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Vendredi 15 décembre 2006 5 15 12 2006 17:41
Bonjour Elsie,

Triste nouvelle : Le célèbre artiste peintre haïtien Tiga, de son vrai nom Jean-Claude Garoute, est décédé ce 14 décembre 2006 dans un centre hospitalier à Miami à l’âge de 71 ans, A Soisson-la-Montagne dans les hauteurs de Kenscoff (Est de Port-au-Prince), il a entrepris avec d’autres peintres, en 1970, la construction d’un atelier. . Le groupe initial de peintres, formé de Exil Leroy, Louisiane Saint-Fleurant, Denis Smith, Dieuseul Paul et Prospère Pierre-Louis, a pris le nom de Saint-Soleil et s’est adonné à une peinture qui s’est démarquée de celle dite naïve, pour constituer une forme d’art sacré très libre. Ces artistes du mouvement Saint-Soleil peignent comme il leur plaît ce qu’ils ne représentent pas a souligné André Malraux lors de sa visite en Haiti en 1975.

Bonne nouvelle : Notre ami, le peintre Hougan Frantz Zéphirin sera parmi nous et vous attend à la galerie le 20 décembre de 17h00 à 20h00. En cette fin d’année, le Centre d’art haïtien sera ouvert du mardi au samedi de 11h00 à 13h00 et de 14h00 à 19h00 dimanche et lundi uniquement le matin.

A bientôt
Patrice et Sylvie -  ESPACE LOAS, Centre d’art haïtien


Frantz Zephirin : Spirale de la vie
Par Elsie HAAS
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Mercredi 20 décembre 2006 3 20 12 2006 21:58


                                                    Gérard Chenet, Paris, décembre 2006

Samedi 16 décembre aune rencontre avec  l'artiste et intellectuel Gérard Chenet s'est déroulée, à la librairie Anibwe au 52 de la rue Grenata à Paris. où le  directeur Kassi Assemian nous avait gracieusement offert l'hospitalité. C'est Guy Cétoute, comme auparavant pour Georges Anglade,  qui a eu la tâche émérite  de  présenter un personnage, complexe, pas facile à cerner  vu ses diverses facettes.

 Gérad Chenet est né à Port-au-Prince, Haïti. Il fait partie de l'équipe du journal "La Ruche" et   participe à la "révolution de 1946" au côté d'un certain nombre de jeunes gens. Il quitte Haïti pour un périple qui l'emmène de l' Amérique du Nord (Canada) à l'Europe où il entreprend des études au Centre  européen universitaire de Nancy d'où il se rend au festival international à Moscou. Il poursuit ses études à l'université Karl  Marx de Leipzig  en Allemagne de l'Est . Puis c'est l' Afrique où il répond à l'appel de Sekou Touré lançé à tous les progessistes du monde après la rupture brutale avec la France.  Il enseigne   l'histoire et  la civilisation de l'Afrique àu lycée à Conakry. Là il croise la chanteuse Myriam Makeba,  le chanteur Harry Belafonte, l'écrivaine guadeloupéenne Maryse Condé, Yves Benot, la réalisatrice Sarah Maldoror, les Haïtiens Keder Bayard, et  Joseph Déjean. Puis, il se rend au Sénégal  en septembre 1964 où il habite encore.

Malgré exil, dépaysement et adaptation, Géard Chenet reste attaché à Haïti, un pays qu'il va retrouver en 1986, puis en 2005.

Chenet a écrit  trois pièces de théâtre: Les fiançailles tragiques  (écrite, mise en scène et jouée en Guinée et plus tard au Sénégal ,  El Hadj Omar, (édité chez Oswald ) Sécheresse et Zonbi Neg. Il est aussi l'auteur d'un receuil de poèmes: Poèmes du Village de Toubab Diallaw.


S'en suit une période de travail  intense de sculpture sur marbre, sur ébène. En même temps Chenet s'intéresse à l'architecture et commence à penser, puis à réaliser l'ensemble de maisons qui prendra pour nom Sodo Bade (deux divinités du vaudou; l'éclair et le tonnerre- la lumière et le son donc)
Voir:
www.espacesobobade.com/ -

En ce moment Gérard Chenet termine un roman, le premier, intitulé :
Zonbi gouté sel.



Par Elsie HAAS
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Lundi 25 décembre 2006 1 25 12 2006 18:57
                                 Reproduced by permission of AP/Wide World Photos

Waking up this Christmas morning, I shed a tear. Singer James Brown passed away during the night after suffering pneumonia. The world has now lost one of the biggest musical innovators of our times. Nicknamed the "Godfather Of Soul", James Brown has influenced all genres of music and created classic hits that will be remembered for centuries. Any music lover will testify to this: There would be no soul, funk, RnB or hip-hop without James Brown. His energetic singing, dancing and authentic musical arrangements has helped shape today's popular music. 73-year-old Brown's death landed as a surprise as he was scheduled to perform in New York for the New-Year's eve celebration. We will miss him very much and are extremely thankful for the musical heritage he has left behind.
Rest In Peace James Brown... Adieux, Adios...

Kensaye Dovy Russell

Par Elsie HAAS
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Mercredi 27 décembre 2006 3 27 12 2006 02:14

Réalisé par Abderrahmane Sissako

Avec Aïssa Maïga, Tiécoura Traoré, Hélène Diarra Film français, malien. Genre : Drame

Durée : 1h 58min.  Année de production : 2006. Distribué par Les Films du Losange

SYNOPSIS

Melé est chanteuse dans un bar, son mari Chaka est sans travail, leur couple se déchire...
Dans la cour de la maison qu'ils partagent avec d'autres familles, un tribunal a été installé.
Des représentants de la société civile africaine ont engagé une procédure judiciaire contre la Banque mondiale et le FMI qu'ils jugent responsables du drame qui secoue l'Afrique.
Entre plaidoiries et témoignages, la vie continue dans la cour.
Chaka semble indifférent à cette volonté inédite de l'Afrique de réclamer ses droits...

Opinion perso:

Faire un film qui  à la fois fasse le procès du FMI et montre la vie quotidienne dans une cour, une sorte de "lakou" à Bamako, au Mali n'était pas un pari facile. Abderrahmane Sissoko l'a gagné  de haute main, en filmant avec tendresse,  avec une délicatesse qui lui est tout à fait propre et qu'on retrouve dans l'ensemble de sa filmographie une histoire qui concerne les trois quart de l'humanité. C'est poétique, pas pompeux pour un sou, teinté d'humour et  aussi les comédiens de métier ou improvisés ont une présence formidable

 


Par Elsie HAAS
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Mercredi 27 décembre 2006 3 27 12 2006 02:46


Betsabée Haas - Les derniers disques










ORLANDO

EDITEUR
K 617
Distribution :Harmonia Mundi
Compositeur : Nicola PORPORA
Librettiste : Pietro Metastasio
Artistes:  Betsabée Haas (sop),
Olga Pitarch (sop), Robert Expert (ct), Real Compañía Ópera de Cámara dir. Juan Batista Otero











IFIGENIA
Martín Y Soler (1754-1806)
Ifigenia In Aulide (Digipack)
2  CD
Disponibilité : Généralement disponible en 8 jours
Artistes : Betsabée Haas - Soprano, Marina Pardo - Mezzo-soprano, Olga Pitarch  Soprano,
Leif Aruhn-Solén - Ténor, Céline Ricci - Soprano
Chef d'orchestre : Juan Bautista Otero
Orchestre : Real Compania Opera de Camara
Label/Editeur : K617
Référence : 262527
Descriptif : Première mondiale d'un opera seria, inédit à ma connaissance au disque, Ifigenia in Aulide de Soler, l'un des principaux compositeurs baroques du XVIIIe siècle, composé à l'occasion de l'anniversaire et de la fête du roi Ferdinand 1er à Naples. L'oeuvre renoue avec la dramaturgie de la tragédie d'Euripide avec de belles intensités dramatiques. Présenté en son temps une quinzaine de fois, cet opéra fit appel aux meilleurs chanteurs de l'époque en raison des difficultés de la partition qui met à l'épreuve tous les registres et l'agilité vocale de ses interprètes.
Philippe DEMEURE








Betsabée Haas sang the leading role of Appoline in an opera by Dominique Le Gendre, Bird of Night, at The Royal Opera House-Covent Garden
Par Elsie HAAS
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Samedi 30 décembre 2006 6 30 12 2006 22:09


Kettly Mars ( Photo courtoisie)

Avec L’Heure hybride, sa première publication en France, Kettly Mars n’est pas à son coup d’essai. Née à Port-au-Prince en 1958, elle a derrière elle deux recueils de poèmes, autant de nouvelles et un roman, Kasalé, paru en Haïti en 2003. Un rythme soutenu, pour quelqu’un qui a publié son premier livre en 1997. Une maîtrise de l’écriture aussi, qui laisse croire volontiers que l’auteure a fait ses gammes avant de se présenter au public. Roman tout en nuances, roman de la sensualité et de l’introspection, L’Heure hybride a en plus le mérite de jeter un regard lucide sur la société haïtienne.
Rico, personnage central et narrateur du récit rapporté à la première personne, est beau gosse et le sait. Grandi dans les jupes d’une mère qui faisait commerce de ses charmes, il devient gigolo à la disparition de celle-ci. À la fois par facilité, par goût de la luxure… et pour rester fidèle à la défunte. « Je t’aime à la folie, Irène, s’écrie-t-il. […] Qu’il n’y ait plus sur terre que ma mère et moi, à jamais. » Une figure maternelle envahissante, qui l’entraîne vers une sexualité de plus en plus ambiguë, hybride. Le tout sur fond de nostalgie de la fin des années soixante-dix, où la vie nocturne était intense à Port-au-Prince. Kettly Mars signe là un beau roman, chez un éditeur, Vents d’ailleurs, dont le dynamisme n’est plus à prouver.

- Avec ce roman, vous abordez une problématique rare dans la littérature haïtienne : un homme qui fait métier de gigolo. Comment vous en est venue l’idée ?
Mon regard d’adulte m’a permis de reconnaître des situations et des êtres que je ne pouvais identifier plus jeune. Je ne sais pas si des gigolos ont déjà été mis en situation dans des romans haïtiens (Avec Vers le sud, Laferrière a récemment fait vivre ces jeunes qui à une époque satisfaisaient les fantasmes de certaines touristes désœuvrées, mais c’est une autre histoire), cependant ils sont nombreux ceux qui, sous une forme ou une autre, pratiquent ce métier en Haïti. Ils se retrouvent dans nos différentes classes sociales. Ce n’est pas souvent une occupation assumée mais une manière de survivre.

- Pourquoi avoir fait de Rico un gigolo à la sexualité ambiguë ? Son hétérosexualité ne suffisait-elle pas à en faire une figure romanesque complète ?
Qui peut décider quand une figure romanesque est complète ou pas ? Sûrement pas l’écrivain qui en créant son personnage jour après jour, touche après touche, ne sait pas bien encore à quoi il ressemblera, n’étant pas, au cours de ce travail, conscient de tout ce qui, de lui-même et des autres, le traverse pour donner chair et âme à sa créature. En Haïti, l’homosexualité et la bisexualité se précisent de plus en plus comme des phénomènes de société importants, même si le poids des tabous contraint encore hommes et femmes à évoluer dans une relative discrétion. Ce phénomène m’interpelle, surtout quand tout près de nous, en Amérique du Nord, nous recevons les images agressives d’une homosexualité et d’une bisexualité assumées, revendiquées et même légalisées.

- Cela vous a-t-il été difficile, en tant que femme, de vous mettre dans la peau d’un tel personnage masculin ?
Le plus difficile a été de commencer. Le reste est venu tout seul, sans trop de difficultés. Ce fut pour moi un défi personnel intéressant à relever, et qui le serait quelle que soit la particularité de ce personnage masculin.

- Comment cet aspect de la personnalité du personnage a-t-il été reçu en Haïti ? 
Les commentaires que j’ai reçus sur ce roman sont plutôt verbaux et en majorité favorables. Les lecteurs ont apprécié l’audace et la vérité du sujet, et le fait qu’une femme ait osé l’aborder. Certains m’ont cependant avoué que, tout en appréciant la qualité poétique de l’écriture, ils ont été “dérangés”, sinon par le caractère principal mais par le roman lui-même. Il y a eu cependant un article d’un collègue écrivain qui s’est dit “épouvanté qu’une femme aussi aimable et d’apparence aussi saine et aussi pure, a pu, sans un affreux dégoût, se glisser dans la peau d’un tel personnage…” Sans commentaires.

- Pourquoi avoir situé le récit dans un Port-au-Prince d’il y a un quart de siècle ? Parce qu’il n’y a plus de vie nocturne dans la capitale, par nostalgie de l’adolescence ?
Un peu des deux… peut-être. Parce qu’aussi je peux maintenant mieux comprendre ce temps où il y avait encore une relative douceur de vivre ici, où le vernis couvrant nos hideurs n’avait pas encore craqué. Un temps de gestation du malheur. Ce temps que certains se prennent aujourd’hui à regretter. Le mettre en perspective me permet d’évaluer le chemin parcouru.

- Votre personnage se situe toujours dans un entre-deux : deux classes sociales, deux couleurs de peau, sexualité double… Est-ce pour légitimer un regard critique sur l’ensemble de la société haïtienne ?
Oui. La majorité des Haïtiens se trouve au pays, mais son rêve est ailleurs. Comment aimer notre terre, nous aimer nous-mêmes quand nos rêves s’évadent de nos nuits et de nos frontières ? Nous avons désappris à être ce que nous sommes. Nous avons appris à détester ce que nous sommes. D’où le dédoublement, la schizophrénie même, vécus à l’échelle collective.

- Rico grandit dans une famille monoparentale. Pour ne pas avoir à partager sa mère avec un autre homme ? Pour souligner le rôle de la femme dans la société haïtienne ?
Ni l’un, ni l’autre. Rico s’accommode de l’absence du père, il ne la choisit pas. Le fameux rôle de la femme poto-mitan de la société haïtienne doit être aussi pris avec mesure. L’univers familial de Rico expliquerait plutôt, à mon sens, l’orientation de sa vie d’adulte. Il n’a pas grandi dans un foyer renforcé par le modèle paternel ; de plus, sa mère, entravée dans ses complexes de couleur et de classe, n’a su lui inculquer que des valeurs et des qualités superficielles pour affronter la vie. Un travers classique de notre société qui fait que souvent certaines personnes dans le besoin crachent sur des opportunités qu’elles jugent indignes d’elles et préfèrent mener une vie basée sur l’apparence, le faire-semblant. La politique, dans tout ce que ce concept peut contenir de péjoratif et d’improductif, est aussi un domaine où l’on retrouve un grand nombre de ces personnes.

- Votre personnage a la dent assez dure contre la surenchère du créole, « une nouvelle façon d’être haïtien », dans le milieu intellectuel. Comment voyez-vous l’évolution de la situation linguistique d’Haïti ?
Je la vois d’un bon œil. Même si le chemin à parcourir est encore long jusqu’à l’acceptation du créole, notre langue naturelle, comme langue légitime, vecteur puissant d’expression et instrument de facilitation pour l’apprentissage du français. Le mot clé est pour moi cohabitation.

- En tant que citoyenne, qu’attendez-vous de l’élection de René Préval à la présidence d’Haïti et du nouveau gouvernement ?
J’attends de cette équipe, à court et moyen terme, la paix, la justice pour tous, la vraie lutte contre la corruption, la sécurité des vies et des biens, la baisse du coût de la vie, la santé pour tous, l’électricité (au moins 12 h par jour), l’eau potable, des logements sociaux, le reboisement, la relance de l’agriculture, du travail pour tous, l’éducation pour tous les enfants, l’égalité des chances de travail pour les deux sexes, la construction de routes à travers le pays, la décentralisation, la relance du tourisme… Pas réaliste, direz-vous ? Je suis tout à fait d’accord.
J’attends plutôt cette équipe qui saura faire comprendre à chaque Haïtien que de lui dépend la destinée d’Haïti, qui pourra les rassembler par communautés d’intérêts, les écouter, les motiver, les encadrer et surtout les responsabiliser. Sans démagogie. Si l’Haïtien est tenu en dehors des efforts de développement, il bloquera ce développement, par ignorance, par réaction. Aucun développement n’est possible en Haïti sans l’implication de l’Haïtien.

Propos recueillis par Louis-Philippe Dalembert
 
Kettly Mars, L’Heure hybride, roman, Vents d’ailleurs, 16 €
Par Elsie HAAS
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Dimanche 31 décembre 2006 7 31 12 2006 00:07


                                                                              



Louis-Philippe Dalembert, Les Dieux voyagent la nuit, éditions du Rocher, 2006

    S’il est un thème de prédilection pour le romanesque haïtien, c’est bien celui de la nuit. Plus qu’un thème, c’est une situation, transformée dans le texte littéraire en contexte, propice au flux d’une parole qui se libère de la convention imposée par la pleine lumière. Dans la nuit, la clarté décrit des zones vives, celles de la compréhension de soi et du monde. La nuit haïtienne est vivante, elle « respire » nous le répète le narrateur de Compère général soleil, dans un préambule fameux qui fait lien entre la plupart des thèmes de cette littérature – il faut régulièrement relire ce roman si troublant.
Et c’est bien ce trouble que met en mots Louis-Philippe Dalembert dans Les Dieux voyagent la nuit, paru récemment. Le vagabond des lettres haïtienne fait descendre Haïti depuis la nuit new-yorkaise, nuit terne, et de si peu d’aspérité. Et c’est depuis cette nuit, que le dépli des souvenirs se déclenche. Un homme songe. Il a commis un impair lors d’une cérémonie vaudoue à laquelle il a demandé d’assister, sans se rendre compte qu’il devenait voyeur de sa propre culture. Mais est-ce bien vraiment sa culture ? A côté de lui, une femme dort, il aurait aimé qu’il en fût autrement, mais son attitude l’a blessée, elle surtout, qui est l’intercesseur avec ce qu’il a manqué de ce qu’il transformait en pur spectacle, de par sa seule présence. Mais comment dire cette culture, sans la réduire à un objet de connaissance, lui faisant perdre ce qui en elle est la vie même. Alors, il pense, il dérive, cette dérive l’amarrant cependant au temps d’enfance. Cette culture, qu’il a tenté d’approcher, le vaudou, il a tourné autour, durant son enfance, il en a deviné certaines ornières, il ne peut désormais que la connaître, même si ses chants sont devenus aussi les siens. A côté de lui, la femme continue de dormir, non offerte, habillée, et pourtant si présente. On songe à ce que l’auteur dit à Paola Ghinelli de sa relation à son morceau d’île, parole reprise dans Archipels littéraires (Mémoire d’encrier, Montréal, 2005) : « Nous formons un couple qui continue de se fréquenter dans la joie  en dépit de l’incapacité à vivre sous le même toit ». Il aura fallu laisser passer le temps de l’échappée belle, et s’éloigner des miasmes du Salbonda. Et d’une certaine façon, il n’est pas inutile d’y insister, le narrateur demeure proche d’Hilarion, la misère en moins, bien entendu : « Pour Hilarion, la nuit était une amie, une vieille amie de toujours, dont la fraîcheur et la fraternité l’avaient consolé des jours tristes et sans joie qui avaient peuplé jusqu’alors sa vie. Il adorait la nuit. L’incomparable ivresse de rêver dans une belle nuit noire et profonde. » Émile Ollivier, lui aussi, était « Haïtien la nuit ».
    Mais il y a chez Louis-Philippe Dalembert ce constant souci qui est comme un trouble transmis au lecteur : on est toujours à la fois ici et là-bas, maintenant et autrefois, moi et un autre. C’est un temps dédoublé qui prévaut : celui de la pleine conscience qui se rejoue la montée de celle-ci : le lecteur est en présence d’un récit, produit dans le vagabondage intérieur d’un être qui se revoit face aux choses dont il croit qu’elles lui échappent, parce qu’elles lui échappaient autrefois. Mais dès lors qu’il les évoque, il s’en tient alors au plus près. La composition même du roman témoigne de ce paradoxe lié à l’intime. Deux mouvements de sept temps de souvenirs, encadrés par une Ouverture et un Passage, se donne à lire comme une cérémonie transfigurée dans la littérature. Il y a d’abord le temps d’enfance qui est celui de l’acceptation, puis la mise en mouvement de la transgression, comme un passage off limits géographiques, comme la montée dans la danse. Cette dynamique de la composition est tout entière opposée à la description de la cérémonie initiale, perçue presque comme une banalité, dans l’ouverture. Et c’est tout le déploiement de ce bouquet de fleurs du flamboyant culturel, qui frémit dans le souvenir, qui métamorphose le  texte à prétention ethnologique en découverte de soi et par là même des autres, dans un même mouvement.
    C’est que le monde de l’enfance est particulièrement lié à l’étonnement littéraire, car c’est dans l’enfance justement que les grands abstracteurs – la religion, Dieu, Satan, la famille, la disparition, l’amitié, l’absence- prennent corps avec le plus d’intensité et d’amplitude, recouvrant le monde d’une demi sphère bornant l’horizon. La vie, ensuite, s’attache à complexifier, nuancer, recadrer, techniciser. A déposséder, certainement. Pour le personnage, cette dépossession se donne à lire à l’empreinte que laisse cette Haïti désirée, et se refusant, tournée vers le désir de la présence de l’autre et rejetée par ceux qui ont largué les amarres. Dans les romans les plus récents, ceux de Marie-Célie Agnan, Kettly Mars, Roland Paret, Gary Victor (il faut lire, de toute urgence, Les Cloches de la Brésilienne, paru chez Vents d’ailleurs), une même déprise semble à l’œuvre. Dalembert situe son œuvre au centre de celle-ci, tenant fermement les maillons de la chaîne,  évoquant l’haïtianité du contexte, révoquant le langage convenu de cette évocation, inventant sa propre façon de dire le vrai. Le roman est alors un véritable biface : il rend perceptible cette obscure clarté, tant il est vrai, selon le mot de Vialatte «  qu'une nuit plus belle que toutes les autres, l'homme finit toujours tôt ou tard par être mangé par sa chimère ».


Yves Chemla

P.s.1. On consultera, pour le plaisir, le site d’un témoin d’une rencontre récente entre Louis-Philippe Dalembert et Yves Chemla :  http://imagierpms.blogspot.com/
P.s. 2. La revue Francofonia a publié un très beau numéro consacré aux « lectures et écritures haïtiennes ». On y trouve des contributions importantes. Elle est en vente sur le site : http://www.olschki.it/riviste/francof.htm
 AVEC L'AUTORISATION DE L'AUTEUR
Par Elsie HAAS
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Dimanche 31 décembre 2006 7 31 12 2006 01:26
 
                                                                                                             Le professeur Vertus Saint-Louis (photo courtoisie)



Pierre Richard Cajuste s'entretient  avec  avec le professeur Vertus Saint-Louis, auteur de  : Aux origines du drame d’Haïti : Droit et commerce maritime, 1794-1806,  livre en cours de publication.


Pierre Richard Cajuste : Professeur Saint-Louis, dernièrement, j’ai suivi avec grande attention votre intervention sur les fondements économiques de la crise politique actuelle. On aime bien vous écouter. Mais vous vous tenez loin de la presse écrite et parlée. Pourquoi ?
Vertus Saint-Louis : Pour plusieurs raisons. Je ne suis pas un homme des médias. Je travaille sur le passé et non sur l’actualité qui intéresse les médias. J’écris pour un public d’historiens et j’ai peur de la presse parlée car je crains l’oralité moins exigeante qui expose aux déformations surtout quand on soulève des questions délicates. Récemment, Radio Ginen m’a demandé de me prononcer sur Toussaint Louverture. Or, je m’intéresse de moins en moins aux personnalités, mon attention se concentre de plus en plus sur les problèmes.

PRC : Alors, comment vous situez-vous par rapport aux historiens haïtiens, vos collègues et prédécesseurs ?
VSL : J’ai le plus grand respect pour eux. Je peux ne pas être d’accord avec l’orientation d’un historien comme Beaubrun Ardouin. Je dois reconnaître que c’est un Haïtien d’un grand mérite. Dans un pays aussi difficile que Haïti, il faut avoir la foi pour laisser à la postérité les onze tomes écrits par Ardouin. Je me situe dans une certaine continuité par rapport à Madiou, Ardouin, Saint-Rémy et bien d’autres qui ont œuvré pour que l’Haïtien connaisse mieux son passé de peuple. Mais, je m’efforce de rompre avec l’histoire politique centrée sur les grands chefs, je m’intéresse surtout aux problèmes.
Je me rapprocherais d’Alain Turnier qui a traité des relations entre les Etats-Unis et le marché haïtien. Pendant trop longtemps les études sur la révolution haïtiennes ont été focalisées sur les chefs. Mais à mon humble avis, la grandeur de la révolution haïtienne réside dans les problèmes qu’elle pose, que notre société de 1804 (je ne dis pas les chefs) ne pouvait pas résoudre et que aujourd’hui même nous n’arrivons pas à imaginer. Ce sont des problèmes d’ordre universel : esclavage, commerce, liberté, égalité, citoyenneté... sur lesquels il convient d’insister. Le monde (et je ne dis pas seulement les Haïtiens) trébuche encore sur ces questions.
Je compte sous peu faire sortir un livre dans lequel j’essaie d’aborder ces questions telles qu’elles sont posées au cours de la révolution d’indépendance d’Haïti. Je crains que mes lecteurs haïtiens ne passent sur l’importance de ces questions pour ne s’arrêter que sur certaines critiques justes et nécessaires que je porte sur nos chefs historiques.

PRC : Quel est le titre de votre livre ?
VSL : Il s’intitule : Aux origines du drame d’Haïti : Droit et commerce maritime, 1794-1806.

PRC : Qu’est-ce que vous entendez par droit ?
VSL : Nous, les Haïtiens, nous insistons surtout sur l’aspect militaire de notre révolution. C’est comme si nous devions notre révolution uniquement aux armes. Elles ont toute leur importance. Mais j’attribue un grand rôle initial à un principe de droit. Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droit. Ce principe proclamé par la révolution en France est venu bouleverser la société de Saint-Domingue fondée sur l’esclavage et la discrimination de race.
Le drame de la nouvelle société haïtienne commence lorsque l’esclavage et son corollaire, le préjugé de couleur, sont proclamés abolis. Le mulâtre riche ne peut admettre le noir riche comme son égal en droit. Le mulâtre et le noir riche n’entendent pas admettre les cultivateurs comme des citoyens égaux en droit. La liberté est vue finalement par les chefs comme simple cessation de l’esclavage au sens de vente et d’achat d’hommes. Une telle liberté n’implique pas l’égalité en droit comme citoyens.

PRC : Quel rapport cela peut-il avoir avec le commerce maritime ?
VSL : Dans les textes, l’égalité en droit est admise, mais suivant le préjugé colonial, la couleur est tacitement admise comme valeur dans la société et la politique. Le Mulâtre est censé différent du Noir qui lui voue une haine implacable. L’absence, en pratique, de l’égalité en droit rend impossible une entente entre Rigaud et Toussaint Louverture. Vainqueurs sur le terrain militaire contre les Anglais, ils ne peuvent dégager un projet commun quand il s’agit d’obtenir le retrait de leurs ennemis. Ils sont vaincus sur le terrain diplomatique par Maitland qui signe des accords particuliers avec chacun des deux chefs.
Pour faire la guerre à Rigaud, Toussaint se lie aux Anglais et aux Américains. Il signe avec les Anglais une convention par laquelle il s’interdit d’armer des bateaux à 20 kilomètres des côtes de l’île, de limiter le tonnage et l’équipage de bateaux qu’il pourrait expédier, par exemple, du Cap à Port-au-Prince. Il admet que pour circuler ces bateaux doivent avoir le visa des agents anglais et américains résidant dans l’île. Il se place ainsi sous une véritable tutelle. Rigaud s’en remet à la France. Vaincu, Rigaud et son parti se constituent pratiquement les instruments et inconditionnels de Bonaparte contre Toussaint. Ils sont si aveugles que ceux exilés à Cuba débarquent à Saint-Domingue en chantant et que l’un d’eux, Geffrard, autrefois colonel, s’engage comme simple soldat dans les troupes de Leclerc pour aller combattre Toussaint. Ainsi, en 1798, ils perdent une chance en or pour poser conjointement la question du commerce maritime. En 1802, ils se font la guerre dans l’intérêt des grandes puissances.

PRC : Quelle est selon vous l’importance du commerce maritime ?
VSL : Pour les grands Etats de l’époque, le commerce maritime est la source de la richesse qui fait la puissance des nations. Selon Jefferson, les Noirs de Saint-Domingue maintenus dans la culture des terres et privés du commerce maritime ne donneraient rien. Les Anglais et les Américains ont craint en 1798 et 1799 que les chefs indigènes ne s’efforcent d’avoir accès direct au commerce maritime. C’est l’une des raisons pour lesquelles l’Angleterre et les Etats-Unis ont poussé à la guerre entre Toussaint et Rigaud.
Toussaint vainqueur de Rigaud ne dispose pas des ressources du commerce maritime qu’il s’est d’ailleurs interdit par son accord avec les Anglais. Il s’attire l’hostilité des cultivateurs en voulant rétablir les plantations en recourant à la force brutale. C’est d’ailleurs la grande cause de son échec face à Leclerc. En 1797-1798, Rigaud et Toussaint avaient le monde ouvert devant eux. La puissance montante de Toussaint était redoutée des Anglais et des Américains. Ils l’ont aidé à vaincre Rigaud pour l’affaiblir. Ils ont ensuite ouvert le passage à la France qui vient l’abattre avec le concours des hommes de Rigaud. Nos chefs ignoraient le dialogue pour faire valoir leurs droits et s’imposer dans un monde dominé par les grandes puissances maritimes. Ils sont devenus leurs jouets.

PRC : Mais quand même nos chefs ont réalisé l’unité historique pour faire 1804 ?
VSL : C’est vrai. Mais, leur conduite a été déterminée plus par le souci d’éviter l’extermination personnelle par Leclerc que par un projet national d’indépendance pensé sur les plans de l’économie et de la culture. C’est pourquoi immédiatement après 1804, ils reprennent à propos de la couleur et de l’appropriation des terres, une lutte sans merci pour le pouvoir local qui conduit à l’assassinat de Dessalines. Alors que le pays est soumis à l’embargo de la France auquel se joint en 1806, le gouvernement américain, les chefs sont incapables de se concerter pour briser l’hostilité des grandes puissances maritimes.
Les chefs militaire s’appuient sur le commerce américain en Haïti pour organiser le complot contre Dessalines. Leur politique les conduit à une dépendance absolue à l’égard de l’Angleterre sans que ce pays l’ait recherché. En fait, une fois la présence physique des troupes étrangères écartée du territoire national, la question des douanes, du marché extérieur, du grand commerce maritime devient une question d’Etat de premier ordre. Elle est étroitement associée aux problèmes de production, de science, de technologie. Elle n’a pas de place dans la politique de nos chefs qui se battent pour le pouvoir en faisant peu de cas des droits de leurs compatriotes et en se plaçant sous la tutelle des puissances étrangères. Cette pratique néfaste des chefs qui remonte à 1798-1806 est devenue pire aujourd’hui. C’est d’ailleurs pourquoi, feu Jean Dominique avec qui j’évoquais la lutte entre Toussaint et Rigaud a eu à me dire : Vertus, vous parlez de choses d’hier mais c’est comme si c’était d’aujourd’hui.

PRC : Alors votre livre en préparation est bien d’actualité ?
VSL : Non et oui. Non dans la mesure où il s’agit d’une étude consciencieuse du passé. Oui dans la mesure où nous n’avons pas avancé sur des problèmes posés depuis 1804, que par rapport à cette époque nous avons reculé en termes d’indépendance réelle, que nos chefs d’aujourd’hui s’entretuent pour une illusion de pouvoir et se placent délibérément sous la tutelle de puissances étrangères. Oui également parce que la liberté, l’égalité, la citoyenneté, le commerce international sont des questions brûlantes d’actualité.

PRC : Vous acceptez avec moi que votre livre est d’actualité.
VSL : Disons qu’il porte sur le passé mais qu’il est écrit au présent.

Pierre Richard Cajuste: Professeur Vertus Saint- Louis, je vous remercie.
Par Elsie HAAS
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Dimanche 31 décembre 2006 7 31 12 2006 13:36


                                                                           
                                                                                             
                                                
                                                                    Spike Lee
(photo courtoisie)

Le réalisateur américain Spike Lee a signé un contrat pour réaliser un film sur la vie du «parrain de la soul» James Brown, décédé le jour de Noël, a rapporté cette semaine le journal spécialisé Variety.

Spike Lee, réalisateur notamment de Malcolm X, Do The Right Thing et Jungle Fever, fera équipe avec le producteur de Hollywood Brian Grazer, a précisé le journal. Le duo travaille aussi sur un film relatant les émeutes raciales de 1992 à Los Angeles. Selon Variety,  James Brown avait pris part de son vivant au projet du film, travaillant notamment sur les ébauches du scénario.



Biographie : Sources Wikipedia :http://fr.wikipedia.org/wiki/Spike_Lee


Spike Lee

Spike Lee, de son vrai nom Shelton Lee, est un scénariste, réalisateur et producteur américain né le 20 mars 1957 à Atlanta (Géorgie, États-Unis).


Élevé dans un milieu artistique et intellectuel favorisé, Spike Lee a été élève du prestigieux Morehouse College, université destinée à former les élites noires américaines puis de la Tisch School of the Arts, école de cinéma la plus renommée de la côte est des États-Unis. Son œuvre se focalise principalement sur la communauté noire américaine dont il est issu et plus généralement sur les problèmes sociaux et identitaires des minorités.

Spike Lee a révélé des acteurs aujourd'hui reconnus comme Denzel Washington, Halle Berry ou Samuel L. Jackson.

Son œuvre prolifique, souvent polémique et pertinente par le regard qu'il porte sur la société américaine avec des films comme She's Gotta Have It (1986), Mo' Better Blues (1990), Malcolm X (1992) ou plus récemment La 25e heure (25th hour) (2002) en font un cinéaste américain incontournable.


Filmographie

    * 1980 : Answer (The Answer)
    * 1981 : Sarah
    * 1983 : Joe's Bed-Stuy Barbershop: We Cut Heads
    * 1986 : She's Gotta Have It
    * 1988 : School Daze
    * 1989 : Do the Right Thing
    * 1990 : Mo' Better Blues
    * 1991 : Jungle Fever

    * 1992 : Malcolm X
    * 1994 : Crooklyn                                                        
    * 1995 : Lumière et compagnie
    * 1995 : Clockers
    * 1996 : Girl 6
    * 1996 : Get on the Bus
    * 1997 : 4 Little Girls
    * 1998 : He Got Game (1998)
    * 1998 : Freak (Série TV)
    * 1999 : Summer of Sam
    * 2000 : The Very Black Show (Bamboozled)
    * 2002 : La 25e heure (25th Hour - aussi nommé 24 heures avant la nuit en DVD)
    * 2004 : She Hate Me
    * 2006 : Inside man - l'homme de l'intérieur

Par Elsie HAAS
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Lundi 1 janvier 2007 1 01 01 2007 19:52


du 16 au 24 avril 2007

Le Festival International de Cinéma Pauvre, qui depuis Holguín, Cuba, défend les espaces pour les productions artistiques de faibles ressources économiques et étrangères aux compromis commerciaux, arrivera à sa cinquième édition du 16 au 24 avril prochain.

Présidé par le réalisateur cubain Humberto Solás (« Lucia », « Un hombre de éxito », « Le siècle des lumières »...), cette rencontre s’érigera nouvellement en plate-forme de positions irrévérencieuses face à des avis émis depuis des positions de pouvoir et face au fatalisme géographique, historique ou politique.

De même, seront favorisés des regards qui depuis l´art jettent au sol l´élitisme culturel et rendent propice la réflexion et la polémique.

En plus des concours de longs et courts métrages de fiction, le rendez-vous en inclura deux autres, relatives aux documentaires, œuvres expérimentales et art-vidéo, et aux maquettes de projets et scénarii inédits.

Comme chaque année, des artistes significatifs et des spécialistes aborderont les thématiques du monde de l’audio-visuel ; se créeront des espaces pour le débat et s’exhiberont les avances technologiques.

Le festival, ce célébrant traditionnellement à Gibara, dans le nord de la province orientale d’Holguín, inclura des échantillons et des hommages à d’importantes personnalités du cinéma mondial.

Le rendez-vous promeut aussi un cinéma alternatif avec la remise de ressources économiques et technologiques aux réalisateurs gagnants.

Source: CUBARTE

Par Elsie HAAS
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Un document inédit sur la mémoire haïtienne
Les textes de Roland Paret et Frantz Voltaire
 sont accompagnés de photos de l'époque.
Prix: 10 euros
En vente au restaurant  haïtien:
Le Rond Point des Artistes/Tel 01 48 09 88 40

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