Calendrier

Décembre 2009
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>

Pages

Recherche

2008 peuple sans mémoire

Jeudi 17 janvier 2008 4 17 01 2008 12:15

17.3.04

Un cabinet

Le premier ministre provisoire d’Haïti, Gérard Latortue, a annoncé la composition de son gouvernement. Le nouveau cabinet comprend 13 membres, dont deux femmes mais ne compte aucun membre du Lavalas, le parti d'Aristide.

Quelques commentaires.

Le ministère de la Justice et de la Sécurité publique sera dirigé par Bernard Gousse, un avocat professeur de droit de 45 ans. Me Gousse est un ancien conseiller principal de la International Foundation For Electoral Systems (IFES), un organisme basé à Washington qui reçoit des fonds de la National Endowment for Democracy (voir la fiche de l’IFES) notamment pour ses activités au Nicaragua.

Yvon Siméon, un économiste de 66 ans, prendra la tête du ministère des Affaires étrangères, des Cultes et des Haïtiens vivant à l'étranger. M. Siméon était porte-parole de la Convergence démocratique en France. On pourrait l’inviter à faire preuve d’un peu plus de ... diplomatie. Extrait d’entrevue avec un journaliste de Jeune Afrique le 23 février 2004 :
J.A.I. : Parmi ses soutiens étrangers, il y a le Black Caucus, qui regroupe les élus noirs du Congrès américain...
Y.S. : Savez-vous comment on appelle les membres du Black Caucus en Haïti? Les «Blacks coquins».
(...)
J.A.I. : Vous ne dénoncez donc pas le recours à la lutte armée?
Y.S. : Non! Mieux, on la comprend.

À l’Éducation nationale et à la Culture, Pierre Buteau, éducateur de carrière et historien. M. Buteau est membre du Groupe des 184 et co-signataire du premier communiqué de l’organisme. En 2002, dans AlterPresse il qualifiait le régime d’Aristide de «pouvoir bizarroïde» et notait la «difficulté de renouvellement du personnel politique et l’absence d’éthique» dans les pratiques politiques. Le voilà confronté à un beau défi.

Selon l’Agence Haïtienne de Presse, «plusieurs membres de l’OPL (Organisation du Peuple en Lutte*) et de la Convergence font partie du gouvernement Latortue: Yves André Wainwright, Adeline Magloire Chancy, Philippe Mathieu et Yvon Siméon, respectivement ministre de l’Environnement, de la Condition féminine, de l’Agriculture et des Affaires étrangères. Pour sa part, le groupe des 184 compte Bernard Gousse, de la Justice, Danièle Saint-Lot, du Commerce et de l’Industrie et Pierre Buteau de l’Éducation nationale. L’ancienne plateforme politique de l’opposition compte donc au moins 7 ministres sur un total de 12 portefeuilles, sans compter les postes de secrétaires d’État. Les autres ministres sont des technocrates réputés proches de l’opposition ou des amis du premier ministre.»

* Créée en 1991 sous le nom de Organisation Politique Lavalas, l’OPL fut, pendant des années, une formation pro-Aristide prônant l’idéologie lavalas. Aux élections législatives de 1995, elle remporta 17 des 27 sièges au Sénat et 66 des 83 à la Chambre des Députés. Aujourd'hui, ses membres militent dans l’opposition.

http://cyberie.qc.ca/jpc/blogger.html

Par Elsie HAAS
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Lundi 28 janvier 2008 1 28 01 2008 12:08
Lundi 9 janvier à Port-au-Prince les travailleurs n’ont pas trouvé de transport pour aller travailler, les marchandes ambulantes qui voulaient écouler quelques produits étaient incapables de le faire, les rues étaient «blanches». La circulation dans les rues de Port-au-Prince était rare, les propriétaires des magasins du centre ville avaient fermé leurs rideaux, les bus ne roulaient pas, les banques étaient fermées et les propriétaires des «supermarkets» n’avaient pas ouvert leur commerce. Les gérants des stations d’essence en majorité ne travaillaient pas et sur le parc industriel la plupart des entreprises étaient fermées.

C’était la réponse positive au mot d’ordre de grève lancé jeudi par le «secteur privé des affaires». Leur représentant, Réginald Boulos, président de la Chambre de Commerce, avait appelé à une «grève générale contre l’insécurité pour contraindre la Minustah (mission de l’ONU) et le gouvernement intérimaire à prendre les mesures qui s’imposent». Il a été suivi par l’ensemble des patrons, les banquiers, les brasseurs d’affaires de l’import-export.

Ce mouvement d’indignation des nantis face à l’insécurité fait suite à l’assassinat, jeudi à Pétion-Ville, d' Emmanuel Corneille, membre du groupe des 184 et chef de campagne dans le Grand Sud du candidat indépendant à la présidence Charles Henry Backer. Ce dernier est largement soutenu par les patrons et les possédants et cet assassinat a créé une grande émotion dans leur milieu, les médias ont joué leur rôle au service de leurs bailleurs de fonds et ont repris les appels des Boulos et compagnie.

L’annonce samedi 7 janvier de la mort du général Bacellar, commandant en chef de la Minustah depuis le 1er septembre 2005, qu’on dit « suicidé » mais dont les conditions de la mort restent suspectes, a relancé les appels à la mobilisation contre l’insécurité.
Durant la semaine précédente, des dizaines d’habitants des quartiers pauvres de Port-au-Prince ont été blessés lors d’attaques des gangs armés. Depuis la chute d’Aristide, des centaines de travailleurs, de pauvres ont été blessés, lors des attaques des hommes en armes, cela n’a jamais provoqué de réaction de la part du milieu des nantis et leurs acolytes.

Après avoir profité de la situation déréglementée pour faire des bénéfices rapides en spéculant sur les prix des denrées et autres produits de première nécessité, ou en spéculant sur le cours de la gourde, les possédants et les politiciens à leur solde se retrouvent face aux hommes de mains qui ont été lâchés sur la population laborieuse. Ils découvrent que l’insécurité peut aussi les toucher et appellent la population laborieuse à la rescousse. Ils oublient qu’ils sont les grands responsables de cette insécurité.


Sources : Combat Ouvrier N° 937, samedi 14 janvier 2006

Par Elsie HAAS
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mardi 29 janvier 2008 2 29 01 2008 13:22


Réplique à l’article de Nicolas Lemithe, « La Diplomatie Haïtienne Revigorée »

 

Récemment, un ami m’a fait part d’un article signé Nicolas Lemithe, intitulé « La Diplomatie Haïtienne Revigorée », publié le 18 décembre 2005 dans « MOUN », un forum électronique.

 

Il voulait, avec insistance, mon opinion à propos de cet article.

 

Sincèrement, et depuis tantôt quatre mois, j’ai pris la décision de ne plus perdre mon temps à lire les charabias de certains internautes haitiens dont les discours demeurent la quintessence de la "merdologie" haitienne.

 

Je ne disconviens guère aux envolées littéraires de compatriotes haïtiens à exhiber leurs prouesses et capacités intellectuelles, à promulger leurs pensées, leur visions, leurs opinions ainsi que leur philosophie dans les organes publics tels que l’Internet.

 

Mais il est tout de même répugnant de constater qu’il existe encore de ces éléments d’espèces immondes qui persistent à polluer l’esprit de nos jeunes internautes avec leurs sermons putrides qui ne font que perpétuer l’héritage malveillant, immoral, repréhensible et sanglant des Duvalier.

 

Depuis quelques temps, je me sentais enlisé dans une vaste putrescence de médias électroniques haïtiens tant l’idéologie qu’ils prônent, pue inexorablement l’essence des senteurs les plus désagréables.

 

Jadis, je savais lire et finalement ne pouvais plus digérer les rhétoriques disgrâcieuses de certains imbéciles de Haitian Politics qui s’érigent en intellectuels invétérés, maîtres à penser, ou censeurs d’opinions qui s’obstinent dans leur « merdologisme » exaspérant à forcer dans la tête des myriades d’internautes leur philosophie embuée de racisme.

 

Tout de même, je dois avouer le plaisir que j’ai toujours eu à lire les articles édifiants de René, de Malbranche, de Nau et de quelques autres journalistes de Haitian Politics qui, quoique parfois controversés, méritent une considération spéciale.

 

Le reste de ce groupe, dont le pétard s’avère, de plus en plus arrogant, n’arrangera certainement pas les destinées d’Haiti, contrairement à ce qu’ils pensent.

 

Bref, revenons à Monsieur Nicolas Lemithe et à son article qui campe de façon magnanime ses sbires et acolytes duvaliéristes et plus particulièrement « son illustre » ambassadeur, Dr. Fritz « Toto » Cinéas. Monsieur Lemithe, dans son article aux internautes de MOUN, campe plusieurs figures politiques haïtiennes comme étant des personnages qui ont fait avancé la cause haïtienne par devant les instances internationales.

 

Quel toupet ! Ce genre de verbiage, empreint de platitude reptilienne, est exclusivement de l’acabit des petits « sousous » en quête de position aux ministères d’Etat.

 

Monsieur Lemithe, j’ai connu beaucoup de ces vilains que vous décrivez ainsi que les torts qu’ils ont causé à Haiti et à ses citoyens.

 

En tant qu’ainé, vous devriez avoir honte de faire avaler de telles salades aux jeunes Haitiens de la nouvelle génération et au monde entier.

 

Ayez quand même une décence, en l’absence d’une sagesse ou d’une conscience, à ce moment crucial de votre vie où vous vous approchez des confins du jugement dernier.

 

A votre âge, la raison devrait primer sur vos instincts parasitaires.

 

Vous aideriez mieux nos jeunes Haitiens à rechercher le chemin de la vérité, de la probité et de l’intégrité en les instruisant à ne pas suivre la voie de ces individus vils et corrompus mais à adopter des vertues morales et exemplaires qui seules peuvent leur garantir une place noble au sein de notre société.

 

Pourquoi n’invitez-vous pas ces individus dont vous parlez, à ce forum et les encourager à témoigner de leurs méfaits, faire le mea culpa et convaincre les jeunes à ne jamais emprunter le chemin de l’ignominie et de la dictature sanguinaire des Duvalier qui a réduit Haiti à l’état le plus abject des pays du Tiers-Monde ?

 

La clique de rapaces dont vous parlez, si élogieusement et sans gène, n’était-elle pas associée aux basses besognes des Duvalier et aux affaires les plus louches, les plus immorales, les plus illicites et les plus ignobles qu’a connu Haiti ? Ne vous rappelez-vous pas du scandale des timbres auquel Toto Cinéas était impliqué durant sa gestion diplomatique au Mexique, sous le gouvernement des Duvalier ? Est-ce ce même vautour que vous décrivez avec tant de passion ? Ce fanfaron duvaliériste est pour vous le « fleuron de la diplomatie et de l’intelligentsia haitiennes qui a su mettre à profit ses ressources potentielles et utiliser ses solides relations en République Dominicaine pour la réussite de sa mission visant essentiellement à l’harmonisation des relations entre les deux pays.

 

Monsieur Lemithe, comme vous vous érigez en grand panégyriste de ces personnages mafieux, pourquoi ne louangez-vous pas, en passant, leurs activités terroristes ? Ne saviez-vous pas que Fritz Cinéas était impliqué sans l’affaire des bombes des années 56 et 57 sous les gouvernements de Paul Eugène Magloire et de Frank Sylvain ? Il travaillait alors à destabiliser ces gouvernements, ce qui a coûté la vie à beaucoup d’innocents.

 

N’allez pas dire que vous ne connaissiez non plus ses complices, considérant la façon grandiloquente dont vous le peignez dans votre article.

 

Oui, ils étaient :

 

Clément Barbot, Alphonse Lahens, Daniel Francisque et consorts qui agissaient de connivences avec des tueurs à gage internationaux.

 

L’un de ces terroristes internationaux était le fameux assassin cubain Thémistoclès Fuentès qui coordonnait les activitès de Fritz Cinéas et de ses complices.

 

La police haitienne en savait tellement long qu’elle avait lancé des mandats d’arrèt à l’encontre de ces terroristes.

 

Mais à l’arriveé de « Papa Doc » Duvalier au pouvoir, ces mandats étaient tout bonnement révoqués « pour services rendus à la Révolution Duvaliériste, par ces chevaliers sans peur et sans reproche » comme le disait François.

 

Sincèrement, Monsieur Lemithe, vous n’êtes pas du tout sérieux.

 

Pourquoi accouchez-vous de telles faussetés qui ne font qu’envenimer l’esprit fragile de nos jeunes au moment où le clergé haïtien s’efforce de ramener ces âmes au droit chemin ? Il me semble que vous êtes atteint d’une sénilité aigüe ou d’une démence morbide.

 

Autrement, vous seriez sciemment et intellectuellement apte à reconnaître que les actes des Cinéas sont l’une des conséquences de l’animosité qui règne jusqu’aujourd’hui entre la République Dominicaine et Haïti, mise à part la hargne que maintiennent les Dominicains contre les Haïtiens à cause de l’occupation haïtienne de la république voisine.

 

Il se pourait que les jeunes internautes de moins de quarante ans ignorent certains faits indéniables impliquant le gouvernement de Jean-Claude Duvalier et certains fonctionaires de l’Etat haitien dans la traite de braceros haitiens ou coupeurs de canne dans les Bateys Dominicains ( plantations de cannes-a-sucre exploitant à outrance la main d’œuvre haitienne).

 

Un accord ignoble et illicite de vente de braceros haïtiens (coupeurs de canne ou esclaves modernes) aux propriétaires de ces Bateys dominicains, à raison de $ 1,90 US par tête, avait été rendu possible grâce aux manigances astucieuses de ces traitres et vendeurs de patrie, tels que Jean-Claude Duvalier, les frères Cinéas et autres acolytes.

 

 Une fois de plus, Dr. Fritz Cinéas était au centre des négoces louches de « Baby Doc » Duvalier comme ayant été l’auteur principal et le facilitateur de la traite des Braceros Haïtiens.

 

Il était alors l’Ambassadeur siégant en République Dominicaine.

 

Donc, comment voulez-vous que les Dominicains nous considèrent égaux ou nous respectent comme individus à part entière ? Je les voyais, ces mêmes officiels du gouvernement haitien se parader avec l’ostentation du dindon, pendant les weekends, dans les fameux bordels de Copa Cabana, de Casa Blanca et de Brisa del Mar, à Port-au-Prince ou à Biblos, à Petionville.

 

 Je devais être là et partout, en ces lieux immondes, pour la pratique de mon métier de journaliste.

 

Ces maniaques étaient réputés pour l’affection excessive qu’ils vouaient aux prostituées dominicaines de ces cafés plus qu’ils n’en montraient à leurs propres femmes.

 

Ces pauvres-là tellement ignorées, méprisées, mal aimées et mises souvent au rancart, devaient parfois, à leur tour, assouvir leur appétit sexuel avec les gérants de cour, les chauffeurs de ministres ou un minable Don Juan du quartier.

 

Ces personnages que vous décrivez avaient un palmarès si odieux qu’ils étaient célèbrement connus sous les épithètes qui suivent :

 

Homosexuel du Protocole de la Présidence, Pédérastres invétérés de Pétionville, Délapideurs de deniers publiques, Terroristes, Colporteurs, Assassins et Tueurs à gage, Bombistes de Papa Doc, Malfaiteurs et Adeptes aux sociétés diaboliques et secrètes de Zobop, etc…

 

Que dire du Premier Ministre Gérard Latortue, alias « Gwo Jéra » pour les intimes, ce gros pigeon aux roucoulements emphatiques ? Son choix de Fritz Cinéas pour « revigorer la Diplomatie haitienne » laisse bien à désirer.

 

L’histoire le jugera comme étant le « merdotechnocrate » qui aura restauré les mafieux aristidiens et duvaliériens aux timons des affaires politiques d’Haïti. Il aura plus à gagner qu’à perdre.

 

Car ceux-là qu’il a embauchés lui rendront assurément la monnaie de change à sa retraite à Coral Gables, en Floride.

 

Les quid pro quos, ne sont-ils pas monnaie courante pour obtenir un poste dans le gouvernement Alexandre-Latortue ? Alors, il pourra, « sans peur et sans reproche » de la justice haïtienne, ajouter à ses deux cent mille dollars qu’il a déclarés avant son investiture à ce poste, les récompenses lucratives pour « services rendus ».

 

Ainsi, il jouira, comme tout autre homme d’Etat haïtien à la retraite, du statut de millionaire, en créole « alé mèg tounin gra », son rêve si longtemps choyé.

 

Finalement, vous concluez, sans aucune décence, dans votre article, à propos de ces traitres, pilleurs et vendeurs de pays, par ces mots :

 

« Votre Diplomatie active nous a placé au devant de la scène internationale comme membres fondateurs des organisations mondiales et hémisphériques… » Et blablabla… Vous terminez en ces termes :

 

« Vraiment le pays a eu ses heures de gloire ».

 

De quelle gloire parlez-vous, Monsieur Nicolas Lemithe, qui déifiez ces gens qui ont commis tant d’horreurs aux citoyens haïtiens et causé tant de calamités à notre chère Haïti? Je ne vous connais pas personnellement, Monsieur Lemithe et surtout n’arbore aucune hargne contre vous.

 

Mais vous avez tout de même un discours écoeurant auquel je ne saurais rester coi. Sachez bien que ma quête est tout simplement de démystifier toute fausse propagande qui ne sert rien qu’à ensevelir l’esprit de nos jeunes dans l’immondice immorale et putride de certains de nos aïeux et à enfoncer plus notre pays dans la honte et les ornières du sous-developement.

 

L’unique gloire que je souhaiterais pour notre chère Haiti, c’est de la sortir de cette liste ignoble de « pays les plus pauvres et les plus corrompus de la planète » et que vous soyez enfin des rangs de ceux-là qui s’appliqueront à cette noble tâche.

Naihg Grograin
Gladiator2fight@yahoo.com

Par Elsie HAAS
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Jeudi 31 janvier 2008 4 31 01 2008 14:00
 Par M. Abel Descollines Spécialiste Haïti, Réparations,



publié le : 23/02/2004 par Action Collective Haïtienne Internationale

De deux choses l'une. Si ce n'est pas de l'irresponsabilité, il apparaît que la communauté internationale du moins la France, les Etats-Unis et le Canada n'ont pas compris et ne cernent pas les enjeux de la crise que subit la nation haïtienne.

 Comment peut-on à l'heure actuelle cautionner le maintien au pouvoir de monsieur Jean-Bertrand Aristide dans un pays qu'il a mit à feu et à sang par son irresponsabilité ?

 A t'on demandé à Saddam Hussein de nommer au poste de vice-président un Kurde ou un Chiite pour pouvoir assurer le maintien de son régime dictatorial?

 Comme également, si l'on demandait à Robert Mugabe de se réconcilier avec les propriétaires blancs au Simbabwe afin qu'il puisse reprendre sa place dans les grandes assisses internationales sans toutefois tenir compte des graves violations de la liberté de la presse dans son pays ?

 Ce "plan de sortie de crise" imposée par la communauté internationale nous paraît inconcevable aujourd'hui!

 Que dit-on de ses étudiants, ses journalistes, ses militants politiques et ses citoyens haïtiens qui ont été lâchement assassinés par les milices et les chimères de monsieur Aristide?

 Que dire de ses patrons de médias qui ont été dépossédés de leurs entreprises sous les ordres de monsieur Aristide ?

 Il est inconcevable de demander une cohabitation avec monsieur Jean-Bertrand Aristide. Alors que l'on sait pertinemment que ce dernier n'a d'autre intérêt que de gouverner sans partage et à son avantage absolu.

 Ce plan de sortie de crise est inacceptable !


 Abel Descollines
 Président de l'Action Collective Haïtienne Internationale
Par Elsie HAAS
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Samedi 16 février 2008 6 16 02 2008 01:09


Il faut rappeler que l'agenda d'ajustement structurel -dont font partie  les privatisations- a été lancé sous Jean-Claude Duvalier dans les années 80. C'est depuis lors que se joue une lutte entre les partisans de ce programme néolibéral, qui ont pratiquement gagné d'ailleurs, puisqu'il ne reste plus à privatiser en Haïti que l'eau, le téléphone et l'électricité, programme qui semble être en cours ouvertement pour la compagnie de téléphone et pour le reste se trame en coulisses.
On parle aussi d'hommes d'affaires haïtiens à la recherche de joint venture (de capitaux étrangers) pour acheter l'aéroport national, les ports (Gonaïves, Jérémie, Miragoane), et éventuellement en construire d'autres.
Il arrive que des Haïtiens qui ne sont pas au fait des questions économiques attribuent la dégradation des structures de l'Etat à ce qu'ils appellent "la débauche démocratique" en opposition au temps béni, selon eux,  que moi je nomme "la bamboche dictatoriale".

Or, l'abandon,  l'absence de maintenance des sociétés nationales (eau, électriité, téléphone) participent d'un plan qui consiste à accentuer  leurs dysfonctionnements de manière à légitimer  la vente et à acquérir à bas prix ces sociétés d'Etat.

Cette technique a été utilisée partout y compris dans les pays occidentaux. Par exemple, en France,  actuellement, la suppression des recettes publicitaires aux chaînes publiques  de télévision, annoncée par le président de la République, peut apparaître à priori comme une mesure saine.
 Mais ce qui risque de se passer, c'est une augmentation de capitaux pour les chaînes privées  vers lesquelles toutes les publicités vont se tourner et, en l'absence d'un budget adéquat, une diminution de capital pour les chaînes nationales. D'où un appauvrissement de la qualité de leurs programmes, d'où une diminution de leurs audiences, d'où une possibilité de rachat  à bas prix par le privé pour cause de déficits, etc.

Dans le cas d'Haïti, on sait (les textes sont là) que le gouvernement d'Aristide, qualifié de populiste dans cet article -comme l'ont été en France, ceux qui avaient voté contre la Constitution européenne- a résisté contre des privatisations qui se sont faites par la suite au cours du premier mandat de Préval (Minoterie) et dont le pays paye le prix aujourd'hui, avec l'augmentation du côut de la vie.

Aristide pas plus que Préval n'avaient   les moyens de résister aux pressions des organismes internationaux.  (Voir les  contributions  sur ce sujet de Wargny, Chossudovsky,  Gérard Lehman, Peter Hallward excellement documentées )
Mais à l'inverse disons, du Mali ou du Sénégal,  Aristide a choisi une position intermédiaire, certains diront de stagnation, qui lui a valu l'hostilité à la fois de certains milieux dits progressistes et des néolibéraux. Donc d'une manière ou d'une autre sa fin était programmée.

Actuellement rebelotte, c'est-à-dire qu'on se retrouve dans une situation similaire. Les commercants et les institutions  internationales poussent à la privatisation générale. Les aides y sont conditionnées. La seule différence est que le contexte géopolitique a changé et que Préval en principe devrait avoir plus de marges de maneuvres.
Je dis bien en principe.
Mais en même temps, un observateur attentif, remarquera qu'à chaque fois que le Président tente de passer des accords de coopération avec le Venezuela, puisqu'il s'agit actuellement de l'unique pays capable d'apporter une aide qui ne soit pas conditionnée aux  privatisations, des troubles politiques et du désordre surgissent comme par hasard dans le pays.

 Tous les acteurs des 2 coups d'Etat, anciens militaires, zenglendos, duvaliéristes, commerçants et politiciens opportunistes  étant extrêmement actifs et déterminés à aller jusqu'au bout de leur propre agenda quitte à aller jusqu'à ce que Naomi Klein appelle la "schok strategy" capables de provoquer une famine générale dans le pays.

Ce qui fait que Préval se retrouve lui aussi dans une situation extrêmement fragile, comparable à plusieurs égards à celle d'Aristide, pris entre une base qui espère une politique sociale et des commercants de l'importation auxquels les mots "production nationale" font horreur et l'international dont le seul évangile est FMI.

4 septembre 2007

La privatisation des entreprises publiques

Une réforme projetée depuis les années 90

Multinational monitor, november 1995-volume 16


Haïti résiste à la privatisation
(écrivait Cam Duncan en 1995, sous le titre " Haiti bucks privatization ")

Le premier ministre Smarck Michel démissionne en octobre 1995, un an après le retour au pouvoir du président Aristide, sous la pression de manifestations contre ses propositions néolibérales d'ajustement structurel. Il est remplacé par Claudette Werleigh. Cette démission intervint après les élections de septembre 95.

 En octobre, la Banque Mondiale et le Fonds Monétaire International tenaient leur réunion annuelle à Washington D.C. La Banque et le Fonds avaient tenté d'obtenir la signature d'Haïti à une lettre d'intention, conditionnant un financement de $100 millions à l'acceptation d'objectifs d'ajustement structurel, notamment la privatisation des entreprises publiques. La banque espérait pouvoir utiliser cette lettre à sa réunion annuelle pour montrer que les Haïtiens soutenaient ses politiques.

 Sous la pression de son nouveau parlement, Haïti refusa de signer. Le 15 octobre 95, en visite à Port-au-Prince, le Vice-Président américain, Al Gore, visiblement en colère, entreprit de sauver le rôle de Michel, au moins son héritage néolibéral, par ce que GORE appela une confrontation d'homme à homme avec Aristide.

 Fin octobre, des rumeurs circulaient sur la volonté des donateurs et des prêteurs de répondre au populisme haïtien en coupant les aides internationales. Certains officiels étrangers avouaient clairement que le rejet des propositions de la Banque et du Fonds allait affecter énormément Haïti en retardant les décaissements prévus pour les programmes d'ajustement structurel. Ils prévoient que d'autres donateurs se solidariseront avec la Banque et le Fonds contre Haïti.

 C'est en effet ce qui arriva, assez vite, avec les sanctions généralisées contre Haïti, la rétention des fonds qui ouvrirent la voie à la longue crise politique qui allait enfoncer totalement le pays dans le chaos économique, social et politique. Elle se termina par la démolition des institutions constitutionnelles, en février 2004.

 Smarck Michel avait beau essayer de rassurer ses interlocuteurs américains. Aristide a mûri, je rencontre le président régulièrement. Il ne m'a jamais dit, " Arrêtez le programme ". Selon Lisa McGowan, une spécialiste d'Haïti, la Teleco rapportait au gouvernement $80 millions de revenus en 1994-1995. Haiti n'a jamais eu un débat ouvert entre les pour et les contre de la privatisation. Bien que Aristide ait été circonspect à l'égard du plan néolibéral, le président restait à l'écoute des organisations démocratiques. Après trois tours de scrutin, le parti Lavalas dominait le parlement haïtien.

 Ainsi, ce qui bloquait le plan néolibéral n'est pas tant Aristide que la vaste opposition à la privatisation parmi le peuple haïtien et ses représentants dans le nouveau Parlement.
Par Elsie HAAS
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Lundi 25 février 2008 1 25 02 2008 10:18

Manifestaciones Internacionales Coordinadas – 29 de febrero 2008

El 4º aniversario del golpe de estado EEUU/Frances/Canadiense contra Haïti

 
    •     Cuatro años después del golpe de estado del 29 de febrero 2004 que derrocó el gobierno democrático del Presidente Aristide...
    •     Cuatro años después del secuestro armado del Presidente por comandos estadounidenses...
    •     Cuatro años después de que los Marines estadounidenses hayan tomado control de la capital Haitiana e instalado un gobierno ilegítimo...

 ** Haïti sigue bajo ocupación militar extranjera, por una fuerza militar de la ONU que reemplazó los Marines en junio del 2004. Es una ocupación marcada por violaciones y matanzas de gente pobre.

** Haïti enfrenta hambre.. desempleo.. falta de servicios públicos – La situación impuesta por el FMI/Banco Mundial va de mal en peor desde el golpe de estado y la ocupación.

** Las cárceles de Haïti están llenas de prisioneros políticos – La mayoría pobre enfrenta persecución política mientras los que apoyaron el golpe de estado y los escuadrones de muerte paramilitares actúan con impunidad.

 
Estimados hermanos y hermanas, amigos de Haïti,
 
Las fuerzas armadas de las Naciones Unidas en Haïti (MINUSTAH) -- apoyadas por los EEUU, Francia y Canadá y la pequeña élite haitiana -- continúan la repressión contra la mayoría pobre, especialmente contra los líderes e integrantes del movimiento popular pro-democracia Lavalas. Aunque el nuevo presidente René Préval fue elegido en el 2006, la mayoría de los funcionarios instalados por el gobierno del golpe de estado del 2004 al 2006 aún siguen en sus puestos. Las riendas del poder efectivamente se mantienen en las manos de la embajada de los EEUU y por las otras fuerzas de la ocupación.

No olvidemos que 200 años antes del golpe de estado de 2004 se levanto el pueblo Haitiano para derrocar la esclavitud y el colonialismo. La Revolución Haitiana fue un gran logro en la lucha para la libertad en el mundo entero y aun hoy en día sirve como un ejemplo brillante.

 Actualmente cuando los enemigos de la libertad y de la soberanía estan tratando de recolonizar y re-esclavizar a Haïti, nosotros debemos actuar en solidaridad con nuestros hermanos y hermanas Haitianos con su mismo espíritu de resistencia.
 
Llamado a acción – que en cada ciudad se organice una actividad de solidaridad en o al rededor del viernes 29 de febrero 2008 que se coordine en una sola movilización mundial. Puede ser una marcha, una manifestación, una reunión pública, una pélicula, una vigilia, una reunión de casa, o desobediencia civil en su comunidad – lo que puedas hacer – para apoyar las siguientes demandas.

 
Exigimos:

·         Alto a la ocupación de la ONU/EEUU – Respeto a la soberanía Haitiana

·         Libertad para los prisioneros políticos – ya basta con las detenciones ilegales y prolongadas sin cargos
·         Alto a los asesinatos, el abuso sexual, y a los masacres de los pobres por las tropas de la ONU, la policía y los paramilitares bajo el control de la policía
·         El Presidente Aristide debe ser libre para regresar a Haïti – Respetar a la Constitución Haitiana

·         No mas ‘desapariciones’ –  Luchemos para que riga la ley, y luchemos para que regrese con vida el activista de derechos humanos secuestrado Lovinsky Pierre-Antoine.
·         Una investigación independiente sobre el golpe de estado del 29 de febrero 2004 que derrocó el Presidente Aristide
·         Los perpetradores del golpe de estado y de los masacres de los pobres deben ser llevados a la justicia -- indemnizaciones para las víctimas
 

Con su participación sabemos que el tercer Día de Solidaridad con Haïti será un éxito. El llamado de este año ha sido iniciado por el Haiti Action Committee. El año pasado el 7 de febrero, el segundo Día Internacional de Solidaridad con Haïti, se realizaron 75 acciones en 62 ciudades en cinco continentes – desde Sudáfrica, las Filipinas, Sudamérica, el Caribe, Europa y Norteameríca hasta Haïti donde casi 200,000 salieron a las calles en 10 ciudades, exigiendo que se respete la soberanía y la democracia Haïtiana. Hagamos que las actividades del 29 de febrero 2008 sean aun más grandes.

 

Por favor diganos cual actividad estan planeando para el viernes el 29 de febrero 2008 (o el fin de semana) para apoyar al pueblo Haitiano como parte de las manifestaciones internacionales coordinadas para el cuarto aniversario del golpe de estado del 2004.

 
En solidaridad,

El comité organizador del 29 de febrero


 Comuniquese al comité organizador del 29 de febrero al 510-847-8657 o feb29@sonic.net

 
    •     Comuniquese con nosotros si quiere recibir un DVD sobre Haïti bajo la ocupación EEUU/ONU incluyendo escenas de los masacres de la ONU en Cité Soleil.
    •     Comuniquese con nosotros si quiere pedir botones politicos del tercer Día de Solidaridad con el Pueblo de Haïti (diametro de dos pulgadas).
    •     Para más información y para obtener informes completos de cada ciudad del primer y del segundo Día Internacional de Solidaridad con el Pueblo de Haïti del 30 de septiembre 2005 y del 7 de febrero 2007 visite el sitio web del Haiti Action Committee www.haitisolidarity.net  Más información y noticias se pueden encontrar en www.haitiaction.net

 

Estas son unas de las ciudades donde respondieron al primer y al segundo llamado de los Días de Solidaridad con el Pueblo de Haïti en septiembre 2005 y en febrero 2007:

 
Durban, Sudáfrica... Río de Janeiro, Brasil...Montreal, Quebec... Puerto Principe, Haïti... San Francisco, California... Manila, Filipinas... Ciudad de México, México... Miámi, Florida... Georgetown, Guyana... Dublin, Irlanda... Los Angeles, California... Cap Haitien, Haïti... Boston, Massachusetts... Córdoba y Buenos Aires, Argentina... Johannesburg, Sudáfrica... Nueva York... Santo Domingo, La República Dominicana... Tuscon, Arizona... Vancouver, BC, Canadá... Washington, DC... Puerto Cabello, Venezuela... La Florida Central... Cochabamba, Bolivia... Detroit, Michigan... Calgary y Edmonton, Alberta, Canadá... Lima, Perú... Jacksonville, Florída... Londres, Inglaterra... Milwaukee, Wisconsin... Altanta, Georgia... Point-a-Pitre, Guadalupe... Fort de France, Martinique... Trinidad...  Filadelfia, Pennsylvania... Ottawa, Canadá... Minneapolis/St. Paul… Sacramento, California… Santiago, Chile… Tampa, Florída… Houston, Texas… Kinshasa, Congo… Sao Paulo y Brasilia, Brasil…  Benin... Les Cayes, Hinche y St. Marc en Haïti… Oslo, Noruega… San José, Costa Rica… Newark, New Jersey… Declaracion coordinada de los Comités pro-Haïti en Francia, Bélgica, y Suisa... Dominica... Toronto y Windsor, Ontario, Canadá... Charlottetown, la Isla de Prince Edward, Canadá... Portland, Oregon... Sydney, Tatamagouche, Nueva Glasgow y Antigonish, Nueva Escosia... San Diego, San Rafael, Richmond, y San José, California... Portland, Maine... Huddleston, Virginia... Amherst y Greenfield, Massachusetts... Gonaïves y Port de Paix, Haïti… Columbus, Indiana… Columbia, Maryland,… Fredericton, Nuevo Brunswick… Enterprise, Oregon… Halifax, Nueva Escosia… Miragoane, Leogane y Jacmel, Haïti… Ekurhuleni, Sudáfrica.

 

Agregue el nobre de su ciudad al círculo de solidaridad al unirse al Tercer Día de Solidaridad con el Pueblo de Haïti el 29 de febrero 2008.

Par Elsie HAAS
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Lundi 25 février 2008 1 25 02 2008 10:49


Michele Montas, Editorial Radio Haiti, 3 novembre 2000

On les appellait autrefois des macoutes, un nom générique qui désignait non seulement les membres d’un corps constitué, bras armé de la répression, mais ceux qui dans l’arbitraire et l’impunité étatisés du duvaliérisme triomphant obtenaient des avantages personnels, ne fut-ce que l’enflure de leur propre pouvoir de petit chef de village ou de quartier, générateur d’avantages subséquents en nature et en espèces, allant de la femme d’un commerçant qu’un petit chef macoute pouvait emprunter à la paire de chaussures qu’on ne payait pas au cordonnier du coin.

On les a appelés des déchouqueurs, en '86 ou en '88, ceux qui, en chevauchant la soif de changement d'un peuple tout entier, en profitaient pour tirer des avantages d'un pouvoir fluctuant. Les Jean Tatoune, les Joe Lucie passant alternativement d'un côté des barricades à l'autre, membres du FRAPH en '92, se retrouvant aujourd'hui sur le banc des accusés au procès de Raboteau.

Ces mercenaires du changement de la grande famille des macoutes virtuels, on les appelle aujourd'hui "chimères".

Ayant poussé comme des champignons sur le fumier du coup d'Etat, ayant simplement parfois changé casaque du FRAPH à un pouvoir plus prometteur qu'ils revendiquent aujourd'hui, ces chimères macoutes d'une autre saison circulent armés avec, d'ailleurs, des permis de port d'armes.

Prétendant charrier des revendications populaires, d'ailleurs légitimes, ils sont souvent hommes de basses oeuvres, utilisés parfois par des groupes politiques aux intérêts divergents, même s'ils sont théoriquement de la même famille.

Se retrouvant alternativement d'un côté ou de l'autre des barricades, certains faisant des heures supplémentaires comme "zenglendo", tueurs stipendiés de crimes politiques, dealers ou simples voleurs de grand chemin, attaquant des automobilistes sur la Nationale numéro un, ou enlevant des enfants et des femmes contre rançon.

Nous parlerons ailleurs de cette insécurité dont les statistiques impersonnelles et hebdomadaires de la Police Nationale ne nous donnent qu'un infime aperçu et qui bénéficie d'une conspiration généralisée du silence.

Nous parlerons ailleurs de ces cadres, qui partent aujourd'hui avec leurs familles, parce qu'ils ont peur; et parce que, eux, ils peuvent partir.

Notre objectif, ce matin, est d'attirer l'attention sur ce phénomène corollaire: l'arrogance accrue d'une frange de chimères, qui prennent de nouveau en otage les mairies de la zone métropolitaine ou des administrations comme l'APN, exigeant paiement en espèces ou en nature de leurs derniers votes ou des bulletins à venir.

L'esprit macouto-chimérique grandit et s'épanouit sur le terreau de l'impunité et des silences complices. Se targuant d'un pouvoir qui, pour des raisons politiques à courte vue refuse de condamner certains actes, les chimères d'aujourd'hui ont l'arrogance de leurs prédécesseurs.

On menace un commissaire de Police du supplice du collier - epi anyen! comme disait Pyram.

On dira aujourd'hui que le commissaire en question avait des visés putschistes, mais le fait demeure: Tout est permis, même si cela signifie saper encore plus l'autorité d'un Etat déjà émasculé à la limite.

Cet esprit macouto-chimérique fait aussi, lentement mais sûrement, son chemin, comme au temps de Roger Lafontant, dans les allées de l'Université.

J'ai à vous raconter ce matin une histoire vécue. C'était samedi dernier. Le lieu: une Faculté de l'Université d'Etat d'Haïti; l'heure: un moment de détente entre étudiants.

Les jeunes discutent de conjoncture. Nous sommes, après tout, en l'an de grâce 2000 et nous avons acquis depuis '86 le droit chèrement payé de parole et d'association.

Les jeunes discutent donc du véritable nom d'un certain Ronald Cadavre, et interpellent une journaliste de Radio Haïti Inter, elle aussi étudiante, pour départager les opinions.

Notre journaliste confirme que le nom "Ronald Cadavre" est celui adopté par un dénommé Ronald Camille, sans plus!

Intervention alors d'un autre étudiant, qui se présente comme le cousin de Ronald Cadavre, et je cite: "Ou konn tande spòt Jan Dominik ki di à quand la prochaine victime? Ebyen, Jan devan, neks la se ou-menm. Nap pase pran mounn Radyo Ayiti yo grenn pa grenn!"

Nous ne prenons pas ces menaces à la légère, même provenant d'un petit "chimè dèyè manman".

Des menaces publiques avaient été proférées contre Jean Dominique sur une radio macoute, qui continue de fonctionner en toute impunité; menaces lancées par des individus, avocats de profession, qui se disaient bien souchés, se targuant d'amitiés riches et puissantes; et passant allègrement d'un côté de la barricade à l'autre. C'était deux mois avant le 3 avril. Ce jour-là, Jean Léopold Dominique a été assassiné.

Jean et moi avions écouté ensemble l'enregistrement des ces menaces, quelques jours avant l'horrible meutre du 3 avril. Des menaces explicites: "Jan Dominik ak Michèl Montas pa gen dwa dòmi nan kabann yo ankò. Kè Klod Remon pral antere nan lakou Radyo Ayiti. Lonn ki mezire Klod Remon an pral mezire Jan Dominik."

Jean voulait alors porter plainte devant la Justice haïtienne pour tracer un exemple. Nous étions, après tout, en régime démocratique, et Jean croyait, envers et contre tous, qu'il était possible enfin que la justice de notre pays puisse s'affranchir d'un noeud d'incompétence et de corruption pour servir enfin les citoyens de ce pays.

Cette même station avait, lors du coup d'Etat de Roger Lafontant, demandé qu'on lynche Jean Dominique, donnant l'adresse de notre résidence pour mache pran yo. Il était alors hors question de porter plainte.

De toute façon, le délateur en question, animateur de cette radio macoute, devait, peu après, prendre la fuite.

Mais en mars 2000, Jean croyait que comme le Rwanda avait eu le courage de livrer les responsables de Radio Mille Collines à un Tribunal international pour appel au meurtre, cet Etat, même faible, aurait eu le courage de tracer des exemples.

Le 3 avril, Jean Dominique était assassiné dans la cour de Radio Haïti, là où devait être enterré le coeur de Claude Raymond. Après la mort de Jean, nous avons porté plainte, en son nom, contre les individus en question - epi anyen! Un juge d'instruction les a entendus. Ils ont remonté le même jour au créneau pour m'abreuver d'injures et de nouvelles menaces en toute impunité, avec, cette fois, le support de deux stations macoutes et d'un quotidien de la place de la même appartenance.

Depuis l'assassinat de Jean, je n'ai plus personnellement rien à perdre. Do-m laj tankou yon laye.

Mais sept mois après cet assassinat, quatorze mois après des menaces proférées par d'autres chimè stipendiés devant Radio Haïti, (ce sont) de nouvelles menaces de petits sous-préfets contre les membres de cette station. C'est assez!

Ce matin, sept mois, jour pour jour, après le meurtre d'un militant de la démocratie et de la lutte contre le macoutisme, nous interpellons la justice de notre pays! Nous interpellons les dirigeants du gouvernement haïtien: Si un cheveu tombe sur la tête d'un employé de Radio Haïti, si le sang d'un journaliste coule encore, vous aurez des comptes à rendre. Pas à moi peut-être, je suis, depuis le 3 avril, en sursis. Peut-être pas à cette station. Radio Haïti est peut-être aussi en sursis; mais à des milliers de citoyens de ce pays qui n'accepteront jamais que l'arbitraire reprenne ce pays en otage.

Nous interpellons aussi les responsables du parti Fanmi Lavalas. Beaucoup de militants actuellement à la tête de ce parti se sont battus depuis '86 pour que les choses changent et pour le règne du droit.

Le désir d'occuper toutes les allées du pouvoir, de bloquer tout retour du coup d'Etat peut entraîner une justification de la fin par les moyens et le sacrifice des principes aux expédients de la politique: ou entraîner le silence complice qui mènera à d'autres meurtres. Frankenstein, un jour, a regretté le monstre qu'il avait enfanté.

L'indépendance et l'esprit critique pour lesquels des militants de la démocratie et de la parole libre ont cruellement payé, cette indépendance-là et cet esprit critique-là, dont tout pouvoir intelligent a besoin pour sa simple survie, seront-ils sacrifiés à la politique politicienne et à l'esprit macouto-chimérique?

En cassant les thermomètres on n'éteint pas les fièvres. La prochaine victime sera peut-être le pouvoir lui-même!
Par Elsie HAAS
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Vendredi 29 février 2008 5 29 02 2008 10:09
Growing list of cities participating in actions on or around Feb. 29, 2008, in solidarity with the Haitian people, on the 4th anniversary of the Feb. 29, 2004 coup d'etat in Haiti.  Updated as of Feb. 27, 2008 - 5 p.m. Pacific time
 
Here is a list 47 cities - so far -  that have informed us that they are participating  in the Feb. 29th Day of Solidarity with the  Haitian People. A total of 56 actions are planned in the 47 cities on 4 continents, in support of the Haitian people's demand for self-determination, democracy and justice.
 
New York City (2 activities)
Durban, South Africa - the Abahlali Shack Dwellers Movement
Montreal, Quebec
Berkeley, California (2 activities)
Los Angeles, California
Georgetown, Guyana
Notre Dame, Indiana (2 activities)
Toronto, Ontario, Canada
San Rafael, California
London, England (2 activities)
San Jose, California
Roanoke, Virginia
Dublin, Ireland
Sault Sainte Marie, Ontario, Canada
Atlanta, Georgia
Richmond, California
Minneapolis/St Paul, Minn. (2 events in the Twin Cities)
Huddleston, Virginia
Kigali, Rwanda
Fremont, California
Winnipeg, Manitoba, Canada (3 activities)
Rochester, New York
Oakland, California
Vancouver, BC, Canada (2 activities)
Boston, Mass. 
Detroit, Michigan
San Diego, California
Auckland Park, Johannesburg, South Africa
Washington, DC
Ottawa, Canada
Pittsburgh, Penna.
Miami, Florida
Calgary, Alberta
Brooklyn, New York
San Francisco, California
Prince George, BC, Canada
Macon, Georgia
Jacksonville, Florida
New Orleans, Louisiana
Santa Cruz, California
North Minneapolis, Minn.
Enterprise, Oregon
Sonoma, California (2 activities)
Many cities and towns in Haiti (4 confirmed so far)
 
Par Elsie HAAS
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Vendredi 29 février 2008 5 29 02 2008 10:12
 
Four years after Bush/IRI/John McCain Regime Change in Haiti, with billions gifted to the U.N., USAID and their NGO acolytes for their complicity and the Bush empire's use of these agencies, "humanitarian mask" and voila - Haiti'smasses are much, much worse off than before:




- Desperate Times: Hungry Haitians Eat Mud


http://abcnews.go.com/Health/wireStory?id=4212012 ;

http://ap.google.com/article/ALeqM5hcJ474CjaJGOUznskl4ZgTHdpxUAD8UFQVR00





Koute vwa Ayisyen k ap manje tè yo !


http://www.lakounewyork.com/emisyon2-12-08.mp3

(Listen to the voices, direct from Haiti, of the Haitians eating dirt while

billions are spent on "Haiti's" security and for "Haiti's" humanitarian

good...the ruling oligarchs are masturbating on Black pain.)





- 110 SRI LANKAN SOLDIERS ACCUSED OF SEXUAL ABUSES IN HAITI

http://www.margueritelaurent.com/pressclips/unwholesome.html





-Two Quebecers, "humanitarians in Haiti" arrested for sexual assaults on minors

in Haiti orphanage


http://www.margueritelaurent.com/pressclips/unwholesome.html#humanitarian





- Sex scandal in Haiti hits U.N. mission: Bush's US/Canada/France intervention

to "save" Haiti for obscene exploitation by the world's rich elites leaves

small Haitian girls and boys more defenseless, more brutalized by the white

savoirs' "rescue" : Girls as young as 13 forced to have sex with the UN

"savoirs" for as little as $1 |


http://www.margueritelaurent.com/pressclips/whitesaviors.html#obscene





- Swiss accused pedophile arrested in Haiti


http://www.margueritelaurent.com/pressclips/whitesaviors.html#dacruz





- New York Times should apologize to Haitians for untruths by Marguerite "Ezili

Danto" Laurent, Haitian Perspectives, Jan. 31, 2006


http://www.margueritelaurent.com/pressclips/Times.html





- Ezili Danto's Note on: Feb. 3, 2006 New York Times Editorial: No Help to

Democracy in Haiti


http://www.margueritelaurent.com/pressclips/Times.html#editorial





- Can The Devil Bind Gods and Goddesses: No by Marguerite Laurent, Haitian

Perspectives, March 7, 2006


http://www.margueritelaurent.com/pressclips/gods_goddesses.html





- Eske Lagrandyab ka Mare Lespri Zanset yo? Non

http://www.margueritelaurent.com/pressclips/gods_goddesses.html#lwaK





- Eyewitness account of the abduction of President and First Lady Aristide of

Haiti by the United States Special Forces


http://www.margueritelaurent.com/pressclips/randall.html#eyegabriel



- AN UNBROKEN AGONY

Haiti, From Revolution to the Kidnapping of a President By Randall Robinson


http://www.democracynow.org/2007/7/23/randall_robinson_on_an_unbroken_agony

and,

http://ia341211.us.archive.org/1/items/dn2007-0723/dn2007-0723-1_64kb.mp3





Peter Hallward Untangles the Truth about Haiti from a Web of Lies

by Joe Emersberger


http://mrzine.monthlyreview.org/emersberger190208.html





- Haitian recipients of USAID/IRI/NED/EU to destabilize, starve democracy and

foment violence and Coup D'etat, mostly under the guise of "democracy or

justice and peace enhancement programs - The subcontracted Haitians below have

sold the nation to foreigners and their NGOs in exchange for visas, jobs and a

few "trickle down" dollars:


http://www.margueritelaurent.com/law/haitianNGOs.html#subcontracted





La Bourgeoisie Haitienne: Une Bourgeoisie Mediocre


http://www.margueritelaurent.com/law/subcontracted.html





-Bush Regime Change bring death and deprivation to Haiti: Haiti's wealthy

prosper while the poor decline, HIP


http://www.haitiaction.net/News/HIP/1_29_8/1_29_8.html



******

Haiti's Efforts to Save Trees Falters by Johnathan M. Katz, AP, Feb. 16, 2008


http://www.margueritelaurent.com/pressclips/damocles.html#trees



******

A call to halt deportations - Haiti's President René Préval asked the U.S.

government to stop deporting undocumented Haitians and instead grant them

temporary protected status by Jacqueline Charles, Feb. 15, 2008, Miami Hera
ld

http://www.margueritelaurent.com/pressclips/damocles.html#TPS



****



-President (Bush)'s hypocrisy in foreign affairs seen in his disregard for

HaitiBy: Dan Keenan, 2/5/08


http://media.www.loyolagreyhound.com/media/storage/paper665/news/2008/02/05/Opinion/Presidents.Hypocrisy.In.Foreign.Affairs.Seen.In.His.Disregard.For.Haiti-3187271.shtml



***

UN Jordanian Soldier rapes and brutally sodomize Haitian mother of five in

Haiti


http://www.margueritelaurent.com/campaigns/campaignone/testimonies/jordanrape.html





White pedophiles from abroad participating in sexually abusing forsaken, abused

and already much exploited Haitian street children: On the Street by Tim Coll
ie

http://www.margueritelaurent.com/pressclips/USfueled.html#whitepedophiles





Republican Congressman, Mark Foley, the US Congressman who greatly supported

the imposed Latortue regime and insulted the Haitian majority by sponsoring a

Congressional bill to HONOR Gerald Latortue's hatchet job as the

unconstitutional Prime Minister in Haiti and who also sponsored HR611 which

gives coup d'etat USAID more support in Haiti, resigned from Congress over

allegations of "improper conduct" with a teenage boy


https://lists.riseup.net/www/arc/ezilidanto/2006-09/msg00010.html





UN troops face child abuse claims: Children have been subjected to rape and

prostitution by United Nations peacekeepers in Haiti and Liberia, a BBC

investigation has found. http://news.bbc.co.uk/2/hi/americas/6195830.stm



*********





- Media Lies and Real Haiti News


http://www.margueritelaurent.com/pressclips/sfbayview.html#update8_07





- Ezili Dantò's Note: Bwa Kayiman 2007 and the case of Lovinsky Pierre Antoine

Pierre


http://www.margueritelaurent.com/campaigns/campaignone/presswork/lovinsky2.html#kym07





- It's Neither Hope nor Progress when the International Community is Running

Haiti |
http://www.margueritelaurent.com/pressclips/sitesoley.html#hubris





- The Revolutionary Potential of Haiti, its creeds, values and struggle - Not

primarily a class struggle


http://www.margueritelaurent.com/pressclips/Gutierrez.html#not





- January 1, 2008 - Another Haitian Independence Day under occupation by

Marguerite Laurent, Dec. 31, 2007


http://www.margueritelaurent.com/pressclips/Jan1_08.html#08





**********************************************************

Forwarded by the Haitian Lawyers Leadership Network

**********************************************************
Par Elsie HAAS
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Vendredi 29 février 2008 5 29 02 2008 10:22
Counterpunch
April 14, 2004


By TOM REEVES

I returned this month from Haiti as part of the first independent U.S. observer delegation since the removal on February 29 of President Jean Bertrand Aristide. More than a decade ago, I helped organize the New England Observer Delegations to Haiti -- nine diverse groups of prominent Boston area people who went to Haiti after the first coup d'etat against President Aristide. We witnessed a reign of terror by the Haitian military, in which at least 3,000 democracy activists were slaughtered. We also witnessed the almost universal jubilation of the Haitian urban and rural poor (85% of the population) on Aristide's return.

Je reviens ce mois-çi d'Haïti où je me suis rendu  en tant que membre de la première délégation  indépendante d'observateurs des US  après l'éviction, le 29 février du Président Jean Bertrand Aristide. Il y a plus d'une décade, j'avais aidé à l'organisation du "New England Observer Delegations" pour Haïti...neuf groupes de peronnalités de la région de Boston qui se sont rendus en Haïti après le premier coup d'Etat contre le Président  Aristide. Nous avons été témoins de la terreur  que faisait régner l'armée haïtienne et qui a causé la mort d'au moins 3000 militants qui ont été assassinés. Nous avons été également témoins de la joie presque générale des Haïtiens pauvres des villes et de la campagne (85% de la population) au retour d'Aristide.


This time I went to see the results of another coup against Aristide, one clearly planned, funded and orchestrated by the U.S. I felt a terrible déjà vu: massive violence against the poor, especially against Aristide's Lavalas movement; the very same paramilitary and former Haitian army officers committing the atrocities. Convicted mass murderers acting as judges, administrators and police. Despite intimidation and brutal attacks on the poorest neighborhoods, we saw overwhelming support for Aristide among the poor, and violent hatred of Aristide by the tiny elite. A crucial difference was the attitude of the professionals and many intellectuals. They expressed a sense of betrayal by Aristide, and joy at his fall. Yet one of them told me, "The Haitian people elected Aristide, and only they should have been able to take him down."

Cette fois-çi je suis allé voir les résultats d'un autre Coup contre Arsitide, un coup clairement préparé, financé et orchestré par les US. J'ai eu l'impression d'un  horrible déja vu : violences massives contre les pauvres, particulièremeng contre le mouvement Lavalas d'Aristide;  exactement  les mêmes paramilitaires et les anciens officiers de l'armée haïtienne commettant les mêmes atrocités. Des criminels reconnus coupables devant la justice, qui rendent la justice, s'occupent de  l'administration et de la police. Malgré les intimidations et les attaques brutales dans les quartiers pauvres nous avons pu constater un soutien général à Aristide chez les pauvres et une haine violente d'Aristide dans la minuscule élite. J'ai noté une différence cruciale chez les professionels et les intellectuels. Ils expriment leur sentiment d'avoir été trahis par Aristide et leur joie de sa chute. Cependant l'un d'eux m'a dit: " Ce sont les Haïtiens qui ont élu Aristide et ce sont eux qui auraient dû le faire tomber."


We heard from people who witnessed night--time raids against Lavalas. In one case in the poor neighborhood of Bel Air, we were told U.S. helicopters came with blinding lights, heavily armed U.S. fired into crowds, killing between five and twenty persons (March 17). Members of our group interviewed relatives of victims and eyewitnesses to this attack. In case after case, we were told that known criminals and former army men were incorporated into the police. They harassed or beat Lavalas supporters and hounded for "arrest" former government officials.

Nous avons entendu des témoins qui ont assisté aux raids nocturnes contre des partisans de Lavalas. Dans un des cas qui s'est passé dans le bidonville de Bel Air, on nous a dit que les hélicoptères US sont arrivés avec leurs phares tout allumés et ont tiré dans la foule, tuant entre 5 et 20 personnes( 17 mars). Ils harcèlent et battent les partisans de Lavalas et  font la chasse pour les arrêter aux anciens membres du gouvernement.


A stream of people came to see us from their hiding places at great risk to tell us this. Jeremy was one. Now 21, he met Aristide at age 11. He worked for Children's Radio (Radio Ti Moun) funded by Aristide's foundation. Jeremy tearfully recalled the past month: He fled the radio station as it was trashed. He was chased and saw his young companions beaten. He ran from his aunt's house as three former military came looking for him. They shot his aunt and she died on the way to the hospital. This happened a week before we arrived. Jeremy had been afraid to go to her funeral.
Des gens ont défilé pour venir nous voir en prenant le risque énorme de sortir de leurs cachettes. Jérémy est un de ceux-là. Agé de 21 ans, il a rencontré Aristide à l'âge de 11 ans. il travaillait pour la radio Ti Moun, un radio pour enfants créée par la Fondation Aristide. En larmes, Jeremy me raconte les événements du mois passé : il s'est enfui de la radio comme il était pourchassé. Il était poursuivi et a vu ses copains recevoir des coups. Il s'est enfui de chez sa tante au moment où trois anciens militaires sont venus le chercher. Ils ont tiré sur sa tante et elle est morte sur le chemin vers l'hôpital. Ca s'est passé une semaine avant notre arrivée. Jeremy a eu peur d'assister aux funérailles.

A woman came to us from the community group, Ai Bobo Brav, victims of the last coup. I'd met her last March when she told me, "Every Haitian baby knows Bush's game." Back then she'd forecast the coup. Now she was living it. "While your President was sleeping in his bed, they kidnapped our president. They dragged him off. It was so disrespectful. It hurt me so. She wept.
Une femme du groupe communautaire "Ai Bobo  Brav", qui avaient été victimes du dernier Coup (note perso: avec un nom pareil, l'attaque était  prévisible), s'approcha de moi. Je l'avais rencontré en mars dernier quand elle m'avait déclaré : " Chaque bébé haïtien est au courant du jeu de Bush" A l'époque elle prévoyait le coup d'Etat. Maintenant elle le vivait. " Pendant que votre président était en train de dormir, ils ont kidnappé notre président. Ils l'ont sorti de force. C'était si irrespectueux. Cela m'a beaucoup blessé." Elle se mit à pleurer. 


Driving back to Port Au Prince from Jacmel on Friday, I saw a cow munching on garbage by a sign in English advertising a school. The sign said, "Welcome to the American Learning Zone." The U.S. State Department point man on Haiti, Roger Noriega (also involved in the Iran--Contra plot in Nicaragua) told an audience in Washington last year that Cuba and Venezuela should pay close attention to events in Haiti. One of the first acts by U.S. marines after landing in Haiti this year may have been to establish a perimeter around Mole St. Nicolas, the peninsula opposite Guantanamo, jutting into the narrow strait between Haiti and Cuba. Local residents reported to Haitian news media that U.S. military structures were being built on the site long sought by the U.S. as a companion base to Guantanamo.
Revenant de Jacmel à Port-au-Prince par la route, j'a vu une vache fouillant dans les fatras à côté d'une pancarte écrite en anglais annonçant une école. La pancarte disait : "Bienvenue dans la zone américaine  d'instruction". Roger Noriega, le numéro un pour Haïti au département d'Etat US (également impliqué dans le  complot Iran-Contra au Nicaragua) a déclaré devant un public à Washington l'année dernière (2003) que Cuba et le Venezuela devraient faire très attention à ce qui se passe en Haïti. L'une des premières actions des Marines US en débarquant en Haïti aura été d'établir un prérimètre autour du Môle Saint Nicolas, la péninsule qui fait face à Guantanamo, au bord de l'étroit couloir entre Haïti et Cuba. Les gens du coin ont rapporté à la presse haïtienne que des structures militaires étaient en train d'être construites sur le site du côté haïtien,  une sorte de base, compagne de Guantanamo.

What interests provoke such an expensive, brutal lesson in Haiti? Haiti has no oil. Of course there are thousands of sweat shop workers who toil for less than a dollar a day. Of course there are big US companies that supply rice, wheat and other staples supplanting Haitian rice and cassava, so that nearly 70% of the food consumed by Haitians must be imported, mostly from the U.S. This for a country that once provided more wealth to France than all its other New World colonies! And then there is Aristide, the little Liberation Theology priest who preached a message of conflict between the tiny elite and the desperately poor majority. Haiti is so close to Cuba -- that other obsession of U.S. foreign policy. One of Aristide's first acts was to establish ties with Cuba. More than 500 Cuban doctors remain in Haiti, helping the poorest communities. They must be remembering Grenada, where a U.S. occupation twenty years ago ousted Cuban doctors. Most of all, Haiti sits in what the U.S. sees as it's back yard, it's playground, it's lap. Upstart, uncontrolled forces there are just too close to home. So -- Venezuela and Cuba and others beware: Haiti is the American (imperial) learning zone.
Quels sont les intérêts qui motivent de donner une si couteuse et violente leçon à Haïti? Haïti n'a pas de pétrole. Bien sûr qu' il y a un quelques milliers d'ouvriers de "sweat shop" qui travaillent pour moins d'un dollar par jour. Bien sûr qu'il y a de grosses entreprises US qui vendent du riz de la farine, et autres denrées supplantant ainsi le riz haïtien et la cassave, de sorte que presque 70% de la nourriture consommée par les Haïtiens doit être importée principalement des USA.(...) Et puis, il y a Aristide, le petit curé de la Théologie de la Libération qui a prêché un message  de confrontation entre la minuscule élite et la majorité désespérément pauvre. L'une des premières mesures d'Aristide a été de rétablir les relations avec Cuba. Plus de 500 médecins cubains sont restés en Haïti, aidant les plus pauvres communautés. Ils doivent se rappeler de Grenade où, il y a vingt ans, les occupants US avaient chassé les médecins cubains. Avant tout, Haïti se trouve dans  un espace que les Etats Unis considèrent comme leur arrière-cour, leur cour de récréation, Ils sont trop proches de la maison pour y laisser des forces incontrolées. Alors...Venezuela, Cuba et les autres faites attention : Haïti est la zone d'instruction (de l'empire) .


HAITI SHOULD BE A LEARNING ZONE FOR SOLIDARITY ACTIVISTS, TOO
Haïti devrait être une zone d'instruction également pour les militants


Haiti should be a learning zone for all Americans who would understand and counter the imperial U.S. policy of intervention world--wide. If the U.S. can get away with covert and overt support for a "rebellion" in Haiti led by former military and para--military, many of whom have been convicted of murders and other human rights violations dating to the last coup, it will be psyched for similar operations in Venezuela and perhaps even in Cuba.
Haiti devrait être un zone d'instruction pour tous les Américains qui voudraient comprendre  et contrer les forces impériales des US. leur politique d'intervention dans le monde. Si les US peuvent s'en sortir en ayant soutenus et couverts une " rebellion" dirigée par d'anciens militaires et para-militaires, dont beaucoup d'entre eux ont été condamnés pour  des meurtres et d'autres violations des droits humains lors du coup d'Etat précédent , ce sera un modèle pour des opérations similaires au Venezuela et peut-être à Cuba.

The evidence is clear: U.S. weapons (intended for the Dominican army) were smuggled into Haiti by former Haitian military and para--military, many of whom were trained and long funded by the CIA and other U.S. agents. U.S. money, both government and private, flowed into the coffers of NGOs attached to the "opposition" -- the right--wing Convergence and the neo--liberal "Group of 184," led by the Haitian business elite (including the sweat--shop owners) and widely publicized by the ultra--conservative "Haiti Democracy Project"(HDP) in Washington, D.C. Among the funders and organizers of the opposition were the IRI and NDI, the international NGOs closely tied to the U.S. Republican and Democrat Parties respectively. IRI and HDP operatives were present at meetings organized by FRAPH (a CIA--funded para--military group) and former Haitian military in the Dominican Republic -- at which Dominican authorities claimed plans were laid a year ago for a Haitian coup.
Il est évident que les armes US ( à l'intention de l'armée dominicaine) ont été introduites en Haïti par les anciens militaires de l'armée haïtienne et les paramilitaires dont beaucoup d'entre eux ont été entraînés par la CIA et d'autres agents US. De l'argent US, privé et public a rempli les caisses des ONG attachées à "l'opposition"... la droite : La Convergence et les néo-libéraux du Goupe 184, dirigés par l'élite commerçante haïtienne et largement mise en avant par l'organisation ultraconservatrice "Haiti Democracy Project" (HDP) à Washington,D.C. Parmi les fondateurs et les organisateurs de l'opposition se trouvaient l'IRI et la NDI, les ONG internationales étroitement liées aux partis républicains et démocrates US. Des cadres de l'IRI et de Haiti Democracy Project étaient présents à une réunion organisée par le FRAPH (un groupe parmilitaire fondé par la CIA) et d'anciens militaires à la République Dominicaine-- ce pourquoi les autorités dominicaines ont déclaré que les plans pour  faire le coup d'Etat ont été élaboré une an auparavant.


In Jacmel, we met students, women and union organizers who had formed specifically anti--Aristide groups to counter the existing organizations in Jacmel -- for the purpose of joining the demonstrations led by the Convergence and 184 to demand the ouster of Aristide earlier this year. Pierre J.G.C. Gestion, a leader of the MHDR (Haitian Movement for Rural Development) proudly asserted his connection to USAID, the State Department Democracy Enhancement program and the NDI. "They trained us and taught us how to organize, and we organized the groups you see here to demand the corrupt government of Aristide be brought down."
A Jacmel nous avons rencontré des étudiants, des femmes et des syndicalistes, qui avaient formé un groupe anti-Aristide pour contrer les organisations existant à Jacmel dans le but de participer aux manifestations conduiite par la Convergence et le G184 pour demander l'éviction d'Aristide au début de l'année. Pierre J.G.C, un leader deu MHDR (Mouvement haitien pour le développement rural) a fièrement avoué ses liens avec l'USAID...."Ils nous ont entrainé et nous ont appris coment nous organiser; et nous avons organisé le groupe que vous voyez ici pour demander la fin du gouvernement corrompu de Aristide"


We also met representatives in Port au Prince of SOFA, CONAM, ENFOFANM and other progressive women's groups, as well as Batay Ouvriye, the rightly heralded support group for the Free Trade Zone and other mostly women workers in the assembly industries (sweat shops). These women's and labor groups were strongly critical of Aristide's government and the Lavalas movement. During the past few months, they openly called for Aristide's removal, and they chose not to denounce the opposition's "zero option" strategy of non--cooperation and non--compromise. Yet I heard no answer to our question: "What did you think would happen if Aristide was forced to leave by the right--wing rebels or by a U.S. occupation?" I believe these groups did not ask themselves that question.
Nous avons également rencontré à Port-au-Prince des représentants de SOFA, CONAM, ENFOFANM et d'autres mouvements progressistes de femmes, et aussi "Batay Ouvriye"...et d'autres ouvrières des usines d'assemblage (sweat shops). Ces femmes et ces groupes étaient fortement contre le gouvernement d'Aristide et le mouvement Lavalas. Au cours des mois( précédents le Coup) ils ont publiquement appelé à l'éviction d'Aristide et ont choisi de ne pas dénoncer  le choix " zero option" de l'opposition, stratégie de non coopération et de non compromis. Cependant, il leur a été impossible de répondre à notre question : "Que pensiez-vous qui se passerait quand Aristide serait forcé de partir par une coalition de rebelles de droite ou par une occupation US ?" Je cois que ces groupes ne se sont jamais posé cette question à eux-mêmes.


I think they were blinded by their feeling that Aristide had betrayed his progressive mandate. A good bit of their analysis of Aristide's record was right -- though not all. Aristide did accept a compromise when he returned. He did include, at U.S. insistence, elements of the former army and even Duvalierists in his regime. Yet the government put in place by this recent coup is far worse: it is full of such Macoutes, and worse -- convicted mass murderers. It has already militarized the police and is preparing the return of an unreconstructed Haitian army -- the instrument of U.S. and elite oppression in Haiti since it's creation by the U.S. at it's first invasion in 1915.
Je pense qu'ils ont été aveuglés par leur sentiment qu'Aristide avait trahi sont mandat progressiste. Une bonne partie de leur analyse sur le bilan d'Aristide était juste...mais pas tout. Aristide a effectivement accepté des compromis à son retour. Il a effectivement ,sur insistance des USA,  intégré des éléments de l'ancienne armée et même des anciens duvaliéristes dans son régime (note perso: ki kif bourricot  (même schéma) pour Préval aujourd'hui). Cependant le gouvernement mis en place par ce dernier Coup (2004) est pire; il est rempli de Makouts et pire encore de meurtiers condamnés pour crimes sur des masses. Ce gouvernement a déjà militarisé la police et prépare le retour d'une armée reconstruite- un instrument  d'oppression du peuple au service des USA et de l'élite depuis sa création lors de la première ccupation d'Haïti en 1915


Aristide also compromised terribly on the issues of structural adjustement hedid put in place the first Free Trade Zone, and lay plans for a second one, a bitter insult to Haitian labor. He did begin privatization. He did not protect Haitian products adequately. Yet he did not compromise on everything. He continued to agitate for a better minimum wage, against the sweat shop owners. He resisted most of the demanded privatization. He held out for collective bargaining rights for the Free Trade Zone workers. He continued to make small steps toward agrarian reform. As Paul Farmer and others have shown, he made greater strides in fighting AIDS and promoting literacy than any previous government. The Latortue government from the start has been wholly dominated by free trade enthusiasts, neoliberal theoreticians and the worst of the sweatshop owners and other business elite.
Aristide a également fait  compromis dans sa particiapation aux plans d'ajustement structurel. Il a effectivement mis en place la première Zones franche  et préparé l'instalation d'une seconde, une amère insulte aux travailleurs haïiens. Il n'a pas non plus protégé les produits haïtiens correctement. Cependant il n'a pa fait de compromis pour tout. Il a toujours réclamé un meilleur salaire minimum aux propriétaires de "sweat shops". Il a résisté un peu plus aux demandes de privatisation. Il a aidé à mettre en place une convention collective pour les travailleurs de la Zone franche. Il a continué à faire de petits pas vers la réforme agraire. Comme paul Farmer et d'autres l'ont montré son gouvernement est celui qui a fait  les  plus grands efforts dans la lutte contre le Sida et pour  l'alphabétisation. Le gouvernement de Latortue dès le départ était dominé par des partisans enthousiastes du libre marché, des théoriciens du néolibéralisme et les pires éléments parmi les propriétaires des usines d'assemblages (sweatshops) et d'autres propriétaires de business.


The women's groups told us bluntly that the situation under Aristide was the worst in Haiti's history -- worse than Duvalier and worse that Haiti during the 1991--1994 coup period. Yet I met these groups during that time. They were in hiding then, terrified by the very same elements now roaming Haiti freely, committing atrocities now as then. When U.S. and other international delegations visited them a year ago, under Aristide's rule, they functioned openly. They did not appear terrorized. Their most concrete criticisms were that when they demonstrated against the government -- during the same period as the sometimes violent demonstrations orchestrated by the 184 and the Convergence, and coming during a time when it was clear that former military and para--military (the CIA--funded FRAPH) were entering the country and preparing a coup -- police stood by as people they called Lavalas threw bottles of urine and stones at them. All of that is terrible -- and should not have gone without a severe criticism of Aristide and Lavalas. But it cannot be compared to the brutal onslaught by the Fraph and former army officers in Gonaives, Cap Haitien and elsewhere after Feb. 5. Aristide's alleged abuses pale beside the documented reports of the "rebels" slaughtering police and Lavalas and mutilating their bodies; of summary executions; of groups of Lavalas herded into containers and dumped into the sea.
Les goupes de femmes nous ont déclaré sans ambages que la situation sous Aristide était la pire de l'histoire d'Haïti...pire qu'à l'époque de Duvalier, pire que pendant le coup d'Etat 1991-1994. J'avais rencontré ces groupes pendant cette période (de 1991-1994). Leurs membres se cachaient, terrifiés par les mêmes individus qui aujourd'hui circulent librement en Haïti, commettant exactement les mêmes atrocités aujourd'hui qu'hier. Quand des délégations  s internationales des USA et d'autres pays les ont visité il y a un an (2003), sous le gouvernement d'Aristide, ces groupes fonctionnaient ouvertement. Ils ne semblaient pas terrorisés. Leurs principales critiques étaient que: quand ils manifestaient contre le gouvernement ...-pendant la même période que les manifestations parfois violentes orchestrées par les 184 et la Convergence et aussi  au moment où il était clair que les anciens militaires et  les paramilitaires (le FRAPH fondé par la CIA) entraient dans le pays et préparaient le coup d'Etat- la police n'a pas bougé alors que des gens qu'ils appellent Lavalas leur lançaient des bouteilles pleine d'urine et des pierres. Tout ceci n'est pas acceptable... et aurait dû être dénoncé par Aristide et Lavalas. Mais ceci ne peut être comparé aux brutales exactions commises par les membres du FRAPH et de l'ancienne armée aux Gonaïves, au Cap Haïtien et ailleurs après le 5 février, assassinant des membres de la police et de Lavalas et mutilant leurs corps, les exécutions sommaires, les membres de Lavalas enfermés dans des containers et jetés à l'eau.


Perhaps worst of all, I listened again (as I had a year ago) to the litany of abuses the NCHR (National Coalition for Haitian Rights) says it documented against officials of the Aristide government and the Lavalas movement. They rightly protested cases like that of the journalist Jean Dominique and a dozen other high profile attacks on opposition activists and as many as three opposition journalists. Yet during the two years leading up to this latest coup, they adamantly refused to investigate now--verified allegations of murders, arson and bombings against the government and Lavalas by former military and FRAPH. They scoffed at the alleged coup attempt at the National Palace in December of 2001, though Jodel Chamblain now boasts that was an initial coup attempt.
 Le pire de tout, peut-être est que j'ai entendu - comme une année auparavant (2003)-  la litanie des abus aux droits de l'Homme répertoriés par la  Coalition Nationale pour les Droits Haitiens NCHR (note perso : tiens que sont-ils devenus ceux-là ?) contre les cadres du du gouvernement Aristide et du  movement Lavalas. Ils protestaient avec raison contre des cas comme celui du journaliste Jean Dominique et d'autres cas d'attaques contre des militants de l'opposition et de trois journalistes. Cependant pendant les 2 années  précédents ce coup d'Eat, ils ont toujours refusé d'enquêter sur des cas concernant des accusations de meurtres, de harcèlement contre le gouvernement et le parti Lavalas par d'anciens militaires ou le FRAPH. Ils  ont nié   la tentative de coup d'Etat de décembre 2001, alors même que aujourd'hui Jodel Chamblain claironne q'il s'agissait d'une tentative de coup d'Etat. (notes perso: à l'époque ils disaient que c'était Préval lui même qui avait monté le Coup pour faire porter le chapeau à l'opposition)


Although they were the only human rights group in the country adequately funded and having trained monitors throughout Haiti, the NCHR became completely partisan: anti--Lavalas, anti--Aristide. This is simply not proper for a group calling itself a "Haitian Rights" organization. During the final month before the coup, they abandoned any pretext of impartiality, joining calls for the ouster of Aristide, without reference to the means. After Feb. 29, they continue to site abuses by "chimere," whom they call simply "Aristide gangs," without documenting the connections. Though they told our group they had "heard about" violence against unarmed Lavalas, including the possible complicity of U.S. marines in the Bel Air incident, the NCHR said they "lacked access" to the pro--Lavalas shanty--towns. Of course they lacked access: they lacked any shred of credibility as a human rights monitor.
Bien qu'ils aient été pratiquement la seule organisation des Droits humains dans le pays financé convenablement avec des membres formés, le NCHR devint totalement partisan : anti Lavalas, anti Aristide. Ce n'est bsolument pas correct pour un groupe qui se dénomme " Association de défense des droits des Haïtiens (note perso: NCHR  aurait du ajouter des "Haïtiens non lavalassiens"Le dernier mois avant le Coup, ils ont abandoné tout semblant d'impartialité, se joignant aux appels pour
l'éviction d'Aristide, sans aucunes référencs au aux moyens utilisés. Après le 29 février; ils ont continué à citer les abus commis par les "chimères" qu'ils appelaient tout simplement les "gangs d'Aristide" sans se aucunes preuves de cette connection. Bien qu'(ils aient déclaré à notre groupe qu'ils "entendu dire" que des actes de violence  contre des partisans lavalas désarmés, avec peut-être la complicité des marines US lors de l'incident du Bel Air, le NCHR nous az dit qu'il n' y avait pas" d'accès possible" pour eux dans les bidonvilles pro-lavalas. Bien sûr, ils ne pouvaient pas avoir accès; ils ne pouvaien pas avoir  la plus infime crédibilité en tant qu'association de droits Humains .

We also heard from PAPDA (Platform to Advocate for Alternative Development) which had called for Aristide's ouster on the grounds of his compromises with "U.S. imperialism," as well as corruption and human rights violations. PAPDA had functioned openly in its offices under Aristide, right up to and through this year's coup, though at least one PAPDA member was killed, allegedly by "chimere." Camille Chalmers, PAPDA's director, said, "This is a sad day for Haiti. But it was the people who overturned Aristide. The U.S. only came in to shape the results, as they always do....Right now, the population has regained some hope. This hope will go against the marines. Confrontations are already happening."
Nous avons également entendu que PAPDA (la plateforme pour un développement alternatif) qui avait appelé à l'éviction d'Aristide  l'accusant de    compromis  favec " l'impérialisme US" ainsi  de corruption et de violation des droits de l'Homme. PAPDAa fonctionné pendant toute la période Aristide. Depuis que le "Coup" l'assassinat d'un membre du PAPDA a été attribué à une "chimère". Camille Chalmers, le directeur du PAPDA a dit " C'est un jour triste pour Haïti. Mais c'est le peuple qui a renversé Aristide (note perso: sans blagues M.Chalmers). Les USA sont seulement venus pour structurer le résultat, comme ils le font toujours... Actuellement la population a retrouvé de l'espoir. Cet espoir se retournera contre les Marines. Des conflits éclatent déja. (note perso: eh bien  ce M. Chalmers quel fin observateur et analyste de la politique haïtienne. Il a tout faux !)


Though the current government is extremely pro--neo--liberal, a PAPDA coalition leader on environmental issues, Yves Wainwright, has accepted the post of Minister of the Environment. "The current political situation has not been defined," Chalmers told us. "If the Provisional Government were to develop a logical program it would conflict with U.S. interests. Under Aristide, we had less and less space to organize and demonstrate -- we were repressed. As long as we can demonstrate against the military occupation now, we will retain a tiny space." Together, some 40 similar anti--Aristide "left" groups have formed the RDP (Popular Democratic Regroupment) to put forward an alternative opposition program to the government, even while some work within that government.
Alors que l'actuel gouvernement ( Latortue) est extrèmement  pro-néolibéral, Yves Wainwright, un ldes leader du PAPDA a  acceper le poste de ministre de l'Environnement. "La situation politque actuelle n'est pas précise" nous a dit Chalmers "Si le gouvernement intérimaire développe un programme logique il rentrera en confilt avec les intérêts US. Sous Aristide, nous avions de moins en moins d'espace pour nous organiser et manifester ( note perso : peut-être ausi moins d'agent des donateurs) nous étions réprimés. Aussi longtemps que nous pourrons manifester contre l'occupation militaire maintenant, il nous restera une petite place." Quelques 40 groupes  anti-Aristide  de "gauche" commme celui-ci ont formé le RDP (le regroupement populaire démocratique) pour mettre en place un programmme  alternatif à celui du gouvernement (Latortue),  alors  même que certains travailllent à l'intérieur du gouvernement.

One man I hoped to see, but did not, was Chavannes Jean--Baptiste. Chavannes was at times very close to Aristide -- serving as his spokesperson when he returned after the coup. Chavannes is founder and leader of the MPP (a large peasant group in the Central Plateau). Shortly after Aristide chose Preval for his successor, Chavannes announced his break with Aristide (there was indeed an ugly confrontation between Chavannes and Lavalas activists in Mirebalais). By the 2000 election, Chavannes openly embraced his former worst enemies, and joined the Convergence. Later Chavannes joined the more palatable, but clearly neo--liberal, Group of 184. MPP has now endorsed its "Social Contract," put forward by elite business groups.
Un homme que j'espérais rencontrer c'est Chavannes Jean-Baptiste qui fut à un moment très proche d'Aristide. Chavannes est le fondateur et leader du MPP (un important regroupement de paysans dans le Plateua Central). Peu de temps après que Aristide ait annoncé avoir  choisi  Préval comme  successeur, Chzvannes a annoncé sa rupture avec Aristide( il y eut effectivement une sale confrontation entre Chavannnes et des militants lavalas à Mirebalais). Au moment des élections de 2002 Chavannes s'est rallié à ses plus anciens ennemis et a rejoint la Convergence. Plus tard Chavannes a rejoint  le groupe le plus juteux mais clairement le plus néolibéral, le Groupe 184. MPP fait sien maintenant  son "Contrat social" élaboré par l'élite des commerçants.


A peasant from Mirabalais in the Central Plateau told me he had evidence that most of the weapons and men moved from the Dominican Republic to start the rebellions in Gonaives and Cap Haitien in early February, came through Chavannes' turf. "No way could that have been done without his active support." Chavannes is said to be considering a position in the de facto government -- as minister for peasant affairs. I was with Chavannes and his mother when they wept on seeing the ruins and vandalism at their offices in Papay on their return after the first coup in 1994. That damage was done by the very same para--military and military who now occupy much of the country. Another dissident peasant whom I met told of Chavannes' embracing and throwing a feast for Chamblain, the convicted murderer and FRAPH member who "liberated" Hinche, the MPP base. Chamblain now sits in Cap Haitien, acting as "judge" condemning and punishing "criminals" and "traitors." Such alliances may be -- as the civil society leader told us -- just strange bedfellows in wartime, but on a personal level, they are hard to understand.
Un paysan de Mirebalais dans le Plateau Central, m'a dit que de toutes évidences, la majorité des armes et des hommes partis de République Dominicaine pour commencer la rebellion aux Gonaïves et au Cap au début de février (2004) sont venus sur le territoire de Chavannes. " Impossible que cela puisse se faire sans son actif soutien". On dit que Chavannes  aurait voulu avoir  un poste en temps que ministre des Affaires paysannes dans le gouvernement provisoire. J'étais avec Chavannes et sa mère quand ils ont découvert les ruines et les dégats commis dans leur bureau à Papaye après le premier Coup en 1994. Ces dégats avaient été commis par les mêmes para-militaires et militaires qui mainteant occupent la majorité du pays. Un autre paysan dissident, que j'avais rencontré par Chavannes m'a raconté que Chavannes a embrassé  et fait une fête por Chamblain, l'homme de la CIA condamné pour meurtre,    qui a "libéré" Hinche, la base du MPP. Chamblain maintenant se trouve au Cap Haïtien où il fait office de " juge" condamnant et punissant les "criminels" et les "traitres". De telles aliances peuvent être---comme nous l'a dit le leader de la société civile- de bizarres compagnonages en tant de guerre, mais  à un niveau personnel c'est difficile à comprendre.


International human rights organizations, especially Human Rights Watch and Journalists Without Borders, and to a lesser extent Amnesty International, have taken the NCHR reports uncritically and failed to develop other impartial human rights contacts in Haiti. Progressive funders like Grassroots International and NGOs in Canada, the US and Europe also listened uncritically to their "partners" and funded groups in Haiti like PAPDA, SOFA, Batay Ouvriye and MPP.
Les associations intrnationales des droits humains, particulièrement " Humans Rights Watch" et Reporters sans frontières et à un plus faible  degré  Amnesty International, ont accepté les rapports de la NCHR sans critiques et ont ainsi failli à aider à développement impartial de la défense des droits  de l'Homme en haïti. Des  bailleurs de fond progressistes tel que "Grassroots International" et des ONG au Canada, aux USA et en Europe, ont également couté sans prendre de recul leurs "partenaires" et les groupes qu'ils aident comme le PAPDA, SOFA, Batay OUvriye et le MPP.


The primary lesson to be learned for funders and NGOS, and for all solidarity activists, is that solidarity must first of all be with the people of Haiti -- by the assertion of their will by voting, as Haitians did for Aristide in 2000 (the OAS and international NGOs certified that at the time). Beyond that, international funding and solidarity groups (and here the criticism is equally valid for those who were wholly supportive of Lavalas without critique) must not put on blinders when they visit Haiti. They must listen critically to all sides. They must watch for concrete evidence of the mass base of the organizations they fund -- and evidence that the rank and file feel as the "leaders" do.
La première leçon que que les contributeurs financiers et les ONG et tous les militants activistes doivent apprendre c'est que la solidarité avec le peuple haïtien doit se faire avec tout le peuple haïtien...en acceptant leur choix, comme celui de voter pour Aristide en 2000 (l'OAS et différentes ONG ont certifié à l'époque la validité de ces élections). Au-delà de cela, les ONG et les bailleurs de fonds et les groupes de solidarité - ( et cette critique est aussi valable pour les supporters inconditionnels de Lavalas) ne doivent pas se mettre des oeillères  quand ils visitent Haïti. ls doivent écouter tous les camps sans a priori. Ils doivent chercher des preuves chez les militants de base des organisations qu'ils subventionnent...


It remains to be seen whether the U.S. empire will gain more from its exercise in the learning zone of Haiti, or the international solidarity movement. Let us hope for the latter -- since the next learning zones may come sooner than we expect, especially if the Bush regime lives through its debacle in Iraq and survives the November election.
Il reste à voir si l'empire US va gagner plus de son opération dans la zone d'éducation, ou bien si c'est le mouvement international de solidarité. Espérons dans la deuxième hypothèse... surtout que les prochaines zones d'éducation (learning zone) arriveront plus tôt que prévu, en particulier si le  régime de Bush survit à sa débacle en Irak et gagne les élections de novembre (notes perso: maintenant la question c'est Mac Cain et plus Bush)


Material for this article was compiled partly from observations and interviews in conjunction with the Emergency Haiti Observation Mission, a group of 24 diverse people from throughout the U.S. and Canada, coordinated by the Quixote Center in Maryland. The ideas expressed in this article are solely those of the author.

http://www.counterpunch.org/reeves04142004.html
Par Elsie HAAS
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander

Communication

undefined

Vient de sortir ...
Un document inédit sur la mémoire haïtienne
Les textes de Roland Paret et Frantz Voltaire
 sont accompagnés de photos de l'époque.
Prix: 10 euros
En vente au restaurant  haïtien:
Le Rond Point des Artistes/Tel 01 48 09 88 40

Recommander

W3C

  • Flux RSS des articles
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés