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Jose Antonio chronique

Jeudi 28 décembre 2006 4 28 12 2006 15:02
C’est ainsi que l’on parle à une personne faisant preuve d’incivilité, mal éduquée, inculte, sans goût ou un peu bourrue.
Être indien devient alors un concept qui renferme tout ce qu’il a d’indésirable dans l’être humain. L’« indien »  c’est l’anti-thèse du citadin idéal et civilisé de nos -pas si- jeunes républiques américaines. C’est une expression abusive dont la signification peut varier d’une légère et fraternelle réprimande entre amis à une insulte de front, avant d’en arriver aux poings. On entend cette expression un peu partout : dans les programmes télévisés, dans la bouche des chroniqueurs de radio exaspérants, dans les transports en commun, au marché, dans la rue, dans les bureaux et les écoles. C’est une expression qui est passée dans les mœurs
 
 « Être indien », c’est la dernière étape avant d’entrer dans le monde animal. L’Indien  est en effet un être qui a toujours vécu dans l’imaginaire occidental, à la frontière entre la sauvagerie, la barbarie et la civilisation. C’est le lien entre la culture et la nature. C’est la conscience de notre animalité. Lors de l’arrivée du Conquistador, l’Indien a été endoctriné dans les mystères de la foi et a reçu son premier contact avec la société proprement dite (la société occidentale il va de soit). Ensuite, durant la Colonisation, l’Indien a appris les vertus de la discipline et du travail – on omet, pour cette seconde vertu et par commodité, l’adjectif « forcé ». Lors de l’Indépendance, on lui accorde fréquemment un peu de lucidité dans l’exaltation patriotique à venir. Et dès les débuts de la République, il semblerait que l’Indien ait cessé de se développer pour devenir un être végétatif et incapable d’emprunter le chemin de la modernité qu’ont pris nos républiques mais également incapable de revenir à l’état virginal d’avant la  Conquista. Depuis lors, l’Indien est devenu dans nos imaginaires un obstacle au développement des républiques, une entité atavique incarnant la raison ultime de notre sous-développement et de notre retard économique. Il est la tête de turc idéale.



Le Musée de l’Or de Bogota

 
« Ne fais pas l’indien ! ». Cette expression circule dans la bouche de tous. Néanmoins, au cœur de Bogota, le Musée de l’Or fait l’orgueil de ces mêmes personnes qui utilisent à la légère cette expression. Dans les vitrines du musée sont exposées des œuvres d’art finement élaborées, en or et alliages d’une grande qualité, comme  la tumbaga, qui surprennent tous les visiteurs. C’est un spectacle réellement magnifique, d’une beauté indescriptible, unique où tout scintille comme un lever de soleil éblouissant. C’est une véritable explosion de lumières. Toute cette richesse et bien plus, perdue pour toujours, a émerveillé les conquistadores avec le mythe de l’«El Dorado ».
 
Aujourd’hui, les musées, pour la plupart, ont le défaut de montrer une réalité statique et par conséquent déformée, dans laquelle le passé et le présent sont pratiquement dissociés.
Est-ce que les orfèvres qui réalisèrent ces œuvres d’une extraordinaire beauté ont disparu à jamais ? Leurs fils ne sont-ils pas  encore parmi nous ? N’utilisent-ils plus ces objets exposés ? N’y a-t-il également pas quelque chose d’eux en chacun de nous ? Il semblerait que les chef-d’œuvres en exposition dans ce musée soient à jamais disparus.
 
Le musée de l’or a essayé de remédier à cela avec une exposition de photos ethnographiques actuelles sur lesquelles peuvent être observés des Indiens portant des bijoux similaires à ceux exposés dans les vitrines. Mais ces quelques photographies ne sont que des efforts minimes, presque un salut au drapeau. Celui qui visite le Musée peut toujours en ressortir avec la sensation qu’il s’agit d’une époque à jamais révolue,   que ces personnes étaient des êtres exceptionnels, comme venus de la lune, qui ne ressemblaient en aucune mesure à des « indiens ». Le visiteur qui parcourra le musée de façon superficielle pourra toujours en ressortir en imaginant la beauté d’un monde perdu et continuera d’utiliser sans réfléchir l’expression « ne fais pas l’indien ».
 
Mais celui qui ne se contente pas d’un simple coup d’œil superficiel sur les collections, celui qui pénètre au cœur de cette culture fragmentaire qui nous est montrée, ne peut que troquer le dédain contre de l’admiration. Il comprendra aussi que celui qui dit « ne fais pas  l’indien » ne fait en fait que l’étalage de sa propre ignorance. Celui qui connaît la culture indienne, découvre en elle une source vitale, trépidante, d’une grande profondeur. Celui qui l’ignore peut persister dans le dédain. Lorsque les portes du monde indien s’ouvrent devant nous, nous découvrons un monde fascinant où une profonde spiritualité se mêle à la connaissance de l’environnement et de la réalité. Personnellement, j’ai appris bien plus auprès des Indiens qu’avec la plupart de mes professeurs, bien que beaucoup de ces Indiens ne sachent ni lire ni écrire. Je suis profondément reconnaissant d’avoir pu accéder à ce monde, le connaître et le respecter.
 
Ce monde que l’on veut confiner dans les vitrines des musées est, quoi qu’il en soit, extrêmement vivant. Les descendants des orfèvres Taironas, Muiscas, Nariños, etc.… continuent d’intégrer les éléments fondamentaux qui permirent aux cultures préhispaniques de se développer. Nombreux d’entre eux conservent encore leur langue, leur musique, leurs croyances qui subsistent, très souvent, de façon quasi secrète, dans un syncrétisme religieux, catholico-indien. Leur monde n’est pas seulement passé, mais également présent et futur. Ils persistent à être des Indiens et ce malgré les violences généralisées qu’ils endurent au sein du conflit colombien. Ils souffrent aujourd’hui d’une néo-conquête, puisqu’ils deviennent victimes de déplacements forcés (bien que représentant seulement 2 % de la population, ils représentent 8 % des déplacés), orchestrés par des étrangers qui leur retirent leurs terres, les  dépossèdent de leurs biens, leurs volent leurs femmes, tentent d’assassiner leur culture, jusqu’à leur arracher le millénaire et sacrée  feuille de coca.
 
En arrivant par force dans les villes, l’Indien doit faire face à la pauvreté, à l’entassement et à la discrimination, dans leur version urbaine. Il reçoit sur ses épaules une lourde charge de cinq siècles. Qu’il maîtrise moyennement ou à la perfection le castillan, le crime d’être Indien l’accompagne où qu’il aille. Je me rappelle l’acte extraordinairement difficile que peut être celui de prendre un taxi un jour de pluie à Bogota avec plusieurs Kankuamos vêtus d’habits traditionnels. Ce sont purement et  simplement des personnes mal accueillies dans la civilisation, une civilisation bâtarde qui sait, mais qui ne veut pas reconnaître, tout ce qu’elle leur doit.


Colombie/Chili

La Colombie ressemble beaucoup au Chili dans le sens où il s’agit de deux pays au sein desquels la population indienne représente une minorité au niveau national. (dans le cas du Chili, environ 10 % selon les statistiques fréquemment exécutées par les institutions gouvernementales en raison du conflit mapuche), mais où cependant le métissage est très important : 50 % en Colombie, 70 % au Chili. En outre, l’influence indienne apparaît dans la vie quotidienne. De la façon de s’exprimer et des mots employés jusqu’à l’aspect physique,   l’influence est indéniable. Ces 2 % de la société colombienne ont énormément modelé la face de cette dernière, ils lui ont donné son caractère et son héritage. Ces 2 % de la société colombienne ont constitué le ciment principal sur lequel se sont greffées d’autres influences, un sang nouveau et sur lequel repose la société métisse. Retirer ces 2 % signifierait l’écroulement des fondations de cette société. Mais comme un mauvais fils qui renierait ses parents, la culture créole a persisté à nier l’influence indienne dans ses origines et l’a considérée comme une mauvaise conscience, le pêché originel ou  bien l’a mystifiée.
 
Dans le  cas chilien, la mythologie nationale différencie radicalement le « araucano » du « mapuche » : le Araucano est l’Indien guerrier, sobre et honorable qui combattit fièrement l’invasion hispanique sur le territoire actuellement occupé par l’Etat chilien depuis les débuts de la Conquista en 1536 et ce jusqu’au début du XIXe siècle. De ce personnage mythique, exalté par ses vertus dans l’œuvre « La Araucana » d’Alonso de Ercilla, se nourrit la chilénité. Le Mapuche est l’Indien actuel, un obstacle au progrès, faible, alcoolique, immonde, traître, rebelle. Il s’agirait-là de deux races différentes dont l’une d’elles, les Araucanos, aurait disparu sans laisser de traces. C’est une sorte de schizophrénie dans laquelle la culture créole a pu concilier son origine indienne indéniable avec la réalité du racisme et de la  discrimination.
 
En Colombie, cela n’est pas très différent : le Tairona, apparaît comme un fin artisan ayant réalisé de grandes œuvres – telles que la Cité Perdue – comme artifice d’une culture noble et disparue au fil des siècles. Les motifs qu’ils dessinaient illustrent le beau passeport colombien, démontrant ainsi une certaine relation avec « cet » Indien centenaire. Les quatre peuples actuels de la Sierra Nevada de Santa Marta (arhuacos, wiwas, koguis, kankuamos), bien qu’ils soient les descendants directs de cette culture et conservateurs de droit de ce riche patrimoine culturel, donnent l’impression d’être arrivés de la lune et ne semblent investis d’aucune de ces qualités dans l’imaginaire populaire. Tout au plus, ils peuvent être des êtres curieux pour une campagne publicitaire vantant des téléphones, ils peuvent provoquer de la pitié, poser pour des Yankees qui ramèneront de belles photos vers leur pays d’origine et les montreront à leurs amis en proclamant « very typical » ou bien ils peuvent être encore des Indiens sales et fortement dérangeants car souhaitant empêcher la réalisation de certains mégaprojets sur leurs terres. Ils peuvent être cela uniquement mais rien de plus. Il n’y a pas de sentiment de descendance directe.


Déshumanisation et racisme

Reconnaître cette descendance, reconnaître cette paternité et cette maternité des Indiens sur les populations métisses qui peuplent majoritairement Notre Amérique, reviendrait à reconnaître les terribles injustices et la discrimination dont ils sont victimes depuis le pillage d’il y a cinq siècles. Parce que sur la base de ce pillage, de la violente Conquista, se sont édifiées des sociétés sur lesquelles reposent à leur tour  nos républiques. Et la Colonisation a été soutenue par la servitude forcée de l’Indien. Cette servitude ne pouvait être justifiée que par le racisme. Ou bien de quelle manière serait-il possible de piéger et de fouetter un semblable ? Aurait-on un cœur pour tuer l’Indien, voler sa femme, et ses enfants si l’humanité de ce dernier était reconnue ? Comment justifier le pillage des terres ?  Comment justifier les travaux forcés dans les mines ? Comment justifier la faim de  l’Indien lorsque l’hispanique amasse d’immenses fortunes ? Dans la déshumanisation de l’Indien, l’Hispanique trouvait la tranquillité lui permettant de dormir chaque nuit. Il a fallu à l’Eglise plusieurs siècles pour accorder aux Indiens le bénéfice de l’âme. Nos sociétés ne sont toujours pas capables de leur  concéder le bénéfice de l’égalité.



La pigmentocratie

Le racisme est la pire conséquence du colonialisme. Il n’existe pas un pays qui, ayant été colonisé, ne présente pas un certain degré de racisme. Cela reste une réalité car sur les structures coloniales s’érige le châssis du républicanisme. Sentant toujours le colonialisme, l’aristocratie, un moderne Prométhée surgit, appelé oligarchie,   qui mélangeait les éléments du bourgeois moderne, à des formes archaïques de productions calquées sur la servitude. Ces dernières reproduisaient de vieux vices coloniaux et leur lourd legs de racisme et pigmentocratie. Le racisme est l’indicateur le plus évident du poids de la colonisation sur le développement des républiques. Plus une colonie a été importante et plus elle a tardé à se débarrasser, progressivement, de certaines tares racistes. Les centres coloniaux (Mexique, Bolivie, Pérou) présentent les exemples les plus clairs et brutaux du racisme dans notre Amérique. Dans ces pays, le Créole est venu remplacer l’Hispanique au pied de la lettre. Dans les pays périphériques, comme le Chili, ou dans ces centres secondaires, comme la Colombie, le terme créole, s’est en outre démocratisé pour inclure le métisse. Cependant, en chacun d’eux, s’érige à l’identique une certaine pigmentocratie, qui fusionne la distinction marquée par classes de ces sociétés néo-coloniales  avec les lois du capitalisme du XXIe siècle.
 
Ces sociétés se déchirent dans leurs propres contradictions, tandis que l’Indien, le même qu’il y a cinq siècles reste soumis, étant l’ultime étape dans une chaîne rigide de commande. Le retard de nos sociétés n’est pas la faute de l’Indien, l’Indien n’est responsable en rien du sous-développement. Les vrais responsables sont les descendants des Pizarro, des Cortés, des Valdivia, des Jiménez de Quesada et leurs imitateurs modernes arrivés des Etats-Unis ou d’Europe, qui ont maintenu les républiques américaines prisonnières d’un passé colonial et ont reproduit un système économique difforme,   en retard et dépendant produisant à peine, comme à l’époque de la domination de la Couronne, des matières primaires ou des monocultures. Pays cuivre, pays palme africaine, pays café, pays étain. Qu’ont à voir les Indiens avec cela ? Mais c’est qu’il faut trouver une tête de turc parce qu’ainsi, l’oligarchie créole peut expurger son échec fracassant en deux siècles de vie républicaine. Ils prétendent de cette manière-là, retarder le jugement historique qui tôt ou tard doit arriver.


L’heure de l’Indien

Mais on ne peut pas cacher la lumière du soleil avec un doigt et il apparaît chaque fois davantage que cette bourgeoisie est celle qui véritablement  s’effondre, que l’heure de l’Indien est à venir. L’esprit de l’Indien s’élève davantage chaque jour. Il arrive des Andes, de la forêt, du sud extrêmement humide est froid ou du désert. Il montre déjà certains symptômes de réveil, avec des obstacles, en Equateur, et en Bolivie. Au Pérou, au Chili, en Colombie, sa silhouette se dessine à l’horizon. Je crois que c’est dans l’Indien que sommeillent de nombreux éléments de régénération de Notre Amérique.

Il faut comprendre : je ne parle pas de tourner le dos à la « modernité » mais à l’esprit qui l’anime. Je ne parle pas non plus d’une impossible utopie archaïque de retour à un mode de vie virginal, comme si cinq cent ans ne s’étaient pas écoulés dans l’absolu. Je parle de récupérer l’esprit et les enseignements des anciens, des Indiens pour le présent et le futur.  Tandis que le modèle winka, le modèle k’ara, le modèle occidental, le modèle capitaliste, comme on veut l’appeler a produit oppression et pauvreté, l’Indien nous enseigne le principe de l’ayni, de la réciprocité, du donner et du recevoir. C’est quelque chose un peu comme la Première Internationale qui essaie de synthétiser dans l’un de ses couplets « Pas de droits sans devoirs, (…) Égaux, pas de devoirs sans droits ! » ou bien ce que les anarchistes avaient défini comme leur adage « à chacun selon ses besoins, de chacun selon ses moyens ». Seulement de façon plus précise, concise et à la fois  plus globale. Parce que le Ayni est une relation qui tend au maintien de l’équilibre et de l’égalité au sein de la communauté et dans la nature. Parce que le modèle d’exploitation importé depuis les époques coloniales et perfectionné avec les révolutions bourgeoises du XIXe siècle, a généré un désastre écologique aux conséquences encore non évaluées, tandis que l’Indien, dans sa relation de réciprocité avec tout ce qui vit l’entoure et constitue la nature, nous donne la clef qui nous permettrait de vivre à nouveau en harmonie avec notre environnement naturel.
 
Et pas seulement cela : aujourd’hui la société métisse commence à reconnaître les immenses avancées réalisées par les  Indiens dans le domaine des technologies, des sciences, avancées qui pourraient aujourd’hui être de grande utilité afin de surmonter de nombreuses difficultés qui nous affectent. Pour la première fois dans le domaine de la médecine, de nombreux spécialistes commencent à s’intéresser aux savoirs traditionnels et un intérêt pour le développement de cette science durant la période préhispanique se développe : les trépanations et interventions chirurgicales crâniennes que l’on peut observer chez les momies des Andes centrales témoignent de l’excellence des médecins précolombiens. La précision dans leurs connaissances astronomiques a également étonné de nombreux scientifiques modernes. De même, les concepts utilisés reflètent l’énorme savoir de cette société. Tandis qu’Einstein recevait des ovations et le prix Nobel pour avoir démontré que le temps était indissociable de la matière, le concept quechua de pacha, utilisé de façon ancestrale  par l’Indien andin, englobait dans un même terme une réalité indissoluble, à savoir temps et espace. Cette connaissance était mise en pratique quotidiennement et de façon ordinaire pour l’Indien.
 
Tandis que les monocultures mettent en danger la sécurité alimentaire et tandis que les méthodes de cultures modernes restent insuffisantes dans de vastes régions d’Amérique, les méthodes de cultures développées par nos ancêtres offrent une alternative de plus en plus reconnue. En bavardant au bord du lac Titicaca avec des habitants de San Pedro, nous regardions les paysages verdoyants recouvrant d’anciennes terrasses abandonnées et nous voyions  qu’en elles reposait la réponse au problème de la faim dans la sierra péruvienne, non pas dans les experts agronomes que l’on fait venir à grands frais d’Allemagne, de France ou des Etats-Unis. Nous sommes habitués, depuis longtemps à tourner notre regard vers l’extérieur et nous ne nous sommes pas rendu compte  que de nombreuses réponses à nos grands maux se trouvent sous nos yeux. Avec l’Indien, nous réapprenons à regarder vers l’intérieur.

Qui a visité le Machu Pichu, Moray, Tiawanaku ne peut que s’émerveiller devant la mise à profit des conditions naturelles avec lesquelles le peuple quechua a pu ériger une grande civilisation sans endommager  l’écosystème. Et nous ne sommes pas devant de simples « ruines » : nous sommes devant des témoignages vivants de ce qui nous avons été  et de ce que nous pouvons devenir de nouveau. Nous sommes devant une dénonciation brutale de ce que la Conquista signifiait et signifie encore pour nos villages.

Il est néanmoins clair que l’on ne peut pas idéaliser démesurément : il y avait des problèmes, il y avait des conflits, il y avait des classes et des différences sociales, il y avait des Etats, il y avait l’impérialisme. Mais sans entrer en détail dans les difficultés que ces sociétés aient pu rencontrer, ces dernières sont bien pales face au génocide et à l’holocauste des cinq siècles postérieurs à la conquête. Il est nécessaire d’insister sur le fait que nous revendiquons la communauté indienne, l’esprit de cette société - pas toutes leurs pratiques. Dans la communauté, nous rencontrons des éléments qui peuvent permettre notre régénération.
 
Ce réveil de l’Indien, favorise chez le métis créole le réveil dans son propre sang de ce qu’il a d’indien. Le moment est venu de sentir dans nos consciences, dans notre sang, le choc violent de ces cultures en lutte depuis cinq siècles. Telle est la pré condition pour que nos sangs soient intégrés dans une culture véritablement métissée : revendiquer notre origine indo américaine. Il n’y a pas beaucoup d’espace pour des positions intermédiaires, parce que nous sommes le fruit d’une relation violatrice et non de l’harmonie métissée que l’on prétend nous vendre. Note mère était  l’Indienne et notre père le conquistador. Il s’agit de décider avec qui nous souhaitons rester. Simple choix, comme le disait mon ami Victor Colodro, qui à la Paz lutte depuis presque trente ans pour la revendication et le développement de la culture andino-américaine. Pour ma part, j’ai opté pour l’Indien. Je dis indien, parce que le mot indigène m’a toujours semblé un euphémisme, l’un de ces mots que l’on utilise pour enjoliver la réalité tandis que subsistent la discrimination et la violence. Bien qu’existe le concept d’ « indigène », le terme « indien » continuera d’être un terme abusif. Je crois qu’il est important de revendiquer, sans honte, le terme abusif pour ne rien laisser pour se faire insulter. Ainsi, la prochaine fois qu’ils entendront « ne fais pas l’indien », ces derniers se sentiront fiers. Comme le chantaient los Prisioneros, il y a vingt ans, il sera toujours préférable d’être  Indien qu’Occidental de seconde main ».
 
José Antonio Gutierrez D.
Par Elsie HAAS
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Mardi 23 janvier 2007 2 23 01 2007 15:49
Voici  la seconde  partie d'un article  en espagnol, très documenté,  qui s'interroge sur la politique du tandem Préval/Alexis. L'auteur, un Chilien, critique sévèrement la politique de ce  gouvernement qu'il juge non progressiste , au service de la minorité golpiste et des intérêts de la dite "communauté internationale". L'article est trop long  pour le blog qui refuse de le prendre en entier et vous aussi -sans doute- de le lire en une seule fois; Alors, vous avez lu la première partie  la semaine dernière, voici une 2ème partie.
 Il nous faudra avoir la traduction en français parce qu'il me parâit que  les informations et arguments de l'auteur  méritent d'être connus et discutés. Evidemment, c'est un peu difficile de lire  par morceaux...Adios

Ayití, entre la liberación y la ocupación
Par José Antonio Gutiérrez Danton

Las Zonas Francas en Haití: un Modelo de Desarrollo Fraudulento
 
"Lajan al kay Lajan"
("El dinero va donde hay dinero". Proverbio Haitiano)

 Ciertamente, el mantenimiento de la política económica neoliberal ha sido un elemento que ha dolido muchísimo a una nación donde el 80% de la población vive bajo la línea de la pobreza. En realidad, que Préval mantenga esta política no es algo que debiera sorprender mayormente, debido a que en su primera gestión (1995-2000) fuera el mismo uno de los principales impulsores del ajuste estructural propuesto por el FMI, el BID, el Banco Mundial y la ONG norteamericana USAID. Este ajuste consistió, como siempre, en la jibarización del sector público, mantener salarios de miseria, incentivar un modelo orientado exclusivamente hacia la exportación, reducir las tarifas de importaciones (cuyo efecto en el sector agrícola ya vimos) y privatizaciones de las industrias públicas. En este último punto, el gobierno de Préval se mostró en su primera gestión un poco más reticente y tan sólo accedió a privatizar dos de las nueve industrias propuestas originalmente, bajo un modelo inspirado en las neoliberales leyes de capitalización de Bolivia, decretadas en 1985 por el ministro (y más tarde presidente) Gonzalo Sánchez de Lozada[24][24]. Aún así, todos los otros puntos fueron religiosamente aplicados por Préval y más tarde, aunque a regañadientes, por el propio Aristide (2000-2004). El impacto global sobre la economía fue nefasto (exceptuando los bolsillos de los Apaid y de las otras familias de Gwo Manjé). Sobre el pueblo, fue aún peor.
 
Con la promesa de empleos, se generaron una serie de condiciones políticas para atraer inversiones manufactureras a las “zonas francas” de Puerto Príncipe y de la frontera dominicana. Las empresas establecidas en las zonas francas fueron exentas del pago de impuestos por 15 años y se les permite repatriar todas las ganancias. Como consecuencia de ello, el aporte que han hecho a la economía local ha sido mínimo, limitado apenas a los salarios de hambre que pagan a sus obreros que ni siquiera alcanzan para crear un mercado interno, ya que no son suficientes ni para ahorrar ni para aumentar sustantivamente la capacidad de consumo. Además, como en su mayoría se trata de empresas de ensamblaje de partes, la inversión en maquinaria o infraestructura ha sido mínima, y al menos en la industria textil, se ha dado el caso de bastante subcontratación a empresas haitianas del rubro, con lo cual la inversión ha sido nula[25][25]. Esto conlleva, por otra parte, a que esta clase de inversión sea altamente “móvil” y pueda retirarse inmediatamente de Haití, sea tras la búsqueda de mejores “ventajas comparativas” ofrecidas por alguna otra nación tercermundista (como Bangladesh, por ejemplo) o ante esfuerzos del movimiento popular de mejorar las condiciones laborales[26][26]. Para dar un ejemplo de lo fugaz de esta clase de inversión y de sus efectos inestables sobre la generación de empleos, valga decir que el sector de manufacturas textiles empleaba, en 1985, a 100.000 personas. Hoy, tan sólo alcanza a emplear a 20.000 trabajadores en este sector[27][27]. Este “desarrollo” industrial no puede ser catalogado sino como parasitario, y vino a ahondar el proceso de pauperización absoluta que se había experimentado durante el primer período de florecimiento de las zonas francas, bajo la dictadura de “Baby Doc” Duvalier (realizado entre 1971-1975), en que los salarios cayeron hasta en un 25% de su valor real[28][28].
 
¿Cuál fue el resultado de esta política? Como era predecible, salarios míseros, que en el caso de los trabajadores subcontratados de Walt Disney alcanzaban apenas a 28 centavos por hora –considerando el hecho de que el 70% de los productos de consumo en Haití son importados, principalmente de EEUU[29][29], este sueldo no alcanza para nada[30][30]. Tampoco hubo ninguna clase de generación de empleos espectacular que permitiera absorber el flujo migratorio del campo a la ciudad, ocasionado por las políticas neoliberales mencionadas anteriormente. No se desarrolló nada parecido al prometido “Taiwán del Caribe”. Las condiciones de trabajo no han sido mucho mejores: condiciones extenuantes, abuso generalizado, acoso sexual al por mayor y facilidades sanitarias inexistentes[31][31]. El trabajo en las zonas francas no es sino una versión remozada de la antigua esclavitud de las plantaciones.
 
Como broche de oro, tenemos la situación vivida por los obreros de la planta perteneciente al Grupo M en la zona franca de Codevi, en Ouanaminthe. Tras formar un sindicato en Junio del 2004, más de 350 obreros fueron despedidos en un intento de quebrar la organización sindical. Al comenzar los obreros a protestar y a levantar la huelga contra la patronal, estos utilizaron la fuerza física y la intimidación de la mano de paramilitares y del propio ejército dominicano, que cruzó la frontera para prestar sus servicios a sus amos patronales[32][32]. Aún así, la lucha siguió adelante y terminó en la conquista en febrero del 2006, por parte de los trabajadores, de la reincorporación de los trabajadores, del reconocimiento de su sindicato (Sendiká Ouvriyé Kodevi Wanament –SOKOWA)[33][33], así como de la aceptación de ciertos marcos regulatorios que mejoren las condiciones salariales y de trabajo en estas empresas.[34][34] Pero aún así, las empresas de las zonas francas siempre tienen la carta bajo la manga que, si los obreros comienzan a mejorar demasiado sus condiciones de vida, pueden amenazar con retirarse del país, como el Grupo M amenazó en junio del 2006 con cerrar su planta en Ouanaminthe[35][35].
 
Es verdad que se necesita de más empleos, pero a la larga, esta clase de empleos ha generado más un problema que una solución. No sólo han deprimido en términos absolutos los niveles de vida, sino que han reforzado el poderío económico y político de los comerciantes que, desde la burguesía mercantilista del siglo XVIII, se han incrustado en las estructuras de poder como el grupo por excelencia más reaccionario en el desarrollo histórico de Haití (por ser una burguesía estructuralmente aliada al imperialismo). Pero lo peor, es que es un modelo fraudulento de desarrollo que ha reforzado las estructuras de la dependencia haitianas. Con ello, han hecho a la economía, globalmente, mucho más vulnerable, mucho más precaria y sumado el giro neoliberal del conjunto de la economía, la han dejado completamente minusválida y mutilada.
 
Este es el rol que, hasta la fecha, han tenido las Zonas Francas. ¿Por qué debiéramos suponer que ante nuevas condiciones, aún más favorables para los empresarios, estas debieran jugar ahora si un rol diferente? Sin embargo, la nueva ministra de comercio e industria, Maguy Durcé, nos quiere convencer exactamente de lo contrario. Nos dice que gracias a la aprobación de un decreto en el parlamento norteamericano el 9 de diciembre, se podrán crear miles de fuentes de trabajo y abrirse hasta dos nuevas zonas francas para industrias textiles, en las áreas de Puerto Príncipe y Món Kabrit. El decreto en cuestión se llama HOPE (Esperanza, sólo un alcance de nombre con Lespwa) y significa Haitian Hemispheric Opportunity through Partnership Encouragement (Oportunidad Hemisférica Haitiana mediante el Estímulo a la Asociación). Según este decreto, ciertos productos podrán entrar al mercado norteamericano sin pagar tarifas. Tal cosa es una muy buena noticia para la burguesía industrial y exportadora, pero no podemos ver (juzgando la historia de esta industria) como beneficiará a los trabajadores, más allá de la creación de ciertos empleos marginales cuyos salarios cubrirán, apenas, la necesidad para reproducir malamente la fuerza de trabajo. Se estima que los trabajadores apenas recibirán, en realidad, unos U$1,85 por día, en un país donde, como dijimos, todo es importado[36][36]. Incluso los parlamentarios norteamericanos de los estados con industria textil desde el día de la aprobación prevenían abiertamente contra regulaciones que beneficiaran a Haití[37][37]. Si bien Durcé insiste en que es necesario generar trabajo (“sin inversión, no hay trabajo”), no dice que la destrucción del campesinado, la reducción del sector público y las privatizaciones han eliminado, también, una gran cantidad de empleos que no han sido necesariamente repuestos por las dichosas inversiones extranjeras, ni que esta clase de trabajos deprimirá aún más las condiciones generales de existencia[38][38]. Para concluir su exposición sobre los beneficios de las zonas francas, Durcé nos quiere convencer de que la importancia dada al respeto a los derechos de los trabajadores puede verse en la relación “modelo” entre el Grupo M y SOKOWA –ya hemos visto un poco la historia de esa “tormentosa” relación (que incluye toda clase de abusos patronales) y sabemos lo tirante e inestable que es aún hoy en día, las la “normalización” de las relaciones.
 
Esta posición no es casual, sino que responde a la línea predicada por Préval de “generar las condiciones necesarias para promover la inversión privada a fin de crear empleos”[39][39]. Con ese fin, él mismo anduvo, antes de asumir, de gira por Canadá ofreciendo privatizaciones. Esto se traduce solamente en mayor precariedad, en el fetichismo a la inversión extranjera (que como hemos visto, en esta caso no aporta prácticamente nada al país), en profundizar el neoliberalismo, en buscar salidas cortoplacistas –más empleos- sin ponderar las consecuencias a largo plazo. El discurso de la inversión privada, el discurso de generar empleos a cualquier costo, es un discurso de derechas, no es parte de una alternativa popular. Una alternativa genuinamente popular debiera estar buscando alternativas a la dependencia en lugar de reforzar sus estructuras. Una alternativa genuinamente popular no puede complacerse en los discursos inmediatistas sobre la necesidad de generar empleos a como de lugar sino que debiera buscar las bases de un modelo sustentable a largo plazo. Un modelo que solucione los problemas sociales de fondo, en lugar de poner soluciones de parche a una de las formas en que estos problemas se expresan –el desempleo, que aunque sea la forma más brutal en que estos problemas puedan expresarse, no es por eso más que la expresión de la crisis terminal de un sistema de acumulación de capital moribundo.
 
Vamos sin miedo tras el bandido...
 
“Lè ou malere, tout bagay samble ou”
(“Si eres pobre, se te puede culpar de todo”. Proverbio Haitiano)
 
El discurso de Préval y de su primer ministro Jacques Edouard Alexis, ha seguido repitiendo la cantinela de Latortue sobre la “inseguridad”, identificándola como el principal problema de un país donde la salud y la educación públicas se caen a pedazos, que carece de un sistema de vivienda social, donde la mortandad infantil es altísima, donde la tasa de infección de VIH/SIDA aumenta de manera galopante, donde la economía y la producción se encuentran absolutamente atrofiadas, donde sólo una ínfima minoría tiene acceso (irregular) a la energía eléctrica, donde la gran mayoría de la población no tiene acceso al agua potable y donde sólo el 3,7% de la población tiene sobre 65 años. Y que encima, se encuentra ocupado militarmente. Ah, pero la inseguridad... ese es el mayor problema según Préval/Alexis. Ya en su campaña había expresado esta posición, la cual, a su momento, denunciábamos como una posición derechista, pues el “discurso” de la inseguridad (por real que ésta sea), siempre ignora las causas sociales de la criminalidad, que en un país como Haití no son muy difíciles de sospechar[40][40].
 
No hay que sorprenderse, entonces, de que el público que realmente se traga este “discurso” de la inseguridad es la clase media emergente o los sectores burgueses de la sociedad[41][41], que solamente deben lidiar con la miseria cuando ésta les “afecta” en la forma de la criminalidad. A ellos, objetivamente, les interesa la seguridad para disfrutar tranquilamente y sin sobresaltos de los placeres de la vida burguesa, aunque el resto de la población se muera de hambre. En Haití, ante la ausencia de nada que pudiéramos llamar una clase media significativa, de ningún segmento social que amortigüe el choque ente los gwo manjé y la inmensa mayoría en la pobreza, este discurso no es sino el discurso de la burguesía. De más esta aclarar, que el “discurso” de la “inseguridad” no se refiere ni al fuego a indiscreción de la MINUSTAH, ni el terror de los makouts y paramilitares hacia las barriadas populares...
 
En el caso haitiano, lo más grave es que el discurso de la “inseguridad”, del combate a la delincuencia, ha sido usado como una mascarada para atacar los sectores sociales opuestos a la ocupación y opuestos a la dictadura de clase ejercida mediante ésta. Latortue ya se había especializado en esta arte y Préval, a juzgar por los hechos represivos recientes, lo ha relevado sin mayor diferencia. Las acciones punitivas y represivas siguen marcando a los barrios con alta presencia lavalassien[42][42] y siguen marcando, ora a activistas, ora a grupos, vinculados a la figura de Aristide, o incluso, que muestren cualquier clase de resistencia a la ocupación. Pese al hecho indesmentible de que la delincuencia está democráticamente distribuida en casi todos los barrios de las principales ciudades de Ayití. Y pese al hecho de que, al menos respecto a la ola de secuestros, se sabe muy bien que la misma policía (PNH) está involucrada en muchas de estas redes delictuales[43][43].
 
El programa de Latortue de “Desarme, Desmovilización y Reintegración” (DDR), mediante el cual se premió a los ex-militares golpistas, ha sido reemplazado, el 12 de septiembre, por la “Comission Nationale de Désarmement, Démantèlement et Réinsertion” (CNDDR)[44][44], que hasta el momento se ha notado impotente ante los bandas armadas al servicio de la burguesía makout (aunque ésta haya puesto, en un comienzo, un grito en el cielo por la participación de un conocido activista lavalassien en dicha comisión, Jean-Baptiste Jean Philippe, alias Samba Boukman[45][45]). Pero lo peor, es que esta comisión sigue la lógica de que el problema de la inseguridad no es un problema político (que sirve de mascarada para la represión pura y simple), ni un problema que requiera estudio de causas más profundas que el fenómeno del pandillismo. Las causas de la inseguridad son de carácter económico y social. Pero el nuevo gobierno esgrime como argumento último, la represión. Tal política no puede ser considerada progresista y sus resultados se han dejado ver en los hechos represivos de diciembre del 2006 (ver la próxima sección).
 
Es alarmante comprobar que, tras este discurso de la inseguridad, se han cuadrado todos los nostálgicos del duvalierismo, para intentar ganar algo del terreno perdido desde la caída de Baby Doc en 1986. Ya Latortue había hablado de volver a crear una fuerza de gendarmerie que complementara a la PNH, lo que ya despertaba sospechas sobre las intenciones de la burguesía de volver a dar vida al Ejército (FAdH), disuelto en 1995 por Aristide[46][46]. Esta idea de la gendarmerie, al parecer, ha recibido el apoyo de Préval. Lo cierto, es que el parlamento ha aprobado que, del presupuesto para el año 2006-2007, se destinen 125.000.000 de gourdes (equivalentes a U$3.365.530) a un grupo de evaluación sobre la creación de “una nueva fuerza pública”, complementaria de la PNH y con características muy semejantes a la antigua FAdH[47][47]. Otros ya han ido un poco más lejos, como Youri Latortue, sobrino del ex-primer ministro, policía makout al servicio de Cedras, uno de los responsables del asesinato del líder opositor a la dictadura Antoine Izméry (1993), hoy remozado en un flamante senador, quien ha llegado a pedir abiertamente el retorno de las FAdH[48][48]. Muchos de los ex-militares han estado presionando por lo mismo desde la caída de Aristide[49][49]. Youri Latortue plantea que es la única fuerza que puede terminar con el problema de la “inseguridad”, pero no cuesta darse cuenta del proyecto reaccionario escondido detrás de sus afirmaciones. Quiéralo o no, el mismo discurso de Préval sobre la inseguridad, está sirviendo para dar oxígeno a esta clase de personajes.

 A SUIVRE
[
[25][25] Arthur, op.cit., p.51
[26][26] Esto recientemente fue comprobado en junio del 2006 cuando el Grupo M, de origen dominicano, pero que trabaja para Levi’s, amenazó con cerrar sus plantas en Ouanaminthe si el sindicato Batay Ouvriyé seguía exigiendo mejores salarios y planes médicos para sus empleados. http://www.anarkismo.net/newswire.php?story_id=3576&type=nonanarchistpress&results_offset=40
[27][27] “False Hope for Haiti ”, Tom Ricker, 01/12/06, http://blog.ijdh.org
[28][28] Ver “El Desarrollo del Capitalismo en América Latina”, Agustín Cueva, p.265, ed. Siglo XXI, 1994.
[29][29] El 60% de las importaciones en Haití provienen de los EEUU, Arthur, op.cit., p.95.
[30][30] “Mickey Mouse in Port-au-Prince ” Charles Kernaghan. Cit. en “Libéte”, Charles Arthur & Michael Dash ed. p.127, LAB, 1999.
[31][31] Charles Kernaghan, op.cit., p.127.
[32][32] El siguiente es el recuento de una obrera de CODEVI de la situación en esa zona franca, titulado “Por qué me despidieron –una ex-obrera de las zonas francas cuenta su historia”:
 
“Ella solía trabajar en la línea de producción, haciendo jeans y sostenes. Ahora, Louissane Borgella hace uniformes escolares. La obrera haitiana de 32 años comenzó a trabajar por cuenta propia, luego de ser despedida en Junio, junto a otros 370 compañeros de la zona franca de CODEVI (Compañía de Desarrollo Industrial). Con un hermano, cinco hermanas, y dos hijos que mantener, ella no tiene muchas opciones.
 
Louissane tiene en su mente una imagen vívida de la infernal producción en línea donde ella trabajó, en la zona franca ubicada en el borde con República Dominicana. “El sueldo mínimo eran 432 gourdes por semana ($7.500 chilenos ó U$11.48). Teníamos que trabajar en líneas de producción de 14 personas. Si conseguíamos terminar 10.000 ítems, podíamos ganar 900 gourdes ($16.500 chilenos ó U$23.91). Pero nunca pude. Era imposible. A lo más, 6.000 ó 7.000, pero no más”
 
Louissane fue testigo de amenazas físicas y abuso verbal periódicamente. “Éramos frecuentemente empujados mientras trabajábamos. Algunas mujeres fueron acosadas por hombres que querían “hablar” con ellas. Fueron amenazadas con ser despedidas si no les dejaban abusar de ellas”.
 
Louissane no podía siquiera calcular el número de horas extras que trabajó, nunca pagadas. Ella debía registrarse en la entrada de la fábrica, mostrando su tarjeta de identificación, pero nunca se registraba a la salida. “Nuestro día laboral, supuestamente, era de las 6 de la mañana a las 4:30 por la tarde, pero el supervisor nunca lo respetaba. Siempre quería que trabajáramos más tiempo, muchas veces hasta las 6, y a veces, hasta las 7:30 de la tarde. ¿Y usted cree que recibíamos más dinero?”
 
Louissane decidió unirse al sindicato local SOKOWA, formado en marzo, a sabiendas que arriesgaba su empleo. Cuando en Junio el Grupo M, la compañía dominicana que controla CODEVI, despidió a obreros en cinco de diez líneas productivas, alegando una baja  en la productividad, Louissane no creyó esto ni por un segundo. “Fuimos despedidos por haber organizado una huelga de un día por un incremento salarial. Los obreros de estas cinco líneas de producción, eran prácticamente todos miembros de SOKOWA”.
 
Las 5.500 gourdes (U$146.09) recibidas como “indemnización”, no han silenciado a Louissane.
 
Pero aparte del acoso sexual, despidos masivos y otras violaciones a los derechos de los trabajadores, la principal preocupación del patrón de Louissane Borgella es su salud. En dos ocasiones, las obreras de CODEVI recibieron vacunas en la clínica de la fábrica. Se les dijo que eran dosis para el tétano. Desde entonces, muchas mujeres han sufrido  serios problemas de salud, “Ya no me llega la regla como antes; me llega más tarde. Y tengo frecuentes Dolores de estómago”. Como muchas, Louissane sospecha que ha sido sometida a una campaña de esterilización encubierta, pero no tiene forma de comprobarlo.
 
¿Volvería esta obrera a trabajar en la zona franca de CODEVI? “Si la administración comienza a mostrar respeto por los trabajadores, si, si no, no!”
 
(Extraído de “Behind the brand names. Working conditions and labour rights in export processing zones”, Industrial Worker, Enero del 2005)
[33][33] El sindicato ya había sido reconocido formalmente en negociaciones preliminares en febrero del 2005. Este sindicato está vinculado a Batay Ouvriyé.
[34][34] “The Struggle of the CODEVI Free Trade Zone Workers’ Union in Ouanaminthe, Haiti, Have Established a Historic Worldwide Precedent” http://www.batayouvriye.org/English/Dossiers1/Sokowa/sfieng.html Para más información de esta lucha se pueden visitar las páginas de www.batayouvriye.org o de http://haitisupport.gn.apc.org 
[35][35] http://www.anarkismo.net/newswire.php?story_id=3576&type=nonanarchistpress&results_offset=40
[36][36] “Las post on HOPE Act” Brian Concannon Jr., 20/12/06 http://blog.ijdh.org
[37][37] “Bush Signs Massive Tax and Trade Bill” Associated Press, 20/12/06
[38][38] Arthur (a), op.cit.
[39][39] http://www.anarkismo.net/newswire.php?story_id=2698
[40][40] “Las Elecciones en Ayití...” José A. Gutiérrez http://www.anarkismo.net/newswire.php?story_id=2078
[41][41] Wisskirche, op.cit. p.2
[42][42] Partidarios del Movimiento Lavalas del depuesto Aristide.
[43][43] “Haitian police seized three people, including two police officers, as they attempted to kidnap three people in Delmas” http://haitisupport.gn.apc.org/
[44][44] “Désarmement: oú en est-on?” Haiti Progrés 20-26 de septiembre, 2006.
[45][45] “Désarmement: Début de la désestabilisation?” Haiti Progrés, 27 de septiembre al 3 de ocutbre, 2006.
[46][46] Las FAdH históricamente fueron formadas por la ocupación yanqui en Haití (1915-1934) y como toda fuerza militar formada por tropas invasoras, estuvo más preocupadas de combatir al “enemigo interno” (oposición a las tropas invasoras, en este caso, de los yanquis) que de cualquier idea de soberanía. Nacieron con el rol explícito de ser los gendarmes de la política hatiana, en vez de haber evolucionado a ese rol (como el Ejército anterior, nacido de la lucha independentista). Durante su historia, se dedicaron solamente a hacer golpes de Estado. Aristide las disuelve después del golpe sangriento de Cedras (1991-1994).
[47][47] “Budget 2006-2007: Est-ce un retour du satu quo ante?” Haiti Progrés, 4-10 de octubre, 2006.
[48][48] “Le sénateur Youri Latortue fidéle á son idée de voir reconstituer l’Armée d’Haiti” 11/10/06 http://www.haitipressnetwork.com
[49][49] Para más detalles de las movilizaciones de las FAdH durante el 2005, ver http://www.anarkismo.net/newswire.php?story_id=1063
Par Elsie HAAS
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Mardi 15 mai 2007 2 15 05 2007 21:06
 
A propos de l'interdiction d'émettre de la RCTV (Radio Caracas Television) par le gouvernement Chavez et les prises de position de la Commission Interaméricaine des  droits de l'Homme qui rappelle  l'auteur, s'esr caractérisée par son mutisme de vant les horreurs de Colombie, Mexico, Haïti, pase à l'offensive et dénonce cette "attaque" contre les droits humains du gouvernement de Chavez. L'auteur fait la démonstration que la plupart des journaux en Amérique Latine, appartiennent à des grands groupes appartenant à la  grande bourgeoisie et défendent l'agenda politique et économique de cette minorité. le parlement chilien, ayant pris parti dans cette affaire, Chavez aurait dit à Mme Bachelet, la présidente du Chili : " Je suis désolée, chère amie, de vous avoir créé des problèmes. Je vous prie de m'en excuser...Mais le Venezuela est le Venezuela, Chavez est Chavez et je me dois de défendre la souveraineté du Venezuela." L'affaire s'est arrêtée là, Chavez ayant menacé de retirer son pays de l'OEA ( que l'auteur appelle le Ministère des Colonies) et le Chili ne voulant pas perdre  les avantages énergétiques  proposés par Chavez.
 
 Con la no renovación de la licencia de transmisión de Radio Caracas Televisión (RCTV), el presidente venezolano Hugo Chávez levantó algunas olitas en nuestro Continente, tan acostumbrado a que los portavoces de la burguesía sean intocables, mientras que los periodistas de izquierda son frecuentemente silenciados, mediante el despido, las listas negras, o sencillamente matándolos (como al reportero haitiano Johnson Edouard, asesinado el 13 de abril) o echándolos a la cárcel acusados de terrorismo (como Freddy Muñoz, apresado arbitrariamente a fines del año pasado en Colombia).
 
Pero con la decisión de Chávez de no renovar la licencia a RCTV, toda la burguesía latinoamericana, que como regla general se hace la boluda ante los innumerables atropellos y violaciones que debe enfrentar la prensa independiente en las latitudes americanas, se puso a cacarear a los cuatro vientos sobre la nueva violación a los derechos democráticos del “tirano Chávez”. Con esa incoherencia tan oportunista que les caracteriza, mezcla de la soporífera retórica yanqui sobre la “democracia” (o dicho en gringo “dimacrasssi”), pero recalentada para darle ese toque auténticamente bananero que hace a “nuestra” burguesía tan “nuestra”, estos paladines de las libertades democráticas saltaron de sus poltronas para salir al rescate. La Comisión Interamericana de Derechos Humanos[1], –que se ha caracterizado por su mutismo ante los horrores de Colombia, México, Haití, etc.- ya ha pasado a la ofensiva y señala con su cochino dedo este “ataque” en contra de los derechos humanos del chavismo. Como siempre, se acuerdan de los “derechos humanos” cuando les conviene.
 
Y por supuesto, en esta misión libertadora, la clase política chilena tomó una posición de honor, según le corresponde en su auto-proclamado rol de gendarme hemisférico. El parlamento chileno aprobó una moción de protesta ante la situación de RCTV ante la OEA. Sorprendente pero cierto. ¡Ahora el parlamento chileno, ese enclave de momias rancias y de pitucos engreídos del red-set[2], se ha convertido en el gendarme de la libertad de prensa en el resto de América! Tarea, por lo demás, que convendría hacerla bien primero en casa pues hay que considerar que en Chile se presenta uno de los niveles más escandalosos de concentración de la prensa en toda América: dos grupos económicos, el Grupo Edwards y COPESA controlan casi toda la prensa escrita. En palabras de la propia directora de la UNESCO en Chile, Rosa Blanco, en nuestro país “(...) no hay tanta pluralidad y se imponen ciertas agendas que convienen más a quienes concentran esos medios, y temas mucho más relevantes en la sociedad, o no están presentes o no tienen el suficiente debate para abordarlos[3]
 
Costaría decir, sin sonrojarse, que Chile tiene algo de autoridad moral para andar juzgando los niveles de libertad de prensa de otros países. En Chile, además, los medios de información se han hecho eco, servilmente, del discurso gubernamental de criminalización de los movimientos populares sirviendo como auténticos portavoces ideológicos del gobierno de Bachelet. Están como pruebas el rol activo de los medios en desacreditar al movimiento estudiantil el año pasado y el 29 de marzo la visión caricaturesca de los medios y del gobierno por el día del joven “delincuente”, como lo llamaron[4].
 
¿Independencia periodística? Quizás llegue a Chile en diciembre en el saco del Viejito Pascuero[5]. Quizás no haya mucha independencia o libertad de prensa en los hechos (claro, pues en el papel no cuesta nada tener todas las libertades del mundo); pero lo que si está claro, es que tenemos los políticos con la cara más dura de toda la región que andan, si se me permite hablar en buen criollo, igualito que aquel cura que predicaba de moral con la verga en la mano.
 
Pues bien, queremos dejar en claro que la decisión de renovar o no la licencia de transmisión a RCTV es un asunto que concierne exclusivamente a las autoridades venezolanas. Para no hacerlo, han dado como razón la postura pro-golpista asumida por dicho canal durante el fallido golpe del 2002. Toca al pueblo venezolano juzgar si tal razón es satisfactoria o no. Lo que si queremos destacar, es que ningún gobierno en el mundo renovaría la licencia a un canal que apoyase directamente a fuerzas golpistas o “subversivas”. Desconozco el gobierno que llegue tan lejos en su respeto a la “libertad de expresión” –de hecho, no lo existe. ¿Por qué entonces se espera de Chávez algo que ningún otro gobierno aceptaría? Y es más, ¿Por qué se utiliza esta situación cual si fuera la prueba de fuego para juzgar las credenciales democráticas (burguesas) de Chávez? Estoy plenamente convencido de que puesto en semejante situación, el gobierno de Chile no habría esperado al término de la licitación y habría cerrado de plano, sin ningún asco (y sin ninguna repercusión en la política internacional) algún canal que hubiera señalado como “sedicioso”.
 
Entonces. ¿Cuál es la autoridad moral detrás de todo este juego? Ninguna. Es solamente una bravuconada para joder la vida, para dárselas de los demócratas y los virtuosos, para hacer alguna gracia a su amo en Washington. Para roncar en el barrio y hacer notar que el gendarme tiene el ojo echado. Nada más. Pero bueno, ahí andaban jodiendo con sus mociones de protesta a la OEA.
 
Y Chávez, claro, se emberracó y les echó en cara a estos improvisados defensores de la libertad de expresión una de sus ingeniosas diatribas y les trato de fascistas. Con lo cual se sonrojaron. Serán fascistas, pero también son muy pudorosos. Entonces, después que Bachelet también hizo la finta como de molestarse, Chávez aclaró un poco más su posición: "¿Qué se cree el Senado chileno pues? ¿Es un senado imperialista? ¿Es el senado romano? (...) ¿Qué tiene que ver el Senado chileno con esto? Yo les respondí…en mi estilo. Yo soy yo hasta la sepultura. No voy a cambiar". Si se creerán o no el Senado Romano, no lo sé; pero de que son un senado imperialista, eso no me cabe ninguna duda. Lo han demostrado con creces en los hechos. Así que está bien que se les hable en criollo de cuando en vez. Ellos son los mismos que participaron activamente en el golpe de Pinochet, que han avalado su constitución hasta la fecha, que han participado en la represión sistemática de toda protesta nacional, y en lo referente a Venezuela, son los mismos que no dijeron una sola palabra de protesta cuando los fusiles militares masacraban al pueblo durante el Caracazo en 1989, y fueron los mismos que corrieron a aplaudir el golpe del 2002. Y ahora vienen a dárselas de democráticos...
 
Pero también en su estilo, mientras Chávez las arremetía contra el senado, adulaba a Bachelet. “Lamento mucho señora presidenta y amiga si (...) mis declaraciones le crean a usted dificultades. Pido perdón, pero Venezuela es Venezuela y Chávez es Chávez y yo estoy obligado a defender la soberanía de Venezuela” Bueno, don Chávez, la única recomendación que nos queda hacerle, es que elija un poco mejor a sus amigas, pues Bachelet, le recordamos, era ministra de defensa del gobierno de Ricardo Lagos para el golpe de abril del 2002 y como se dice en Chile, murió pollo. Con amigas así, ¿para qué tener enemigos?
 
Pero bueno, tendrán su entuerto ahí la Bachelet esa con Chávez, porque del 16 al 18 de abril, la presidenta chilena anduvo de gira por Venezuela en la cumbre energética sudamericana y se les vio muy compinches, de besito en la mano y todo. Como buena socialdemócrata, tiene un instinto mucho más pragmático que el pacato de Frei Ruiz-Tagle. Es que claro, el ofrecimiento de Chávez de una parcelita petrolera en el Orinoco para el gobierno chileno, tienta a cualquiera a dejar de lado las diferencias...
 
Como era de esperarse, el Ministerio de Colonias de los EEUU (la OEA), a través de Insulza, dijo que no se tomarían medidas contra el gobierno venezolano (solamente después que Chávez amenazara con retirarse de este organismo si se le sancionaba). Por su parte, RCTV estaría cesando su transmisión el 27 de mayo de manera irreversible. O sea, lo del Senado chileno fue ni más ni menos que un guatapique[6] patético. Es que los políticos en Chile son un relajo y los parlamentarios parecen más bien, por sus discursos y acciones, personajes de los Toppins[7]. Quedamos entonces en sintonía a ver cuando es que los Toppins nos van a “entretener” con un nuevo episodio en su cruzada ética y valórica en el hemisferio.
 
José Antonio Gutiérrez D.
04 de Mayo del 2007


[1] Un escaparate de derechos humanos dependiente de la OEA, aquella organización a la que Salvador Allende con proverbial sabiduría llamaba el “Ministerio de Colonias” de los EEUU.
[2] Jet-set de la socialdemocracia criolla.
[4] El 29 de marzo de 1985 fueron asesinados en Santiago dos hermanos militantes del MIR, Rafael y Eduardo Vergara Toledo, por la policía de Pinochet. Desde entonces que esta fecha es de protesta y lucha para los estudiantes y jóvenes pobladores. Se le ha dado en llamar el “Día del Joven Combatiente”.
[5] Nombre que se le da en Chile a Papá Noel.
[6] Papelón en jerga chilena
[7] Programa televisivo chileno de mediados de los ’90 en que figuraban títeres de los distintos políticos (los “top”), así como de las figuras de la naciente farándula criolla (los “in”). El nombre hacía mofa de estos anglicismos (top, in, out, etc.) con que la farándula televisiva se refería frecuentemente a las figuras que, para bien o para mal, eran parte del dominio público en esa época. Los títeres eran grotescos y representaban una exageración de elementos característic
Par Elsie HAAS
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Vendredi 19 octobre 2007 5 19 10 2007 23:32
Chile es un país donde cualquier cosa puede pasar: los socialistas son neoliberales, los maximalistas son minimalistas y el candidato derechista Joaquín Lavín le rindió tributo a Allende en un viaje a Cuba. En fin, así no más es nuestro país, donde lo absurdo es la regla. Pero lo que hemos presenciado ayer ya rompió todos los límites de lo que era humanamente posible imaginar: Los hijos del dictador Pinochet se han declarado “perseguidos políticos”. Pero así no más es esto. El nuestro es el país del absurdo. Donde el ladrón siempre corre tras del juez.

Traduction du premier paragraphe :
Le Chili est un pays où tout peut arriver : les socialistes sont des néolibéraux, les maximalistessont minimalistes et le candidat de droite, Joaquin Lavin, a rendu un hommage à Allende au cours d'un voyage à Cuba. Enfin, c'est ainsi qu'est notre pays où l'absurde devient la norme. Mais ce à quoi nous avons assisté hier dépasse les limites de l'entendement : les enfants du dictateur Pinochet ont déclaré qu'ils étaient des " persécutés politiques". Le pays qui est le nôtre est le pays de l'absurde. Où le voleur poursuit le juge.

Ahora, los hijos del dictador son “perseguidos políticos”. Es que están siendo procesados por robarse unos cuantos milloncitos de dólares, cosa poca. Cualquier otro dictador lo hubiera hecho. Marco Antonio se quejaba: “fui capturado violentamente, como un delincuente”... ¡cómo si no lo fuera! Hasta donde entiendo –a menos que haya vivido equivocado hasta ahora- en Chile, como en cualquier otro país de habla castellana, un delincuente es alguien que roba o mata. Eso, hasta donde se ha podido comprobar, es exactamente lo que esta familia de autócratas hizo sin ninguna clase de restricción por 17 largos años. Pero bueno, los dictadores son “criminales” al parecer de una clase especial y por consiguiente debieran ser tratados de manera diferente a los otros rateros, a los rateros que roban por necesidad y no solamente por codicia.

Por regla general, en el país del absurdo los rateros por codicia y no por necesidad van a caer a cárceles cinco estrellas como Capuchinos o Punta Peuco, donde pueden disfrutar hasta de internet. Pero bueno, a las chicas Pinochet les tocó mamárselas en el COF no más. Para la otra pueden hacer valer sus derechos y pedir una cárcel a la altura de su propia bajeza.

Lucía Pinochet se quejaba de la falta de frazadas, jabón y papel higiénico. Bueno, esas son las cárceles que mandó a construir su papito mija, a ver como se las ingenia ahora. Esas son las cárceles que ustedes llenaron de luchadores sociales y de “rotos” provenientes de los sectores marginalizados por su modelo social excluyente. Y sepa bien que hay miles de chilenos que, gracias a ese modelo económico implantado por su padre, no necesitan estar en la cárcel para conocer de esas falencias. O si no, vaya a darse una vuelta al secano de la Cuarta Región o al campo sureño.

Lo que es rayano en lo tragicómico es autonominarse como presos políticos en un país donde efectivamente los hay. Esto es un mal chiste. ¿Qué dirán todos los mapuche presos por recuperar sus tierras? ¿Querrá Lucía compararse con Juana Calfunao? ¿Es que a ella también le patearon el vientre fecundado hasta hacerla abortar? ¿Es que a ella también le han roto los huesos de sus manos? ¿Conoció Lucía las abominaciones de su padre? ¿Conoció Lucía el trato que recibían los miles de presos políticos que en Chile llenaron las mazmorras pinochetistas? ¿Supo ella algo de electricidad en los genitales, de uñas arrancadas, de perros entrenados en el arte de violar, supo ella de la “venda sexy”, supo ella de la “corbata colombiana”, supo ella de la “parrilla”, supo ella del “submarino”? ¿Sabrá ella que chucha es ser preso político?

Pero así no más es esto. Estamos en un nuevo capítulo de una mala película llamada Chile democrático. En donde la característica principal de los actores es su carácter grotesco. Porque el nuestro es un país con una presidenta grotesca, con parlamentarios grotescos, con una Constitución grotesca, con un modelo económico grotesco, con emblemas patrios grotescos, con un ejército grotesco, con una televisión grotesca, con farandula grotesca y con una politica, lisa y llanamente, grotesca. Un país gobernado a control remoto desde Washington, donde lo absurdo es el sentido común. Un país definido por su lema patrio: “Por la Razón o la Fuerza”. Lema en cuya grotesca ecuación ha siempre primado la fuerza por sobre la razón.

Entonces nos desayunamos con el notición: los Pinochet son perseguidos politicos. El victimario es víctima. Situación que calza a la perfección en el guión de esta pésima producción “Chile en Democracia” que cada vez se parece más y más a la Naranja Mecánica.

No puedo dejar de pensar, ante tanto absurdo y ante lo grotesco de toda esta situación, en aquella canción fruto de la sabiduría popular chilena y popularizada por la cantautora nacional Violeta Parra (una de las pocas figuras que han contribuido a la construcción de una identidad nacional positiva) que, muchos años después de haber sido grabada, conserva plena vigencia. Pues, como puede apreciarse, en nuestro país el absurdo no es cosa nueva:

El hombre se come el pasto
El burro los caramelos
La nieta manda al abuelo
Y la sota al rey de bastos
L'agua la llevo en canasto
Me duermo debajo el catre
Todo lo endulzo con natre
Bailo en la tumba del muerto
Mentira todo lo cierto
Gritaba desnudo un sastre.

Los pajes son coronados
Los reyes friegan el piso
El diablo en el paraíso
Y presos van los soldados
Se perdonan los pecados
Fusilamiento de jueces
En seco nadan los peces
Será un acabo de mundo
Cuando en los mares profundos
Las arboledas florecen.

Los justos andan con grillos
Y libres van los perversos
Noventa cobres un peso
Seiscientos gramos un kilo
Los futres andan pililos
Los gordos son raquíticos
Brincaba un paralítico
Sobre un filudo machete
Ocho por tres veintisiete
Divide un matemático.

De asiento tienen el piano
Tocan música en la silla
Caín es la maravilla
Para el Abel de su hermano
Caminar es con las manos
Los santos son pendencieros
Bendicen a los rateros
Se acuesta el perro en la cuna
Debajo de blanca luna
La guagua muerde al rondero.

Aquí termina el ejemplo
Fue por el mundo al revés
Y con la venia de usted
Al teatro lo llaman templo
Muy plácido te contemplo
Dice el bandido a su presa
Es más hereje el que reza
Los viejos van a la escuela
Los niños a la rayuela
Ya nadie tiene cabeza.


El Diablo en el paraíso. Los Pinochet ahora son “presos políticos”. Caramba, ya no queda sentido de la vergüenza en este mundo. Solamente nos queda decir, con Condorito, ¡Plop!

José Antonio Gutiérrez D.
08 de Octubre, 2007
Par Elsie HAAS
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Mardi 30 juin 2009 2 30 06 2009 10:00


Los sables vuelven a relucir su filo en tierras Latinoamericanas: los golpes de Estado y los procesos de desestabilización orquestados desde Washington se han sucedido en diversos países donde se implementan gobiernos reformistas que puedan resultar incómodos para la digestión de las élites hemisféricas -Venezuela 2002; Haití 2004; Bolivia 2008. Esta vez el turno ha sido el de Honduras, país cuyo presidente Manuel Zelaya ha sido derrocado por militares y exiliado a Costa Rica. Mientras Zelaya era secuestrado por los milicos, en el Congreso se leía una carta escrita por Zelaya (que resultó ser falsa) en la cual renunciaba a su cargo como presidente. Al mismo tiempo, y mientras diversos parlamentarios denunciaban que la conducta del presidente ponía en riesgo el “estado de derecho” y lo acusaban de violaciones múltiples e imaginarias a la Constitución, se le removía de su cargo, el cual era asumido por el presidente del Congreso, Roberto Micheletti (quien como Zelaya también es del Partido Liberal).


El golpe ha ocurrido el mismo día en que tendría lugar una consulta ciudadana de carácter no vinculante, convocada por Zelaya, respecto a la necesidad de cambiar la Constitución, redactada en 1982, cuando el país recién venía saliendo de una dictadura militar –apoyada por EEUU- extremadamente brutal que detentó el poder desde 1972 a 1981. De ser los resultados favorables al cambio constitucional, se habría convocado en Noviembre a una Asamblea Constituyente.

Esta propuesta enfrentó una enconada oposición de los sectores más reaccionarios de la oligarquía hondureña, que controlan el Legislativo, la Corte Suprema y el Ejército, y que están congregados bajo el liderazgo indiscutido del ultra-conservador Partido Nacional de Honduras. Estos sectores se oponen a la menor reforma que pueda producir el menor cuestionamiento a su dominio absoluto sobre Honduras. El poder Judicial, en coordinación con sus aliados del Legislativo, se apresuraron a declarar el referéndum inconstitucional el día Jueves 25 de Junio, con lo cual el escenario para el Golpe quedaba instalado. Los tanques salieron a las calles el domingo 28 a primera hora en dirección a la residencia de Zelaya, con lo cual cancelaron el referéndum y saldaron (o creyeron saldar) mediante la fuerza el tira y afloja entre los poderes estatales[1].

¿Qué hay detrás de la estrategia golpista?

Honduras es un país que, como mencionábamos, no es ajeno a la historia compartida en nuestro continente de dictaduras militares, las cuales ocuparon todo el período del ’60 al ’70. En los ’80 esta historia de violencia de clase y terrorismo de Estado siguió bajo la forma de un régimen “democrático” bajo el cual proliferó el paramilitarismo, el que cobró la vida a miles de campesinos y trabajadores hondureños, y que sirvió de plataforma para el terrorismo Contra que devastó a Nicaragua. Estas operaciones eran dirigidas directamente por John Negroponte, embajador yanqui en Honduras. LA presencia yanqui todavía se expresa de manera física en la existencia de una base militar de los EEUU con al menos 500 tropas yanquis en suelo hondureño. Bajo esta dinámica política y social se ha nutrido una férrea red de dominación que incorpora a una oligarquía absolutamente colonial y a un ejército imbuido de la doctrina de seguridad nacional.

Zelaya está lejos de ser un revolucionario: es un miembro del Partido Liberal, que se ha pasado a una tendencia reformista, un poco más a la izquierda que el grueso de su partido, y que se plantea ciertas reformas sociales (incluida la nueva constitución). Lo que más inquieta a la oligarquía hondureña es el ingreso de Honduras al ALBA, iniciativa de integración latinoamericana liderada por Venezuela. Sin embargo, como hemos planteado en otras ocasiones, la “radicalidad” de un movimiento o de un dirigente político no puede ser medido en términos absolutos, sino que debe ser comprendida en su contexto: en este caso, la “radicalidad” de Zelaya no emana de sus propias políticas, sino que de la absoluta oposición a cualquier compromiso o a cambios de cualquier clase que presenta la oligarquía. No es que Zelaya sea visto como un “radical” porque sea socialista, sino que por el carácter completamente neandertal de la oligarquía hondureña. Esta paradoja es la que ha hecho que la lucha por reformas bastante tibias en América Latina haya muchas veces asumido formas propias de la lucha revolucionaria.

La estrategia golpista, que engloba la paradoja opuesta a la del reformismo en el contexto latinoamericano, es decir, que adopta formas de “contra-insurgencia” en ausencia de un movimiento revolucionario, puede resumirse a lo siguiente: la necesidad de frenar cualquier proceso de cambio social, aún del más tibio. El gran problema para la oligarquía es que la época en que una dictadura militar podía aceptarse sin complicaciones ha pasado. No estamos en los ’70 y los EEUU están más interesados en guardar las apariencias democráticas y salirse con las suyas mediante otros métodos que imponiendo su voluntad mediante el atajo de los golpes de Estado. Por ello la estrategia golpista presenta como principal inconveniente para esta oligarquía que no es sostenible a largo plazo en el contexto de Honduras[2].

El complejo escenario post-golpe

Las fuerzas golpistas, al igual que aquellas que se les oponen, han de tener sus contradicciones internas. Es probable que haya elementos que en estos momentos estén fantaseando con un retorno al gorilismo puro y duro que asoló a América Latina en durante las cuatro décadas pasadas. Pero otros elementos deben estar bien concientes de que es altamente improbable que esta aventura golpista pueda prolongarse por mucho tiempo. Ellos saben que, después del remezón golpista al escenario político hondureño, es necesario tener un plan B cuando haya que re-establecer el orden constitucional. Para ellos el golpe sería solamente un elemento disuasivo dentro de una estrategia más amplia para retomar el control absoluto y la iniciativa política mediante el desgaste político del adversario.

                           
Rápidamente la “comunidad internacional” (incluida la ONU[7]) se ha pronunciado en contra del golpe y ha rechazado la salida de Zelaya, reiterándole su apoyo[8]. Este rechazo ha sido particularmente categórico entre los países latinoamericanos y los del ALBA. El presidente venezolano Hugo Chávez llegó a decir que sus tropas estaban en alerta debido a la agresión que sufrió su embajador en Honduras por parte de las tropas golpistas[9]. Obama sostuvo una posición ambigua, que se puede entender como una manera de tantear el terreno, en que pide “a todos los actores políticos y sociales en Honduras que respeten las normas democráticas, el estado de derecho y los principios de la Carta Democrática Interamericana”[10], sin rechazar el golpe ni apoyar a Zelaya. Solamente tras señalamientos por parte de Chávez y del presidente de la Asamblea General de la ONU, Miguel D’Escoto, respecto a la probable intervención norteamericana en el golpe, los EEUU terminan por reconocer mediante un anónimo funcionario del Departamento de Estado (más para salvar la cara que otra cosa), que Zelaya es el único presidente legítimo de Honduras[11]. Seguramente no les sentó nada bien la diatriba de D’Escoto: "Muchos se preguntan si acaso este intento de golpe es parte de esa nueva política [de EE.UU. hacia Latinoamérica] ya que como bien es sabido el Ejército hondureño tiene un historial de entreguismo total a Estados Unidos".[12]

Todo indica que la oligarquía y el ejércit
o no podrán mantener el Golpe y que solamente les queda ver cómo logran una “solución política” que pueda, de momento, asumir la forma de un “compromiso” de ambas partes, pero que la deje en pie de poder volver a retomar su dominio absoluto a mediano plazo. Ese rol político es el que puede jugar la OEA, la cual, al igual que casi todos los gobiernos, han expresado su rechazo al golpe no en términos del contenido de clase concreto que encarna, sino que desde la abstracción de la defensa del “estado de derecho”. Queda así marcada la cancha para ambos bandos: no se acepta el desborde a la Constitución ni por la derecha ni por la izquierda, o para ser más precisos, se rechaza el desborde por la derecha, precisamente, para evitar el desborde por la izquierda. Lo que se defiende es el “estado de derecho” que, en última instancia, es en lo concreto el orden social capitalista. Esta cruzada democrático-burguesa puede ser liderada de manera magistral por la OEA, la cual, en palabras del director de Human Rights Watch, José Miguel Vivanco, “tiene un papel clave que jugar [para] encontrar rápidamente una solución multilateral a esta ruptura de la democracia en Honduras"[13].

Con esta táctica, que busca una solución “multilateral” (con el golpismo), la oligarquía hondureña tratará de abrirse un espacio político en los canales institucionales, donde lleva la ventaja al reformismo, a la vez que sacar de la agenda política cualquier reforma sustantiva o cualquier perspectiva de radicalización del proceso político.

¡Abajo el Golpe! ¡Reforzar la Movilización Popular!

Los libertarios, junto a todos los revolucionarios consecuentes, nos posicionamos de manera inequívoca del lado de las fuerzas que se oponen al Golpe. No podemos permitir que el gorilismo levante cabeza en ningún país de nuestra región, que ya ha sufrido de bastantes dictaduras como para cruzarse de brazos y declararnos “neutrales” siquiera ante el espectro de una nueva. Pero no por ello dejamos de plantear nuestra posición de manera clara y categórica.

El gorilismo debe ser extirpado de raíz y creemos que eso no puede producirse desde arriba, desde las alturas burocráticas de la “comunidad internacional”, como pretenden sectores de la burguesía y del reformismo. El único que pueden extirpar de raíz al gorilismo golpista es el pueblo movilizado en las calles, en los campos, en los lugares de trabajo, en las escuelas y universidades para parar esta aventura militar. Dentro del complejo escenario post-Golpe es este pueblo el cual puede convertirse en un actor que altere definitivamente el equilibrio de fuerzas en la sociedad hondureña para alcanzar cambios de fondo. Este pueblo que, venciendo el miedo, se ha comenzado a movilizar, pasando de un centenar de manifestantes afuera del palacio de gobierno por la mañana a varios miles en estos momentos, y que comienza a movilizarse masivamente en toda la capital Tegucigalpa así como en otros puntos del país.

Aún cuando lo que convoque a los manifestantes sea poco más que la defensa de Zelaya, y con él, la defensa de un proyecto de reformas bastante tibio, es en la movilización donde el pueblo aprende a luchar y a construir su proyecto. Toda movilización encierra la posibilidad de radicalización de las masas, sobretodo si consideramos que esta protesta espontánea es un acto de desafío a una oligarquía tan testaruda y retrógrada como criminal. De esto depende que la oligarquía vea frustrado su plan disuasivo para “ablandar” el proyecto político de Zelaya: de si las masas se radicalizan y con ello impulsan el proceso definitivamente hacia la izquierda. Este es el factor con el cual la oligarquía no cuenta (ni el reformismo tampoco). Y este es el factor que más pesa a fin de cuentas.


De cómo se solucione este conflicto, dependerá el futuro del cambio social en Honduras: si la crisis se soluciona por arriba, primordialmente por los canales institucionales[14], el resultado será, sin lugar a dudas, el compromiso y la colaboración de las partes, con el consecuente retorno al status quo; si la crisis, en cambio, se soluciona por abajo, y el golpe es frenado primordialmente por el pueblo movilizado en las calles está la posibilidad de que el pueblo avance hacia un proyecto más radical y que logre aplastar la resistencia de la oligarquía al cambio. Aún cuando el resultado estará lejos de ser la revolución social, dejará sentadas las bases para que el pueblo emprenda ese camino de largo aliento y dejará a un pueblo que haya ganado en experiencia y en confianza en sus propias capacidades. Y esa posibilidad si que hace temblar a la oligarquía.

José Antonio Gutiérrez D.
28 de Junio del 2009





[1] Sobre la polémica del referéndum revisar el artículo siguiente http://criticadigital.com/impresa/index.php?secc=nota&n...26666

[2] El único país de América donde esta estrategia ha resultado ser sostenible por un período considerable de tiempo es en Haití. Pero Haití es un caso absolutamente excepcional en el contexto latinoamericano, de un país extremadamente dependiente, empobrecido, retrasado y con la oligarquía indudablemente más cavernaria de todo el hemisferio. Pero aún en Haití los imperialistas han debido recurrir a fachadas democráticas para sostener al golpismo (una fuerza dependiente de la ONU, la MINUSTAH, y el rol de un presidente elegido “democráticamente”, Preval). Para más detalles sobre este proceso revisar http://www.anarkismo.net/article/1063 http://www.anarkismo.net/article/2078 http://www.anarkismo.net/article/2698 http://www.anarkismo.net/article/4651

[3] Para más detalles sobre este proceso, puede revisarse, desde una perspectiva socialdemócrata, el libro de Alex Dupuy “Haiti in the New World Order”, Westview Press, 1997, pp.140-166. También puede revisarse, desde una perspectiva revolucionaria, “The Unmaking of a President” de Kim Ives, en “The Haiti Files” (ed. James Ridgeway), Essential Books, 1994, pp.87-103.

[4] Al menos momentáneamente, porque luego en el 2004 nuevamente Bush vuelve a considerar a Arisitde persona non grata y es derrocado en un nuevo golpe de Estado.

[5] Kim Ives, op. cit., p.95

[6] En todo caso, el mismo gobierno de EEUU ha admitido haber entrado en contacto, muy recientemente, con el ejército de Honduras en relación con la “crisis” http://espanol.news.yahoo.com/s/28062009/54/n-latam-ee-....html

[7] http://espanol.news.yahoo.com/s/ap/090628/latinoamerica...ras_2

[8] http://espanol.news.yahoo.com/s/reuters/090628/titulare...nes_1

[9] También los embajadores de Cuba y Nicaragua fueron agredidos. http://espanol.news.yahoo.com/s/reuters/090629/latinoam...ras_6

[10] http://espanol.news.yahoo.com/s/ap/090628/latinoamerica...iones

[11] http://espanol.news.yahoo.com/s/reuters/090628/latinoam...aya_1

[12] http://espanol.news.yahoo.com/s/28062009/54/n-latam-ee-....html

[13] http://espanol.news.yahoo.com/s/28062009/54/n-latam-ee-....html Dicho sea de paso, este rol de contención que se busca en la OEA, es el mismo que la UNASUR jugó en la crisis boliviana de fines del 2008, cuando se condenó la masacre de Pando, pero se enfatizó que la condena es desde la perspectiva de la “defensa del estado de derecho”, buscando, al mismo tiempo, desmovilizar al pueblo.

[14] Digo “primordialmente”, pues no hay un factor único que solucione la crisis: actúan elementos institucionales (la comunidad internacional, por ejemplo), con los factores populares (los sectores populares que están en la calle). Ninguna táctica puede excluirse, todas son necesarias, pero la estrategia reformista privilegia al factor institucional (terreno en el cual da la ventaja a la oligarquía), mientras la estrategia revolucionaria debe privilegiar el factor popular (pero no se excluye la presión hacia los actores institucionales).



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Par Elsie HAAS
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Samedi 11 juillet 2009 6 11 07 2009 10:40

Par José Antonio Gutiérrez D.
8 de Julio, 2009


Desde el momento mismo en que la oligarquía hondureña decidió dar el Golpe de Estado, resultaba improbable, a los ojos de cualquier observador, que éste representara una estrategia sostenible a mediano plazo. Indudablemente, deben existir ciertos gorilas en el ejército que aún sueñan con los días de las dictaduras militares abiertas y que intentan buscar maneras de aferrarse al poder a cómo de lugar. Pero para cualquier oligarca con la más mínima inteligencia, era evidente que lo que se buscaba con el Golpe no era instalar una dictadura por un lapso de tiempo significativo, sino que aplicar una estrategia de “desgaste” que buscara tres objetivos:

1. Agotar el espíritu reformista liberal de Zelaya; el énfasis deja de estar en el cambio político y social en Honduras, sino que pasa a estar en la defensa del “orden constitucional” –que dicho sea de paso, es el orden instalado por la oligarquía gorila y sacralizado en la Constitución de 1982;

2. Disuadir al elemento popular de buscar cambios más profundos en la sociedad hondureña; el movimiento popular en este país es extremadamente débil y recién comienza a levantar cabeza después de obscuras décadas de dictaduras y gobiernos paramilitarizados, con lo cual un poco de represión bastaría para desarticular y atemorizar a las expresiones populares organizadas;

3. Lograr una negociación política, con la sanción de la comunidad internacional, que fije límites estrechos para las posibilidades del cambio, que no amenacen ni siquiera de manera cosmética los privilegios absolutos de la oligarquía[1].

Con lo que los Gorilas no contaban era con dos factores:

El repudio internacional generalizado (ONU, OEA, EEUU, EU, ALBA, Grupo de Río) que demostró los límites del espacio político que el gorilismo podría obtener mediante el Golpe. La expulsión de la OEA y la insistencia en el retorno incondicional de Zelaya impuesto por este organismo[2] representó un duro golpe a los gorilas, con el cual no contaban en absoluto, lo cual demuestra su autarquía mental y el hecho de que aún no se dan cuenta de que, en el actual contexto histórico[3], a las clases dominantes de América Latina no les convienen dictaduras militares sino que abrir ciertos espacios para la reforma social;

La respuesta popular que, a contravía de lo esperado por la oligarquía hondureña, fue contundente. El movimiento popular lejos de acobardarse a dado una heroica lucha en las calles y se ha visto fortalecido como un actor político formidable. Recordemos que no es cualquier cosa enfrentarse a un Golpe Militar: se requiere de bastante convicción para romper el miedo y salir a la calle, desafiando el Estado de Sitio y a los militares que se pasean armados hasta los dientes por las calles. Los números de manifestantes en todo el país han aumentado exponencialmente y el domingo, por ejemplo, fueron varias decenas de miles las que, a riesgo de su propia vida, fueron al aeropuerto de Tegucigalpa a esperar a Zelaya quien no fue autorizado a aterrizar por las autoridades aeronáuticas.

Podríamos decir que la estrategia del “desgaste” ha sido un rotundo fracaso hasta el momento, pues si bien lo que se pretendía, en resumidas cuentas era exorcizar la posibilidad de cambios sociales[4], lo que han logrado ha sido, de hecho, radicalizar al pueblo hondureño como no podría haberlo hecho el más “radical” discurso de Zelaya.

Así las cosas, y si sumamos el ostracismo diplomático de los gorilas así como la posibilidad de un impacto económico significativo por la crisis hacia la población (y sabemos que los sectores de la clase media que apoyan a Goriletti pueden volverse en su contra muy pronto si se les demanda demasiados “sacrificios” en la defensa de los intereses estrechos de la oligarquía), no me sorprendería que en estos precisos momentos se esté desarrollando una lucha intensa en el bloque de los gorilas para ver cómo salir de este entuerto y sacar algún provecho político de toda esta aventura militarista.

El pueblo se ha constituido en un factor político de peso


La crisis no puede prolongarse indefinidamente, menos aún cuando se está generando un contexto que justifica plenamente el paso a “formas superiores de lucha” (ie, insurreccionales) por parte de la población, aún cuando Zelaya haga llamados a la calma. De hecho, la creciente movilización popular y la radicalidad que ésta pueda asumir son algo que inquieta a las clases dominantes en todo el hemisferio y, por supuesto, también en Honduras. La perspectiva del desborde de los de abajo es una realidad que ninguno de los sectores de la clase dominante (golpistas o no golpistas) ve con buenos ojos.

Hemos ya insistido en que en las presentes condiciones las únicas dos maneras de solucionar la crisis son:

Que el factor predominante en su resolución sea el pueblo en las calles, lo cual, aún cuando estaría lejos de ser una solución de carácter revolucionario debido a una serie de limitaciones objetivas de la movilización (ausencia de referentes y alternativas revolucionarias de peso), dejaría tras de sí a un pueblo con plena conciencia de sus capacidades y “empoderado”. Esta solución no acomoda ni al reformismo[5], ni mucho menos, a los gorilas.

O que la crisis se solucione primordialmente por arriba, en negociaciones a puertas cerradas entre sectores de las elites económicas y políticas, aparte de la presencia internacional de rigor. Aún cuando en el corto plazo esta solución buscaría desmovilizar al pueblo “arrecho”, tampoco cerraría las puertas a que el proceso de politización y conciencia se siga profundizando y que se expongan los límites del reformismo.

Como sea que se resuelva la crisis, vemos que, desde la intentona frustrada de aterrizaje de Zelaya en el aeropuerto de Tegucigalpa, la cual terminó con el criminal y cobarde asesinato de tres manifestantes por parte del ejército[6], los de abajo, el pueblo hondureño, movilizado en cifras que, según las fuentes van de 30.000 a 100.000 manifestantes (las movilizaciones de masas más impresionantes que jamás se hayan visto en Honduras) se ha constituido en un actor político en derecho propio dentro del proceso. Esto no podrá, a futuro, ser ignorado por ninguna de las partes.

Preparando el terreno para negociar con los Gorilas

Después de la intentona frustrada de retorno de Zelaya, es evidente que la oligarquía ya no puede sencillamente seguir bravuconeando desafiante ante la OEA y debe moverse rápido antes de terminar de quemar sus últimas cartas con la “comunidad internacional” y antes de que la unidad que mantienen de manera más o menos monolítica se desintegre en querellas intestinas agudizadas por el aislamiento y posibles sanciones.

Por ello es que han buscado un acercamiento no con la OEA, sino con EEUU para preparar el terreno a una eventual negociación que dé por terminada la crisis. Recordemos que aún cuando el gobierno de los EEUU ha declarado su reconocimiento a Zelaya y su condena al Golpe –de manera tardía y solamente tras haber sido interpelado por funcionarios de la ONU-, esto no ha sido hecho de manera inequívoca y desde el comienzo insistieron en una salida negociada entre las partes[7].

El 7 de Julio la secretaria de Estado Hillary Clinton ya anunció que favorecerá una solución negociada entre las partes para solucionar la crisis[8] y será al presidente de Costa Rica, Oscar Arias, a quien corresponderá el rol mediador[9]. La gran dificultad será que el bloque Gorila en Honduras alcance un acuerdo en torno a la figura de Zelaya: aún cuando los sectores duros del ejército y del gorilismo se niegan rotundamente a que la negociación incluya el retorno de Zelaya al poder (posición que fue ratificada por Goriletti antes de confirmar su disposición a negociar)[10], es evidente que la comunidad internacional no aceptará una solución que no incluya este punto[11]. Parece ser cierto que los sectores más lúcidos del gorilismo están plenamente concientes de esto y que si aún mantienen una posición “dura”, al menos en apariencia, ante la negativa de que Zelaya vuelva al poder, es solamente para seguir en la estrategia del desgaste al mismo tiempo que limitan las concesiones que tendrán que hacer en la mesa negociadora al retorno del depuesto presidente. De esto ya se ha hecho eco la esposa de Zelaya, quien en una manifestación multitudinaria declaró a la prensa que “’todo es negociable’, menos el hecho de que Zelaya debe retornar a la presidencia”[12].

La aceptación de que tendrán que aceptar el retorno de Zelaya es evidente según las declaraciones del presidente de la Corte Suprema de Honduras quien planteó ayer 7 de Julio que en aras de la “paz” y de la negociación pacífica a la actual crisis, correspondería al Congreso aplicar una “amnistía” (!?) a Zelaya y permitir su retorno[13].

No hay necesidad de señalar que estas negociaciones estarán herméticamente blindadas a la participación popular. Se harán de espaldas al pueblo que ha derramado su sangre en las calles de Tegucigalpa, no porque Zelaya les parezca simpático, sino porque creen ver en el reformismo la posibilidad de transformaciones sociales que apremian en uno de los países más empobrecidos del hemisferio. Es importante en este sentido recalcar que el pueblo no tiene más “amigos” que sí mismo, que es una tarea de primer orden el que desarrolle un programa propio que recoja sus aspiraciones, ya que la única garantía de que sus intereses no se vean traicionados es su participación directa en la lucha y en cualquier escenario para poner término a la actual crisis.

¿Qué es lo que se negociará con los Gorilas?

Aunque el contenido específico de las negociaciones no se ha dado a conocer, salvo por la predecible exigencia de amnistía por parte de los Gorilas, es bastante probable que los Gorilas quieran hacer girar la negociación en torno a los siguientes puntos:

Buscarán la amnistía para los Gorilas (jerarquías eclesiásticas, castrenses, judiciales y parlamentarias), quizás, a cambio de la “amnistía” a Zelaya;

Buscarán que se desista de cualquier tipo de reforma de la Constitución de 1982, o al menos, de aquellos aspectos que la oligarquía gorila considere fundamentales para mantener su hegemonía;

Buscarán mantener el peso específico del ejército en el escenario político (es decir, mantener el pilar fundamental del Estado contrainsurgente) y se opondrán a cualquier medida que busque disminuir su influencia;

Muy probablemente, los actores internacionales buscarán cobrarse los favores por haber retornado a Zelaya al poder: quizás los EEUU busquen un nuevo acercamiento y alejar a Honduras de la influencia del ALBA, a la vez que la UE podría llegar a mediar tardíamente a fin de acelerar el proceso de negociación del Acuerdo de Libre Comercio con Centroamérica que se ha visto recientemente empantanado.

Estas condiciones son inaceptables, pero su aceptación dependerá no de la habilidad negociadora de Zelaya, sino que de la capacidad de lucha que demuestra el pueblo hondureño en estas horas cruciales. Es fundamental que en estos momentos, en que se quiere resolver la crisis “por arriba”, las diferentes expresiones populares movilizadas y en lucha no se desmovilicen, sino que antes bien radicalicen aún más su lucha, a fin de que las propuestas fundamentales de cambio, que produjeron la escalada agresiva de la oligarquía en primer término, no sean abandonadas y se llegue a una solución de consenso que bloquee, una vez más, las demandas más sentidas de la clase trabajadora hondureña.

El alcance hemisférico de los sucesos en Honduras

Por último, creemos necesario insistir en el alcance hemisférico de lo que sucede en Honduras.

1. Se evidencia con el Golpe la persistencia de una tradición Gorila en los ejércitos, alimentados por la doctrina de seguridad nacional en la Escuela de las América por los mandos militares yanquis, así como también se vuelve a comprobar la dificultad y los límites de las experiencias reformistas en aquellos países donde aún persiste la hegemonía absoluta de una oligarquía arcaica y fosilizada.

2. También se comprueba que el imperialismo no depende de quien lo “administre” y que representa una política de Estado bien implantada en Washington[14]. Aún cuando no conocemos con exactitud la real participación de los EEUU en los eventos de Honduras, es absolutamente imposible que un ejército como el hondureño, adiestrado por el Pentágono y en un país donde opera una base militar norteamericana (Soto Cano), con al menos 500 US Marines, haya podido actuar completamente a espaldas de Washington. Algún grado de consentimiento, aún así fuera tácito, debió haber sido otorgado para que el ejército de Honduras se atreviera siquiera a mover un dedo. Sabemos que los EEUU no funcionan como un bloque homogéneo y que frecuentemente se producen roces entre sus distintos organismos (Departamento de Estado, CIA, Pentágono, etc.) respecto a temas de “seguridad hemisférica”, por lo cual es perfectamente factible que sectores del Estado yanqui hayan consentido y autorizado el Golpe sin necesariamente informar al resto. Creemos que esto explica la ambigüedad en la reacción inicial de Obama ante el Golpe.

Las confesiones de un funcionario del Departamento de Estado nos da luces en este sentido: “Admitieron de la misma manera que hubo contactos con los militares en Honduras, incluso uno "muy reciente" para tratar de mitigar la crisis.”[15] Nos queda la duda respecto de qué clase de contactos hubo, cuán “recientes” fueron, por qué no se alertó de las intenciones golpistas del ejército si ya se tenía conocimiento de ellas, etc. Todo indica que al menos ciertos sectores del Departamento de Estado norteamericano, y con toda certeza el grueso del Pentágono y la CIA, tenían pleno conocimiento de que este Golpe se estaba cocinando. Lo cual termina por disipar cualquier ilusión de que, con la era de Obama, los viejos hábitos imperialistas de los EEUU serían tirados por la borda.

3. También con este Golpe se comprueba que los EEUU han perdido la hegemonía absoluta sobre la región y que los Estados latinoamericanos, cada cual con sus propios intereses, sea en bloque (ALBA, SICA) o individualmente (Costa Rica, Brasil, etc.), han irrumpido en el escenario regional de manera decisiva, como se había ya comprobado con la crisis desatada por Colombia con su irrupción militar en Ecuador en Marzo del 2008 y con la crisis boliviana desatada tras la masacre de Pando en Septiembre del 2008. Esto demuestra que la unipolaridad lograda por EEUU durante el Nuevo Orden Mundial está en franco retroceso ante el avance de otros actores que disputan su hegemonía a nivel regional.

4. Pero también la respuesta popular demuestra que, pese a los cantos de sirenas del reformismo y de la posibilidad de avanzar en procesos de cambio sin alterar significativamente el orden “constitucional” (expresión de la dominación última de la burguesía), la era de los cambios revolucionarios aún no se ha terminado, por más que los reformistas se apresuren a darle sepultura en sus programas políticos. Esto representa lo más importante que ha quedado en claro con la crisis. A fin de cuentas, el pueblo de Honduras ha recordado a todo el Continente que solamente su lucha directa es la que garantizará que los cambios sociales sean sustantivos. Corresponde a los sectores populares de base sacar las lecciones de este proceso y volver a plantear una vía de cambio revolucionario para América Latina desde abajo, protagonizado por el pueblo de manera directa y de naturaleza esencialmente libertaria. Es decir, que cuestione el patrimonio exclusivo de unos pocos sobre los asuntos y las vidas de todos, retornando a lo mejor de la tradición de la democracia directa, dando así la espalda a los moldes políticos y económicos que las clases dominantes han declarado inmutables.

José Antonio Gutiérrez D.
8 de Julio, 2009




[1] Esta tesis fue desarrollada en un artículo el mismo día del Golpe (“Golpe de Estado en Honduras: ¿el regreso de los gorilas o la táctica del desgaste?”) , el cual puede ser consultado en http://www.anarkismo.net/article/13596

[2] Incluso Insulza, secretario general de la OEA, declaró que no había nada que negociar con Goriletti, lo cual debe haber representado un balde de agua fría para los gorilas http://www.elmostrador.cl/index.php?/noticias/articulo/...ciar/

[3] Hago el énfasis de que esto es cierto en el actual contexto histórico. A diferencia de los liberales de toda gama que creen en la omnipotencia de los valores democrático burgueses, creo que las circunstancias pueden volver a cambiar y el gorilismo puede volver a instalarse como una respuesta natural ante el desarrollo de la lucha de clases. Mientras haya lucha de clases, y mientras existan los Estados, la solución de fuerza seguirá siendo una posibilidad más de respuesta ante la presión social.

[4] Puede discutirse sobre la radicalidad de los cambios propuestos por el proyecto reformista de Zelaya, pero si bien podemos decirse que estos cambios son intrínsecamente tibios y moderados, debemos tomar en cuenta, como hemos dicho, que la radicalidad de una reforma depende de cuán conservadoras y reaccionarias las clases dominantes sean.

[5] O al menos no del todo. Pues debemos considerar que cierto nivel de movilización (dentro de ciertos márgenes, que no radicalice la confrontación, etc.) es necesaria para el reformismo de Zelaya, ya que la crisis de las estructuras tradicionales de representación (todos los partidos políticos tradicionales) hacen que el depuesto gobernante requiera de constituir una base social de apoyo en “caliente”.

[6] Algunas fuentes dicen dos, pero debido a la censura, es imposible saber exactamente el panorama de la represión actualmente en Honduras.

[7] http://www.anarkismo.net/article/13596

[8] http://espanol.news.yahoo.com/s/ap/090707/latinoamerica..._eeuu

[9] http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5g4Cm...kApfQ

[10] http://espanol.news.yahoo.com/s/ap/090707/latinoamerica..._eeuu

[11] Nuevamente la posición de los EEUU ha sido ambigua pues están tanteando el terreno: mientras Obama afirma que Zelaya es el único legítimo presidente, Clinton no menciona, en su última declaración de prensa, el retorno de Zelaya como una condición sine qua non y deja espacio para decir que todas las posibilidades deben quedar abiertas al debate. Pero con todo, es muy poco probable que los EEUU favorezcan una solución que excluya el retorno de Zelaya, precisamente, porque no quieren aparecer como los mecenas del gorilismo http://espanol.news.yahoo.com/s/ap/090707/latinoamerica..._eeuu

[12] http://espanol.news.yahoo.com/s/afp/honduras_pol__tica_...golpe
Par Elsie HAAS
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Jeudi 26 novembre 2009 4 26 11 2009 10:10

Mezanmi, j'aurais voulu vous traduire cet article instructif,comme  tous ceux signés par Jose Antonio qui hélas, écrit en anglais et en espagnol mais pas en français. Mais je n'ai pas trop le temps en ce moment.

Donc un petit résumé en attendant une éventuelle traduction.
L'article commence par une rappel d'une déclaration  de Hédi Annaba et de Clinton, déclaration que l'auteur juge paternaliste et surprenante et qui explique que la misère d'Haïti  a pour causes :
c'est d'avoir souffert de mauvais gouvernements, d'abus, de négligences, non seulement à l'intérieur du pays mais de la part de ses voisins et de la communauté internationale. Nous avons une grande équipe de leaders en Haïti en ce moment, nous pourrions transformer la situation. Et comme c'est possible, nous devons le faire." L'auteur montre sa surprise de voir, pour la première fois, des officiels reconnaître que la communauté internationale a quelque responsabilité dans la situation d'Haïti. Surtout que, question responsabilité dans la situation d'Haïti, Clinton devrait en savoir quelque chose. L'auteur rappelle, le coup d'Etat de 1991  de Cedras et ses copains qui a chassé Aristide. Comment  Clinton,  bien que son gouvernement ne reconnaissait pas le  gouvernement né de ce coup d'Etat, a fait traîner les choses ( même stratégie au Honduras). Comment ( à l'inverse de ce que prétend la réacosphère des journalistes et zentellectuels), l'embargo n'en était pas vraiment un- ce qui permettait à la junte de tenir. Comment finalement, Clinton a fait en sorte que  Cedras soit  asssuré d'impunité, sa maison louée aux Etats-uniens et qu'il puisse partir en toute liberté jouir de  sa fortune au Panama avec ses  partenaires en crimes. Aristide, de son côté, était solidement mare , attaché, il fallait qu'il accepte toutes les conditions du FMI, et qu'il se réconcilie avec l'extrème-droite (le secteur militaro-macoute comme Latortue et  Préval l'ont fait )
Dans le paragraphe intitulé : "Clinton et le retour des pirates de la Caraïbes", l'auteur rappelle dans quel contexte arrive les bons offices de Clinton : après le coup d'Etat de 2004, organisé plus ou moins par la même clique que celui de 1991. A la dfférence dit l'auteur que le gouvernement d' Aristide en 2004 était isolé et ruiné. La mission de Clinton serait de poursuivre le projet de faire d'Haïti un pays de travailleurs sous-payés pour les entreprises internationales.Enfin, une dernière partie intitulée " Haïti et le rétablissement de l'hégémonie US dans l'hémisphère", montre qu'en Haïti comme au Honduras les USA veulent imposer leur hégémonie menacée par les vagues de mouvements populaires qui traversent l'Amérique Latine et Centrale.

Je m'arrête là. Ciao les amis. Bonne lecture !
Epi, pa  janm bliye !  Moun ki konn li lang angle fè traduksyon pou sa ki pa konn lil ,epi  pou moun ki pas konn li ditou.
Se konsa pou no fè expresyon ak refleksyon soti de an ti gwoup moun pou li sikile libreman tankou li  ta dwe.


A white smile is not always a sign of friendship

                    Un sourire blanc n'est pas toujours un signe d'amitié.


"Jan ou vini se jan an yo resevwa ou"
(Your approach will determine your welcome. Aysien Proverb)
"Comme tu te présentes, comme tu seras reçu"

On the 19th of May, Ban Ki Moon, secretary general of the UN, appointed ex US president Bill Clinton as United Nations special envoy to Haiti[1]. His Mission: “to help mobilise resources for the reconstruction of the country, devastated by natural disasters and the food crisis, among other problems”[2].

At the beginning of September, Clinton and the Tunisian head of MINUSTAH, Hédi Annaba, having “reminded” us in quite a paternalistic way that the Haitians are perfectly capable, intelligent and creative people (they were only short of adding "almost like the rest of us"), they told us that the misery, oppression and violence that reign in the Caribbean nation are due to:

“it having suffered bad governments, abuse and neglect, not only from inside the country, but also from its neighbours and from the international community. We currently have a great team of leaders in Haiti, we can turn the situation around. And since we can, we must do it”[3].

This confession is surprising in that, for the first time, as far as I know at least, a leader of the "international community" has recognised, even though it was just in passing, that the international community has something to do with the poverty and hardship suffered in Ayití[4] (Haiti). And we can gather from his declarations that there has been some sort of relationship between the abusive and negligent Haitian leadership, and this international community. Coming from somebody like Clinton, this declaration should not be taken lightly and it should refresh our memories regarding the role that Clinton himself has played in relation to the abuses suffered for so long by the Ayisien[5] people and which he himself doesn’t seem to remember.

Clinton and the return of the makoutes[6] to power in Ayiti (1993-1994)

Clinton et le retour des makoutes au pouvoir en Haïti (1993-1994)
"Ipokrit se kouto de bò"
(Hypocrites are a double-edged sword. Ayisien Proverb)
"Les hypocrites sont des couteaux à deux lames"

With his appointment in May as the all new special envoy of the general secretary of the UN in Haiti, it wasn’t the first time that Clinton posed as a "friend" of the Haitian people. The first time he did it was 15 years ago when one of the most ferocious dictatorships ever to have plagued Haiti, that of Raoul Cedras, had violently come to power.

Let’s refresh our memories a bit. In September 1991, after seven months in power, father Jean Bertrand Aristide, priest, follower of Liberation Theology and leader of one of the biggest popular movements in recent Haitian history, forged in the struggle against the Duvalier dictatorship, was overthrown by a CIA financed coup d'état with unofficial approval from the White House (unofficial, because, with the end of the Cold War and the inauguration of the New World Order, the image of the supposed “guardian of democracy” could not be sullied) [7].

During his 1993 presidential campaign, Clinton criticised Bush’s policies towards Haiti, his soft touch approach to the makoutes and his not unequivocally recognising the legitimacy of the ousted Aristide. Clinton was particularly fierce in his criticism of Bush's policy of repatriating Haitian rafters at a time when the makoutes killed a total of 5000 people, mutilating, torturing and raping many thousands more. Among his promises were to halt the repatriation of Ayisiens who had defied the odds in flimsy rafts to seek asylum in Florida and to fulfil the international obligations of the US in terms of guaranteeing political asylum to refugees, to take drastic measures in order to return Arisitide to power and to toughen the embargo on Haiti[8] (an embargo that Chomsky defined as the most porous embargo of all times, a mere “public relations” stunt by the US without any intention of putting real pressure on the makoutes[9]).

More than a few Ayisiens swallowed the bait (including Aristide himself) believing that imperialism could be changed from within the very centre of imperialism, or that the foreign policy of the US is not State policy, but depends on the personal whims of each president. With Clinton in power, they thought that everything would be different. More than a few of them supported his campaign[10]. But what happened once Clinton got in to office couldn’t have been more disappointing: not only did he take months to close the concentration camps opened by Bush in Guantanamo to house thousands of Ayisien refugees (April 1993) in inhuman conditions, in 1994 he re-opened them just after the dictatorship had stepped up the terror and carried out more atrocities and massacres, resulting in a new wave of Ayisien rafters setting out for Florida. The overcrowded conditions of these concentration camps were horrendous: built to house 5000 people, by August 1994 they were housing over 50000 people like animals[11]. Otherwise, his repatriation policy was no different to that of Bush

In order to maintain his image, Clinton merely signalled that his government would root out the cause of the flow of refugees, which was the Cedras dictatorship, and that he would return Aristide to power. Clinton did indeed return Aristide to power in September 1994, but only after tortuous negotiations in which he obliged him to renounce the reformist dimension of his political program, forced him in to agreeing to “national reconciliation” (which meant sharing power with those who had tortured and mutilated his social support base and who, conveniently, would receive amnesty) and to implementing a series of neoliberal measures recommended by the international financial institutions which went against the interests of the people who had elected him to improve the subsistence conditions and the misery in which the Haitian people languished. In other words, Arisitide’s return to power was conditional on a compromise with the makoutes, offering impunity to a genocidal military and their political supporters and deepening the economic interests of the US in Haiti[12].

Nothing that has happened in Ayiti since then can be understood outside of these events. What we see today is the second act in the process of taming the Ayisien popular movement which began with the September 1991 coup.

Clinton and the return of pirates to the Caribbean

Clinton et le retour des pirates de la Caraïbes

"Fizi tire, nanpwen aranjman"
(Once the gun sounds, there can be no agreement. Ayisien proverb)
"Quand on sort les fusils, aucun accord n'est possible."

The context in which Clinton is once again offering his “good offices” for the stabilisation of Ayiti is different to the context in 1993-1994 only in that the current military occupation which is propping up the de facto regime of Preval is an extreme version of the clientilist regimes which have characterised the last 100 years of Haitian history- “effectively” combining foreign intervention and native autocracy. A regime which prevails in the context of the complete disintegration of the Republic of Haiti.

This new context began with the 2004 Coup, which overthrew Aristide for the second time. This time Aristide was not leading a powerful grassroots movement emerging from the struggle against dictatorship, like when he came to power in 1991, his government was isolated and in ruins, was scraping by and was faced with a population forced to make do with whatever measures allowed them to improve their existence and ease their extreme poverty, however humble they were. In this context Aristide resists the impositions of the international financial institutions, points out the responsibility of foreign powers for the misery in Ayiti and seeks certain reforms which bring him up against an unmovable oligarchy, incapable of making the least concession or of accepting the slightest change to the status quo, and who thought they had gotten rid of the spectre of reformism in 1991. In the midst of a political crisis triggered by paramilitary troops trained by the CIA, troops from France, Canada, US and Chile kidnap Aristide at the end of February 2004 signalling the beginning of another cycle of repression and de facto governments, under the military control of MINUSTAH, a UN international policing-military force which carries out the role of coup army in a country that hasn’t had its own army since 1995[13].

And whereas it had fallen to Bush Snr and Bush Jnr to orchestrate both coups against Aristide, our Clinton got the role of “normalising” the situation post-coup. Back then, Clinton was proposing the return of Aristide. This is currently off the agenda: the international community now accepts the normality of Ayiti's status as a protectorate. Now Clinton is back on a mission to paint a rosy image of the “fantastic” work carried out by MINUSTAH. Clinton is also coming back this time (let us not forget that, like all dictatorships, this is also a dictatorship of the dominant class) with the same old story that might have been popular in the 90's, but which is now completely discredited, according to which it’s necessary to attract foreign investment and that this will, magically, solve all of the “underdevelopment” problems. It’s common knowledge and the case of Haiti empirically proves that the period of highest foreign investment flows, coincides with the worst ever period of impoverishment of the people. I’m referring to the period comprising the 1970’s and 1980’s, when it was thought that Haiti could be transformed in to the “Taiwan of the Caribbean”[14]. “The Haitian people work hard” says Clinton. "The Haitian people work well. I want to tell the whole world that this is a good place to invest” [15]. As if the world didn’t know. With misery wages, a complete lack of labour regulation in the free trade zones and with two commercial accords agreed to suit foreign capital (the HOPE Act with the US and an EPA with the EU[16]) it’s unlikely that they don't know about it. What remains unclear is the relationship between the levels of exploitation of the Haitian people and the creation of new enclaves for foreign capital on the one hand, and the improvement of living standards for the Ayisiens on the other. In fact, they’re all rushing to see how they can make money with Haiti: even Brazil, has just recently revealed its intension to take advantage of the HOPE ACT[17] for its manufacturing companies located in the free trade zones. At the end of the day, what Clinton has come to do is finish the job he started in 90’s, ie. to consolidate the project of turning Ayiti in to a disorganised source of cheap labour, without any rights, under international military supervision and always open to international investors. A place without direction, without a destiny and without its own future, in which the needs of the population would be satisfied by means of pitiful charity.

Getting back to Clinton’s surprising quote which aroused our initial interest, we notice that this can be gleaned from his own words, when read closely and carefully:

“It having suffered bad governments, abuse and neglect, not only from inside the country, but also from its neighbours and from the international community. We currently have a great team of leaders in Haiti, we can turn the situation around And since we can, we must do it[18].

Who are this great team of leaders in Ayiti? The leaders of the military occupation, MINUSTAH, the military force which, in the absence of a Haitian national army, has maintained the makoutes in power since the 2004 coup d'état? Businessmen from the multinationals and their local allies – like Andy Apaid, an out and out makoute businessman- who keep the working people of Ayiti surviving on hunger wages? Preval’s puppet government, which has no more than a facade of a democratic government without any democratic content whatsoever, not even in the most bourgeois sense of the term, and which administers the now discredited coup regime?[19]

What we can gather from Clinton’s announcements is that, for him, and for the rest of the “international community”, the solution to Ayiti’s problems is not, and cannot be, in the hands of the Ayisien people themselves. It’s only now that Ayití can be raped and pillaged under a military occupation which has turned it in to a UN protectorate, that the country has a “great team of leaders” meek, obedient and tamed enough not to go against the dictates of the US, France and now Brazil, which is emerging as a new regional power. Nothing is said of the scant participation in the last elections (April and June), in which Fanmi Lavalas, the party of the ousted Aristide, was once again prevented from participating, and in which various source reported participation rates of between 5% and 11%, revealing the lack of legitimacy of the regime[20]. Although, what the Ayisien people might have to say is, of course, rarely taken in to consideration by their bosses and defenders from the North.

Ayiti and the reestablishment of US hegemony in the hemisphere

Haïti et le rétablissement de l'hégémonie US dans l'hémisphère
"Ti kou ti kou bay lanmò"
(One soft blow after the other, murders. Ayisien proverb)
"Des petits coups après des petits coups finissent par tuer."

The coup in Ayiti and the subsequent military occupation cannot be considered in isolation. They reflect the political changes that have taken place in the hemisphere since the break up of the New World Order at the end of the 90’s and the beginning of the US War on Terror[21]. On the one hand, the occupation being carried out by Latin American troops, under Brazilian leadership represents the emergence of regional powers capable of challenging total US hegemony in various regions while defending their own interests- whether they be Brazil’s ambition to hold a permanent seat on the UN Security Council or its interests in the Haitian free trade zones[22]. On the other hand, the coup reflects the reaction of the elites in Latin America to the wave of popular protests which has been shaking up Latin America since 2000. Both factors indicate a definite decline in the power of the land of the dollar in Latin America, its traditional back yard. And today it's willing to reassert this hegemony through whatever means necessary: whether by reactivating its Southern Command, through the installation of new military bases in Colombia, by pushing for bilateral free trade agreements with countries such as Peru, Chile or Central America or through the encouragement of reactionary, ultra-conservative and even fascist movements in Santa Cruz (Bolivia), Venezuela and Colombia or through the support, direct or indirect of coups in Ayiti or Honduras[23]. Both countries, among the poorest in the region, know only too well that a chain is only as strong as its weakest link.

While US support for the Haitian coup leaders in 2004 is beyond doubt, the role of the US in Honduras is not at all clear; there has at least been a certain amount of complicit tolerance of the Micheletti regime, which could not have been brought to power my a military coup carried out by one of the armies most servile to the Pentagon without its knowledge and consent [24]. While on the one hand, the US Secretary of State, Hillary Clinton, distances herself from the coup leaders in Honduras, half-heartedly recognises the legitimacy of the Zelaya government and lays down some sanctions more in a bid, it would seem, to silence those voices which have pointed to Washington’s involvement after the coup than to exert any real pressure on the coup leaders, on the other hand, she supports the unacceptable negotiations in Costa Rica between Zelaya and the coup leaders- which attempt to limit the scope of Zelaya’s social reforms and push for more participation by the coup leaders in a “government of national reconciliation"- and allow for the continuation of the fluid relationship between the US army military base in Soto Cano and the ultra-conservative putschist military there, as if nothing had ever happened. All of this without any mention of the fact that two close associates of the Clinton family- Lanny Davis and Bennett Ratcliff- are advising and publicly defending the Honduran dictatorship[25].

The difference is that while the coup d’état in Honduras was condemned in unison by the international community, and vociferously so by the countries of Latin America, the coup d’état in Haiti went unrecognized as such: in the international press it was presented as a “rebellion”, a “mutiny”, as the latest of many “political crises”, and its true nature was thereby hidden. It is a coup d’état which has still not been recognised in those terms. And it certainly hasn’t been recognised that the military occupation at the hands of MINUSTAH is nothing more than a system of power which maintains the status quo which commenced in February of 2004 with the second overthrow of Aristide. The military component of this sui generis dictatorship covers itself in sheep’s clothing: peace mission, humanitarian mission, for national reconstruction, etc. Leaving to one side the undeniable coercion and repression that have characterised it, the irrefutable proof for which includes multiple massacres (which have cost the lives or 10000 Haitians according to a report by The Lancet), crimes and human rights violations carried out by the blue helmets which have been carefully recorded and denounced in the face of the silent complicity of the same “international community” now so indignant in the face of the Honduran coup[26].

What’s most serious in all of this is that the same Latin American community which is pulling all the diplomatic strings to achieve a peaceful outcome to the Honduran crisis, which means, a solution that will stop both the heavy handedness and a possible popular leftist outburst, is playing an active role in MINUSTAH, which is made up mostly of Latin American troops (mainly Brazilians, Chileans and Argentineans) indoctrinated themselves by the National Security Doctrine[27]. MINUSTAH troops have not stopped carrying out acts of violence against the Ayisien people; on the 18 June at the funeral of father Jean Juste, ex-compañero of Aristide, in a skirmish with the mourners, they killed a young boy, Kenel Pascal[28]. Similarly, they reacted with unexpected violence against workers protesting against the occupation and the miserable conditions of the working class on the first of May[29] and against students who were demonstrating between June and August for an increase in the minimum hunger wages in Ayiti[30]. Even though the main wave of repression took place in the 2004-2006 period, the mere prospect of social protests arising and MINUSTAH shows no hesitation in raising its iron fist.

But even though differences exist between both coup experiences, the final result has been the same, and that is that both aim to re-establish that lost hegemony and install reliable agents in power (in the case of Honduras it is hoped that they will take their place in a so-called government of national reconciliation when Zelaya is back in power, based on the model already tried and tested in Haiti in the 1994 negotiations). Within the framework of this occupation, and of the efforts to “normalise”, on the surface at least, the situation in Haiti, and in the context of the attempt by the US to re-establish their lost hegemony, we can better understand Clinton’s real mission as special envoy of the UN secretary general in Haiti. It is the carrot coming after the stick. Even though the stick is still wielded when necessary. When one understands in context the role that Clinton has played in Ayiti over the past two decades, one can’t help remembering that the name of one of the hurricanes that slammed in to the Haitian coastline in August, leaving behind it a trail of great death and destruction, was Bill. In truth, Bill Clinton’s Ayiti policy has not been much more benign than those hurricanes.

José Antonio Gutiérrez D.
22 September 2009




[1] Haiti en Marche, Vol. XXIII No.17, 20 May 2009, p.3.

[2] http://www.un.org/spanish/News/fullstorynews.asp?newsID...2=Ban

[3] http://www.un.org/spanish/News/fullstorynews.asp?NewsID...16451

[4] Haití in Creole, the most widely spoken language in Haiti.

[5] Haitian in Creole.

[6] The name given to the Duvalier dictatorship's personal armed forces (officially called the VSN, National Security Volunteers, but known by the poor as the Tonton Makoutes, a figure from Haitian folklore of a man carrying a large bag who makes bold children disappear). By extension, makoute was used to describe all representatives of the traditional Duvalier elite which still dominates Haiti.

[7] For further details, see “The Elite’s Revenge”, J.P. Slavin, in “Haiti, Dangerous Crossroads”, NACLA, 1995, pp.57-61.

[8] See “Haiti in the New World Order”, Alex Dupuy, Westview Press 1997, pp.140-141.

[9] Raven Quarterly No.28. “Chomsky on Haiti ” Freedom Press, 1994.

[10] “Progressive Activism in the United States ”, Cynthia Peters, en NACLA 1995, p.210.

[11] For more details on this shameful chapter in the dark history of US-Haitian relations, consult a previous article by the same author "Guantánamo y Haití: la conexión ignorada” http://www.anarkismo.net/article/3521

[12] See Dupuy, 1997, pp. 146-151, 163-166.

[13] For more details, see “Ayití, una cicatriz en el rostro de América” http://www.anarkismo.net/article/1063

[14] This has been analysed in a previous article, “Ayití, entre la liberación y la ocupación” http://www.anarkismo.net/article/4651

[15] “La nomination de Clinton: inquiétude ou espoir?” [1] Haiti en Marche, Vol. XXIII No.18, 27 May 2009, p.1.

[16] The HOPE Act is a free trade agreement for textile companies located in Ayiti, whose products can enter the US market tariff and duty free. It goes without saying that this measure benefits the owners of national and transnational companies in Haiti, but the same cannot be said for the factory workers or the masses of the unemployed who haven’t seen a single new job created thanks to this piece of legislation first approved at the end of 2006. The EPA’s (Economic Partnership Agreements) are free trade agreements, disguised with clauses regarding political dialogue and cooperation, which have been used by the European Commission since 2005 as a way to compete more aggressively in International markets, mainly in its areas of “influence”, ie. Its ex colonies: the Caribbean, Africa and Asia.

[17] http://business.globaltimes.cn/world/2009-09/469356.html

[18] http://www.un.org/spanish/News/fullstorynews.asp?NewsID...16451 Our underlining.

[19] For a more detailed analysis of the context in which Preval won power, consult: “Las elecciones en Ayití: el fraude democrático para validar a los golpistas y macoutes en el poder” http://www.anarkismo.net/article/2078, “Ayití en la encrucijada tras las elecciones” http://www.anarkismo.net/article/2698 y “Ayití, entre la liberación y la ocupación” http://www.anarkismo.net/article/4651

[20] http://www.haitiaction.net/News/HA/6_27_9/6_27_9.html

[21] This gradual break up of US unipolarity since the end of the 90’s and the emergence of several dynamic capitalist powers capable of challenging the super power’s hegemony at regional level as well as the surge in global competition with new Chinese and EU economic policies are looked at in more detail in an article that I wrote together with Seán Flood for the Irish publication Red and Black Revolution No.15, Spring 2009. The article is called “The Global Game”.

[22] See “Ayití y los anarquistas” http://www.anarkismo.net/article/4714 and “Ayití, una cicatriz en el rostro de América” http://www.anarkismo.net/article/1063

[23] On the (attempted) process of reestablishing US hegemony under the leadership of Obama, See a previous article written in Puebla No.35 December 2008“La Obamanía y la fábrica de las ilusiones”. The full article can be consulted at http://www.anarkismo.net/article/11453. On Obama’s Latin America policy and his new search for geopolitical control there, see another previous article, entitled “Obama y América Latina, ¿el imperialismo amigable?” http://www.anarkismo.net/article/9067

[24] For more details on the Honduran coup, see our previous articles “Golpe de Estado en Honduras ¿el regreso de los gorilas o la táctica del desgaste? http://www.anarkismo.net/article/13596 , “Honduras, negociando la crisis a espaldas del pueblo” http://www.anarkismo.net/article/13683 e “¿Insurrección en Honduras?” http://www.anarkismo.net/article/13854

[25] “Who’s in Charge of US foreign policy?” Mark Weisbrot, The Guardian, 16 July 2009. http://www.guardian.co.uk/commentisfree/cifamerica/2009...inton

[26] See some of my other previous articles: “La violación en (de) Ayití, los logros de cuatro años de ocupación militar ‘humanitaria’” http://www.anarkismo.net/article/7616 , “Ayití, entre la liberación y la ocupación” http://www.anarkismo.net/article/4651 y “Ayití, una cicatriz en el rostro de América” http://www.anarkismo.net/article/1063

[27] The complete list of Latin American troops in Haiti is: Argentina, Bolivia. Brazil, Chile, Colombia (police only), Ecuador, El Salvador (police only), Granada (police only), Guatemala, Jamaica (police only), Paraguay, Peru, Uruguay.

[28] http://www.haitiaction.net/News/HA/6_20_9/6_20_9.html

[29] http://www.anarkismo.net/article/13002

[30] Consult “Update on Haitian Minimum Wage Struggle” for the Miami Autonomy and Solidarity group http://www.anarkismo.net/article/14020 ,“Factory Occupation in Haiti” http://www.anarkismo.net/article/14018 , the KOPA declaration “Batay sou salè minimòm la ann Ayiti se batay otonòm ouvriye yo ak tout lòt travayè!”
http://www.anarkismo.net/article/13426 and “Salario Mínio y Luchas en Haití” for the worker’s organisation
Par Elsie HAAS
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