en provenance de l’Iran et de la Turquie, y transite pour prendre la direction de l’Europe. Aujourd’hui, Chossudovsky se demande si ce n’est pas ce modèle que Foley prépare, depuis 1999, pour Haïti. 

Alors que l’économie réelle de Haïti est en banqueroute, le trafic de la drogue y est florissant. Selon la Drug Enforcement Administration (DEA) américaine, Haïti demeure "le principal pays pour le transit de la cocaïne de la Colombie vers les Etats-Unis." 

La DEA estime que 14% de la cocaïne qui entre aux Etats-Unis passe par Haïti. Cela représente des sommes fabuleuses, lorsqu’on sait que le commerce global des narcotiques est évalué annuellement à 500 milliards $. 

Les narco-dollars représentent aujourd’hui la principale source de devises pour Haïti. Ils servent à rembourser la dette et les intérêts de créanciers étrangers. D’ailleurs, la libéralisation du marché des échanges extérieures imposée par le FMI sert merveilleusement bien au blanchiment des narco-dollars. 

Haïti ne touche qu’un très faible pourcentage des revenus de cette contrebande. Les principaux bénéficiaires en sont les intermédiaires criminels, les agences de renseignement qui protègent ce commerce, de même que les institutions bancaires et financières de Wall Street et d’Europe qui blanchissent cet argent. 

Michel Chossudovsky souligne que le contrôle du marché de la drogue qui passe par Haïti est particulièrement important pour les Etats-Unis qui voient une bonne partie du commerce mondial de la drogue se transiger maintenant en euros plutôt qu’en dollars, sapant d’autant l’hégémonie du dollar américain. 

La rébellion armée et la chute d’Aristide ne sont donc pas des événements spontanés. Ils ont été planifiés de longue main par les services secrets et le gouvernement américains. Bien que les membres des gouvernements Préval, et par la suite Aristide, se soient montrés complaisants à l’égard du FMI, Washington avait néanmoins inscrit Jean-Bertrand Aristide sur sa liste noire. 

L’arrivée des militaires américains s’inscrit dans les plans de l’administration Bush pour la militarisation des Caraïbes. Elle vise à sécuriser les routes du trafic des drogues. Rappelons-nous également que Haïti est située stratégiquement entre Cuba et le Venezuela, deux pays où la Maison Blanche voudrait bien voir un changement de régime. 





Pierre Dubuc, 3 mars 2004, L'aut' Journal


Source: L'aut' Journal sur le Web www.lautjournal.info


Le dossier complet de Michel Chossudovsky (en anglais) dont cet article n’est qu’un bref résumé, peut être consulté à l’adresse Internet suivante : globalresearch.ca/articles/CHO402D.html 
Par siel - Publié dans : AYITI EXTREME DROITE
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Jeudi 12 avril 2012 4 12 /04 /Avr /2012 10:59
La chronique de Recherches internationales

Michel ROGALSKI
photo : Pedro Moura Pinheiro


À l’échelle du monde, l’extrême droite prend ses marques et s’enracine au travers d’une nébuleuse multiforme. Ses singularités diffèrent d’un continent à l’autre et reflètent l’histoire et la spécificité des sociétés. Quel que soit son visage, l’extrême droite, presque toujours xénophobe, se nourrit des peurs, des frustrations et des précarités générées et alimentées par la crise. Elle progresse sur des sociétés fragilisées dont les repères et les valeurs sont heurtés. Les gros bataillons ne viennent plus en Europe des groupuscules violents ou paramilitaires et souvent nostalgiques du nazisme qui, tolérés ou non, perdurent encore de façon marginale et folklorique dans la vie politique. Certes, des filiations idéologiques avec cette famille politique peuvent être objectivées pour quelques dirigeants, mais pour l’essentiel le discours, les formes d’action, les milieux influencés se sont tellement modifiés qu’ils inclinent plutôt à penser en termes de ruptures que de continuités.

Le monde arabo-musulman, du Sénégal au Pakistan, soit largement plus d’un milliard d’hommes, a vu se développer en une trentaine d’années des formes d’intégrisme religieux qui s’apparentent à un fascisme vert prenant partout violemment pour cible les forces progressistes et démocratiques et ayant le projet d’imposer la prééminence de principes théocratiques sur l’espace social et politique. En Afrique noire, les sectes évangélistes prospèrent et véhiculent des valeurs rétrogradent, tandis qu’en Amérique latine elles ont toujours été associées aux formes extrêmes des dictatures militaires.

Partout, ces mouvements, surfant sur l’air du temps, ont su tout à la fois faire coaguler des aspirations diverses, utiliser les techniques les plus modernes de la communication de masse et se retrouver à l’aise dans une mondialisation qu’ils leur arrivent parfois de pourfendre. Selon les pays et les situations, les thèmes seront simplifiés et caricaturés par des leaders qui ne s’embarrasseront pas de complexité et chercheront avant tout à déstabiliser le système politique en présentant ses élites comme incompétentes, corrompues, complices de forces obscures menaçant l’intérêt national et insensibles aux besoins du peuple. Les boucs émissaires seront vite trouvés. Ici l’immigré, là le profiteur de l’État-providence ou le fonctionnaire, sauf s’il est policier, douanier ou soldat, car l’ordre musclé n’est jamais rejeté. Ou encore, la région pauvre et paresseuse parasitant la région riche et besogneuse sera montrée du doigt et invitée à se séparer. L’anti-fiscalisme et le rejet de l’état-providence seront mis en avant, notamment dans un continent comme l’Europe où l’état a toujours été affirmé et tenu pour responsable des solidarités nécessaires. Ailleurs, la présence d’une forte immigration habilement associée à une montée de l’insécurité, vraie ou fantasmée, sera un effet d’aubaine. On assiste même aujourd’hui à des tentatives de réhabilitation de la colonisation en exaltant ses soi-disant bienfaits, suggérant par là qu’il ne s’agissait que de civiliser des « barbares » qui devraient nous en être reconnaissants. Des sentiments identitaires caractériseront souvent cette mouvance. Flattés à l’échelon national, ils nourriront une forme nationaliste d’opposition à l’Europe et à la mondialisation ainsi qu’à l’idéologie qui l’accompagne, le mondialisme. Mais déclinés sur un mode régionaliste voire séparatiste, ils remettront en cause le modèle national en se jouant de l’Europe flattant les régions.

À l’évidence, ce fonds de commerce prospère. Mais centré sur des identités et des particularismes, il peine à se constituer en internationale effective à l’échelle du monde et arrive difficilement à tisser des réseaux de relations efficaces au-delà de l’horizon continental, comme c’est le cas au Parlement européen. On imagine en effet mal des intégrismes religieux se mettre à coopérer, même s’ils s’alimentent l’un l’autre.

L’idéologie de l’extrême droite est finalement assez simple : il faut préserver. Qu’il s’agisse de la race, de la nation ou de la civilisation face au « barbare » qui est aux portes ou déjà à demeure ; ou bien des valeurs ancestrales menacées - travail, famille, religion -, de l’ordre établi bousculé par toute évolution de société. Il faut défendre tout cela parce qu’on s’est persuadé que c’était ce qu’il y avait de meilleur, donc de supérieur aux autres. Il faudra même lutter contre la science si elle en vient à contredire nos convictions profondes, notamment religieuses. Au cœur de cette idéologie se niche la haine de l’autre et la conviction que l’homme est un loup pour l’homme. Le recours à l’affrontement, à la tension, voire à la guerre, ou la construction de dangers, de menaces ou d’ennemis, seront systématiquement recherchés pour entretenir une cohésion sociale ou communautaire contre « les autres ». On comprend combien ces « idées », ces phobies ou ces croyances rentrent en totale opposition avec toute avancée progressiste porteuse de valeurs de solidarité et de progrès. Le choc ne peut être que frontal et sans concessions.

Les stratégies seront diverses. Pour certains une posture d’alliance avec la droite conservatrice sera privilégiée et permettra une participation au pouvoir (Autriche, Italie, Pays-Bas, Portugal). Pour d’autres, faute d’avoir réussi à se rendre fréquentable, la perspective tracée sera celle de la déstabilisation du système politique perçu comme obstacle à toute avancée vers le pouvoir. Mais, dans tous les cas de figure, posture d’affrontement ou participation, l’effet sera le même, celui d’une droitisation de la société et du recul des valeurs progressistes. Montée des égoïsmes, repli individuel, abandon des acquis sociaux, recul des solidarités, refus des différences, recherche de boucs émissaires, traduiront le déplacement du curseur idéologique.

C’est dans la violence que la mondialisation a imposée aux peuples et aux états que réside probablement la cause principale de ce bouleversement du paysage politique. Ses effets délétères ont ravagé les souverainetés nationales garantes des protections que l’état devait à ses populations, et de la préservation des identités de chaque pays. Le spectacle de gouvernements successifs incapables d’agir efficacement sur des problèmes considérés comme essentiels et se retranchant derrière la contrainte externe pour se disculper de leur inaction ou de leur incapacité à obtenir des résultats, a créé le terreau sur lequel a germé ces postures xénophobes et identitaires. La précarité et le chômage se sont développés sur une grande échelle touchant d’abord les plus démunis et les plus exposés et affolant des classes moyennes craignant d’être happées dans le désastre. Ces dernières catégories constituent le socle le plus fidèle de cette droite extrême car elles reprochent à ceux d’en haut de donner à ceux d’en bas avec leur argent, au risque de les déstabiliser. C’est pourquoi toute solidarité et assistance sont bannies de leur horizon mental.

Bien qu’embarrassant à la fois la droite traditionnelle et la gauche, cette montée identitaire et xénophobe lance un défi particulier à cette dernière qui n’a pas su offrir une alternative crédible à ces bataillons ouvriers et populaires qui l’ont abandonnée. L’absence de vraies réponses de la part de la gauche, au programme peu audible car insuffisamment différencié de celui de la droite et suggérant un consensus mou sur la mondialisation, la construction européenne, le social, la réponse à la crise, ont favorisé l’illusion d’un système pipé dont il fallait sortir par l’extrême droite. Celle-ci a su accueillir ces ruisseaux de mécontents et transformer leur démarche protestataire en vote de conviction et d’adhésion par définition moins versatile. Regagner ces voix, voire arrêter l’hémorragie, ne sera donc pas tâche facile. Redonner sens au clivage gauche/droite, ne pas confondre social avec sociétal, être clair sur les couches dont on défend les intérêts et intransigeants sur toute dérive xénophobe deviendront très vite des postures incontournables pour les forces politiques se réclamant de la transformation sociale.

Michel Rogalski
économiste, CNRS. Directeur de la revue Recherches internationales

Cette chronique est réalisée en partenariat rédactionnel avec la revue Recherches internationales à laquelle collaborent de nombreux universitaires ou chercheurs et qui a pour champ d’analyse les grandes questions qui bouleversent le monde aujourd’hui, les enjeux de la mondialisation, les luttes de solidarité qui se nouent et apparaissent de plus en plus indissociables de ce qui se passe dans chaque pays.

6, av. Mathurin Moreau ; 75167 Paris Cedex 19

Site : http://www.recherches-internationales.fr/

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URL de cet article 16341 
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Par siel - Publié dans : AYITI EXTREME DROITE
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