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Washington, D.C. 27-02-2007 |
Nan kad deba pwoblèm ensekurite a okazione nan peyi dAyiti, prezidan Komisyon Jistis ak Sekirite nan Sena ayisyen an, senatè Youri Latortue pwononse l sou pozisyon responsab ayisyen yo fas a sitiyasyon an.
Senatè Latortue lanse kritik kont otorite ayisyen yo poutèt yo poko fè anyen nan kad keryasyon yon nouvo fòs sekirite piblik ann Ayiti.
Li di Ayiti pa dwe konte sou fòs entènasyonal pou kontinye asire sekirite l.
Depi vil Pòtoprens, Rotchild Francois pou plis detay.
Klike sou lyen anlè a pou w koute repòtaj sou aktyalite a ann Ayiti pou madi 27 fevriye 2007 la.
Sources: Voa Creyol
ON THE AIR, 23 Octobre – Nous volons de Boston à Miami après la visite d´une délégation du ministère des Haïtiens vivant à l´étranger aux compatriotes de la capitale de l´Etat du Massachusetts. C´est la première étape d´une tournée devant conduire le ministre Jean Généus et ses collègues, dont son directeur de cabinet, Jean-François Chamblain, et le directeur général du CFI (centre de facilitation des investissements), Guy Lamothe, dans plusieurs autres communautés de la diaspora haïtienne des deux côtés de l´Atlantique.
Dimanche 22 octobre, lors d´une rencontre à laquelle ont répondu pas moins de deux cents compatriotes, l´accent a été mis sur les « privilèges » accordés par l´Etat haïtien aux haïtiens d´origine qui ont adopté une nationalité étrangère.
Le ministre Jean Généus devait répondre à la question d´un intervenant qui trouve injuste que étant aujourd´hui le principal soutien économique du pays natal (près d´un milliard de dollars en transferts effectué par an), la diaspora haïtienne ne peut pas participer aux élections déterminant la politique du pays.
Le ministre répondit tout de go : rien n´empêche les compatriotes expatriés, y compris lorsqu´ils ont pris la citoyenneté du pays d´adoption, de participer aux élections en Haïti.
La Constitution haïtienne qui enlève le droit à la candidature aux haïtiens naturalisés, ne dit pas un mot du droit de vote.
Il suffit pour un haïtien de se présenter avec une pièce d´identification haïtienne pour faire sa carte électorale (aujourd´hui Carte d´identification nationale/CIN). Généus fait remarquer que rares sont les haïtiens qui après avoir pris la citoyenneté américaine, canadienne, française ou autre, ne continue pas à utiliser un passeport haïtien chaque fois qu´il se retrouve au pays natal.
Le reste est une question de logistique. L´Etat haïtien va-t-il installer des bureaux électoraux en diaspora ? Probablement non. Trop compliqué et coûteux. De plus, la fiabilité n´est pas forcément garantie.
Mais ceci ne veut pas dire que l´Etat haïtien empêche la diaspora de voter. Il suffit de venir en Haïti d´abord faire sa carte électorale, puis se trouver au pays le jour des élections.
Généus penche pour l´option jamaïcaine. Tout Jamaïcain qui se trouve dans son pays le jour du vote est un électeur potentiel.
Venons en maintenant à la question de la double nationalité.
Ce qu´il vient de dire, poursuit le ministre des Haïtiens vivant à l´étranger devant une auditoire particulièrement attentive, ne doit pas être perçu comme une tentative d´éviter ou d´éluder la question essentielle : celle de la double nationalité.
Selon lui, le gouvernement du Président René Préval est décidé à redonner aux Haïtiens naturalisés tous les droits et privilèges dont ils sont privés par la Constitution de 1987.
D´abord c´est une injustice à réparer. Le ministre a utilisé cette comparaison. Des Haïtiens Haïtiens ne font pas autant pour leur pays que des compatriotes qui ont dû par la force des choses adopter une autre citoyenneté. Ce tort, nous devons le reconnaître et le corriger.
Rappel du cri des indépendantistes américains à la veille de rompre avec la couronne britannique : « No taxation without representation ! »Nous ne paierons pas si nous ne sommes pas représentés dans le gouvernement. La réponse c´est la création des Etats-Unis d´Amérique.
Secundo, Haïti doit marcher avec son temps et ne pas être toujours à la traîne. Tous les pays à forte communauté immigrante ont depuis longtemps donné une réponse à la question, dont ceux de la Caricom ainsi que notre voisine la République Dominicaine.
Economiquement, cela saute aux yeux. Aussi bien en termes d´investissements que de tourisme, la diaspora constitue notre partenaire privilégié. Grâce au facteur sentimental, c´est la clientèle qui est la plus susceptible de patience vis-à-vis des problèmes les plus récurrents du pays, ceux qui prendront le plus longtemps pour être résolus.
Réservoir de cadres et de personnel qualifié. La question ne se pose même pas, à plus forte raison quand se poursuit l´exode des compétences dû à la persistance de la crise politique.
Enfin, la Constitution !
Une constitution n´est pas un bijou posé sur une table, comme un objet immatériel et immortel.
La constitution doit être adaptée à son époque et aux besoins réels (et non fictifs) du peuple qu´elle régit.
Par exemple, la constitution américaine a été maintes fois amendée. Reconnaissance du droit de vote aux femmes ; le triomphe des droits civiques grâce à la campagne d´un pasteur Martin Luther et co. etc.
Le Général de Gaule a créé la Ve république et adapté la constitution française aux exigences du monde moderne.
Selon le ministre Jean Généus, le gouvernement Préval est décidé à apporter une solution à ce problème.
Mais comment amender une constitution où le constituant (1987) a placé lui-même des barrières à tout amendement.
Un processus compliqué à souhait, dans le but probablement de décourager toute tentative. Ainsi tout gouvernement sous lequel un amendement est voté, ne peut le mettre lui-même en application. Alors que la question peut ne pas représenter une priorité pour le pouvoir suivant.
Selon les déclarations du ministre Généus, le gouvernement actuel n´hésiterait pas à contourner la question. En provoquant, par exemple, un grand mouvement de consensus national et de masse qui comprendrait aussi bien les Haïtiens au pays que les compatriotes de la diaspora.
Aucun gouvernement, ni parlement ne pourrait rester sourd à un tel phénomène.
Ces déclarations ont eu un grand impact sur les plus de 200 haïtiens résidents permanents aux Etats-Unis et Haïtiens-Américains venus écouter dimanche la délégation venue de Port-au-Prince avec à sa tête le titulaire du ministère des Haïtiens vivant à l´étranger.
L´autre importante question au programme : ce sont les mécanismes de facilitation des investissements, et qui a été développée avec compétence et humour par le directeur général du CFI, l´ex-ambassadeur Guy Lamothe.
Le centre de facilitation des investissements, récemment relancé au ministère du commerce et de l´industrie, se fait fort de réduire au maximum le temps consacré à l´enregistrement des entreprises et des sociétés en Haïti.
Le directeur Guy Lamothe a annoncé la mise en application du concept « one stop shop » : une seule visite au ministère du commerce et le tour est joué.
Le gouvernement entend également déconcentrer (pour ne pas dire décentraliser) le service en établissant des antennes du CFI dans les chefs lieux des dix départements géographiques.
Ainsi que dans les ambassades et consulats haïtiens à l´étranger pour les premières démarches à accomplir par le futur investisseur.
Une visite bien remplie.
Les prochaines étapes sont Paris, New York, Miami, Montréal, Bahamas et les Antilles.
Marcus, 23 Octobre 2006
Or, disons-le tout net, le lynchage médiatique que subit depuis quelques temps l’écrivain Raphaël CONFIANT est injuste et inacceptable. Et cette lapidation fait, pour moi, de lui un frère.
Les diatribes injustes et caricaturales qui le visent, bien entendu, n’abordent pas non plus les problèmes de fond. Elles sont d’ailleurs le reflet de petits intégrismes, qui ont bien compris comment fonctionne le système médiatique de ce pays et qui en font un usage immodéré et impudique.
La crise de la conscience occidentale aujourd’hui.
Le problème qui se manifeste, en toile de fond de cette polémique, est bien la crise de la conscience occidentale, et singulièrement européenne, aujourd’hui.
Cette crise, faite tout à la fois d’immobilisme, de grande tolérance et de complicité avec un racisme et un antisémitisme, qui s’engraissent de jour en jour en occident, est flagrante.
On peut en effet distinguer :
un racisme populaire qui se manifeste par des cris de singes sur les terrains d’Europe, par la structuration mentale et spatiale, par exemple, d’un stade comme le Parc des princes à Paris ou du Stade de Rome, qui depuis longtemps fertilisent un antisémitisme et un racisme contre lequel on n’a quasiment rien fait
un racisme ordinaire avec des obstacles dressés contre nègres et maghrébins s’agissant de l’accès à l’emploi, de l’accès au logement ou de l’accès aux boites de nuit
un racisme médiatique, certes plus sournois, mais indiscutable, il suffit pour s’en convaincre de lire la presse ou de regarder la télévision française, l’accès à ces media, même pour l’expression de nos points de vue ou de nos créations, étant quasiment fermé
un racisme institutionnel qui s’est traduit par la tentative d’instaurer en France la fameuse loi vantant les bienfaits de la colonisation
un racisme intellectualo-mondain dont FINKIELKRAUT n’est que le portefaix et le faquin, lui qui exerce son mépris envers les Antillais et les jeunes de banlieue dont la révolte est selon lui « une révolte à caractère ethnico-religieux. ». Et on aurait tord de croire que FINKIELKRAUT est un cas isolé quand on voit les justifications et les soutiens portés par BRUCKNER et FERRY (oui ! l’ancien ministre de l’éducation nationale !) à FINKIELKRAUT.
Donc, au lieu de voir le XXIe siècle s’ouvrir en Occident sur une pensée résolument « décoloniale », on voit resurgir au contraire les concepts de race et de choc des cultures qui trahissent la volonté de l’Occident d’imposer au monde son idéologie, sa façon de vivre et de penser.
Je plains en particulier cette Europe - qui pourtant dans ses discours a laissé percevoir de grands espoirs - si elle doit se construire sur une telle inconscience de son ethnocentrisme, car elle risque de pousser des communautés au repli sur soi et aux extrêmes.
Je lui rappelle le prémonitoire point de vue de SARTRE : « Nous voilà finis, nos victoires, le ventre en l’air, laissent voir leurs entrailles, notre défaite secrète. » (…) « Nous ne pouvons plus compter sur le privilège de notre couleur, de notre race, de nos techniques… »
La conscience occidentale ne s’est malheureusement pas imprégnée de la conscience sartrienne.
L’impudeur des donneurs de leçons
Des questions d’abord.
Qui, parmi les donneurs de leçons de circonstance, a pris sa plume pour répondre à FINKIELKRAUT ? Qui, parmi les grands névrosés de la morale, a mobilisé les sommités philosophiques pour rappeler à FINKIELKRAUT quelques valeurs enseignées par la philosophie ? Qui, parmi les grands spécialistes des Hauts comités, des Comités de réflexions, des Comités pour la mémoire, les grands spécialistes des missions, lesquels montrés par la télévision s’esbaudissaient pitoyablement à l’Elysée et à Matignon, a élevé des protestations contre les propos de FINKIELKRAUT ?
Tous muets et infructueux.
Or, ce que disait FINKIELKRAUT n’était pas rien.
Les Antillais sont des assistés.
Les Antilles filent un mauvais coton idéologique.
« …on nous dit que l’équipe de France est adorée par tous parce qu’elle est "black blanc beur", en fait aujourd’hui elle est "black black black" ce qui fait ricaner toute l’Europe. »
Il y a surtout le fait que FINKIELKRAUT oppose les souffrances et les hiérarchise : « …je n’ai rien à redire, dit-il, à l’enseignement de l’esclavage et de la colonisation. Mais cela n’a rien à voir avec l’extermination des Juifs par les nazis. C’est tout autre chose. » (Propos tenus le 6 mars 2005, entre 18h30 et 19h30, sur Radio Shalom).
Et même quand, devant les protestations, FINKIELKRAUT cherche à se dédouaner, il se ridiculise par son ignorance des Antilles et son inculture : « J’ai lu, dit-il, avec enthousiasme les (sic) Cahiers (sic) du (sic) retour au pays natal d’Aimé Césaire ».
Faut-il rappeler que les propos de FINKIELKRAUT l’ont conduit devant les tribunaux à l’initiative du COFFAD (Collectif des Filles et des Fils d’Africains Déportés) dont l’avocat précisait « C’est très important d’obtenir une condamnation car Alain FINKIELKRAUT est considéré comme un intellectuel, philosophe qui plus est, et qu’il est très médiatique, il a de l’influence, on le voit partout. Il est invité sur tous les plateaux de télévision et également à la radio. »
Qui donc, parmi les donneurs de leçons, s’est joint à ces protestations ? Quand Raphaël CONFIANT, lui, a répondu à FINKIELKRAUT.
C’est cette impudeur qui me choque, cette absence de retenue quand on n’a pas pris soin de balayer devant sa porte.
Et puis alors, quand bien même on aurait des divergences de vue avec Raphaël CONFIANT (et il m’arrive d’en avoir), pourquoi ne pas lui appliquer, au contraire de l’impudeur agressive, le principe de la conscience calme qui est la mienne en toutes circonstances : la discussion de ses points de vue dans un esprit de fraternité ?
Qu’est-ce que c’est, dans un pays de 1000 km2 et de 400 000 habitants, que cette pratique intégriste qui consiste à lancer des condamnations depuis son quartier général ? Cette pratique, je l’avais analysée dans mon livre Souffrance et jouissance aux Antilles et caractérisée comme étant L’insupportabilité, c’est-à-dire cette tension qui, devant le point de vue de l’autre, produit quelque chose d’insociable qui va de l’agacement à la rage.
Pourquoi, dans un pays comme le nôtre, multiplier les tribus et les nations sur la base de simples divergences de vue et chercher à diaboliser l’autre ?
Comme cette chose énoncée aussi irresponsable que grave : « Raphaël CONFIANT antisémite ». Cela me rappelle les attaques contre Nietzsche accusé de fascisme, lui Nietzsche qui disait « Ne fréquenter personne qui soit mêlée à cette fumisterie éhontée des races. »
Ce qui fait qu’en face de moi, je n’ai toujours qu’un Homme, et c’est fraternellement immense. Pas un Juif, pas un Nègre, pas un Hindou, pas quelqu’un défini par son origine ou sa religion. Toujours un Homme.
André LUCRECE, Ecrivain
N’ap pote tè-a sou kou’n jusqu’au prochain lever du soleil.
La Minustah devrait savoir
que si l'exclusion en Haïti est très forte, par contre on ne peut pas diviser la grande masse populaire qui traditionnellement partage les mêmes joies et les mêmes
douleurs
Prime Minister Portia Simpson
Miller extends a warm Jamaican welcome to Haitian President Réne Preval on his arrival at the Norman Manley International Airport in Kingston yesterday for a four-day official visit to
Jamaica.
Jamaica's Prime Minister Portia
Simpson-Miller, right, and Haiti's President Rene Preval walk outside the prime minister's office in Kingston, Jamaica, Wednesday , Jan. 3, 2007.