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NUESTRA AMERICA 2008

Mercredi 2 janvier 2008
 
 

Ce qui se passe en Bolivie était prévisible. C'est le même scénario qui s'est déroulé en Haïti en 2004, avec des variantes dues aux spécificités locales. Pourquoi changer une recette qui marche ? Au Venezuela, la donne était différente à cause de la présence de l'armée en grande partie fidèle à Chavez.  La désinformation c'est l'arme number one des réacs. A cela s'ajoutent, désordre,  pressions et intimidations de toutes sortes. De sorte qu'en Haïti on ne pouvait pas être contre le coup d'Etat sans être immédiatement taxé de "chimères."(appellation donnée aux partisans d'Aristide issus des quartiers populaires par les anti-Aristide)
C'est ainsi qu'on a vu des gens qui ont toujours été -à l'encontre d'autres qui ont retourné prestement leurs veste- contre la politique d'Aristide mais pour qu'il  achève son mandat.-des patriotes en somme- être terrorisés, mis au ban de la société par la cohorte de ceux qui  sous prétexte de démocratie choisissaient de plonger le pays dans le chaos pour préserver leurs privilèges.
On a dit que le montage (USA, France, Canada + locaux)) de l'affaire haïtienne de 2004 a servi de laboratoire pour d'éventuelles déstabilisations de  régimes "barbares" dans la région.
 Dommage, on aurait préféré qu'Haïti serve de laboratoire pour la libération des peuples, comme son passé semblait devoir l'y conduire.

Si les ennemis d'Evo Morales arrivent à le faire tomber, ce sera une défaite amère pour tous les peuples de "nuestra america" cruellement exploités depuis 500ans.

L'article çi-après :

de Danielle Mitterrand

Comme l’Europe l’a appris cruellement à ses dépens, la démocratie a sans cesse besoin d’être vécue, réinventée, défendue aussi bien à l’intérieur de nos pays démocratiques que dans le reste du monde. Aucune démocratie n’est une île. Les démocraties se doivent mutuellement assistance. Aujourd’hui, j’en appelle donc à nos dirigeants et à nos grands organes de presse : oui, je l’affirme, la jeune démocratie bolivienne court un mortel danger.

 

En 2005, un président et son gouvernement sont largement élus par plus de 60 % des électeurs, alors même qu’une grande partie de leurs électeurs potentiels, indigènes, ne sont pas inscrits sur les listes électorales, car ils n’ont même pas d’état civil.

 

Les grandes orientations politiques de ce gouvernement ont été approuvées massivement par référendum avant même cette élection, et notamment la nationalisation des richesses naturelles pour une meilleure redistribution et la convocation d’une Assemblée constituante.

 

Pourquoi une nouvelle Constitution est-elle indispensable ? Pour la raison bien simple que l’ancienne Constitution date de 1967, une époque où, en Amérique latine, les populations indigènes - qui représentent en Bolivie 75 % de la population - étaient totalement exclues de toute citoyenneté.

 

Les travaux de l’Assemblée constituante bolivienne ont été depuis les origines constamment entravés par les manoeuvres et le boycottage des anciennes oligarchies, qui ne supportent pas de perdre leurs privilèges économiques et politiques. L’opposition minoritaire pousse le cynisme jusqu’à travestir son refus de la sanction des urnes avec le masque de la défense de la démocratie. Elle réagit par le boycottage, les agressions dans la rue, l’intimidation des élus, dans le droit-fil des massacres perpétrés sur des civils désarmés par l’ancien président Sanchez de Lozada en 2003, lequel est d’ailleurs toujours poursuivi pour ces crimes et réfugié aux Etats-Unis.

 

A la faveur d’un chaos soigneusement orchestré renaissent les menaces séparatistes des provinces les plus riches, qui refusent le jeu démocratique et ne veulent pas "payer pour les régions pauvres".

 

Des groupes d’activistes néofascistes et des bandes paramilitaires subventionnées par la grande bourgeoisie et certains intérêts étrangers installent un climat de peur dans les communautés indigènes. Rappelons-nous ce que sont devenus la Colombie et le Guatemala, rappelons-nous surtout la démocratie chilienne, assassinée le 11 septembre 1973 après un processus identique de déstabilisation.

 

On peut tuer une démocratie aussi par la désinformation. Non, Evo Morales n’est pas un dictateur. Non, il n’est pas à la tête d’un syndicat de trafiquants de cocaïne. Ces images caricaturales sont véhiculées chez nous sans la moindre objectivité, comme si l’intrusion d’un président indigène et la montée en puissance de citoyens électeurs indigènes étaient insupportables, non seulement aux oligarchies latino-américaines, mais aussi à la presse bien pensante occidentale.

 

Comme pour démentir encore plus le mensonge organisé, Evo Morales appelle au dialogue, refuse d’envoyer l’armée et met même son mandat dans la balance.

 

J’en appelle solennellement aux défenseurs de la démocratie, à nos dirigeants, à nos intellectuels, à nos médias. Attendrons-nous qu’Evo Morales connaisse le sort de Salvador Allende pour pleurer sur le sort de la démocratie bolivienne ?

 

La démocratie est valable pour tous ou pour personne. Si nous la chérissons chez nous, nous devons la défendre partout où elle est menacée. Il ne nous revient pas, comme certains le prétendent avec arrogance, d’aller l’installer chez les autres par la force des armes ; en revanche, il nous revient de la protéger chez nous avec toute la force de notre conviction et d’être aux côtés de ceux qui l’ont installée chez eux.

 

Danielle Mitterrand est présidente de France Libertés.

http://www.lemonde.fr/web/article/0...

Par Elsie HAAS
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Lundi 21 janvier 2008

 La localité de La Victoria, à Santiago du Chili, a eu 50 ans au mois d’octobre. Elle fut l’une des premières occupations organisées de terres urbaines sur le continent. En un demi-siècle, ses habitants ont construit une ville alternative, résisté à Pinochet, et continuent de tracer des chemins pour sortir du modèle néo-libéral.

 par  Raúl Zibechi

http://risal.collectifs.net/spip.php?article2380
Par Elsie HAAS
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Vendredi 1 février 2008
Cet article, comme tous ceux de l'économiste  Eric Toussaint,   donne des informations  précises, documentées sur l'économie en Equateur.
Je ne sais pas comment il arrive à faire ça, mais on suit son texte comme une roman  épique  avec ses drames, ses méchants, ses héros  et la fin en suspens. Arrivera-t-il ou n'arrivera-t-il pas ?  Correa pourra-t-il appliquer son programme sans qu'un coup d'Etat ne vienne tout casser comme ,on se le rappelle , pour Allende ?

L'article étant un peu long, je vous renvoie à la source. Mais j'en ai tiré quelques extraits pour vous mettre l'eau à la bouche

Entre novembre 2006 et septembre 2007, Rafael Correa a remporté quatre échéances électorales (élections présidentielles fin 2006 à deux tours, référendum en faveur de l’élection d’une assemblée constituante en avril 2007 et élection des membres de l’assemblée constituante le 30 septembre 2007). Entre-temps, il a réalisé plusieurs changements importants : rapprochement avec le Venezuela et la Bolivie, refus de signer un traité de libre-échange avec les Etats-Unis et annonce de la fin de la base militaire états-unienne de Manta en 2009, affirmation de la nécessité du socialisme du 21e siècle, mesures économiques contre les sociétés pétrolières privées étrangères, mesures sociales visant à améliorer les conditions de vie des plus pauvres.
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L
es grands médias ont pris clairement parti contre Rafael Correa au cours de la campagne électorale de septembre 2007. Malgré cela, les partis de droite ainsi que ceux du centre droit (démocrates chrétiens de l’UDC et sociaux démocrates de l’Izquierda Democratica) ont été laminés. Le PRIAN, le parti du magnat de la banane, Alvaro Noboa, qui avait été battu l’année passée au deuxième tour des présidentielles par Rafael Correa, n’aura que 5% de sièges à la Constituante. Le parti social chrétien, pilier de la droite, est en déroute. L’ancien président Lucio Gutierrez a réussi à sauver les meubles de justesse (son parti a 18 sièges). Ils ont été pris au dépourvu car les sondages donnaient des résultats modestes aux candidats soutenus par Correa.......................................................


Entre 1990 et juillet 2007, la Banque mondiale (BIRD) a versé 1,44 milliards de dollars à l’Equateur alors qu’au cours de cette même période le gouvernement équatorien a remboursé à cette institution 2,51 milliards de dolars.
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L’intervention de la Banque mondiale dans la définition des politiques économiques et sociales appliquées en Équateur a été intensive et permanente jusqu’en 2006. Plusieurs prêts importants de la Banque mondiale que l’Equateur doit (soi-disant) rembourser jusqu’en 2025 visent clairement l’appui à des changements des lois du pays. En agissant de la sorte, la Banque mondiale a utilisé les prêts comme un instrument de pression afin d’obtenir des changements légaux qui ont eu un impact négatif pour la majorité de la population du pays, favorisant l’enrichissement des plus riches. Ces réformes ont favorisé, ou plutôt ont provoqué, plusieurs crises financières au cours des années 1990 dont la grande crise bancaire de 1999 aux conséquences terribles sur l’économie et la population du pays
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Le chemin des réformes sociales est semé d’embûches. Plusieurs présidents de gauche ont été élus en Amérique latine ces dernières années en proposant de rompre avec la politique néolibérale de leur prédécesseur mais très peu ont réellement mis en œuvre leurs promesses. Espérons que Rafael Correa ne vacillera pas et réalisera une politique démocratique de justice sociale. En tout cas, jusqu’ici sa stratégie a permis d’augmenter et de consolider le soutien populaire en faveur du changement. Elle a permis aussi de créer les conditions d’un changement démocratique des institutions. Elle a renforcé l’indépendance du pays face aux Etats-Unis tout en consolidant une démarche d’intégration latino-américaine. C’est déjà beaucoup. Pour toutes ces raisons, la situation en Equateur est à suivre de très près.



 RISAL - Réseau d'information et de solidarité avec l'Amérique latine
 URL: http://risal.collectifs.net/

 Source : Comité pour l’Annulation de la Dette du Tiers Monde (CADTM – http://www.cadtm.org), janvier 2008.

Par Elsie HAAS
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Mercredi 6 février 2008

Notas críticas sobre las jornadas de protesta “selectiva” contra las FARC-EP
undefined                                                 Un menor de edad paramilitar en Medellín (fotografía de Melanie Hower)

La reciente liberación de dos políticas secuestradas por las FARC-EP gracias a la mediación del presidente venezolano Hugo Chávez ha puesto en primera plana la situación dramática de los civiles secuestrados y de los uniformados capturados[1] por esta agrupación insurgente en Colombia. Capitalizando el efecto que los relatos de la selva han tenido sobre la opinión pública, el gobierno se ha lanzado en una verdadera cruzada para reforzar su fracasada política  militarista en momentos en que se demostraba que mientras ella fue incapaz de liberar a ninguno de los rehenes, la mediación política si pudo surtir algún efecto.
Esta cruzada se ha compuesto de la visita reciente de altos personeros de EEUU a Colombia, que pretenden mostrar la cara amable del Plan Colombia y de la política de Seguridad Democrática, que es la aplicación del mencionado plan, cuyo énfasis es la solución puramente bélica al conflicto, mediante la militarización del país, la represión a toda forma de disidencia, una impresionante propaganda militarista-ideológica que oculta su servilismo a los intereses imperiales tras una retórica exaltación patriótica[2], el impulso de una serie de medidas para favorecer al paramilitarismo (dentro de las cuales la Ley de Justicia y Paz ocupa un sitial de honor), la limitación de las libertades cívicas y el reforzamiento de la penetración militar norteamericana mediante el Plan Colombia.
También esta  cruzada ha consistido en una oleada de McCarthysmo en contra de Chávez quien no solamente ha puesto el dedo en la llaga con su mediación, demostrando las posibles alternativas al capricho belicista de Uribe para lograr la liberación de los rehenes y capturados de guerra y abrir las puertas a un acuerdo humanitario, sino que también ha puesto el dedo en la llaga al hablar del carácter beligerante de los movimientos insurgentes, lo que pone de relieve aquello que el gobierno ha negado todo este tiempo: que lo que existe en Colombia es una guerra civil, un conflicto armado que se arrastra desde 1948, reconfigurándose una y otra vez en distintos actores armados, y que no es explicable con el cuento de que solamente se vive una situación de "amenaza terrorista" como el uribismo ha querido reducir el conflicto.
Pero una de los aspectos fundamentales de esta cruzada para reforzar la Seguridad Democrática, es la manipulación del dolor de las víctimas del conflicto y buscar  capitalizar ese dolor y esa justa indignación hacia la movilización de apoyo, principalmente, de las clases medias colombianas. Mientras el gobierno se llena la boca hablando del sufrimiento de los secuestrados y repite con un sensacionalismo brutal relatos de la cautividad, da la espalda a los familiares de los rehenes y capturados que claman por un acuerdo humanitario efectivo y el término de las caprichosas aventuras belicistas de Uribe, que a mediados del año pasado costaron la vida a 11 parlamentarios, muertes por las cuales el gobierno jamás aceptó su responsabilidad[3]. Este sólo hecho sirve para demostrar el oportunismo de la retórica de derechos humanos utilizada por el gobierno, y la manipulación perversa que hace de las víctimas del conflicto para movilizar a la opinión pública tras una política que atenta directamente contra éstas.
Un nuevo capítulo de esta manipulación, lo vivimos con la convocatoria a una jornada internacional de protesta en contra de  las FARC-EP, a realizarse en febrero, que comenzó como una iniciativa "anónima", luego fue tomada por una organización llamada "un millón de voces contra las FARC" y ha terminado por fin de ser acogida y aplaudida por quienes, muy probablemente, estuvieron de un comienzo detrás de ella: el gobierno, quien a través de sus consulados y embajadas se ha asegurado de movilizar la opinión pública a su favor no solamente en Colombia, sino en la numerosa comunidad colombiana en el extranjero.
Queremos aclarar que es perfectamente legítimo que se sienta repulsión por algunos de los métodos utilizados por las FARC-EP que son el resultado de la degeneración de un conflicto que se ha alargado por demasiado tiempo. Y es imperativo cuestionar dichos métodos y denunciarlos con todas nuestras fuerzas. Ahora, lo que no es honesto, es olvidar (¿olvidar?) que dichos métodos no son patrimonio de las FARC-EP y que también han sido utilizados, hasta la saciedad, por el Estado colombiano  y por el paramilitarismo[4], con estrechos vínculos con el Estado colombiano, quienes los han llevado niveles supremos de refinación[5]. No es honesto ¿olvidar? que el grueso de las violaciones a los derechos humanos en el primer período de Uribe (un 80%) han sido llevadas a cabo por el Estado y los paramilitares. No es honesto culpar de toda la violencia a una de las partes para que las otras, que tienen las manos aún más manchadas de sangre, se vean expurgadas de culpa. Y lo que es inaceptable: que una de las partes del conflicto, el Estado, siendo uno de los peores violadores y estando íntimamente involucrado con el paramilitarismo –la peor degeneración de todo el conflicto- tenga el descaro y el cinismo para venir a impulsar una “jornada por la paz” y a gritar a los cuatro vientos “que los derechos humanos esto, que los derechos humanos lo otro”. La sola presencia del uribismo y de los parapolíticos en una jornada que se dice por la paz, pero que en realidad es  solamente una jornada contra las FARC-EP (como que este fuera el único actor del conflicto armado), transforma esta jornada en una farsa perversa. El uribismo solamente habla de paz, para tomarse el tiempo suficiente a fin de afilar sus cuchillos.

Lo que es lamentable es que mucha gente, principalmente de esos sectores de clase media que han sido amamantados en la omnipresente propaganda ideológica del uribismo, vean sus legítimos sentimientos de indignación manipulados con fines bélicos. Porque si la marcha es contra las FARC-EP y no emplaza a los otros actores del conflicto, esto puede ser tomado claramente como una carta blanca hacia ellos. El silencio es una forma de complicidad, y esta complicidad busca lavar las manos de los Pilatos que desde la derecha llevan décadas torturando, asesinando, mutilando y desapareciendo al pueblo. Lo que significará reforzar la propaganda de guerra y crear las condiciones subjetivas para un endurecimiento del conflicto y  de los factores que lo alimentan, particularmente, del Plan Colombia y la Seguridad Democrática. Esto, huelga aclararlo, significará no un paso hacia una paz duradera, sino una jugada que aleja aún más cualquier perspectiva de paz. Paz que depende, en última instancia de un acuerdo humanitario y una solución política.

Lo repetimos: el silencio es una forma de complicidad. Los que hoy se rasgan los vestidos hablando de paz y derechos humanos han guardado un sepulcral silencio cuando las víctimas no han sido parlamentarios de derecha secuestrados, sino que candidatos presidenciales de izquierda asesinados, como Jorge Eliecer Gaitán (1948)[6], Jaime Pardo Leal (1987), Luis Carlos Galán (1989), Bernardo Jaramillo (1990), Carlos Pizarro (1990); su sepulcral silencio fue idéntico cuando se exterminó a un partido político completo (la UP), del que se eliminaron físicamente a 5.000 militantes en poco más de una  década.

Mientras se soltarán lágrimas de cocodrilo por parte de estos interesados quijotes, no se hablará de los más de 3 millones de desplazados a causa, principalmente, de la militarización y del paramilitarismo[7], cuyas tierras han sido frecuentemente ocupadas por paramilitares que hoy disfrutan de todos los beneficios de una ley (mal llamada de justicia y paz) hecha a su medida; mientras se gritará estridentemente que las FARC-EP son responsables de unos 10.000 asesinatos desde fines de los ’80, no se dirá que en ese mismo lapso de tiempo han sido asesinadas unas 70.000 personas en el conflicto, la inmensa mayoría imputables al Estado y a los paramilitares; no se mencionará el drama de los 30.000 desaparecidos, la inmensa mayoría de estos a manos del paramilitarismo; no se hablará nada de cómo el gobierno se ha colocado en una situación de ilegalidad permanente[8], situación a la cual apenas se echó una ojeada con algunos de los  auto-atentados que se han esclarecido y con la parapolítica que ha desnudado a la clase política colombiana, demostrando que el 35% de los parlamentarios sostenía alguna clase de vínculos con los paramilitares –para no hablar de que Uribe mismo estuvo involucrado en la fundación de las cooperativas CONVIVIR, embrión que se convertiría en las AUC; no se dirá una sola palabra, ninguna, sobre los 2.500 sindicalistas asesinados y desaparecidos desde 1991, de los cuales más de 500 han sido asesinados y desaparecidos durante el gobierno de Uribe[9]. Durante la reciente visita de Condoleza Rice a Colombia, los apologistas del uribismo salieron a gritar las virtudes de la Seguridad Democrática mostrando cifras de que el número de sindicalistas asesinados se había reducido: la verdad es que uno no puede sorprenderse, pues ya han matado a todos los que les molestaban. Pero aparte del irritante cinismo que despiertan esas declaraciones, lo notable es que entregan  el rostro sin máscaras del uribismo: la única paz que puede garantizar es la paz de los cementerios.

Este silencio creemos que no es casual: responde a la visión selectiva de quienes se preocupan de los derechos humanos cuando les conviene, de quienes defienden la vida siempre y cuando sea de los de su bando, se escandaliza de la violencia solamente cuando esta toca el norte de Bogotá. Pero cuando ésta es pan de cada día en Ciudad Bolívar o en el Chocó, cuando las víctimas no son los de su bando, sino que negros, indios, campesinos, pobres o gente que piensa distinto que ellos, no les molesta y hasta a muchos debe parecerles bien. Y por supuesto que no puede ser de otra manera, cuando la violencia es el único recurso por medio del cual la oligarquía colombiana se ha mantenido en el poder y enriquecido a costa del sufrimiento de las grandes mayorías. Es bien sabido, hay colombianos más colombianos que otros, así como hay derechos humanos para unos y no  para otros. Pero, obstinadamente, esos colombianos de abajo han estado por décadas y pese al terror, gritando su verdad, denunciando su situación, la cual ha caído en la indiferencia de la gente bien y de los medios que moldean su opinión.

Por ello, es que lo más notable de la movilización no sea, quizás, quienes salgan a la calle, sino que aquellos que no salgan, por qué comprenderán que allí no reposan las bases para solucionar nada, sino todo lo contrario, porque no verán su dolor y su propia protesta reflejada en esta manifestación, porque habrán sufrido la indiferencia cuando ellos pidieron justicia.

Y así como el silencio es una forma de complicidad, las verdades a medias son una manera más de mentir. Denunciar selectivamente a las FARC-EP que, independientemente de ciertas acciones repugnantes que han realizado, no son sino una sola parte de un problema mucho más complejo, es distorsionar los hechos para que los lobos puedan ponerse piel de  ovejas. Decir que las FARC-EP son, simplemente, una “amenaza terrorista” es hacerse eco de un gobierno que se niega a aceptar la realidad de la guerra civil y el conflicto de décadas en Colombia, negación que no puede ayudar en nada a resolver el conflicto. Y negación que ¿ignora? convenientemente el hecho de que un conflicto armado como éste, el recurso al terrorismo no es patrimonio exclusivo de un sector, como lo han demostrado todas las misiones de derechos humanos.

La guerra en Colombia, sin embargo, no se vive solamente en los frentes, sino que se vive también en el salario de los obreros y obreras; en la apropiación de las tierras de los campesinos mediante el terror paramilitar; se vive en los proyectos de ley como el estatuto de “desarrollo rural” que regularizará las propiedades que los paramilitares obtuvieron mediante el terror y que hoy conservan por idéntico medio; se vive en la creación de una cultura de silencio mediante el terror para así generar  las condiciones propicias para la explotación absoluta de una fuerza laboral atomizada, desorganizada, amedrentada y sumisa; se vive en la pobreza cotidiana que el 68% de los colombianos sufren; se vive en los acuerdos de libre comercio con los EEUU y con la UE que buscan incorporar a Colombia a un área de influencia neocolonial para beneficio de unos pocos; se vive en las fumigaciones y en la imposición del monocultivo, como la palma africana; se vive, por último, en todos los actos que desde hace décadas vienen convirtiendo a Colombia en un país hecho a la medida de unos cuantos gomelos y de sus socios imperiales, con el consentimiento de una clase media emborrachada con un constante bombardeo de propaganda ideológica.

Por todo ello declaramos que la paz, si quiere ser duradera y tener algún significado, debe ser acompañada por condiciones básicas de justicia social. No puede pretenderse poner fin al conflicto armado si siguen en pie las condiciones que lo  generaron en primera instancia: la notable exclusión de la inmensa mayoría de los colombianos de cualquier espacio de poder, la violencia como única respuesta del Estado a la demanda popular y una estructura social profundamente desigual. Pero la paz que nos ofrece el Plan Colombia y el Plan Patriota, la paz de la Seguridad Democrática, es la paz de los cementerios, es la paz que se logra solamente mediante la eliminación física del adversario.

Quienes convocan a la manifestación han declarado en todos los tonos que las FARC-EP no representan a “los” colombianos. Están en lo correcto: este movimiento insurgente representa a algunos colombianos, tanto como los paramilitares representan a otros colombianos, el gobierno a otros, las demás fuerzas insurgentes a otros: por esta razón es que hay guerra civil. Pero queda una inmensa masa de colombianos que no se encuentran representados en ninguna de esas fuerzas. Nada se pueda lograr sin la movilización de esta  masa popular. Y aunque momentáneamente se pueda manipular a sectores de ésta, como dice un proverbio africano, de Guinea-Bissau “Món pa más que grande ka na tapa ceú” –Ninguna mano es tan grande como para tapar el cielo. Pese a que la maquinaria ideológica del uribismo, insuflada con los dólares del Plan Colombia[10] (y también con sus euros), esas masas populares, a través de sus organizaciones, pugnan por entrar como actores decididos en el proceso que vive Colombia.

Los tiempos recientes han visto, no solamente la consolidación de un sistema represivo representado en la figura de Uribe, sino que también han visto la convergencia de sectores del movimiento popular que buscan desde abajo construir una nueva Colombia. No podemos confiar esta tarea a los de arriba, pues para lo único que han mostrado una cierta aptitud es para prolongar el lento desangramiento de este país y para llenarse sus bolsillos de dinero –no tienen ni interés ni habilidad para  solucionar los problemas que afectan a los de abajo. Toca entonces el turno a esos sectores que se agrupan pese a la intimidación, que hablan pese a que se les trata de silenciar, y que han podido formar en medio de la atomización impuesta por la violencia, una Coalición de Movimientos Sociales[11] que ha comenzado una campaña por la libertad de expresión y asociación, elementos indispensables para construir esa paz con justicia social que sirva de base a una nueva Colombia. Una Colombia donde no haya unos muertos que sangren más que otros, ni ciertas personas desaparezcan más que otras. Ciertamente, esta tarea no es asunto de un día o de una marcha, sino que un lento trabajo de construcción, articulación y lucha. Ahí es donde nuestros esfuerzos son más útiles.

José Antonio Gutiérrez D.*

27 de Enero del 2008


*El autor es miembro del Centro de Solidaridad con América Latina de Irlanda y participó en la Misión Internacional de Verificación  sobre la Situación Humanitaria y Derechos Humanos de los Pueblos Indígenas de Colombia (MIV), en Septiembre del 2006.


[1] Hago la distinción entre rehenes y cautivos, pues una cosa son los civiles en poder de las FARC-EP y otra cosa son los uniformados que han caído dentro de un conflicto en el que todas las partes saben las consecuencias de tomar las armas. Esta distinción fundamental del Derecho Internacional Humanitario es ignorada de manera interesada y deliberada por el gobierno colombiano.

[2] Quienes hablan de Plan Patriota y se arrogan el derecho a hablar a nombre de todos los colombianos son lo que efectivamente están vendiendo, a precio de huevos, al país mediante los acuerdos de libre comercio con los EEUU y la UE.

[3] En la vigilia realizada el 5 de julio del 2007, la hija de uno de los diputados muertos, Carolina Charry, fue la encargada de fustigar al gobierno por “indolente” y negarse a escuchar el clamor de los  familiares y víctimas de una zona de intercambio humanitario, así como de denunciar el oportunismo de que los responsables de la tragedia estuvieran en la vigilia derramando lágrimas de cocodrilo. No la dejaron terminar de leer su discurso.

[4] Los paramilitares, organizados en la AUC según el gobierno, ya se han terminado de desmovilizar a comienzos del 2006. Sin embargo, el paramilitarismo ha resurgido en una nueva encarnación: las Águilas Negras que, según el gobierno siempre, serían delincuentes comunes y no paramilitares. Cuesta explicar entonces, por qué las víctimas de estos “delincuentes comunes” son sindicalistas, organizaciones campesinas, de derechos humanos y desplazados, a los que siguen extorsionando. Como señala Amnistía Internacional: “El paramilitarismo, tanto en Medellín como en otros lugares de Colombia, no se ha desmantelado; simplemente se ha reinventado” http://www.es.amnesty.org/paises/colombia/pagina/desmovilizacion-y-ley-de-justicia-y-paz/.

[5] Pues a estos sectores ya no les basto con secuestrar civiles, sino que lisa y llanamente los hacen desaparecer.

[6] De quien muchos se acuerdan solamente por aparecer su cara en un billete.

[7] Lo que convierte a Colombia en el segundo país del mundo con mayor número de desplazados después de Sudán.

[8] Gobierno que, en teoría, debiera ser el garante del Estado de Derecho.

[9] http://www.ens.org.co/aa/img_upload/45bdec76fa6b8848acf029430d10bb5a/LAS_LIBERTADES_SINDICALES_EN_COLOMBIA.doc

[10] Más de U$ 5.000 millones hasta la fecha.
Par Elsie HAAS
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Mercredi 13 février 2008
Si seulement en Haïti  les fameux "freedom fighters" de M. Latortue pouvaient être jugés, on en apprendrait sur  les Sénateurs aux ventres rebondis et cravates assorties, sur les chefs de partis dont on ne sait d'où ils tirent leurs finances, sur les associations de droits de l'Homme dont on sait  bien d'où elles tirent leurs finances, sur les commerçants de l'importation multi millionaires, sur les zen-tellectuels primés à tire larigo,  sur tous ces "gens de bien" qui  s'insurgent contre la "barbarie" du peuple.  Mais, ne rêvons pas, "Haïti n'existe pas ", Ayiti se tè glise" "Ayiti se an manje kochon" et donc par conséquent  "justice " est un mot  qui n'existe pas dans " la première République noire au monde".

PÉROU •  "Notre travail c'était de tuer et Fujimori le savait"
Au procès d'Alberto Fujimori, les anciens membres du groupe Colina, un commando paramilitaire accusé de plusieurs massacres, sont appelés comme témoins. Tous chargent l'ancien dictateur ainsi que la haute hiérarchie militaire de la vingt et unième audience du procès Fujimori, le sous-officier des services de renseignements Isaac Paquiyauri Huaytalla a affirmé que sa mission consistait "à arrêter et à tuer les gens". Cet ancien membre du groupe Colina, ce groupe paramilitaire créé en 1991 et accusé notamment d'avoir perpétré les deux massacres pour lesquels Alberto Fujimori est accusé de violation des droits de l'homme, a ajouté : "Les agents qui faisaient partie de Colina se sentaient protégés, dans la mesure où l'ex-président Alberto Fujimori, l'ancien commandant en chef de l'armée Nicolás Hermoza Ríos, le chef de facto du SIN [services secrets péruviens] Vladimiro Montesinos ainsi que tous les hauts responsables militaires connaissaient l'existence du groupe et le soutenaient."

EXTRAIT :

Et en quoi consistait votre travail ?

A tuer des gens.


http://www.courrierinternational.com/article.asp?obj_id=82384
Par Elsie HAAS
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Jeudi 14 février 2008

Au moment où dans la presse s'étalent les photos des "galettes de boue" made in Haïti, cet article parle d'une réalité passée sous silence par les média, et tout particulièrement ceux du Sud, propriétés des importateurs hostiles au développement des productions agricoles locales et adeptes des privatisations à la sauce FMI.
La création de  jardins urbains a été proposée au gouvernement de M. Préval, bien avant l'apparition de la crise alimentaire qui sévit actuellement. Cette proposition a été ignorée. Sans doute parce qu'allant à l'encontre des intérêts des patrons tout puissants du commerce d'importation.



Traduction "un des secrets les mieux gardés par notre presse...euh... libre" par CSP.
Diffusion autorisée et même encouragée.
Merci de mentionner les sources.

The Independent, 8 aôut 2007.

Il y a vingt ans, après l’effondrement de l’empire soviétique, la petite île de Fidel Castro faisait face à une crise alimentaire. A présent, son réseau de petites fermes urbaines se développe, un "success story" organique qui est en train de nourrir le pays.

A ma droite se trouvaient des tomates révolutionnaires et à ma gauche des laitues révolutionnaires, tandis que dans le verre que je tenais à la main - rempli à ras bord et débordant de vitalité - se trouvait un jus de mangue révolutionnaire. Il était épais, brut et merveilleusement sucré. Il était organique aussi.

"Oui, il est très bon. Totalement naturel," dit Miguel Salcines Lopez, les sourcils perlés de sueur provoquée par un soleil de midi, tandis qu’il portait un verre à ses lèvres. "Cultiver des aliments de cette manière est beaucoup plus intéressante. C’est beaucoup plus intelligent" ajouta-t-il.

Prés de cinquante ans après que Castro, aujourd’hui en convalescence, et ses camarades aient renversé le dictateur Fulgencio Batista et prirent le pouvoir à Cuba, une nouvelle révolution, largement ignorée par la plupart des visiteurs et touristes, est en cours dans cette île des Caraibes. Et M. Salcines et sa petite ferme urbaine à Alamar, une banlieue à l’est de la capitale, La Havane, sont au centre d’une transformation sociale qui pourrait bien se révéler être aussi important que tout autre accomplissement de ces 47 ans de pouvoir castriste.

Poussé par le chute de l’Union Soviétique et l’impact désastreux sur une économie subventionnée, le gouvernement cubain a du prendre des mesures radicales pour nourrir sa population. La solution choisie - sans précédent aussi bien dans le monde développé que sous-développé - fut de créer une agriculture autosuffisante qui par nécessité était essentiellement organique.

Luara Enriquez, une sociologue à l’Université de Berkeley, Californie, qui a écrit de nombreux ouvrages sur l’agriculture en Amérique latine, dit : "Ce qui s’est passé à Cuba est remarquable. Il est remarquable qu’ils aient décidé de donner la priorité à la production alimentaire. D’autres pays dans la région choisirent la voie néolibérale et exportèrent "ce qu’ils avaient" tout en important la nourriture. Les Cubains choisirent la sécurité alimentaire et, dans cette optique, donnèrent la priorité aux petits agriculteurs."

Cuba est parsemée de plus de 7.000 jardins urbains, ou "organoponicos", qui couvrent plus de 30.000 hectares. Ils ont été crées sur des petits lopins de terrain au coeur des cités ou entre les maisons coloniales croulantes qui jalonnent la Havane. Au cours d’un après-midi, j’ai visité un petit jardin de tomates et d’épinards qui avait été crée à quelques centaines de mètres de la Plaza de la Revolucion, une vaste superficie bétonnée d’où Castro et les hauts dirigeants président chaque année aux festivités du 1er Mai. Plus de 200 jardins à la Havane fournissent à la population plus de 90 pour cent de leurs fruits et légumes.

De tous ces jardins, le Vivero Organoponico Alamar est considéré comme celui qui obtient les meilleurs résultats. Crée il y a moins de 10 ans, le terrain de 0.7 hectare emploie environ 25 personnes et fournit toute une gamme de produits sains et bon marché à la population locale. Un tableau rédigé à la main et accroché à la boutique à l’entrée du jardin annonçait des mangues à environ 3 centimes la livre, des haricots noirs à environ 21 centimes et des bananes plantains à 18 centimes. Tout avait l’air d’avoir été fraîchement cueilli le matin même, ce qui était probablement le cas.

M. Salcines fit faire une visite rapide de son jardin, s’arrêtant de temps en temps pour montrer quelque chose dont il était particulièrement fier. Il y avait une serre à tomates qui avait produit cinq tonnes de fruits en six mois, une structure métallique pyramidale inventée de toutes pièces qui, selon lui, concentrait l’énergie naturelle et profitaient non seulement aux plantes mais aux jardiniers aussi ; un élevage de vers de terre grouillant d’une variété de vers de Californie, et les marigolds ( ? - NDT) plantés au bout de chaque rangée de légumes qui attiraient les abeilles et les papillons. Il était très fier aussi de sa splendide récolte de menthe. "L’Hotel Nacional utilise notre menthe pour fabriquer ses "mojitos" ", dit il. "Parce qu’elle est organique".

Tous les organoponicos ne se ressemblent pas. Au Metropolitana Organoponico dans le centre de la ville, deux des quatre employés disent que le terrain appartient au gouvernement et que tout ce qui est produit est réparti 50-50. "C’est très bien. Ca signifie que les aliments n’ont plus besoin d’être importés dans la ville", dit l’un d’entre eux.

A Alamar, M. Salcines dit qu’après avoir produit leur quota d’aliments remis aux autorités, les travailleurs pouvaient vendre le surplus et partager les bénéfices entre eux. C’est ce sens de la coopération - ainsi que les repas gratuits pour les travailleurs - ajoutés à un idéalisme bien marqué à Alamar, le genre d’idéalisme socialiste qui a valu à Cuba de nombreux partisans à l’étranger, malgré le règne dictatorial de Castro et la répression de la dissidence. [hé, ho, je traduis, c’est tout - NDT]

De telles fermes existaient à peine à la fin des années 80. A cette époque, l’économie cubaine dépendait des subsides de son aîné politique, l’Union Soviétique. Son agriculture avait été organisée dans un but précis : produire le plus de sucre possible, que l’Union Soviétique achetait à plus de cinq fois le prix du marché [1], en plus d’acheter 95 pour cent des citriques et 73 pour cent du nickel. En échange, les Soviétiques fournissaient 63 pour cent des importations d’aliments à Cuba et 90 pour cent de son pétrole. Une telle relation rendait Cuba extraordinairement vulnérable. Avec l’effondrement de l’Union Soviétique, les aides se sont taries pratiquement du jour au lendemain. Soudain, l’avenir paraissait sombre.

C’est sur l’estomac des gens ordinaires que l’impact fut le plus durement ressenti. Les chiffres de l’ONU indiquent que le nombre de calories par jour et par cubain est tombé de 2600 à la fin des années 80 à entre 1.000 et 1.500 en 1993. En gros, les gens devaient se débrouiller avec une quantité de nourriture réduite de moitié. Sans aides et avec des ressources limitées, le régime Cubain prit la décision de chercher la solution à l’intérieur. En cessant d’organiser l’économie autour de l’exportation de "produits tropicaux" et de l’importation les aliments, la décision fut prise de maximiser la production alimentaire. Par nécessité, cela impliquait un retour aux fondamentaux ; sans pétrole soviétique pour faire marcher les tracteurs, il a fallu recourir à la traction animale ; sans fertilisants et pesticides, il a fallu recourir aux compostes et pesticides naturels et aux insectes [2]. On estime que plus de 200 centres de biopesticides produisent chaque année plus de 200 tonnes de verticillium pour combattre le whitefly [ ? - les traducteurs en ligne n’ont été d’aucune secours pour trouver le nom français de cette sale bestiole, NDT] ; et 800 tonnes de beavaria pour combattre les scarabées.

Le professeur Jules Pretty, du département de biologie de l’université d’Essex, a récemment écrit : "Des tiges de bananes coupées recouvertes de miel pour attirer les fourmis sont placées dans les champs de patates douces pour combattre les parasites. Il existe 170 centres de vermicompostes, qui produisent chaque année entre 3000 et 9300 tonnes. Les techniques de rotation des cultures, de croisement des cultures et de la préservation des sols ont toutes été intégrées dans leur agriculture."

Cette révolution organique est une réussite remarquable. Le nombre de calories est désormais monté à 2.600 par jour, tandis que les estimations de l’ONU sur le pourcentage de la population souffrant de malnutrition est tombé de 8 pour cent entre 1990 et 1992 à 3 pour cent en 2000-2002. La mortalité infantile à Cuba est inférieure à celle des Etats-Unis tandis que l’espérance de vie, 77 ans, est la même.

Tout le monde semble d’accord pour dire que cette nouvelle approche organique est bien plus efficace que l’ancien modèle soviétique qui mettait l’accent sur la production à tout prix. Fernando Funes, chef de l’Unité de recherche sur les Pâturages et Forages, a déclaré au magazine Harper’s : "Dans l’ancien système, il fallait 10 à 15 unités d’énergie pour produire une unité de nourriture. Au début, nous ne nous soucions pas des aspects économiques, (mais) nous nous sommes rendus compte à quel point le système était inefficace."

Une deuxième mesure prise par Cuba au milieu des années 90 pour de tenter la sauver l’économie fut de se lancer dans le tourisme de masse. Tandis que cette mesure a permis au gouvernement de récolter des millions de dollars, elle a aussi produit une société à deux vitesses où règnent des tensions et une division nette entre ceux qui ont accès aux devises et ceux qui doivent se débrouiller avec la monnaie nationale.

Par contraste, M. Salcines croit que la création des organoponicos - avec un assouplissement du contrôle de l'Etat qui autorise certains petits restaurants et entreprises privées - a été un succès. Il croit aussi que ces mesures sont fidèles à l’esprit de la révolution cubaine. "Rien n’est parfait," dit M. Salcines. "Mais si vous observez ce que le capitalisme a fait dans d’autres pays de la région, je crois que la situation des pauvres est bien meilleure à Cuba. Notre société est plus égalitaire."

Des experts, tels que le professeur Pretty, croient que Cuba pourraient bien être un des seuls pays au monde à posséder une agriculture autosuffisante. "Ils n’avaient pas le choix," dit il. "Leur seul choix était de faire appel à leurs propres ressources et de se demander s’ils pouvaient en produire plus."

Les partisans d’une agriculture organique, non intensive, pourraient citer Cuba comme un exemple que d’autres pays pourraient suivre plutôt que d’adopter un système agricole industriel et à grande échelle. Mais l’exemple cubain, qui nécessite beaucoup de main d’oeuvre, pourrait-il être reproduit sans la disponibilité d’un grand nombre de travailleurs ? "Je ne sais pas. Je pense qu’il est vrai qu’un tel système requiert beaucoup de main d’oeuvre," dit la professeur Pretty. "Le fait est que le système produit aussi beaucoup de nourriture... Les gens aussi sont plus proches de la production. (en occident) nous sommes préoccupés par l’origine des aliments dans nos assiettes. A La Havane, les gens sont plus proches de la production et cela peut avoir des effets psychologiques bénéfiques."

Le même jour de la visite d’Alamar, j’ai visité l’autre face de l’économie cubaine à deux vitesses. L’Hotel Nacional a acceuilli des personnalités telles que Winston Churchill et Fred Astaire, et plus récemment Naomi Campbell et Leonardo DiCaprio. Sur une pelouse surplombant l’océan, j’ai déboursé l’équivalent d’une semaine de salaire moyen cubain pour un "mojito". Il était bon, mais il n’avait pas le goût de la révolution [pas assez de menthe, peut-être ? - NDT].

Andrew Buncombe


  Version originale : http://news.independent.co.uk
  Traduction : Cuba Solidarity Project http://vdedaj.club.fr
www.cuba-si.ch/index. php?lang=fr&site=1..


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Par Elsie HAAS
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Samedi 23 février 2008

Inutile de vous dire que ce genre de sujet  est pratiquement tabou dans la presse. Il met en cause un ex-militaire de l’armée israélienne (Tsahal), le gouvernement colombien, l’extrême-droite, les paramilitaires dont le métier est de tuer, les narcotrafiquants.  Des mercenaires comme Klein, pulullent comme des ravets dans les pays du Sud, surtout  dans ceux qui  possèdent pétrole, mines, drogues,etc.
Leur mission c’est de garder les biens des compagnies occidentales, provoquer les conflits, vendre des armes pour alimenter les guerres civiles qu'ils auront eux-mêmes bien attisé, terroriser les opposants aux régimes mis en place par les Occidentaux, entraîner les guerrillas pro-occidentales, en un mot foutre un bon bordel afin que "business continues as always".
 Le site Bakchich a néanmoins pris son courage a deux mains pour aborder ce sujet plus que "sensible"  et conclue son article par ce  sombre constat:

Aujourd’hui embastillé à Moscou et dans l’attente de son extradition, ce père de l’action paramilitaire « made in Colombia » peut toutefois se réjouir d’un point : les reliquats de son mouvement ont conservé leurs armes chéries et les techniques du mercenaire israélien se transmettent toujours de génération en génération..

http://www.bakchich.info/article2703.html
http://www.bakchich.info/article2651.html
Par Elsie HAAS
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Dimanche 24 février 2008
Dans son article intitulé "Dirt anyone?" l'auteure, Denise Balgobin, sur un marché, interroge les acheteurs et vendeurs  à propos d' une éventuelle possibilité de voir un jour les Trinidadiens acculés à manger des "galettes d'argile" comme le font certaines personnes en Haïti. 

Evidemment les gens répondent qu'ils ne pensent jamais arriver un jour à une telle extrémité. Ils déplorent en général la situation en Haïti. Le sujet haïtien est surtout l'occasion de discussions sur la propre situation de Trinidad qui semble souffrir comme Haïti d'un excès de produits importés et d'un manque de production locale.

On apprend que le gouvernement trinidadien a décidé de créer avec l'aide de Cuba et de l'Inde de vastes fermes destinées à la production de produits locaux. Les gens en attendent beaucoup. D'après eux, s'ils se tournent vers les produits étrangers c'est à cause, soit du manque de denrées locales disponibles, soit du prix trop élevé des produits. Les gens sont persuadés dans l'ensemble qu'il vaut mieux consommer des produits adaptés à leur régime alimentaire  comme la cassave, l'igname, les patates , etc.

Une dame suggère que le gouvernement haïtien fasse comme celui de Trinidad et mette en place de grandes fermes d'Etat qui revendraient les produits aux marchands.

Le cas haïtien aura  donc eu un impact au moins positif,  celui de rendre les habitants des autres îles de la Caraïbe plus conscients de l'importance, comme dit une des personnes interrogées " de faire pousser sa propre nourriture."

http://www.newsday.co.tt/features/0,73450.html

Par Elsie HAAS
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Mercredi 27 février 2008
L'article de Sean Douglas met en scène une séance au Parlement trinidadien où s'affrontent un député M. Sharma et deux membres du gouvernement: le ministre du Travail  et la  ministre de l'Education nationale.
Le député lance sa charge en  déclarant que  que les Trinidadiens préfèreront se révolter plutôt que de manger des "galettes de boue" comme les Haïtiens. Il dit que les gens prendront la rue. " Nous avons vu des émeutes de la faim dans différents pays et je pense que vous êtes en train de pousser la communauté nationale dans cette direction.. Vous devriez faire très attention" .
Le ministre du Travail  "crie"" que M. Sharma encourage par son attitude des comportements criminels.
Le député Sharma  balaye cette  accusattion en répliquant " Ce qui est important c'est:  que  faîtes-vous pour remédier à ce problème?"
Le député Sharma dit que le gouvernement ne devrait pas bloquer un droit basique, celui qui permet aux familles d'accéder à la nourriture. "Un grand pourcentage de crimes est commi par des ventres vides."
Il déclare que 300 000 personnes ne peuvent  se nourrir convenablement, y compris les écoliers touchés par la malnutrition.  Cette déclaration est  démentie par la ministre de l'Education nationale qui  fait remarquer que la "School Nutrition Company" une structure de l'Etat, délivre 100 000 déjeûners et 50 000 mille petit-déjeuners et pourrait en distribuer plus si la demande se faisait sentir.  Selon la Ministre moins de  30% de la population scolaire- de la crèche à l'école secondaire-  a pour l'instant fait des demandes de repas.

Bon. J'arrête là la traduction, faite pour montrer  que les problèmes de vie chère  ne sont pas spécifiques à Haïti. Evidemment Haïti, qui est le pays où s'applique le plus durement l'agenda néolibéral,  n'a pas de "School Nutrition Company " pour assurer des repas gratuits pour les enfants des écoles. Les grenn-nanbounda (extrême droite) ne le toléreraient pas.

Quoi des repas équilibrés et de plus gratuits pour les pauvres!
Qu'est ce que c'est que cette bamboche démocratique !

Ces même grenn-nanbounda  qui en étaient  venus à appeler la Caricom du doux nom de " Cacacom"  (ausi délicats dans leur choix d'appellation que dans leurs choix politiques ) continuent à batailler ferme dans les salons du Palais national pour empêcher  la matérialisation de  liens et accords de Coopération entre Haïti et ses pays voisins et frères.

Pour les gren-nanbounda,  l'USAID,  l'IRI, le Canada et éventuellement l'Europe sont les seuls points de repère sur une carte du monde.


L'article :
Sharma: Trinis won’t eat mud

By SEAN DOUGLAS Saturday, February 23 2008
click on pic to zoom in

FYZABAD MP Chandresh Sharma said, unlike desperate Haitians, hungry Trinidadians would refuse to eat mud-pies, but instead would riot. He was discussing a UNC A motion by Cumuto MP Harry Partap in which Government was accused of not taking action to deal with high food prices.

If TT nationals were ever faced with eating cookies made from mud, Sharma vowed: “People will take to the streets”. He said: “We have seen riots in many countries that resulted from hungry bellies and I think you are pushing the national community in that direction. You have to be very, very concerned”.

Labour Minister, Rennie Dumas, shouted that Sharma was encouraging criminal behaviour, a charge which Sharma brushed off. “The important thing is, what are you doing about it?”

He said Government must not block families’ basic right to food. “A large percentage of crime is coming from hungry bellies”.

He claimed farmers had their crops destroyed last Sunday after a motion had been raised last week in the House by St Augustine MP Vasant Bharath. “It is the Government’s intention to sabotage the Opposition from raising the matter in the House,” Sharma charged.

He claimed 300,000 people could not afford adequate food, including schoolchildren impaired by malnutrition who should now be fed chocolate-milk. This charge was stoutly denied by Education Minister Esther Le Gendre.

She said the School Nutrition Company daily supplied 100,000 lunches and 50,000 breakfast meals and more meals could be supplied to anyone who asked. She said under 30 percent of the school population has so far requested school-meals ranging from nursery to secondary school level.

Sharma, claiming some mothers are too malnourished to even suckle their babies, urged in such cases milk be supplied through the CDAP programme. He accused Government of not being serious about agriculture, pointing to mega-farms yet to be built.

Claims that farmers were denied loans from Nedco which funds Carnival entrepreneurs, brought Prime Minister Patrick Manning to his feet to say that farmers have their own source of funding, that is, the Agricultural Development Bank (ADB).

Debate on the motion continues at the next private members day.
Par Elsie HAAS
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Mercredi 5 mars 2008
La Dominique est une  des petites  îles de la  Caraïbes. C'était (c'est ?) une des dernières îles où  habitaient encore des Indiens de la Caraïbes , un petit groupe qui a survécu au génocide de la "conquista" européenne.
Les Indiens de la Dominique sont connus pour avoir opposé une résistance farouche aux colons.

Le pays est très pauvre. Et, à l'instar des Haïtiens sa population émigre pour  aller checher la vie à l'étranger et notamment dans les Antilles appartenant à la France. Rappelons au passage que tout comme les Haïtiens les Dominicains (à ne pas confondre avec les  citoyens de la République Dominicaine) ont  eu à souffrir des pousées de xénophobie des habitants des départements français d'outre-mer. Ils ont été (ils sont ?)  désignés à de nombreuses occasions comme les principaux responsables de la délinquance locale.

Dans cet article de COHA, on apprend avec stupéfaction qu' après la Grenade  présidée par  Maurice Bishop à l'époque et  l'Haïti d'Aristide, c'est au tour de La Dominique de se retrouver dans le " colimateur" de l'administration républicaine. La Dominique a eu le tort de rejoindre les signataires de l'Alba, (Alliance bolivarienne pour les Amériques), une structure de coopération sud/sud créée par le Président venezuelien Hugo Chavez. Cette initiative déplaît au plus haut point à  Washington qui pense à  "punir" la petite île  jugée trop proche du régime venezuelien.

En effet après une période d'application des mesures du FMI- réduction des salaires des fonctionnaires, augmentation des taxes, réduction des dépenses publiques d'éducation et de santé, augmentation de la durée du travail,  en 2005 le parti au gouvernement est battu et arrive M. Skerrit, un Premier ministre qui établit des relations étroites avec Cuba  et le Venezuela. Pour répondre à une pénurie de personnel médical, Cuba a envoyé à La Dominique des douzaines de professionnels de la santé et a également accepté de créer un service de soins  dans le principal hopital de La Dominique. En 2006 dans un discours Skerrit a déclaré : "Je voudrais remercier la population de Cuba. C'est grâce à leur important travail en faveur de l'humanité qu'ils ont pu apporter de l'aide à un certain nombre de gens à travers le monde."

De plus Skerrit a établi des relations diplomatiques et économiques intenses avec le Venezuela.  Une des intitiatives intéressantes est programmé  à l 'aide aux Indiens de la Dominique. 4,5 million de dollars ont été offerts pour construire des maisons et des écoles sur les terres appartenant à cette communauté.

Selon les chiffres du gouvernement dominicain  70% des Indiens vivent dans la pauvreté

Le Venezuela a offert de construire une raffinerie de pétrole de manière à ce que l'économie du pays soit moins dépendante du pétrole venant d'autres pays. Pour l'instant le Premier ministre  et son gouvernement s'octroie un temps de réflexion. L'installation d'une raffinerie a été critiquée, jugée incompatible à  un programme d'écotourisme.

Il ne faut pas oublier aussi que Chavez a été le premier à apporter de l'aide aux sinistrés du cyclone qui a récemment frappé  La Dominique.

Cette politique du gouvernement de La Dominique risque de provoquer une animosité encore plus grande de Washington au cas où le nouvel hôte de la Maison Blanche serait  le Républicain MC Cain qui considère,  sans état d'âme aucun, les Caraïbes et l'Amérique du Sud comme l'arrière cour des USA.

L'article à :


http://www.coha.org/2008/02/26/dominica-the-caribbean’s-next-“terror-island”/
Par Elsie HAAS
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Communication

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Vient de sortir ...
Un document inédit sur la mémoire haïtienne
Les textes de Roland Paret et Frantz Voltaire
 sont accompagnés de photos de l'époque.
Prix: 10 euros
En vente au restaurant  haïtien:
Le Rond Point des Artistes/Tel 01 48 09 88 40

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