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Haïti 2009

Samedi 13 décembre 2008

J'ai reçu cet appel et le transmet tel quel.

A mon avis, une manifestation devant l'ambassade d'Haïti serait aussi nécessaire,
parce qu'après tout, le gouvernement haïtien
 -qui a pour ambassadeur en République Dominicaine, un des barons des Duvalier père et fils, dont le  régime dictatorial était connu pour ses "ventes " de travailleurs haïtiens aux patrons dominicains -
 aurait aussi quelques explications à donner à ses citoyens de l'intérieur
et à ceux vivant à l'étranger non pas par choix mais par nécessité
 sur les raisons de ce choix d'un makout comme représentant de la République d'Haïti en 2008.



Chers amis,
 
Je vous propose de nous réunir pacifiquement le dimanche 13 décembre à 15 H devant l'ambassade de la République Dominicaine,
75, Rue de Courcelles
75008 Paris -
Métro Courcelles
pour protester contre les actes de barbarie des Dominicains contre les Haïtiens
 
Je propose que partout où il ya des Haîtiens à l'étranger, des rassemblements similaires soient organisés.
 
je propose l'organisation systématique d'une campagne de boycot du tourisme en République Dominicaine.
 
Faites circuler ce diapo autour de vous
 
Soyons nombreux devant l'Ambassade Dominicaine !
 
A Dimanche 15 H

Par Elsie HAAS
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Jeudi 1 janvier 2009
Pétion Ville, le 2 juin 1960

 

À son Excellence

Monsieur le Docteur François Duvalier

Président de la République

Palais National

 

 

Monsieur le Président,

 

Dans quelque pays civilisé qu’il me plairait de vivre, je crois pouvoir dire que je serais accueilli à bras ouverts : ce n’est un secret pour personne. Mais mes morts dorment dans cette terre ; ce sol est rouge du sang de générations d’hommes qui portent mon nom ; je descends par deux fois, en lignée directe, de l’homme qui fonda cette patrie, aussi j’ai décidé de vivre ici et peut-être d’y mourir. Sur ma promotion de vingt-deux médecins, dix-neuf vivent en terre étrangère. Moi, je reste, en dépit des offres qui m’ont été et me sont faites. Dans bien des pays bien plus agréables que celui-ci, dans bien des pays où je serais plus estimé et honoré que je ne le suis en Haïti, il me serait fait un pont d’or, si je consentais à y résider. Je reste néanmoins.

 

 

 

Ce n’est certainement pas par vaine forfanterie que je commence ma lettre ainsi, Monsieur le Président, mais je tiens à savoir si je suis ou non indésirable dans mon pays. Je n’ai jamais, Dieu merci, prêté attention aux petits inconvénients de la vie en Haïti, certaines filatures trop ostensibles, maintes tracasseries, si ce n’est les dérisoires avanies qui sont le fait des nouveaux messieurs de tous les pays sous-développés. Il est néanmoins naturel que je veuille être fixé sur l’essentiel.

 

 

 

Bref, Monsieur le Président, je viens au fait. Le 31 mai, soit avant-hier soir, au vu et au su de tout le monde, je déménageais de mon domicile de la ruelle Rivière, à Bourdon, pour aller m’installer à Pétion Ville. Quelle ne fut pas ma stupéfaction d’apprendre que le lendemain de mon départ, soit hier soir, mon ex-domicile avait été cerné par des policiers qui me réclamaient, à l’émoi du quartier. Je ne sache pas avoir des démêlés avec votre Police et de toutes façons, j’en ai tranquillement attendu les mandataires à mon nouveau domicile. Je les attends encore après avoir d’ailleurs vaqué en ville à mes occupations ordinaires, toute la matinée de ce jourd’hui 2 juin.

 

 

 

Si les faits se révélaient exacts, je suis assez au courant des classiques méthodes policières pour savoir que cela s’appelle une manœuvre d’intimidation. En effet, j’habite à Pétion Ville, à proximité du domicile de Monsieur le Préfet Chauvet. On sait donc vraisemblablement où me trouver, si besoin réel en était. Aussi si cette manœuvre d’intimidation, j’ai coutume d’appeler un chat un chat, n’était que le fait de la Police subalterne, il n’est pas inutile que vous soyez informé de certains de ces procédés. Il est enseigné à l’Université Svorolovak dans les cours de technique anti-policière, que quand les Polices des pays bourgeois sont surchargées ou inquiètes, elles frappent au hasard, alors qu’en période ordinaire, elles choisissent les objectifs de leurs coups. Peut-être dans cette affaire ce principe classique s’applique-t-il, mais Police inquiète ou non, débordée ou non, je dois chercher à comprendre l’objectif réel de cette manœuvre d’intimidation.

 

 

 

Je me suis d’abord demandé si l’on ne visait pas à me faire quitter le pays en créant autour de moi une atmosphère d’insécurité. Je ne me suis pas arrêté à cette interprétation, car peut-être sait-on que je ne suis pas jusqu’ici accessible à ce sentiment qui s’appelle la peur, ayant sans sourciller plusieurs fois regardé la mort en face. Je n’ai pas non plus retenu l’hypothèse que le mobile de la manœuvre policière en question est de me porter à me mettre à couvert. J’ai en effet également appris dans quelles conditions prendre le maquis est une entreprise rentable pour celui qui le décide ou pour ceux qui le portent à le faire. Il ne restait plus à retenir comme explication que l’intimidation projetée visant à m’amener moi-même à restreindre ma liberté de mouvement. Dans ce cas encore, ce serait mal me connaître.

 

 

 

Tout le monde sait que pour qu’une plante produise à plein rendement, il lui faut les sèves de son terroir natif. Un romancier qui respecte son art ne peut être un homme de nulle part, une véritable création ne peut non plus se concevoir en cabinet, mais en plongeant dans les tréfonds de la vie de son peuple. L’écrivain authentique ne peut se passer du contact journalier des gens aux mains dures – les seuls qui valent d’ailleurs la peine qu’on se donne – c’est de cet univers que procède le grand œuvre, univers sordide peut-être mais tant lumineux et tellement humain que lui seul permet de transcender les humanités ordinaires. Cette connaissance intime des pulasations de la vie quotidienne de notre peuple ne peut s’acquérir sans la plongée directe dans les couches profondes des masses. C’est là la leçon première de la vie et de l’œuvre de Frédéric Marcelin, de Hibbert, de Lhérisson ou de Roumain. Chez eux, les gens simples avaient accès à toute heure comme des amis, de même que ces vrais mainteneurs de l’haïtianité étaient chez eux dans les moindres locatis des quartiers de la plèbe. Mes nombreux amis de par le vaste monde ont beau s’inquiéter des conditions de travail qui me sont faites en Haïti, je ne peux renoncer à ce terroir.

 

 

 

Egalement, en tant que médecin de la douleur, je ne peux pas renoncer à la clientèle populaire, celle des faubourgs et des campagnes, la seule payante au fait, dans ce pays qu’abandonnent presque tous nos bons spécialistes. Enfin, en tant qu’homme et en tant que citoyen, il m’est indispensable de sentir la marche inexorable de la terrible maladie, cette mort lente, qui chaque jour conduit notre peuple au cimetière des nations comme les pachydermes blessés à la nécropole des éléphants. Je connais mon devoir envers la jeunesse de mon pays et envers notre peuple travailleur. Là non plus, je n’abdiquerai pas. Goering disait une fois quand on cite devant lui le mot culture, il tire son révolver ; nous savons où cela a conduit l’Allemagne et l’exode mémorable de la masse des hommes de culture du pays des Niebelungen. Mais nous sommes dans la deuxième moitié du XXème siècle qui sera quoiqu’on fasse le siècle du peuple roi. Je ne peux m’empêcher de rappeler cette parole fameuse du grand patriote qui s’appelle le Sultan Sidi Mohamer Ben Youssef, parole qui illumine les combats libérateurs de ce siècle des nationalités malheureuses. " Nous sommes les enfants de l’avenir !", disait-il de retour de son exil en relevant son pitoyable ennemi, le Pacha de Marrakech effondré à ses pieds. Je crois avoir prouvé que je suis un enfant de l’avenir.

 

 

 

La limitation de mes mouvements, de mes travaux, de mes occupations, de mes démarches ou de mes relations en ville ou à la campagne n’est pas pour moi une perspective acceptable. Je tenais à le dire. C’est ce qui vaut encore cette lettre. J’en ai pris mon parti, car la Police, si elle veut, peut très bien se rendre compte que la politique des candidats ne m’intéresse pas. La désolente et pitoyable vie politicienne qui maintient ce pays dans l’arriération et le conduit à la faillite depuis cent cinquante ans, n’est pas mon fait. J’en ai le plus profond dégoût, ainsi que je l’écrivais, il y a déjà près de trois ans.

 

 

 

D’aventure, si, comme en décembre dernier, la douane refuse de me livrer un colis – un appareil de projection d’art que m’envoyait l’Union des Ecrivais Chinois et qu’un des nouveaux messieurs a probablement accaparé pour son usage personnel -, j’en sourirai. Si je remarque le visage trop reconnaissable d’un ange gardien veillant à ma porte, j’en sourirai encore. Si un de ces nouveaux messieurs heurte ma voiture et que je doive l’en remercier, j’en sourirai derechef. Toutefois, Monsieur le Président, que je tiens à savoir si oui ou non on me refuse le droit de vivre dans mon pays, comme je l’entends. Je suis sûr qu’après cette lettre, j’aurai le moyen de m’en faire une idée. Dans ce cas, je prendrai beaucoup mieux les décisions qui s’imposent à moi à la fois en tant que créateur, que médecin, qu’homme et que citoyen.

 

 

 

Veuillez agréer, Monsieur le Président, l’expression de mes salutations patriotiques et de mes sentiments distingués.

 

 

 

Jacques Stephen ALEXIS


Par Elsie HAAS
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Jeudi 1 janvier 2009
Ours has been a long struggle. It started in 1503 when the first kidnapped African captive set his enchained foot on what is now known as Haitian soil.

Notre histoire est celle d'une longue lutte. Elle commence en 1503 avec le premier Africain kidnappé qui a posé ses pieds enchaînés sur ce qui est maintenant la terre d'Haïti.


Back on Jan. 1, 1804, European/ U.S. barbarity and savagery received its greatest blow in the Western Hemisphere. We continue to face the guns, greed and odious cruelties of the white man, but we also continue to celebrate our victories against him. Haitians have been stigmatized and forced to pay with their lives and freedom for that achievement ever since.

 

Le 1er janvier 1804 la barbarie  et la sauvagerie de l'Europe et des USA connurent leur plus grand choc dans l'hémisphère ouest. Nous continuons à confronter les armes, la voracité et  la cruauté horrible des Blancs, mais nous continuons également à célébrer nos victoires. Les Haïtiens ont été stygmatisés et contraints par la force à payer avec leurs vies et leur liberté  cet accomplissement depuis cette date.




Jan. 1, 2006, marked Haiti’s freedom day.

Le 1er janvier 2006 , jour de l'indépendance d'Haïti


Oceans of our blood have poured and watered the soil to nourish civilized co-existence on this planet Earth and continue, this very minute, to soak the earth needlessly, simply because Haitians were the first to counter, in combat, European/ U.S. biological fatalism, destroy its myth of white superiority and to do what even Spartacus could not.

 

Une mer de sang a coulé sur le sol haïtien pour nourrir la co-existence civilisée sur la planète terre, et continue  encore à cette minute même  à saccager le pays pour rien, pour la seule raison que les Haïtiens furent les premiers à s'opposer à l'Europe et aux USA dans un combat contre le fatalisme biologique, à se battre pour détruire le mythe de la supériorité blanche, et réaliser ce que Spartacus lui-même n'arriva pas à faire.


How should Haitians mark this anniversary? Who should we confer with about our awesome burden, our plight, our long struggle to be treated as human beings by the European settlers?


Comment les Haïtiens devraient-ils célébrer cet anniversaire ? Avec qui pouvons nous dialoguer de cette terrible souffrance,  de notre longue lutte pour conquérir le droit d'être traités comme des êtres humains par les colons européens ?


Who should we approach about Father Jean Juste’s incarceration? About the U.N. soldiers’ massacres, rapes of our women and repression of Haiti’s defenseless poor?


A qui pouvons-nous parler de l'emprisonnement du PèreJean Juste ? Des massacres des soldats de l'ONU, des viols de nos femmes et de la répression contre les Haïtiens pauvres et sans défense ?


About the lies of the mainstream media and awful propaganda by the likes of Roger F. Noreiga?


A propos des mensonges écrits dans les media dominants de de l'affreuse propagande des gens du style de Robert Noriega voir :

(See: http://www.miami.com/mld/miamiherald/news/opinion/13504681.htm.

 
L'article : (mais en anglais mes ptits loulous parce que ma traduction s'arrête ici)


link
Par Elsie HAAS
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Jeudi 1 janvier 2009


Bonjour Larezone !
Voici quelques photos pour commencer l'année
avec le désir de contribuer à cette autre Haïti qui est possible
pour les générations futures


                                                                Petite fille en convalescencedans un centre de soin


Jacques-Stephen Alexis
s'est donné corps et âme
pour les générations futures
Quoi de mieux comme symbole pour commémorer cette journée,
que la lettre écrite
en 1960
par  ce talentueux et généreux  écrivain
natif natal  d'Haïti,
descendant  biologique de de Jean-Jacques Dessalines
à l'infame dictateur François Duvalier.



Si vous voulez mesurer le courage de Jacques Stephen Alexis
il faut avoir une idée de l'état des lieux en 1960
1960 c'est une année où tous ceux
qui sont assez vieux
 et qui n'ont pas versé dans le révisionisme
vous diront que le système dictatorial
avec la mise en place de la la terreur,
les disparitions, Fort-Dimanche, les tortures
marchait à plein régime.




Jacques Stephen Alexis
savait  qu'il risquait le pire
en écrivant  une lettre
dans laquelle il mentionnait son ascendance haïtienne
en se présentant comme descendant biologique
des héros de l'indépendance
etrappelant ainsi tout à fait  subtilement à Duvalier
que ce dernier
venait  d'on ne sait où
qu'il était un
sans papa, sans manman
sans racines haïtienne
s.
                                                         
Duvalier n'aura jamais oublié cette lettre
C'est pourquoi Jacques Stephen Alexis
fut atrocement torturé
les macoutes  dirigés par l'usurpateur venu de la Martinque
lui arrachèrent les yeux
à ce descendant de Dessalines

Duvalier voulait-il en faire un talisman ?
Peut-être pensait-il que les yeux de Stephen Alexis
lui donnerait la possibilité de sortir de sa myopie
d'hériter de la clairvoyance du descendant de Dessalines ?
De même qu' il avait fait "kidnapper" le cadavre
de Clément Jumelle
pour, selon ce qui se disait à l'époque,
manger le coeur.
de cet autre enfant de l'Artibonite
En   prédateur professionnel
il lui fallait s'approprier l'histoire haïtienne
les âmes et les biens du peuple haïtien.

         
C'est pourquoi, chères lectrices, chers lecteurs
dans ces années difficiles que traverse  Haïti
malmenée par les catastrophes naturelles
les médicaments du FMI,BM, Club de Paris, BID, USAID et les autres...
par  la violence structurelle
 et systémique  de leurs alliés locaux
les grenn-nanbounda,
héritiers du chef des sans manman et de son bébé;
l'humanisme de M. Jacques Stephen Alexis
sa courtoisie en même temps que sa fermeté
exprimés dans cette lettre
nous sont  une petite lumière dans la nuit.
qui devrait nous guider vers encore plus de sagesse
de combativité et de courage.

                                                              Petite file en pleine forme en train de goûter.

Le  beau pays qui nous a été donné en legs
par les indiens Tainos et Arawaks génocidés par les colons,
les fondateurs de cette nation ont choisi de l'appeler
Ayiti en hommage aux premiers habitants massacrés.
Nous nous devons, pour les Indiens, pour ceux qui ont combattu
pour cette indépendance d'être à la hauteur de leurs rêves.
Haïti ne doit rien  aux colons mais tout aux
Indiens et aux Marrons de la liberté
qui lui ont permis d'exister.



 







Par Elsie HAAS
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Samedi 3 janvier 2009

Qui succèdera à René Préval? Guerre 
fratricide en vue entre lavalassiens
Média Mosaïque, 12/30/2008
Montréal

L'ex-PM Jacques E.Alexis et l'ex-président Jean-Bertrand Aristide
À moins d’un revirement, la passation 
de pouvoir en 2010 va probablement
se faire entre lavalassiens en Haïti.
Le retour en force des Aristidiens
de souche risque de compliquer la
tâche à un ex-bras droit de René
Préval.
L'ex-PM Jacques E.Alexis et l'ex-président Jean-Bertrand Aristide


http://www.mediamosaique.com/afficherNouvelle.asp?newsId=1967&bc=d1efd7&rub=Nouvelles
Par Elsie HAAS
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Dimanche 4 janvier 2009
Désolée l'article est anglais. Il fait encore une fois le point sur ce qui s'est passé en Haïti récemment: déstabilisation orchestrée du gouvernement Lavalas par la bande de l'IRI, les gens de Bush et leurs alliés locaux G184 et consorts.
Une guerre qui va aboutir au coup d'Etat de 2004 avec un personnage imposé comme 1er ministre, "l'homme amoureux de 2 Lexus" ( M. Gérard Latortue), etc.
Bref le schéma de la démocratie à la mode  Bush père et fils ...
L'article rappelle les nuisances  diverses et variées crées par les puissances étrangères à Haïti, notamment les USA, depuis l'indépendance du pays.
Le soutien sans failles de ces puissances
pendant 29 ans aux Duvalier père et fils...
Bref, comment l'histoire d'Haïti a été une lutte constante pour se développer de manière indépendante, sans jamais y arriver. Bien au contraire, en s'enfonçant de plus en plus dans la dépendance.
Il est dit aussi qu'avec l'arrivée d'Obama, l'espoir pour les Haïtiens est qu'une nouvelle ère de relations entre les USA et Haïti débute, marquée par le respect mutuel.
Cet article  est écrit par 2 des bêtes noires des réactionnaires haïtiens
auxquelles il faut ajouter la courageuse journaliste, Amy Goodman, de Democracy Now.

L'Article

By Paul Farmer and Brian Concannon
January 25, 2009http://www.boston.com/bostonglobe/editorial_opinion/oped/articles/2009/01/25/change_haiti_can_believe_in/
Par Elsie HAAS
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Lundi 5 janvier 2009
Cerca de 200 haitianos/as han sido detenidos/as en una semana en Bahamas intentando entrar ilegalmente
Al finalizar el año 2008, la Guardia Costera y el Departamento de Inmigración de las Bahamas, repatriaron 5 mil 506 inmigrantes haitianos.

Près de 200 Haïtiens/ennes ont été emprisonné(e)s en une semaine aux Bahamas pour avoir voulu entrer illégalement dans le pays.
A la fin de l'année 2008, les gardes-côtes du Département de l'immigration des Bahamas ont rapatrié 5506 immigrés haïtens

L'article :
http://www.espacinsular.org/spip.php?article6914
Par Elsie HAAS
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Mardi 6 janvier 2009
Deklarasyon Endepandans Ayiti Premye Janvye 1804 Gonayiv, Ayiti (Traduction par
Lakou New York, Jan, 2008,
http://www.lakounewyork.com/)

Sitwayen,

Li pa ase ke n te flanke kriminèl yo ki te benyen peyi a nan san depi 200 lannen deyò nan peyi a; li pa ase ke n te fini ak zafè ti klik ti klik k ap pase n nan betiz ak jimay libète Lafrans ap plede frote nan je nou; fòk nou poze yon dènye zak ak tout fòs nasyon an pou n asire libète ap djayi pou tout tan nan peyi sila a kote nou te fèt la; fòk nou retire nan men gouvènman sanfwa ni lwa a ki te kenbe lespri nou nan boutèy depi tout tan sa yo, tout lespwa ke l ap janm kapab remete n nan lesklavaj ankò; fòk nou klè seswa nou viv lib oswa nou mouri.

Endepandans oswa lanmò ... Pawòl sakre sa yo dwe rasanble nou epi se yo ki pou modòd batay nou ak reyinyon nou.

Sitwayen, konpatriyòt mwen yo, nan kokennchenn jounen sila a, mwen rasanble militè vanyan sa yo ki pa t ezite bay san yo pou n te genyen batay pou libète a lè rezilta batay la pa t klè ditou; jeneral sa yo ki te alatèt batay nou pou n te konbat malfèktè yo panko fè ase pou nou rive viv nan kè kontan ...non franse a la toujou toupatou kote n pase l ap menase nou.

Tras bèt sovaj sa yo la tout kote n pase: lwa nou yo, jan n ap viv, vil nou yo, yo tout gen mak dwèt franse; ki jan m ta ka di sa? Gen blan Franse la toujou pami nou nan zile a epi nou konprann nou lib endepandan! Yo konbat tout nasyon se vre men yo pa janm gen laviktwa sou pèp ki te gen volonte pou yo viv lib.

Pandan 14 lannen yo fè dekabès sou nou paske nou penyen lage epi n pran nan tout kalite blòf; se pa menm lame peyi Lafrans ki t ap kale nou, se pawòl anlè, pawòl van nan pwoklamasyon ajan peyi Lafrans yo; ki lè n ap sispann
respire men lè ak bèt sovaj yo? Gade jan yo atoufè ak jan noumenm nou gen bon kè; gade koulè yo ak koulè pa nou; gade gwo distans lanmè ki separe nou ak yo. Tout bagay sa yo di nou klè yo pa frè nou, yo pa p janm frè nou epi nenpòt ti fenèt nou ta ba yo pou fofile nan mitan nou y ap simen chagren,malè ak divizyon.

Fanmi m yo, gason, fanm, jèn ti fi kou ti lezanj, pwonmennen je nou nan tout rakwen zile a; chèche mari nou, chèche madanm nou, chèche frè nou, sè nou; pwonmennen je nou chèche pitit nou, ti bebe ki nan tete! Kote yo? Koze sa a
fè tout san m tresayi ... Yo tout disparèt anba grif bèt sovaj yo bay pou kolon blan an. Lè nou founi je n gade toupatou nan zile a olye nou jwenn fanmi nou yo se asasen sanginè yo nou jwenn; se atò san fanmi nou yo ap degoute nan
arebò djòl yo, epi je nou nan je yo. Ki sa ou ap tann pou tire revanj? Ki sa ou ap tann pou pèmèt lespri fanmi nou yo repoze nan lapè? Sonje lè nou t ap konbat blan yo nou te vle pou lè n mouri pou n te ka repoze akote papa nou;
Pou di n ap desann anba tè a san nou pa vanje yo? NON, seswa jamè! Zòsman yo t ap pouse pa ou sot deyò.

E oumenm, gason kanson, jeneral vanyan, gen lè ou pa wè malè k pandye sou pwòp tèt pa ou, oumenm san koule pou rebay libète souf pou l respire; ou panko fè anyen toutotan ou pa trase yon ekzanp vanjans terib men ki se sa
lajistis mande pou tout peyi sou latè wè klè sa sa vle di lè yon pèp pran libète l epi l sèmante li pa p pèdi l; an nou mete yon terè nan kè tout sa ki konprann yo ka vin pran libète nou nan men n: n ap koumanse ak blan Franse... se pou san yo tresayi lè yo pèdi wout yo ap pase arebò peyi nou, si malfezans yo te konn fè sou tè sa a pa fè yo pantan fòk rezolisyon n ap pran la a pou n fann fwa nenpòt blan Franse ki ta vin sal peyi libète a ak pye madichon li.

Nou pran responsabilite pou n vin lib, n ap fè l pou kont nou, n ap fè l pou nou; an nou fè tankou ti bebe k ap grandi a: afòs l ap vin gran pou kont li l kraze lizyè ki te la pou anpeche l travèse. Ki pèp ki te batay pou nou? Ki
pèp ki ta vle jwi fwi travay nou? Ala lawont pou n ta fin genyen laviktwa pou ta rete esklav. Esklav! Se blan Franse k pou pote tit: moun ki te genyen laviktwa pou yo ka sispann lib.

Ann fè lòt chimen; ann fè tankou pèp k ap mache dwat devan yo, sa yo ki kite lachte dèyè, sa yo ki pito sispann ekziste olye pou yo ta kite yo sispann konte yo pami pèp ki lib.

An menm tan nou pa p kite lespri pou n ap mache preche levanjil pa nou an kraze travay nou fin reyalize a; nou pa anmède vwazen nou yo, se dwa yo pou yo viv nan lapè selon lwa yo menm yo deside pou tèt yo. Nou pa p drese n tankou gwo revolisyonè pou n al mache fè lalwa bay tout zile vwazen n yo, pou sa nou fin reyalize a anpeche vwazen nou yo dòmi byen lannuit; Yo pa t sibi menm mati ak nou, tè lakay yo pa wouze ak san inosan menm jan ak nou; yo pa gen menm vanjans la pou yo tire sou fòs k ap gouvène yo a.

Kòm etan yo pa t janm sibi menm ravaj ak nou, se bèl ak bon bagay pou yo ta swete nou pou jou ki devan nou yo. Nou swete lapè pou tout vwazen nou! Men madichon pou Lafrans! Modòd nou se rayisman pou tout tan pou Lafrans!

Pèp peyi d Ayiti, se te chans pa m pou se mwen k te gen pou kanpe tankou yon santinèl, zam alamen ap voye je sou kokenn trezò sila a nou tout nou sakrifye n pou li a, m te fè travay la ak lafwa, m veye, m lite, gen de lè pou kont
mwen epi si jodi a se chans mwen pou m renmèt nou li nan men, pa janm bliye konyè a se responsabilite pa nou pou nou pwote je l, konsève l. Pandan tout tan m t ap batay pou libète nou se pou bonè pa m m t ap travay. Anvan nou rive soude libète sa a ak yon seri lwa pou asire libète chak grenn nan nou, mwenmenm ak chèf nou yo ke m rasanble la jodi a dwe nou tout yon dènye prèv ki pou demontre klèman devouman nou.

Jeneral yo ak chèf yo ki la isit la, ki ansanm la pou byenèt peyi nou, jou a rive jodi a, jou sa a ki pral enskri laglwa nou ak endepandans nou pou tout tan.

Si ta gen yonn nan nou la ki pa ta fin klè sou kesyon an oswa ki ta manke kran, ke l bay talon l imedyatman olye l ta bat djòl li mamote sèman sila a ki pral simante nou tout ansanm nan.

Nou sèmante bay lemonn antye, bay tout sa k ap vini apre yo, bay tèt nou, pou nou renonse pou tout tan a Lafrans, pou nou mouri olye n aksepte viv anba lobedyans li. Nou sèmante pou n lite jouk dènye souf nou pou endepandans peyi
nou!

Ou menm pèp sila ki si tèlman sibi, ki la jodi a ap sèvi temwen sèman sila a, pinga ou janm bliye ke se sou fòs ak kouraj ou m te toujou mize lè m te anbake nan batay pou libète a pou n te fini ak abi ak mechanste. Pa bliye m te
sakrifye tout sa m te posede pou m te pran defans ou: manman m ak papa m, pitit mwen, tout byen m, jodi a sèl richès mwen se libète ou; non m sèlman teworize tout pèp ki patizan lesklavaj, esklavajis ak tiran pa pran chans
repete non sa a san yo pa madichonnen jou manman m te fè m nan; si jamè ou ta refize oswa manke respekte lwa sa yo k ap voye je sou lavni ou yo ta dikte m pou byenèt ou, ou ta merite sò ki rezève pou pèp ki engra.

M konnen sa pa p janm pase konsa. M konnen ou ap toujou lite pou kenbe libète sa a k nan men ou jodi a epi ou ap kore chèf k ap dirije ou la.

Sèmante pou viv lib endepandan, pou toujou pare pou koupe souf nenpòt sa ki ta konprann pou yo retounen nou nan restavèk.

Finalman sèmante pou boule san pitye ak trèt senkyèm kolòn ak tout lennmi endepandans ou.

Siyati:

Dessalines, Jeneral alatèt

Christophe, Pétion, Clerveaux, Geffrard, Vernet, Gabart - Jeneral Divizyon

P . Romain, G. Gérin, L. Capois, Daut, JeanLouis François, Férou, Cangé, G.
Bazelais, Magloire Ambroise, J. J. Herne, Toussaint Brave, Yayou - Jeneral
Brigad

Bonnet, F. Papalier, Morelly, Chevalier, Marion - Adjidan-Jeneral

Magny, Roux - Chèf Brigad

Chareron, B. Goret, Macajoux, Dupuy, Carbonne, Diaquoi aîné, Raphaël, Malet,
Derenoncourt Ofisye nan Lame

Boisrond Tonnerre - Sekretè

Deklarasyon sila a fèt Premye Janvye 1804 nan katye jeneral Gonayiv, Premye
ane endepandans peyi nou.


*Tradiksyon sila a se travay Lakou New York fè Premye Janvye 2008 pou ede
Ayisyen ranmase nan lang pa nou eritaj sakre zansèt yo kite pou nou.

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Forwarded by Ezili's Haitian Lawyers Leadership Network
Men Anpil Chay Pa Lou! - www.erzilidanto.com
Par Elsie HAAS
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Jeudi 8 janvier 2009
Un message de Marguerite Laurent intitulé :
Harrassing Questions promoting fear and lies addressed to Marguerite Laurent, a US citizen...from foreigner, Stanley Lucas and known Haiti gov. destabalizer
Ce qui donne en traduction non littérale; : harcèlement de M.Stanley Lucas à travers des questions  qui promeuvent peurs et  mensonges adressées à Marguerite Laurent, citoyenne des USA.

Chère Marguerite Laurent,
il ne faut pas (trop) vous inquiéter
Vous savez  que cet homme est une espèce d'ovni (objet volant non identifié)
qui ne peut jamais rester tranquille
le harcèlement c'est l'air qu'il respire
En 2001,M. S.Lucas de l'IRI parle des plans pour "jeter" Aristide

Il passe une bonne partie de son temps à insulter les uns et les autres
les traiter de sousou (tiens tiens comme disent les enfants : c'est celui qui le dit qui l'est)
d' incompétents, de trafiquants de drogue.
Il lance des rumeurs sur les gens
Ou encore il intrigue contre Dany Glover
http://www.mediamosaique.com/afficherNouvelle.asp?newsId=990&bc=d2b48c&rub=Cinéma
 
Ou bien encore il fait des sondages
dont Dieu seul et lui ont le secret
 du style :
Croyez-vous que Stanley Lucas est un homme intègre ?
Réponse :
Oui : 99,5%
Abstention : 100% .


D'autres  fois il supplie l’adminstration étatsunienne
De considérer Haïti comme une menace pour sa sécurité
et de prendre toutes les mesures nécessaires.
Ou bien de considérer Lavalas comme un mouvement terroriste.
et de prendre toutes les mesures nécessaires

Bref pour savoir qui est M.  Stanley Lucas
d'où il vient, ce qu'il fait
et de qu'il peut faire
on trouve toutes les infos sur le web
un clic sur Wikipedia :
http://www.sourcewatch.org/index.php?title=Stanley_Lucas


Sa dernière facétie  (façon de parler)  c’est d’envoyer une espèce de questionnaire
Abracabradantesque  ! Un vrai délire as always
portant sur les relations de Lavalas avec l’Iran et  avec Chavez  dans un de ces amalgames
dont Dieu seul et lui ont le secret.


Le questionnaire de M.S. Lucas donne ça :


Suite a la presentation des lettres de creances de l'ambassadeur de l'Iran en Haiti, j'aimerais comprendre le politique etrangere de fanmi lavalas. J'apprecierais une reponse ax questions suivantes:
 

1. Considerez-vous l'Iran comme un pays qui supporte le terrorisme international?
 
2. Soutenez-vous les actions de l'Iran au Liban et en Palestine?
 
3. Soutenez-vous le role de l'Iran au sein de l'ALBA de Chavez dont Haiti fait partie?


Tout ça pourrait  être simplement folklorique, comique, ridiculement niais
-sachant que l'homme semble se refuser à quitter le stade de l'adolescence-
 si ce n’est qu' en laissant entendre que des personnes, dont il cite les noms,
 pourraient  avoir des relations particulières avec d’autres pays que les Etatsuniens
considèrent comme l’axe du mal
il pousse le bouchon un peu loin
Il y a des trucs, et M. Lucas est bien placé pour le savoir, avec lesquels on ne joue pas.

Chacun  sait que M.  Stanley Lucas est un grand blagueur
Comme on peut le voir sur ses photos sur son blog
où il arbore  un large  sourire calibré
mais chacun sait aussi que les  blagues les plus courtes sont souvent les meilleures.
Il est temps de passer M.  Stanley Lucas à l'âge d'homme
-voyons, vous n'avez plus vingt ans !-
 et d'abandonner vos plaisanteries de mauvais goût !
Par Elsie HAAS
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Jeudi 15 janvier 2009
Par Elsie HAAS
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Communication

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Le Rond Point des Artistes/Tel 01 48 09 88 40

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