Calendrier

Décembre 2009
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>

Pages

Recherche

HAITI 2007

Vendredi 5 janvier 2007 5 05 01 2007 15:58
Comme vous l'avez appris ou pas, Haïti compte désormais trois trésors nationaux vivants dans les personnes de Mme Michèle Pierre-Louis, M Frankétienne et M. Azor.

Comme il nous a été dit que  l'initiative s'est inspirée d'une pratique japonaise, nous avons voulu pour notre gouverne en savoir plus sur cete japonaiserie.
Voir l'article  ci-après de Wikipedia à ce sujet.

Par ailleurs, toujours dans le registre des récompenses, le journal de Boulos, Le Matin, a désigné M. Bernard, oui, oui, celui des bulletins blancs, comme homme de l'année 2006 (sans blague) .
Et ...ce n'est pas tout,le meilleur pour la fin
:
M. Latortue, oui, oui, l'homme des "Freedom fighters" et des "Lexus" ,  celui qui criait à tue-tête :  " on les a poursuivi, on les a tué" a été proposé par M. Mark Foley, sénateur républiquain de Floride récemment mis en cause dans un scandale à connotation sexuelle
 
http://www.usatoday.com/news/washington/2006-10-03-foley_x.htm)
pour l'obtention d'une "reconnaisance spéciale" par le Congrès étatsunien en les termes que voici: « Expresses appreciation to Gerard Latortue for his service to Haiti during a tumultuous period of civil unrest, and recognizes Gerard Latortue's tenure as Interim Prime Minister of Haiti from March 12, 2004, to June 9, 2006. » On attend  impatiemment, ça va sans le dire, r la suite qui sera donnée à cette requête très, très attendrissante.


Trésor national (Japon)

Le Ministère de l'éducation, de la culture, des sports, de la science, et de la technologie du Japon désigne les plus célèbres propriétés culturelles de la nation comme Trésor National (çëïÛ : kokuhô).

Exemple d'œuvres ayant reçu cette distinction :

    * construction comme des châteaux, des temples, des tombeaux ;
    * peintures, parchemins, sutras, et travaux de calligraphie ;
    * statues en pierre, bronze, bois, laque or autre matériaux ;
    * œuvre telles que poteries, objets en laque, découpages, métaux, netsuke, épées et textiles ;
    * artefacts archéologiques et historiques, y compris des objets funéraires, des documents et des lettres ;
    * des personnalités, appelées « trésors vivants ».

Beaucoup de trésors nationaux sont dans des musées comme les musées nationaux de T_ky_, Ky_to, et Nara. Les musées publiques, gérés par les préfectures et les municipalités, ainsi que les musées privés possèdent également des trésors nationaux. Beaucoup de temples bouddhistes et sanctuaires shintô, de châteaux et de constructions similaires ouvrent leurs portes au public. La cour du Japon possède plusieurs trésors nationaux. Ky_to revendique environ un cinquième des trésors nationaux.

Le terme « Trésor National Vivant » est une désignation informelle pour une personne que le gouvernement à choisi comme exemple de la tradition japonaise. Des comédiens de n_, bunraku, et kabuki, et des artistes et artisans dans les métiers traditionnels ont reçu cette distinction.

 Un exemple de trésor national non vivant le
Sanctuaire d'Itsukushima.

Trésors anciens et actuels [modifier]

L'expression « trésor national » est utilisée depuis 1897. Pourtant, le terme « trésor national » a une signification différente avant et après 1950. Avant 1950, tous les biens culturels était appelés « trésor national ». A ce moment, 5824 objets d'art et 1059 bâtiments étaient des trésors nationaux. Le 29 août 1950, la loi sur la protection des biens culturels a été renforcée et tous les trésors nationaux furent considérés comme « biens culturels importants » (èdóvï∂âªç‡). Le 9 juin 1951, certains sont redevenus des trésors nationaux.

Liste des trésors nationaux [modifier]
Torii de Nikkô.
Torii de Nikkô.
Sanctuaire d'Itsukushima.


Liste de quelques trésors nationaux :

    * Asuka, Nara (Takamatsuzuka Kofun)
    * Bunkyô (Eisei Bunko)
    * Byôdô-in
    * Trois monts de Dewa
    * Temple d'Engaku-ji, Kamakura (Shari-den reliquaire et le cloche d'œgune)
    * Gang_-ji
    * Temple d'Ise
    * Shoji Hamada
    * Hikone-jô
    * Himeji-jô
    * Hirosaki (Château d'Hirosaki)
    * Hon'ami K_etsu
    * H_ry_-ji
    * Inuyama Château d'Inuyama
    * Sanctuaire d'Itsukushima
    * Izumo Taisha
    * Kamakura (temple de Tsurugaoka Hachiman-gû); voir aussi Engaku-ji, ci-dessus
    * Kanô Eitoku
    * Kasuga Taisha
    * Kinkaku-ji
    * Kôtoku-in
    * Karasu-jô
    * Nachikatsuura (Temple Kumano)
    * Nagoya (temple d'Atsuta)
    * Le Tôshôgû de Nikkô
    * Ogata Kôrin
    * œsaka (Shi Tennô-ji, temple Sumiyoshi)
    * Sendai (temple Osaki Hachiman)
    * Sesshû
    * Shuri-jô
    * T_dai-ji
    * Tôshôdai-ji



 sources : http://fr.wikipedia.org/wiki/Tr%C3%A9sor_national_(Japon)
Par Elsie HAAS
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Samedi 6 janvier 2007 6 06 01 2007 21:45
6 janvier 2007
Les Nations unies ont annoncé avoir ouvert des enquête sur 300 de ses membres accusés  d'abus et d'exploitation sexuels.
Les Nations unies ont enquêté ces trois dernières années sur des allégations d'abus et d'exploitation sexuels formulées contre 300 membres de ses missions de maintien de la paix, dont plus de la moitié ont été renvoyés ou rapatriés, a déclaré vendredi 5 janvier une haute responsable onusienne.
La secrétaire générale adjointe pour les opérations de maintien de la paix Jane Holl Lute a affirmé que l'ONU a réalisé des avancées sans précédent ces deux dernières années pour lutter contre les abus sexuels survenus sur les 16 lieux de déploiement de ses missions, qui comptent plus de 92.000 effectifs, sans pour autant "être satisfaits d'où nous en sommes".
SOURCES: NOUVELOBS.COM | 06.01.2007 | 12:37

Pour mémoire, en Haïti, à plusieurs reprises, des femmes  et des jeunes filles se sont plaintes d'avoir été victimes d'abus sexuels   qui auraient été commis  par des soldats de la Minustah. (voir communiqué  ci-dessous) Autant que je sache ces plaintes n'ont pas été suivies d'enquêtes. L'appareil judiciaire haïtien étant, en tout état de cause, totalement peu fiable et aux mains  des puissants gnbistes -pendant les 2 ans du gouvernement Latortue les présumés coupables sont restés en prison sans jugement et les certainement coupables, comme Jodel Chamblain, ont été libérés  suite à un verdict basé sur la  peur- il était  totalement impossible qu’il puisse et veuille agir dans des cas qui touchaient des  femmes défavorisées , des laissées pour compte.
 Par ailleurs, les soldats de l’ONU ne peuvent être jugés par l’Organisation des Nations Unies ( qui  légalement ne peut que les exclure). Seuls les tribunaux de leurs propres pays ont compétence en la matière. On comprend pourquoi ces soldats -qui déjà en tant normal ne sont pas des enfants de chœur- trouvent  dans des pays comme Haïti où la corruption règne en maître dans les systèmes judiciaire et policier, les conditions idéales pour
commettre leurs forfaits.

 30 novembre 2006
Haïti : Nouvelles allégations d’abus sexuels par des Casques bleus
La Mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti MINUSTAH réaffirme la politique de tolérance zéro de l’ONU envers des Casques bleus jugés coupables d'abus sexuels contre des mineurs a déclaré
David Wimhurst, Responsable du Bureau de la communication et de l’information publique de la MINUSTAH

fin novembre 2006
Un reportage de la British Broadcasting Corporation (BBC) a fait état de nouvelles allégations d’abus sexuels en particulier contre des enfants des rues, par des soldats onusiens en Haïti. La MINUSTAH a lancé ce jeudi sa propre enquête sur les nouvelles allégations parues dans la presse ce jeudi.

La BBC a, fin novembre  2006, diffusé des images filmées en Haïti, montrant trois hommes occidentaux visitant un bar, payant pour emmener chacun une jeune femme et repartir à bord d'un véhicule marqué du sigle de l'ONU. L'ONU a depuis 2004 une mission de maintien de la paix en Haïti, la Minustah, qui compte 7.500 soldats, sous commandement brésilien, et 2.000 policiers internationaux.




                The Jordanian military contingent of MINUSTAH arrives in Port-au-Prince for duty.
               MINUSTAH Photo/Sophia Paris. 10 November 2004.








   
   
   
Par Elsie HAAS
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mercredi 10 janvier 2007 3 10 01 2007 14:42

        Hélicoptère canadien survolant le Palais National à Port-au-Prince (photo courtoisie)

 Les hélicoptères de la Minustah  sont-ils en train de tirer pour tuer en Haïti ? Il s’agit d’un reportage remarquable de Bill Quigley à Cité Soleil. Il nous permet de vivre avec lui le quotidien du bidonville qui semble ce jour là, le 5 janvier 2007, ressembler à n’importe quel endroit de pauvres dans le monde.
Le journaliste a voulu vérifier de ses yeux , entendre avec ses oreilles  les témoignages de victimes du raid meurtrier de la Minustah sur Cité Soleil du 22 décembre 2006 (le cadeau de Noël de la Minustah aux pauvres). Ce raid n’avait pas permis d’attraper des gangsters- selon ce qu’on dit  ceux-ci auraient été  prévenus- par contre des civils innocents ont été touchés.
Beaucoup d'Haïtiens, note l’auteur, pense que la vague de Kidnappings sur les enfant a deux buts :
1- déstabiliser Préval
2- permettre à la Minustah de faire des raids comme celui du 22 décembre
Questions : qui a intérêt à déstabiliser Préval,  à foutre le « bordel » dans le pays, à le paralyser, à empêcher les investissements de la diaspora,- même leurs voyages- au pays, à diaboliser Haïti « le plus pauvre de l’hémisphère ouest » tel qu’il est maintenant labellisé par la communauté internationale ? Qui donc ?

Are MINUSTAH Helicopters Shooting to Kill in Haiti ?
War in the Haitian Slum: Bill Quigley offers a chilling testimony
REPORT FROM BILL QUIGLEY

Sent: Sunday, January 07, 2007 6:51 PM
Subject: [Lethaitilive] Report from Cite Soleil by US doctor

War in the Haitian Slum

Our driver dropped us off yesterday at the entrance to Cite Soleil. Jean-Michel (not his real name) and I headed on foot into this massive slum in Port-au-Prince. It was 2 o’clock in the afternoon and the sun felt great. Jean-Michel is a 25 year old Haitian man who lives in the Pele district near Cite Soleil. He goes into Soleil almost everyday for reasons I won’t explain, and he knows the slum and its people very well. Jean-Michel carries a sleek Motorola cell phone and had made numerous calls before we entered Soleil. He has played a big role during the last year in freeing many people that have been kidnapped and held in different areas in and around Port-au-Prince . Jean-Michel does not carry a weapon.

As we walked down the main street, Soleil #1, we curved around the large water tower. Soleil looked much like it had twenty years ago. Many people were on the street and were friendly and smiled when spoken to.

The walls were covered with crude graffiti which said things like “Aristide” and “Down with MINUSTAH” (the French acronym for the UN Peacekeeping Force).

We walked about a quarter mile and passed a cement basketball court that divides the entrance and exit roads leading in and out of Soleil. Teenagers were playing three-on-three, and five boys about seven or eight years old were playing marbles on the smooth concrete. Not one of these boys playing marbles had on a stitch of clothing. No one except “blans” even notice things like that in Soleil.

We reached an intersection, and sitting to the right were four white UN tanks parked about 50 yards from us. No soldiers or “blue hats” were visible. Market women were selling their wares across the street directly in front of the tanks. People walked comfortably in the intersection and tap-taps sped by with fairly full loads of people. I thought that things seemed quite normal for Soleil.

As we walked, Jean-Michel’s phone rang. It was a man who claimed to have kidnapped a victim in the middle of the night yesterday. Jean-Michel recognized his voice for reasons that I hesitate to explain. The kidnapper asked $200,000 US ransom for the safe release of the person.

This victim is Haitian and his family will be very unlikely to come up with anything close to this. The conversation ended abruptly and Jean-Michel said he would talk to them again in a couple of hours. Continuing dialogue in Haiti is very important…especially with kidnappers.

Before Christmas there was an “epidemic” of childhood kidnappings in and around Port-au-Prince . Some of the children were released unharmed and others were killed. These kidnappings shocked the entire country. People have told me that there was a paucity of Haitian National Police and UN on the streets during these kidnappings. That was not my experience while the pediatric kidnappings were occurring. However, many Haitians believe that the kidnapping children is a way to destabilize the Preval government and also to allow MINUSTAH to blast away in the slums as they search for the gang leaders that control the kidnapping industry.

Last month, in the pre dawn hours of December 22, hundreds of MINUSTAH soldiers and Haitian National Police led a raid on Soleil to try and kill gang leaders. The gang leaders escaped untouched but many innocent civilians were killed according to reports that I had read and heard.

About one-half mile into Soleil, headed for the wharf, we were joined by two other young men who knew Jean-Michel. We turned to the left shortly after they began walking with us and headed a few feet down another road and then quickly turned left again and climbed some creaky steps up into a Soleil home.

This was why I came to Soleil. I wanted to talk with the family that lived here. Jean-Michel had told me that they had family members that were injured in the raid by the UN. I wanted to hear it from them and see if I believed them.


We passed through a 6 foot opening at the top of the steps which had a sheet tied with a knot at the bottom. The sheet was the door.

The flat had two rooms that were very neat and much nicer than I had expected. The first small room had a kitchen with a small table and some pots and utensils, and the second room looking out over the street was a small bedroom with three single beds. The walls were made of the usual cinderblock and the roof was corrugated sheet metal, called “toll” in Creole. There is no electricity or running water in the house ever.

The lady of the house, who I will call Immacula, met us. She said she is 48 years old but appeared closer to 65. She told me her husband was killed in Soleil when he was caught in gunfire as he walked to work in 1991. She then introduced me to her 13, 15, and 17 year old daughters. Immacula’s seven month old granddaughter was there also. The baby’s 19 year old mother was injured in the UN attack and is in the hospital. Two men were in the house and were very happy to answer my questions and give advice.

Immacula told me that on December 22, before it became light, a UN helicopter circled Soleil and fired bullets down on the homes of thousands of people including her family. Her four daughters were asleep in the bedroom where we were talking. Three of the girls were too late diving under the beds and were struck by bullets or shrapnel. The UN has 20 mm rapid fire canons and .50 caliber machine guns.

Immacula said the bullets from the helicopter came blasting in through their ceiling. Looking up, I could see a 12 inch hole above my head letting in the sunlight, and multiple other smaller holes peppered the roof above me to the left.

Her 19 year old daughter (and mother of the baby) took a bullet to the shoulder suffering a severe wound which placed her in St.Catherine Laboure Hospital, the only functioning hospital in Soleil. Immacula explained that her daughter is suffering a lot and they recently transferred her to another hospital. St. Catherine’s is very small and ill equipped to say the least.

The 15 year old daughter was hit by shrapnel on the left side of her head. She stood in the corner of the bed room and looked down as I examined the left side of her shaved head where the shrapnel had been removed. The area was still swollen and tender, but did not appear infected.

The 17 year old daughter caught shrapnel in her mid right leg. The metal fragment was removed and the wound is almost healed.

Immacula said that the UN helicopter circled and fired down for three solid hours. The entire family hid under the beds and prayed. When the sun came up, Immacula and her family stated that UN tanks sat on corners and continued the shooting for hours more. She said, “We were attacked from the air and ground.” And when I asked Immacula why the UN would do something like this, she said, “I don’t know. I don’t understand.”

Immacula drug her kids with the bullet and shrapnel wounds to St. Catherine’s, which is one mile down the street from their home. She said that she saw many people injured in the streets and many dead people with parts of their heads missing and others with bullet wounds to the mouth. Immacula put her hand to her mouth as she explained what she saw that day.

The men in the bed room said that the UN should leave Haiti now and that Soleil is really suffering because of their presence. They sited feeding programs (canteens) that had been closed and said that the vocational schools had been closed also because of the fear in Soleil. They also said there is no clean water to drink and not enough food, but this is nothing new for Soleil. Another person said that wherever MINUSTAH goes in Haiti, things get worse.

Interestingly, a man in the room stated that, “Everyone that carries guns in Soleil, including the gangs and MINUSTAH, are guilty” (for the chaos and blood shed). The men in the room said shooting occurs all day long. I didn’t hear shooting yesterday, but I can say that while I was working in clinic in Soleil on Wednesday, I heard shooting from somewhere in the slum all afternoon.

When I asked them if President Aristide should return to Haiti, I didn’t know what to expect. They all definitively replied that he should return, and that there would be no peace until he does.

Immacula held her granddaughter some of the time while we were talking. The baby looked like the typical Haitian slum baby. She was expressionless, malnourished, and filthy. Immacula said she had been crying all day before I got there because she had no food for her. The baby’s mothers breast milk is now gone also...it is in the hospital with her injured mother.

As Jean-Michel and I were leaving, Immacula showed me a metal pot that had been sitting high on a cabinet on the east side of the house during the raid. She got it down and showed me the 1 inch jagged hole blown through it by a bullet that had come in from window on that side of the house. I stepped out onto a ramp on that side and saw the bullet hole in the top part of the metal window.

Her home had been hit that day from multiple different angles and three of her girls were shot. Immacula and her girls sure did not look like gang members or kidnappers to me. They looked like very afraid suffering human beings caught in the middle of hell.

I thanked Immacula and her daughters and we left. We headed back down Soleil #1 to St. Catherine’s and caught a tap-tap that was coming by. It took us to the main entrance of the hospital which is located about 75 yards from the road. We didn’t pay the tap-tap driver… I guess he knows Jean-Michel too.

In front of the hospital is a huge pile of black garbage with women (marchandes) selling things nearby. A very dirty small child covered with flys was asleep in a wheelbarrow at the edge of the garbage.

We entered the hospital courtyard through a door in the wall that surrounds the hospital. A sign at the door showed a black machine gun with a big red “X” through it, just in case visitors need to be reminded.

St. Catherine’s is run by the state of Haiti and staffed by Medicins Sans Frontieres and an occasional Haitian doctor. In the mid 90’s I had the opportunity of working in the two room emergency department located there.

I can safely say that this medical facility has not improved in the last 10 years.

As mentioned earlier, the hospital is very small and so are the wards. The wards have about six to eight beds. I walked a few steps to the surgical ward where five of the six beds were filled by patients who all said they were shot by MINUSTAH. All the beds were single beds. The sixth bed had a very elderly man and woman in it, both were asleep, and the woman appeared to be the patient.

The first patient I talked to was a 35 year old man that was walking during the day past a UN tank and was shot in the abdomen. I don’t know the date that this happened. He underwent a laparotomy (abdominal exploration) and his condition is still guarded. I asked him if he was carrying a weapon and he said, “No, my hands were empty.”

The second patient I talked to in the ward was a 14 year old boy who had a tracheostomy and so he could only lightly whisper his answers. He is from Soleil and said that one month ago (I am not sure he knew the date correctly) he was shot while he was asleep by a circling UN helicopter. A bullet ripped through his roof and struck him in the throat. His tracheostomy was done at St. atherine’s and saved his life.

The third and last patient I spoke with was a beautiful 24 year old lady who appeared very ill. Her eye sclera were very pale indicating severe anemia. She could barely speak.

She is from a very dangerous area of Soleil called Bois Neuf, Projet Drouillard. She stated that she was taking a “little walk” in Soleil one morning at 7 AM and was shot in the abdomen by soldiers in a UN tank. Again, I was not able to ascertain the exact date when this happened. She had a colostomy bag and appeared very unstable. Also, she had no visitors or family members present taking care of her. Hospitals in Haiti rely on family members to bathe, change bedpans, by medication, and bring food for the patients.

So that was Cite Soleil yesterday, January 5, 2006. Soleil has always been a sad, grim experience for me. I am obviously only giving one side of the story. I did not interview MINUSTAH. They would have a different side and have denied to others shooting into peoples' shanties from their helicopters. All I can say is I saw the holes in the roof and the “exit wounds” appeared headed down. And more importantly, I saw people with holes in them.

The people of Soleil are use(d) to being poor, hungry, illiterate, and broken. But now they sleep with one eye open, ready to dive under their beds at night, praying that bullets from the sky don’t find them.


Par Elsie HAAS
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Jeudi 11 janvier 2007 4 11 01 2007 16:07






René Préval  en visite  au Nicaragua, le 10 janvier 2007,  assiste  à la cérémonie d’investiture du nouveau président sandiniste Daniel Ortega
 Avant son départ le Président a affirmé

Le  président haïtien  a affirmé à son départ  pour Managua que : " L’une des taches du président est celui d’établir de bonnes relations entre Haïti et les autres pays ; nous devons visiter les grandes et les petites nations", a indiqué le chef de l’état rappelant que le Nicaragua est un pays pauvre a l’instar d’Haïti.

René Préval estime important l’établissement de bonnes relations entre les pays pauvres de la région afin dit-il de faire face aux défis communs tel la dette extérieure.

        Le president Daniel Ortega entouré deJose Ramon Machado, vice president de Cuba
         Evo Morales président de Bolivie  et de Chavez, à l'extrême droite René Préval



                                                                        Le prince Felipe d'Espagne

         Le président d'Equateur Rafael Correa, à gauche, parle au président  de Colombie

Denizon Maldonado  s'appuie  sur la tombe de son  grand-père et son père tous deux tués en 1980  pendant la  guerre qui a opposé le gouvernement  sandiniste  aux Contras. soutenus par les USA.
Par Elsie HAAS
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Samedi 13 janvier 2007 6 13 01 2007 21:46
Bonjour,

Yéle Haiti, Voila, FPN et CAFT distribuent des certificats au établissement scolaires bénéficiaires de bourses regroupant près de 3000 écoliers dans la région qui fut touchée par l’un des plus grands désastres naturels en 2004, aux Gonaïves. Une cérémonie et un regroupement de ces jeunes 3000 écoliers aura lieu ce Vendredi le 12 janvier 2007. Pour beaucoup plus d’information, veuillez lire le communiqué de presse ci-dessous :




Yéle Haiti, Voilà, FPN et CAFT
Distribuent des Certificats aux 54 Établissements Scolaires Bénéficiaires de Bourses d’Etudes et aux Enseignants en Formation des Gonaïves

Yéle Haiti et Voilà Distribuent les Bourses d’Etudes à 6800 Etudiants dans 5 Départements du Pays; dont 3000 aux Gonaïves


12 Janvier 2007 – Gonaïves, Haïti – Yéle Haiti (www.yele.org), l’organisation apolitique fondée et dirigée par Wyclef Jean, Voilà, la plus grande compagnie de téléphones cellulaires en Haïti et le Fond de Parrainage National (FPN), la plus grande organisation non gouvernementale spécialisée dans l’administration de bourses scolaires en Haïti, remettront des certificats aux écoles, marquant ainsi le renouvellement annuel de la prise en charge des écoliers de Gonaïves. Le Centre d’Apprentissage et de Formation pour la Transformation (CAFT), organisation non gouvernementale spécialisée dans la formation d’enseignants, remettra également des certificats à quelques institutions scolaires lors de la cérémonie.

54 écoles recevront des certificats en guise de renouvellement des bourses d’études dans leurs établissements et parmi ces écoles, 19 ayant bénéficié des séminaires de formation  par CAFT recevront aussi des certificats attestant de leur formation.
Au cours de sa première année d’existence en 2005, Yéle Haiti, financé par  Voilà, a fournit 3,600 bourses d’études aux étudiants de Gonaïves après le passage de la Tempête Jeanne.  Dans sa deuxième année d’existence, Yéle Haiti, grâce à un financement de Voilà, a quasiment doublé le nombre de bourses fournies dans 5 départements du pays. Aujourd’hui, 6,800 bourses d’études sont assurées pour des écoliers de Port-au-Prince, de Gonaïves, des Cayes, de Port-de-Paix et du Cap Haïtien. Voilà investit dans le développement communautaire depuis 1999, faisant preuve de responsabilité citoyenne en contribuant à l’avancement du système éducatif en Haïti et devenant depuis lors, le plus important sponsor de tous les temps de en éducation en Haïti.
« Voilà appuie Yéle Haïti dans 10 projets parmi lesquels la distribution de bourses d’études à travers le Fonds de Parrainage National. 3,000 écoliers des Gonaïves ont pu regagner leur classe pour l’année académique 2006-2007 » déclare Julien Coustaury, Directeur Général de Voilà.  « Aujourd’hui nous honorons des professeurs en leur distribuant des certificats pour l’amélioration de l’éducation en Haïti et Voilà est une fois de plus fier de son implication dans ce projet. »
Les bourses sont administrées par le Fonds de Parrainage National (FPN), sous la direction du Directeur Exécutif  Mr. Antoine Levelt.  FPN est l’une des organisations non gouvernementales les plus réputées dans le domaine de l’éducation en Haïti, gérant 50,000 bourses d’études par an pour les enfants en Haïti.
Des certificats seront remis aux enseignants par le Centre d’Apprentissage et de Formation pour la Transformation (CAFT), sous la supervision de la Directrice Exécutive Linda Gershuny. CAFT est une organisation non gouvernementale qui fournit aux professeurs de la formation et des connaissances nouvelles afin d’améliorer leur approche et d’adopter les méthodes pédagogiques basées sur l’apprentissage « actif » et « participatif».  Cela a pour but de bannir l’utilisation du fouet et la technique de mémorisation par cœur au sein du programme d'études.
Yéle Haiti gère des projets dans les domaines de l’éducation, la santé, l’environnement et le développement communautaire. Yéle Haiti à présentement 18 projets en cours dont 10 financés par Voilà, les bourses d’étude primaire étant l’un d’entre eux. En décembre dernier, Wyclef Jean et Yéle Haiti en collaboration avec le Festival du Film de Jacmel ont tenu YéleFest, une semaine d’activités et d’évènements unissant la culture, les arts, la jeunesse et le developement. Wyclef Jean a clôturé le festival avec un concert gratuit.  Yéle Haiti célébrera sous peu son 2ème anniversaire d’existence le 11 Janvier 2007.
D’après la Banque Mondiale, le taux de scolarisation en Haïti est parmi  les plus faibles du monde avec seulement 15% des enfants âgés entre 6 et 11 ans à être scolarisés par l’état.  Les écoles privées recueillent une bonne partie des enfants mais la majorité d’entre eux ne bouclent pas le cycle primaire.  Etant le pays le plus pauvre de l’Hémisphère Occidental, plus de 50% de la population gagne moins d’$1 US par jour.  L’écolage annuel coûte en moyenne $60 US et l’achat de deux uniformes coûte $30 US de plus.  En conséquence, près d’1 million d’enfants ne vont pas à l’école, causant un taux d’analphabétisme de près de 60% en Haïti.

Contact de Presse:
Farah Dourah
Téléphone: (509) 452-1547
Email: farah_doura@yahoo.com

Contact info:
Email: info@yele.org
 Projets en cours de Yéle Haiti

1.   Bourses d’Etudes pour Ecoles Primaires: fournir 6,950 bourses d’étude a des écoliers de Port-au-Prince (y compris Cité Soleil, Bel Air, Laserre), Gonaives, Cap-Haitien, Port-de-Paix et Les Cayes.
2.  Séminaires pour Enseignants: des ateliers visant à améliorer les méthodes d’enseignement dans 32 écoles, soit 16 aux Gonaives et 16 à Port-au-Prince, avec une étude aux Gonaives pour envisager les possibilités d’intégration permanente de ces ateliers dans le programme des institutions de la zone.
3.  L’Athlétique d’Haïti: financement d’un programme extrascolaire de football et de basket-ball pour 650 jeunes venant de Cite Soleil et de Bel Air, quartiers pauvres de Port-au-Prince. 
4.  Bourses d’Etude Universitaire: financement d’une année d’université en Haïti pour 10 jeunes démunis ayant bouclé le cycle secondaire avec succès. 
5.  Distribution de Nourriture: distribution bimensuelle de nourriture fournie par le Programme Alimentaire Mondial allégeant la faim de 8000 personnes à Cité Soleil, au Bel Air et dans d’autres bidonvilles.
6.  Pwojè Lari pwop : gestion d’une campagne de conscientisation du public autour de ce projet de ramassage des déche
Pwòpts de rue dans 8 municipalités de Port-au-Prince. Ce projet est implémenté par le Pan American Development Foundation (PADF), financé par l’USAID et emploie 1,700 personnes par jour.
7.  Concours Rap  : compétition ouverte aux jeunes de Cité Soleil, de Bel Air et de Marché Salomon, de composition et de performance de chansons rap sur le thème du nettoyage des rues et de l’environnement dont la finale a été télévisée en direct le 3 juin 2006.
8.  Réhabilitation des enfants soldats: munir d’une éducation et offrir de la thérapie à des enfants soldats incarcérés afin de les empêcher de devenir des criminels endurcis a leur relaxe.
9. Hip Hop An Sante: des musiciens de hip hop se donnent en concert une fois par mois dans des zones reculées d’Haïti pour conscientiser les jeunes de l’arrière pays sur le virus du VIH/SIDA.
10. Ecole Verte: dans le cadre d’une campagne de reboisement du Parc National La Visite de Seguin, excursions mensuelles de camping provoquant des échanges entre des écoliers de la capitale et ceux de la zone. 
11. Laboratoire Informatique: installation d’ordinateurs dans une école secondaire a la Croix des Bouquets.
12. Tournois de Football Yéle Eté 2006: 16 équipes ont prit part à un tournois de football d’un mois ayant donné la chance à plusieurs joueurs amateurs de concourir dans un sport considéré comme une obsession nationale en Haïti.
13. Yéle Cinéma: projections quotidiennes de films traduits en créole à Cité Soleil, au Bel Air et dans d’autres bidonvilles dépourvus d’électricité. 
15. Tournois Football de Jeunes Yéle 2006-2007: 32 équipes juvéniles participant à un tournois réunissant des enfants des deux bidonvilles et de certains quartiers privilégiés de Port-au-Prince. 
16. Help Haïti: Des écoliers d’Alberta, Canada ont fait don de 25 centimes chacun, permettant à 120 enfants haïtiens d’être scolarises au coût de $60 par enfant.
17. Projet du Village de Laserre: initiative de développement communautaire rassemblant des leaders du village de Laserre - village natal de Wyclef jusqu’a l’âge de 10 ans - ayant pour population 5000 habitants, autour de la construction d’un terrain de basket-ball, d’une école professionnelle, d’un centre de santé et de développements sociaux.
18. Yéle Cuisine: création d’associations de femmes fournissant des prêts et de l’entraînement professionnel pour pouvoir cuisiner et vendre de la nourriture au public afin de subventionner des repas pour enfants démunis à travers des écoles de Cité Soleil, de Bel Air et de plusieurs autres quartiers pauvres.

19. YéleFest: des jeunes artistes, réalisateurs de film, musiciens et acteurs haïtiens se rassemblent au cours d’une semaine d'activités à Jacmel afin de rencontrer des représentants des organisations non gouvernementales, des agences de développement et de distribution. Cette initiative a pour but d’offrir à des groupes divers une opportunité d'explorer les possibilités d’intégration de la culture et des arts dans des projets de développement durable.





Par Elsie HAAS
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mercredi 17 janvier 2007 3 17 01 2007 21:28
Le Canada  devrait augmenter son aide financière à Haïti annoncé le jeudi 16 janvier, M. Claude Boucher  l’ambassadeur d’Haïti au Canada. Le montant de cette aide devrait approcher les 500 millions de dollars
L’ambassadeur canadien en Haïti a déclaré : «  Le Canada est convaincu qu’Haïti vit un moment exceptionnel qui pourrait transformer son futur.Nous faisons  un effort pour apporter notre concours à son développement économique."

Au cours des derniers mois de 2006, dans divers forums internationaux, le gouvernement de M. Préval a dénoncé l’inactivité des « donateurs » internationaux qui ne se sont pas encore  décidés à dégeler les fonds pour Haïti, condition sine qua non pour assurer un développement national.



Canada to Increase Funds for Haiti

Port au Prince, Jan 16 (Prensa Latina) Canadian Ambassador to Port au Prince Claude Boucher announced on Tuesday that his country will increase its financial aid to Haiti, the poorest of the continent, to around 500 million dollars.

"Canada believes that Haiti is living in times unprecedented, which could change the national future. We are making an effort to support its economic development," the diplomat said.

In several forums during the last months of 2006, President Rene Preval s administration denounced the inactivity of international donors, which are still doubtful about unfreezing funds to help Haiti, a sine qua non for national development.

The international community promised one billion dollars at the First Washington Conference for the 2004-2006 period, and 750 additional million at the last donor conference in mid-2006 in Port au Prince.

The poorest Latin American country has now an agenda based on economic growth, social justice, security, institution build-up, regional cooperation and integration.

More than half the population lives in abject poverty (less than $1 a day) and more than 6.2 million Haitians survive with less than $2 daily.

Preval, who won with 51.21 percent of the votes and was sworn in for a five-year period, received a country affected by social division, economic collapse and violence, the fruits of 20 years of arbitrariness by national and foreign elite.

Sources Pensa Latina
Par Elsie HAAS
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mercredi 17 janvier 2007 3 17 01 2007 21:33

" Je fais cela pour te calmer "dit le personnage en train d'étrangler celui sur lequel il est assis.

Voici une nouvelle qui ne  paraîtra pas dans la presse haïtienne. Je les vois comme si j'y étais  la bouche pointue ou "kalé" arborant "l'arrogance de l'incompétence" (formule que j'ai piquée à quelqu'un parce qu'elle me semble la quintesesence d'un comportement   classe moyenne haïtienne) :
"Mais Madame,  on a le droit de choisir ce qu'on veut mettre dans notre journal! C'est nous qui le faisons avec notre argent, si vous n'êtes pas contente, il ne faut pas l'acheter. Si Gérad Jean Juste vous intéresse, nous pas. " Et pour cause..! On se rappelle l'acharnement de cette presse contre le prêtre. Les journalistes le tenaient pour coupable -pas présumé- non foin de ces précautions par trop comlaisantes !. Le  prêtre était coupable. Et comme il ne se trouvait pas en Haïti, il était donc "coupable intellectuel" une formule à la mode dans la presse sous Latortue . On se saisit de lui. On le roue de coups. On l'arrête. On le jette en prison . On attend qu'il y crève comme aux bons vieux jours  des Duvalier.  Les  représentants  des 2 associations phares  des Droits de l'Homme, M. Bajeux, M. Lespérance  ne mouftent pas. Normal ce prêtre n'est pas de leur bord, il serait lavalassien-autant dire un criminel. L'histoire de l'arrestation et de l'emprisonnement de M. Gérard Jean Juste est un  exemple frappant de l'arbitraire sous le règne de Gérard Latortue et du gouvenement qu'il présidait. Et maintenant voivi la nouvelle:

Le prêtre haïtien Gérard Jean-Juste reçoit le   prix " Esprit de  liberté" pour sa lutte en faveur des droits des immigrants à l'occasion du jour de Martin Luther King

Le prêtre catholique qui a travaillé pendant des années au centre des refugiés haïtiens de Little Haïti en Floride, est en voyage de santé à Miami depuis plusieurs mois après avoir été arrêté et incarcéré pour "son appartenance politique" par le régime intérimaire de Gérard Latortue.

Gerard Jean-Juste a reçu ce prix à l'occasion d'une cérémonie marquant le jour anniversaire du pasteur Africain Américain, Martin Luther King junior assassiné à Memphis le 4 avril 1968.

Le curé de la paroisse Sainte-Claire de Petite Place Cazeau (nord de Port-au-Prince) participait à la cérémonie aux côtés d'éminentes personnalités dont Martin Luther King 3, petit-fils du pasteur assassiné.

C'est le sénateur Frederica Wilson qui a ouvert le déjeûner annuel en orientant la réflexion particulièrement sur le nombre de personnes, en particulier de jeunes Noirs, tuées dans le Sud de la Floride.

" Le carnage doit cesser. C'est ce que le docteur King souhaiterait que nous fassions. Il faut sauver la communauté des méfaits des hooligans", a lancé la parlementaire.

Dans son intervention, le père Jean-Juste présenté par Frederica Wilson comme le Nelson Mandela du Sud de la Floride, a plaidé pour un nouvel environnement qui offre une meilleure vie aux jeunes

Permettez-leur de s'écarter de la culture de la mort, a-t-il dit,

 Sources AHP
Par Elsie HAAS
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Jeudi 18 janvier 2007 4 18 01 2007 22:36
 Voici un article  en espagnol très documenté  qui s'interroge sur la politique du tandem Préval/Alexis. L'auteur, un Chilien, critique sévèrement la politique de ce  gouvernement qu'il juge non progressiste , au service de la minorité golpiste et des intérêts de la dite "communauté internationale". L'article est trop long  pour le blog qui refuse de le prendre en entier et vous aussi -sans doute- de le lire en une seule fois; Alors,  il sera publié en plusieurs parties. Il nous faudra avoir la traduction en français parce qu'il me parâit que  les informations et arguments de l'auteur  méritent d'être connus et discutés. Evidemment, c'est un peu difficile...Adios

Ayití, entre la liberación y la ocupación

Par José Antonio Gutiérrez Danton 
Han pasado ya bastantes meses desde que René García Préval fuera inaugurado como presidente el 14 de mayo de este año, tras las protestas de febrero del movimiento popular que denunciaban el fraude electoral de la burguesía para evitar que asumiera el poder quien era una figura bastante asociada a la del derrocado presidente Aristide. La oligarquía haitiana, a la que se le erizan los pelos cada vez que oyen la sola mención de Aristide, hizo todo cuanto pudo para evitar que Préval fuera presidente: fraude al por mayor y poner toda clase de trabas para evitar que los pobres pudieran votar. Pero el pueblo cansado de ser una y otra vez pisoteado, salió a la calle en masa a defender su decisión de votar por un candidato que, por una parte, asociaban a la carismática figura del ex-presidente derrocado durante el golpe de Estado en febrero del 2004 y a quien, por otra, veían como una figura ajena a los círculos tradicionales del poder en Haití y como un candidato que no contaba con el respaldo de las fuerzas de ocupación imperialistas (MINUSTAH). El voto a Préval, ante todo, fue un voto de protesta. Era un voto que encerraba la esperanza[1]de que las cosas esta vez si que cambiarían. Que la ocupación vendría a terminar, que Ayití renacería de la mano del pueblo[2]
 
Pero no sólo el voto popular a Préval fue condicionado: también lo fue su ascenso al poder. Fueron las masas que se movilizaron durante febrero, las que lo pusieron en el poder. Sin esa movilización, lo más probable es que la burguesía hubiera logrado su objetivo de, mediante el fraude, no obtener resultados claros en una primera vuelta y luego organizar el fraude mejor para la segunda vuelta y evitar que Préval fuera presidente, dando la victoria probablemente a C. Baker o a algún otro del círculo de los gwo manjé[3]. Las masas pararon este plan y pusieron al candidato que, pensaron, representaría mejor los intereses populares en el poder[4].
 
Puesto en contexto, el ascenso de Préval al poder ocurre en circunstancias extraordinariamente complejas que le ponen al medio de la tensión social de las múltiples fuerzas en disputa en Haití: por una parte, están los gwo manjè que como es natural, se opondrán a cualquier aire reformista, por tibio que éste sea; por otra parte, están las fuerzas de ocupación que están para representar directamente y sin intermediarios, los intereses de los imperialismos yanqui y francés; por otra parte, están los sectores populares, que disputan sus propias demandas insatisfechas; y por otra parte están las fuerzas políticas que, directa o indirectamente, apoyaron a Préval ?particularmente, entre los sectores pro-Aristide y los que se han distanciado de la figura del teólogo de la liberación. Este contexto de enconada confrontación política y de ocupación militar, hace que las opciones de Préval en cuanto a capacidad de maniobra política estén sumamente limitadas.
 
Sin embargo, y debemos ser categóricos en este punto, no puede confundirse la limitación en las opciones, por dramática que esta sea, con la falta de opciones. La línea política de Préval en el gobierno, si bien condicionada, ha respondido en gran medida a decisiones concientes hechas por el candidato que había prendido las esperanzas populares... y que hoy las ha decepcionado amargamente.
 
La política de Préval en el poder
 
Bourik swe pou chwal dekore ak dentel
("El burro suda para que el caballo sea decorado con encajes". Proverbio Haitiano)
 
Sabíamos que Préval, independiente de las esperanzas que sectores populares hubieran puesto en él, no sería un candidato del cambio radical en Ayití. A lo más, hubiéramos esperado algún tímido reformismo o que abriera algunos espacios limitados de participación popular. Pues bien, hasta ahora, no hemos podido apreciar siquiera un cambio sustantivo en la política de Préval de la política adoptada por la dictadura de Latortue. Algunos dirán que, precisamente por la historia de Ayití, el presidente Préval ha querido evitar que un giro demasiado brusco hacia el reformismo para evitar ser depuesto mediante un nuevo golpe. Esto explicaría su ?moderación?. Sin embargo, hay una gran diferencia entre ser un "moderado" y ser un entusiasta partidario de las fuerzas de ocupación. Hay una gran diferencia entre no atacar frontalmente a la burguesía y andar de gira por el mundo haciendo promesas de mayor "apertura", privatizaciones frescas y utilizando el mismo lenguaje de la "inseguridad" de Latortue.
 
Las masas populares que habían puesto sus esperanzas en Préval, han comprobado con amargura, que ni siquiera ha habido una política desde el gobierno por aliviar mínimamente las duras condiciones de vida de las masas empobrecidas del país caribeño. Préval ha preferido definir a su gobierno como un gobierno de consenso, que en el caso haitiano quiere decir un gobierno en el que el pueblo se someta sin chistar a los intereses del 3% más rico de la población. Una plataforma de diversas organizaciones populares ayisien, llamada "Colectivo por la Movilización en Contra de la Carestía de la Vida" (que aglutina a organizaciones de base como el MODEP, Mouvman Demokratik Popilé), emitió un comunicado en que expresan la desilusión con la cual vieron a Préval seguir, sin la menor corrección, el mismo camino neoliberal que ha llevado a Ayití al empobrecimiento absoluto durante las últimas tres décadas: 
 
"El 7 de Febrero del 2006, las masas eligieron a René Préval para revitalizar al país. Las masas dieron por mandato a Préval el atacar los problemas del desempleo, la pobreza, la carestía de la vida, el problema de la salud, educación, de la renta, etc. Desafortunadamente, el presidente electo está tomando una ruta hacia la desesperación cuando elige al modelo neoliberal como su guía. Todo país que ha aplicado este modelo ha visto subir el costo de la renta, el desempleo, la inseguridad y la destrucción de su producción nacional. Podemos ver a numerosos especialistas neoliberales subiéndose a la carreta de Lespwa...?[5][
 
Recientemente, la ministra de comercio e industria del gobierno de Préval, Maguy Durcé, respondía a los críticos del campo popular que piden corregir el dogmatismo económico del gobierno, que se apega a rajatabla a las recetas neoliberales impuestas por el FMI y otros organismos financieros. Con esto, sentaba las bases de la política económica de Préval:
 
"Haití es miembro de la Organización Mundial del Comercio y debe respetar el libre mercado. Somos iguales, en este respecto, que los demás países de la CARICOM (comunidad de países del Caribe, ed.) y que los países de Europa. No podemos intervenir para bajar los precios"[6][
 
Dejando de lado las ridículas pretensiones de una ministra haitiana de comparar al país más pobre del Hemisferio con las naciones europeas, llama la atención el dogmatismo que adquieren en la aplicación de la receta neoliberal, que aplican entusiastamente y sin quejas. Que no se crea que, simplemente, implementan una política que no es de su agrado por imposición. Sin importar las consecuencias que pueda traer sobre su pueblo, sin importar los resultados ya vistos y comprobados hasta la saciedad durante las últimas décadas en tierra aysien, ellos no están dispuestos a intervenir para bajar el costo de la vida a un pueblo al que ya, hace bastante tiempo, le queda fuera del alcance de sus medios ?entregándoles al hambre, a la carencia, a las enfermedades prevenibles, todo lo cual redunda en que la esperanza de vida del ayisien sea la más baja del continente.
 
El Neoliberalismo en guerra con los Ti-Peyizan (Pequeños Campesinos)
 
"Un país que no puede alimentar a su propio pueblo, está condenado a ser sirviente de otros" (Ansy Vixima, dirigente de Tét Kole Ti Peyizan)[7][7]
 
Como ejemplo concreto de los resultados nefastos de esta política económica, tenemos las reducidas tarifas a la importación de productos agrícolas, implementadas durante el primer gobierno de Préval, como parte del programa de ajuste diseñado por el FMI. El caso del arroz es el más dramático: de tarifas del 50% se cayó a tarifas ridículas del 3%. Estas bajas tarifas de importación, sumado al subsidio que reciben los ?farmers? yanquis, hizo que en un par de años, hayan podido acabar con la producción local de arroz y que, una vez monopolizado el mercado, los precios del arroz se hayan hasta cuadruplicado[8], haciéndole imposible de ser adquirido en muchos de los hogares más pobres.[9]Son esta clase de tarifas de importación a la producción agrícola las que han significado la ruina de los campesinos ayisien y las que han significado, a la larga, un aumento del costo de la vida pero que también han significado jugosas ganancias para los intereses económicos del imperialismo y de las familias de gwo manjé dedicadas al negocio de la importación: los Boulos, los Brandt, los Apaid. La misma CARICOM tras la cual Durcé escuda sus políticas, ha pedido a Haití que aumente sus tarifas para armonizarlas con los niveles promedio del resto de los países[10]].
 
A las bajas tarifas de importación, hay que sumar las elevadas tarifas de exportación, que han sido, históricamente, una de las principales fuentes de ingreso del Estado haitiano[11]. Estas elevadas tarifas han contribuido a arruinar aún más al campesinado ayisien, ya que la burguesía mercantilista que ha actuado de intermediaria, comprando la producción de los campesinos para luego comercializarla ha tendido a pasar el peso de estas tarifas, de manera abusiva y amplificada, sobre los campesinos. En el caso de la producción cafetera, esto ha sido particularmente brutal: el 50% del mercado ha sido controlado las últimas décadas por las familias Brandt, Madsen, Dufort y Kersaint. Este monopolio, debido a las tarifas de exportación, ha presionado continuamente para bajar y bajar el precio del grano de café. Lo que ha redundado en una brusca caída en la producción. Durante los 90, esta caída se pudo registrar en el breve lapso de tiempo del 1992 al 1996, de una producción de 27 toneladas por año a solamente 13 toneladas[12].
 
En una nación como Ayití, donde tradicionalmente el campesinado ha representado un sector tan importante de la población ?aproximadamente un 65% de la población depende directa o indirectamente de la agricultura[13]- y de la economía en general (27% del PGB)[14], el resultado de esas políticas económicas es nefasto para las mayorías.
 
A estas políticas implementadas en las últimas décadas, debe agregarse la tradicional concentración de la tierra: un 4% de la población posee un 65% de la tierra[15] la cual o está sin ser trabajada, o está siendo trabajada por sistema de mediería. Todo esto agrava aún más el problema de la producción de alimentos, la pauperización del Ti-Péyizan y exacerba la crisis del sector agrícola con la falta de incentivo a la producción. Los campesinos pobres apenas deben contentarse con lotes de tierra que tras las sucesivas subdivisiones a través de generaciones ya no les alcanzan ni siquiera para una agricultura de subsistencia. Este panorama hace que no sólo sea necesaria la corrección del dogmatismo neoliberal predicado desde Washington, sino que además, que se produzca una reforma agraria que sacuda las estructuras arcaicas que mantienen al sector rural ayisien en el atraso, la improductividad y la miseria[16]. Pero Préval ha sido incapaz de plantear la más timorata de las políticas de reforma agraria, una de las principales reivindicaciones del movimiento popular ayisien por décadas. Nada, no ha dicho una sola palabra sobre esta sentida demanda.
 
Tampoco en el presupuesto para el año ha dado la suficiente importancia a la agricultura y a la protección del ambiente[17][ Esto no es algo menor, pues Haití presenta una alarmante tasa de deforestación del 98% y la erosión es un problema grave, acrecentado por los temporales y huracanes que rutinariamente castigan a su suelo desnudo[18] Cada año se pierden 15.000 hectáreas de tierra cultivable por la erosión[19][19]. Y esto no sólo es consecuencia de explotación intensiva y mal manejo de la tierra[20]; el hecho de que tan sólo el 10% de la población tenga acceso a energía eléctrica, y que incluso en la capital la provisión de electricidad no sea más que intermitente, deja al 71% de la población dependiendo, como única fuente energética, del carbón vegetal[21] Esto demuestra que, si bien es cierto que se requiere con urgencia de programas de reforestación y recuperación de suelos, es la pobreza general de la población la cual sigue constituyendo la mayor causa de este problema. La miseria empeora la deforestación y la deforestación empeora la miseria. A este ritmo, ya pronto no habrá tierra apta siquiera para hablar de reforma agraria.
 
Lo más curioso, tras este sombrío panorama, es que el gobierno ha puesto como una de sus prioridades el mejoramiento de la infraestructura vial, lo cual, supuestamente, redundaría en beneficio para los campesinos que podrían trasladar más fácilmente sus productos a los centros del comercio. Y sin embargo, de seguir la producción agrícola el curso actual, pronto ya no quedará ni producción para ser transportada, ni campesinos que usen estas carreteras. El futuro del Ti-Péyizan, de seguir el neoliberalismo atacándole, será la migración en masa a los bidonville[22][de los centros urbanos, donde se acumulará una población creciente, sin trabajo, sin perspectivas, paupérrima, mientras el hambre en el país crezca irremediablemente: ya en 1999, Haití importaba U$235.000.000 en comida, siendo el principal producto de importación de un país que, antiguamente, fuera autosuficiente en términos agrícolas[23]

A SUIVRE
 
Las Zonas Francas en Haití: un Modelo de Desarrollo Fraudulento
 
"Lajan al kay Lajan"
("El dinero va donde hay dinero". Proverbio Haitiano)
 
[1][1] Lespwa, “La Esperanza” en kreyol, era el nombre de la plataforma política de Préval.
[2][2] Para más información sobre las elecciones y el proceso de movilizaciones de febrero, revisar mi artículo “Ayití en la encrucijada tras las Elecciones” José Antonio Gutiérrez http://www.anarkismo.net/newswire.php?story_id=2698
[3][3] En kréyol quiere decir “glotón”. Término utilizado para describir a la burguesía haitiana.
[4][4] http://www.anarkismo.net/newswire.php?story_id=2698
[5][5] “On Neoliberal policies and people’s demands”, Kolektif Mobilizasyon Kont Laviché, Puerto Príncipe, 9 de Mayo 2006.
[6][6] “Minister of Commerce expects New Free Trade Zone to Open”, Charles Arthur (a), 20/12/06, Alter Press, www.alterpresse.org
[7][7] Citado en “Haiti in Focus”, Charles Arthur, p.41, LAB, 2002
[8][8] “Voting for Hope, Elections in Haiti ”, Peter Hallward, www.radicalphilosophy.com julio/agosto 2006
[9][9] Revisar en breve “Ayití, una cicatriz en el rostro de América”, de este mismo autor http://www.anarkismo.net/newswire.php?story_id=1063
[10][10] “New Government: a Chance to Mobilise and Move Forward”, Christian Wisskirchen, Haiti Briefing, p.2, no.59, Nov. 2006.
[11][11] “Haiti State Against Nation” Michel-Rolph Trouillot, p.62 Monthly Review Press, 1990
[12][12] Arthur, op.cit., p.43, LAB, 2002.
[13][13] Charles Arthur, op.cit. p.41.
[14][14] Según información de este año del Departamente de Estado de los EEUU.
[15][15] “La Invasión a Haití: la Cara Sucia de las Razones Humanitarias”, J.A. Gutiérrez, p.18, ed. OSL, Argentina, 2004.
[16][16] El impacto que ha tenido la estructura política y social haitiana sobre el escaso desarrollo de las fuerzas productivas en el campo haitiano, es brillantemente analizado por Trouillot, op. cit., p.80.
[17][17] Wisskirchen, op.cit., p.2
[18][18] “Deforestation exacerbates Haiti floods”, USA Today, 23/09/04
[19][19] Arthur, op.cit., p.10
[20][20] La primera ocupación militar yanqui de Haití (1915-1934), entregó las mejores tierras de las planicies a las compañías trasnacionales para monocultivos y explotación intensiva; con esto, los campesinos debieron ocupar las laderas de las montañas para sus cultivos. El despeje de estas tierras como consecuencia de las políticas agrarias de la ocupación, es responsable de una cantidad considerable de la erosión que hoy afecta a Ayití.
[21][21] USA Today, 23/09/04
[22][22] Villa miseria
[23][23] Arthur, op.cit., p.95

Par Elsie HAAS
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Vendredi 19 janvier 2007 5 19 01 2007 00:50
 A propos de la politique  "bizarre" des troupes de  "pacification" de l'ONU en Haïti, voici un article d'un journal haïtien Le Nouvelliste (tiens donc!) trouvé sur le site de Windows on Haïti : http://www.windowsonhaiti.com/
Un site que je recommande vivement; j'y ai appris beaucoup de choses. Et pendant que j'y suis, je voudrais remercier l'administrateur pour avoir indiqué l'existence de elsie-news.

  Vous  ne savez peut-être pas que, parmi les raisons invoquées pour justifier  leur raid du 22 décembre sur Cité Soleil,   l'une était que des "chimères", des bandits s'étaient emparés de mitrailleuses. Dans un premier temps l'information qui était véhiculée disait que les "insurgés"  s'étaient emparés d'un blindé. Puis il y a eu rectification le blindé en question était tombé en panne et les "gangsters" de Cité Soleil s'en étaient emparés.  Maintenant on apprend que les mitrailleuses auraient été abandonnées par les soldats. Ils s'attendaient à quoi ? Que les gens les utilisent pour s'entretuer ?  Eh bien  le piège n'a pas fonctionné. Un comité de notables (vous avez entendu, il existe à Cité Soleil un comité de notables) est venue rendre les armes de la Minustah à la Minustah.

Article du Nouvelliste:

Un camouflet pour la Minustah

Revers pour la Minustah. Deux mitrailleuses qu'elle a nié avoir abandonné à Cité-Soleil lui ont été restituées. La presse à été mise au parfum par un comité de notables de la cité contrairement aux souhaits des Casques bleus.

La mission onusienne a toujours nié l'abandon de mitrailleuses montées sur un blindé tombé en panne à Cité Soleil le jeudi 21 décembre 2006. Ce vendredi 12 janvier, après des pourparlers avec le comité des notables du plus grand bidonville de la capitale, la vérité éclate au grand jour. Les armes ont été remises, même si c'est à la tombée de la nuit, à un colonel de la force onusienne d'après nos sources.

Webster Moïse, membre de ce comité, a pris de court la MINUSTAH et la CNDDR en invitant la presse à faire le constat de ces armes. « Nous avons décidé de jouer la carte de la transparence en invitant la presse parce que la MINUSTAH ne voulait pas que ces armes soient remises en présence de journalistes » , a-t-il déclaré.

« Cette remise, nous l'espérons, mettra un terme aux agressions perpétrées contre les habitants de la cité par les Casques bleus », a ajouté M. Moïse.

Qualifiant la démarche du comité de citoyenne, il a refusé de considérer celui-ci comme l'interface politique d'individus armés de la cité qui se défendent contre les CASQUES BLEUS.

« Cette initiative est un élan citoyen d'individus conscients de l'effet néfaste de la violence à Cité Soleil et dans le reste du pays qui ont décidé d'aider les autorités à trouver des solutions durables », a-t-il affirmé en soulignant que la vérité doit être rétablie afin que la cité ne soit plus l' arbre qui cache la foret.

Webster Moise a ensuite plaidé en faveur d'un désarmement total, et non discriminatoire, à travers le pays.

« Les membres du comité, devenus la cible de groupes politico-mafieux , adeptes de la politique « diviser pour régner », encouragent la société à suivre cette initiative, a -t-il souhaité.
Par Elsie HAAS
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Vendredi 26 janvier 2007 5 26 01 2007 19:22
Nous poursuivons la publication de l'article (muy largo) Ayiti, entre la liberacion y la occupacion écrit par José Antonio Gutiérrez Danton, le 8 janvier 2007. J'ai pu constater que l'analyse a intéressé pas mal de lecteurs, malgré le fait que l'article soit en espagnol et présenté en plusieurs parties.Il faut rappeler, que l'auteur qui est Chilien, inscrit les développements politiques en Haïti dans l'ensemble sud-américain. Ce regard "inter régional" dégage de nouvelles perspectives.

El gobierno, los “makout” y los “blan”[50][50] 

 
Tanbou prete pa janm fè bon dans
(“Con tambor prestado no hay buen baile”. Proverbio Haitiano)
 
Préval, desde los inicios de su campaña dejó en claro que no pediría el retiro de las tropas de ocupación. Pero no le bastó solamente con declaraciones: se dio un tour por todo el Cono Sur de América, felicitando a los gobernantes de Chile, Argentina y Brasil por el desempeño de la MINUSTAH (!) y dejando en claro que no sólo no les pediría el retiro, sino que consideraba su presencia fundamental para el proceso político haitiano. Que un gobernante, supuestamente, popular, entienda la relación entre las naciones latinoamericanas solamente en términos de una fuerza de ocupación[51][51] de naturaleza y rol, por decir lo menos, bastante cuestionable, es un escándalo[52][52].
 
El rol de la MINUSTAH y el desempeño ‘profesional’ de ésta, de lo que Préval felicitaba a Kirchner, a Lula y a Bachelet, ya han sido suficientemente criticados en anteriores artículos[53][53], así como también existe abundante información de los abusos de los cascos azules disponible en diversos sitios de fácil acceso por internet[54][54]. No es nuestra intención detenernos una vez más en los abusos cometidos directa o indirectamente bajo la dictadura de Latortue por las fuerzas de ocupación. Lo que nos interesa saber es si realmente las fuerzas de ocupación han ganado popularidad por parte de las masas o si su conducta realmente ha girado hacia un cierto respeto a los derechos humanos como para justificar las posiciones pro-MINUSTAH de Préval. La verdad es que todos los hechos nos muestran que esto no ha ocurrido, que la MINUSTAH sigue siendo el brazo armado de la oligarquía gwo manjé y la protectora de los makout que siembran el terror en los bidonville.
 
Mientras las tropas de la MINUSTAH continúan  retratando a las pandillas que simpatizan con la figura del presidente Aristide y que se oponen a las tropas de ocupación[55][55] como el principal peligro de la sociedad haitiana, y mientras sigue acosando y criminalizando a los vecinos de las barriadas populares, no se ha hecho ningún esfuerzo serio, por parte de ésta, para desarmar a las pandillas makout ni a las facciones paramilitares que operan con absoluta impunidad bajo pleno sol del Caribe. Quizás el ejemplo más brutal de este gorilismo tolerado por la ocupación, sea la existencia de un grupo makout llamado Lamé Ti-Manchet (El Ejército del Pequeño Machete) que a vista y paciencia de las fuerzas de seguridad ha reducido a machetazos a militantes populares de simpatías lavalassien en los bidonville, así como a quienes alzan la voz en contra del terror makout y la ocupación. Este grupo opera principalmente en el área de Gran Ravin / Martissant y debutaron en un partido de fútbol en el que, a vista y paciencia de 5000 espectadores, masacraron a unas 50 personas[56][56] el 20 de agosto del 2005. Desde entonces no han parado de practicar el terror a la población local. Más recientemente, entre el 6 y el 7 de julio, en una redada makout masacraron a 22 residentes del sector de Ti Bwa y quemaron 20 casas[57][57]. Entre el 24 y el 26 de septiembre en el barrio de Delouis asesinaron a 8 personas más, sin que las tropas de MINUSTAH estacionadas cerca del lugar de las redadas intervinieran en absoluto[58][58]. Entre el 3 y el 5 de diciembre, nuevamente, 8 personas murieron a raíz de la violencia makout en Martissant[59][59]. Aparte de las masacres, han estado involucrados en la eliminación selectiva de activistas y militantes, como el asesinato del activista de DDHH Esterne Bruner, asesinado el 21 de septiembre[60][60].
 
Pero el rol criminal de la MINUSTAH ha estado lejos de poder ser atribuible sólo a “pecados de omisión”: han seguido tomando parte activa en la represión, y precisamente el mismo día en que Préval asumiera el poder, el 14 de mayo, cuando los presos del Penitenciario Nacional se amotinaron, exigiendo la liberación de los presos políticos, una serie de demandas particulares (tan sólo el 90% de los presos han recibido una debida condena), así como declarando su apoyo a Préval, la MINUSTAH respondió abriendo fuego indiscriminado, asesinando cobardemente a una decena de presos[61][61]; entre el 17 y el 18 de octubre, durante una operación anti-pandillas en Sité Soléy (Cité Soléil), han vuelto a abrir fuego indiscriminado y asesinar impunemente a la población, muriendo al menos 4 pobladores[62][62]. Pero el más grave de los recientes asaltos fue realizado, por macabra paradoja, la semana de Navidad, el viernes 22 de diciembre en que tropas de MINUSTAH llegaron de madrugada a Sité Soley apoyadas por vehículos blindados (los APCs) y fuego de helicópteros. Supuestamente, se trataba de una acción anti-pandillas de secuestradores[63][63], pero en realidad, fue un acto de intimidación en que se disparó a diestra y siniestra, un acto punitivo contra una población irreductible que ha sido un bastión contra la ocupación y que recientemente ha visto masivas movilizaciones[64][64]. El triste resultado, fueron 40 muertos, todos vecinos, todos desarmados, todos pobres –baleados en la calle, baleados en el interior de sus casas por balas que cruzaban sin problemas los muros de material ligero. Los distritos atacados fueron Bois Neuf (Bwa Nef) y Drouillard, escenarios de la masacre del 6 de julio del 2005, en que las tropas de MINUSTAH, a la caza de la pandilla de Dred Wilme, mataron a cerca de 50 civiles[65][65]. Las tropas que participaron en esta masacre eran provenientes de Chile, Brasil, Uruguay y Bolivia, todas tropas, por supuesto, de países con líderes supuestamente “socialistas”. Más grave aún que la balacera misma y la subsiguiente destrucción de decenas de hogares, fue el hecho de que las tropas de MINUSTAH negaran el acceso a vehículos de la Cruz Roja que pretendían auxiliar a los heridos, según comentó el mismo coordinador de la Cruz Roja para Sité Soléy, Pierre Alexis[66][66].
 
Como si esto fuera poco, los escándalos de abuso sexual por parte de los ocupantes se han seguido apilando (por cierto, hoy en día hay 319 cascos azules acusados de violación en el mundo[67][67]) y han alcanzado niveles verdaderamente sórdidos con las denuncias realizadas por la BBC acerca del abuso sexual a menores, que asumen la forma de violación abierta y pago en especias a menores a cambio de sexo[68][68].
 
La participación de regímenes populistas en la ocupación, como son Bolivia, Uruguay, Brasil y Argentina[69][69], así como en todos los odiosos crímenes que ella genera, no deja de arrojar luces sobre la verdadera naturaleza de estos regímenes, que se llenan la boca hablando del pueblo, de la unidad latinoamericana, pero que no dudan en auxiliar al imperialismo en sus tareas de vigilancia hemisférica. A cambio de migajas, nada más. Recuerdo cuando en marzo del 2006, en la conmemoración de los 30 años del golpe de Videla en Argentina, personeros del gobierno de Kirchner gritaban a los cuatro vientos que nunca más, que  los horrores del golpismo, que justicia.... mientras ese mismo ejército golpista de 1976 seguía inflingiendo el terror y ejerciendo su vocación golpista, esta vez, en la lejana República de Haití.
 
El carácter reaccionario de los componentes de esta misión ha quedado más de alguna vez en evidencia. Para citar solamente a Chile, hemos dicho que el ejército que hace parte de la MINUSTAH, es el ejército de Pinochet. A comienzos del año pasado, asumió la jefatura militar de la MINUSTAH, de manera interina, el General chileno Eduardo Aldunate Herman[70][70]. Este hecho, sirvió para que nos enteráramos un poco de la calaña de los componentes de la misión: este perro fue entrenado en la Escuela de las Américas en 1974. En ella, se perfeccionó en las artes de la tortura, la contra-insurgencia y se nutrió de los “ideales” de la siniestra Doctrina de Seguridad Nacional de los EEUU. Luego de ello, aplicó sus conocimientos en la práctica al asumir cargos de relevancia en la Central Nacional de Inteligencia (CNI), la brutal policía política y escuadrón de la muerte del genocida Pinochet. Esa es la clase de gente que va a “garantizar” la estabilidad y el respeto a los DDHH en Haití (¡)[71][71]
 
Otra “joya” de esta misión, que nos permite tomarle el pulso a su carácter reaccionario y fascistoide, es el cabo José Barraza, quien ha sido identificado como miembro de grupos neonazis en Chile (sorprendente como pueda parecer, hay algunos locos que se declaran neonazis en Chile, con apellidos mapuche y piel morena –pero en el fondo, no es sino la misma ultraderecha de antaño reciclada en una nueva moda para ser más “chick”). Solamente hay que imaginarse qué conducta puede esperarse de un neonazi en una nación negra, cubierto con el velo de la impunidad que les da el carácter de fuerzas ocupantes. Barraza tuvo que volver a Chile a fines de mayo del 2006 por investigaciones relativas al asesinato de un joven a manos de estos delincuentes fascistas a los que él estaba asociado. Este no es un hecho menor, y se conoce muy bien el carácter profundamente fascista de la ideología del Ejército en Chile. Pinochet mismo era un admirador del nazismo, y todo el ejército se ha nutrido de prusianismo, por un lado, y de la Doctrina de Seguridad Nacional de los yanquis, por otra. El Ejército chileno se encuentra absolutamente penetrado por redes vinculadas a la ultraderecha que no han vacilado en convertirse en grupos de choque de los ricos cuando éstos los han requerido (Patria y Libertad, Acción Chilena Anti-Comunista y los payasos Neo-Nazis, son solamente distintos nombres para identificar al mismo factor político y social). En la investigación sobre el asesinato del joven en que se implicó a Barraza, emergieron los nombres de otros siete milicos vinculados al neonazismo. La inmensa extensión de estas redes en el Ejército se puede sospechar a partir de este incidente[72][72]. ¿Puede esta gente que ni siquiera en su propio país se comportan como humanos, comportarse mejor en una misión de ocupación? Lo dudamos. Esta clase de mercenarios son la fuerza perfecta que requieren los makout y los gwo manjé para practicar su terrorismo de clase.
 
El Pueblo dice basta a la ocupación y los “blan” no dicen nada: sólo disparan
 
Ti chen gen fòs devan kay mèt li
(“Un perro pequeño es fuerte frente a la casa de su amo”. Proverbio Haitiano)
 
Dado este auténtico prontuario criminal de la MINUSTAH no nos sorprende de que el rechazo del pueblo ayisien a la ocupación sea un hecho categórico. Pero no es solamente por el carácter gorila de sus miembros que el pueblo ayisien quiere que la ocupación se vaya. Este rechazo es, además, producto de que Ayití es un país que en su historia ha sido intervenido, ocupado, invadido, saqueado y bloqueado en innumerables ocasiones. El pueblo está aburrido de estas intervenciones, está aburrido de que se pisotee su soberanía y los derechos populares, siempre con razones humanitarias a flor de labios. El pueblo dice basta y quiere ver a las tropas extranjeras fuera.
 
Las protestas contra la ocupación son una constante y la represión es la única respuesta que el pueblo en las calles recibe de parte de sus auto-proclamados “defensores”. Las fechas simbólicas sirven para que se exprese la bronca contenida y la voluntad de cambio político profundo[73][73]. El 15 de julio, que es el cumpleaños de Aristide, el pueblo, al igual que el año anterior, salió a las calles a protestar por su retorno, haciéndose sentir las protestas contra las fuerzas de la ocupación que bloquearon el ingreso de la marcha a las cercanías del Palacio Presidencial, amenazando con disparar; se calcula que sobre 30.000 personas se tomaron las calles de Puerto Príncipe para hacer sentir su voz[74][74]. El 30 de Septiembre, que se celebra un nuevo aniversario del golpe fascista de Cedras (1991) que derrocó por primera vez a Aristide, miles de personas marcharon por las calles de los bidonville (Belè, Sité Soléy, etc.)[75][75], exigiendo el retiro inmediato de la MINUSTAH, el retorno de Aristide, la liberación de los presos políticos y el fin a la represión[76][76].
 
El pueblo también protestó vehementemente contra la violencia de la ocupación los días 24 de octubre, en que los estudiantes se manifestaron, y el 27 de octubre, cuando miles de vecinos de Sité Soley se manifestaron también con mucha bronca contra la matanza ocurrida los días 17 y 18 de octubre en Sité Soley[77][77].
 
La relación entre la lucha contra esta nueva ocupación imperialista y la heroica gesta de los esclavos que derrotaron a sus amos colonialistas entre 1791-1804, apareció con todo su potencial simbólico el 18 de noviembre, cuando se conmemoró un nuevo aniversario de la batalla de Vertiéres (Vétyé, 1803), victoria definitiva sobre las tropas francesas, que será el hecho decisivo que llevará a la independencia de Ayití. Este día, pobladores y estudiantes[78][78] salieron a las calles a protestar en contra de la MINUSTAH, en contra de la ocupación, por la autodeterminación. A demostrar que la gesta de los esclavos no está olvidada y que sus descendientes hoy renuevan ese combate contra el imperialismo. El pueblo salió a la calle, pese a que tropas de MINUSTAH dispararon en Sité Soléy el día anterior de la manifestación convocada, para intimidar y atemorizar a la población. Pero el miedo no pudo más, y el pueblo salió a protestar al día siguiente[79][79].
 
La última de estas grandes manifestaciones en fechas simbólicas, tuvo lugar el día 16 de diciembre, día en que se conmemora un nuevo aniversario del triunfo electoral de Aristide (1990), convirtiéndose en el primer presidente democráticamente elegido en la historia de Ayití. Ese día miles de personas marcharon en la zona metropolitana de Puerto Príncipe sin que se registraran incidentes, en manifestaciones convocadas por el "Mouvement National pour Sauver Haïti" (Movimiento Nacional para Salvar a Haití –MONSAH), vinculado a Lavalas[80][80]. Los incidentes recién vendrían a ocurrir con la acción punitiva del 22 de diciembre...
 
Luego de las jornadas de lucha de febrero de este año, las protestas populares recién vinieron a repuntar hacia finales del 2006; en parte, porque durante algunos meses el pueblo dio a Préval un respiro para ver en qué dirección se encaminaría; en parte, porque las fechas simbólicas se aglutinan principalmente, hacia finales de año; pero más que nada, porque objetivamente, el cambio que se esperaba no vino. La MINUSTAH sigue ahí, con sus 9.000 efectivos; siguen alrededor de 1.000 presos políticos aún en la cárcel (aunque ya hayan sido liberados algunos cuantos que tenían mayor renombre), los makout siguen ejerciendo el terror y la represión continúa como de costumbre. A lo que hay que sumar la oprobiosa miseria que debe acarrar sobre sus hombros el ayisien promedio, que no se ve en nada aliviada con las medidas económicas ni con las políticas sociales hasta ahora adoptadas por Préval.
 
A la voz clara del pueblo ayisien pidiendo el fin de la ocupación, ha seguido la represión por parte de MINUSTAH, así como el respaldo pleno y absolutamente carente de la más mínima crítica por parte de Préval hacia esta fuerza de intervención imperialista (cuando no ha guardado un silencio cómplice absoluto)[81][81]. Pero pongamos las cosas claras: Préval nunca fue muy ‘radical’. Préval nunca planteó en su campaña la necesidad de realizar profundos cambios económicos –muy necesarios por cierto- en la estructura política o económica haitiana. El suyo, es un gobierno que pese a llegar de la mano de la presión popular, se debe en última instancia a que tiene el permiso de los poderes imperiales y al derrocamiento de Aristide y él lo sabe.
 
En su clásica obra sobre la revolución Ayisien, que llevara a la creación de la República de Haití, C.L.R. James nos dice de Toussaint L’Ouverture[82][82] y sus vacilaciones ante los colonialistas franceses que “Las realidades a las que el historiador se ve condenado pueden, a veces, simplificar las trágicas alternativas a las que (L’Ouverture) se vio enfrentado”[83][83] El actual momento también es de inflexión histórica. Habiendo existido alternativas, Préval ha hecho una opción política clara. Eso hace que los presos sigan en la cárcel, que profundice aún más el neoliberalismo con toda la miseria que esto acarrea y que Aristide no vuelva; su sola presencia resultaría amenazadora... Los EEUU han dicho que su retorno podría “desestabilizar” a Haití. Consecuente con esto, ha optado por ser la cara limpia, la cara democrática de la ocupación (que el títere de Latortue no podía tener, por haber estado directamente implicado con los gwo manjè y con los golpistas). Préval no ha desafiado al imperialismo en términos políticos ni económicos; menos lo hará en cuanto a su política militar, pues, a fin de cuentas, MINUSTAH es el único sostén militar de su débil gobierno.
 
Crisis general del Estado oligárquico y dependiente
 
M’fin mouri, m’pa pè santi
(“Ya me morí, no temo al hedor”. Proverbio Haitiano)
 
Hemos dicho ya que la política de Préval ha sido deliberada, que no se trata sencillamente de una política que se deduzca necesaria y fatalmente de las complejas condiciones en que le toca asumir el poder. Pues aún con todas las limitaciones en su campo de opciones, esto no quiere decir que haya carecido de ellas. Y aún careciendo de opciones significativas, aún le quedaba el recurso de denunciar, aún le quedaba el recurso ‘discursivo’, por así llamarlo. No obstante, es necesario recalcar que esta crisis no es meramente una crisis de liderazgo, sino que refleja inequívocamente la crisis profunda de un Estado amoldado y re-amoldado acorde a los intereses de una pequeña camarilla de capitalistas criollos y extranjeros. Este Estado, es la encarnación del tipo de capitalismo dependiente más retrógrado y atrofiado que haya existido en Nuestra América. Y ese modelo de acumulación capitalista entra en crisis, de la mano con el Estado. La actual crisis pone en evidencia la inadecuación absoluta del marco institucional y del modelo económico vigente en Ayití.
 
Esta crisis presenta elementos tanto coyunturales –como ser los efectos específicos del neoliberalismo en toda la precaria economía haitiana- como elementos estructurales. El Estado que actualmente está en crisis, es el Estado que se impuso con la primera invasión norteamericana en 1915. Lo mismo puede decirse, hasta cierto punto, del modelo económico -la invasión norteamericana, marca el inicio de un importante flujo de capitales hacia el campo que empieza sistemáticamente a destruir la economía campesina ayisien, así como también marca el cambio del sistema de propiedad de la tierra para acomodarlo a los intereses imperialistas. Esa es la punta de lanza para llegar al moderno control absoluto que el imperialismo tiene sobre la economía de ese país. Pero a su vez, ese Estado sólo fue posible, por una serie de elementos estructurales incubados en la sociedad haitiana desde los momentos de la independencia y que se fueron exacerbando a lo largo de la historia de la república haitiana para colapsar efectivamente, ante la primera ocupación yanqui. Desde entonces, la vida política haitiana se ha centrado en la búsqueda de mecanismos transitorios para sortear esta crisis.
 
El elemento fundamental de esta crisis –que tiene sus antecedentes en el colapso del sistema de plantaciones, en el carácter mercantilista de la burguesía y en el carácter burocrático-militar de los estratos dominantes- se expresa en el carácter absolutamente parasitario e improductivo de la oligarquía gwo manjé. Esto originó un modelo de acumulación capitalista que descansaba primordialmente en la súper-explotación del campesinado mediante la aplicación de impuestos indirectos (predominante desde aproximadamente 1820). El agente de acumulación capitalista para la oligarquía local se centraba, entonces, en el Estado mismo[84][84]. Su control, por tanto pasaba a ser un asunto de vida o muerte para las distintas facciones de esta burguesía: “la mayor parte de los frutos del trabajo de los campesinos, eran apropiados por la alianza de gobernantes y comerciantes, y luego transferidos al extranjero. Los terratenientes se llevaban el resto. Ninguno de estos tres grupos reinvertía el plus valor que expropiaban: no había acumulación de capital local”[85][85]. Ante la incapacidad de acumular localmente, por el restringido mercado interno haitiano, la oligarquía dependía estructuralmente del imperialismo para enriquecerse, requiriendo de su beneplácito para poder acceder a los mercados extranjeros. Estructuralmente, se volvieron así en agentes del imperialismo y su condición burguesa dependía exclusivamente de la mantención de esos lazos de dependencia[86][86].
 
Ligado al hecho de que el Estado era el mecanismo por excelencia para la acumulación de plusvalía y el regulador del mercado, tenemos que el Estado “permitía a sus administradores, así como a algunos de sus subordinados, trepar en la escalera social; y redistribuía parte del plus valor extraído a los campesinos, de vuelta a los empleados civiles y militares del Estado”[87][87]. Tenemos entonces que el Estado, por ser el mecanismo central de extracción de plus valor, se convirtió en una estructura de promoción social, en la rueda de la fortuna con que la pequeño-burguesía y las clases medias (profesionales) podían acceder a un poco de riqueza en una sociedad con una economía tan poco dinámica y atrasada. “Profesionales y comerciantes minoristas se movían, como en un péndulo, de un trabajo mediocre al otro, sobreviviendo de una temporada a la otra, esperanzados en que la fortuna política les llevara al ministerio de sus sueños, a la embajada de su gusto o al terreno del alto comercio (...) vivían del sistema, incapacitados de influenciarlo como grupo hasta que, o a menos que –como individuos- se aventuraran en el escenario político”[88][88].
 
Como consecuencia de ello, “Las disputas partidarias necesariamente se volvieron más complejas con el aumento del número de parásitos –particularmente, de la pequeño-burguesía profesional- que mantenía la vista puesta en las posiciones del aparato estatal. De hecho, sin un camino de salvación por fuera del Estado, el número de individuos deseosos de ser ministros o presidente tenía que aumentar, al igual que el número de aquellos que querían puestos menores en el servicio público (...) porque la pequeño-burguesía profesional era incapaz de reproducirse por fuera del Estado. Desde el punto de vista de las clases medias, la política (...) era una profesión. Para muchos, de hecho, la única profesión que podían practicar.”[89][89]
 
Este hecho es notable y explica mejor que un abrupto auge en el sentimiento del deber patriótico, por qué en las últimas elecciones de Haití hubo 54 candidatos. Este crecimiento del interés en “la política” de la ínfima clase media se ve acompañado de una creciente apatía de la población hacia ella: Durante las últimas elecciones locales, se calcula que menos del 10% de los electores urbanos participaron (aunque en ciertas zonas rurales el porcentaje haya alcanzado al 60%)[90][90]. Lo cual está muy por debajo del magro 40% que proyectaba el Consejo Electoral Provisorio (CEP)[91][91]. Esta apatía hacia “la” política, bastante entendible por lo demás, no debe entenderse como apatía hacia “lo” político: el pueblo ayisien es uno de los pueblos de Latinoamérica con una de las tradiciones organizativas y de lucha más hondas, sólidas y combativas. Hay un alto grado de conciencia, hay una extensa red de organizaciones de base que cubre a todo el país, desde el campo a la ciudad, pese a la sostenida represión que han enfrentado por décadas. Este hecho hace aun más patente la completa dislocación entre el aparato político institucional y aquel del cual el pueblo se ha dotado autónomamente.
 
Aclaremos entonces: este sistema político y económico no fue creado por la intervención norteamericana, pero sus elementos transversales, que han sido característicos en el desarrollo de Haití, se agudizaron con la intervención (lo que se reflejó en el aumento de la dependencia y en el carácter crecientemente parasitario de los gwo manjé). El Estado sigue siendo el mecanismo de acumulación primario en un país absolutamente deforme, en donde las remesas, el tráfico de drogas, el lavado de dinero y la ayuda humanitaria, juegan un papel más grande que cualquier otra actividad productiva[92][92].
 
La actual crisis y el control imperialista han llevado estas situaciones al paroxismo: a nadie causa sorpresa que la policía y diversos burócratas de alto y bajo rango se encuentren periódicamente acusados de corrupción, tráfico de influencias y de tirar mano sobre las actividades ilícitas mencionadas. El dictador François Duvalier “Papa Doc” llegó al extremo de traficar braceros haitianos, desde el Estado, para trabajar en la caña de azúcar dominicana al precio de U$60 dólares por cabeza[93][93]. El robo abierto de los representantes del Estado, no es un fenómeno nuevo: Dessalines[94][94] mismo utilizaba el dinero del erario público en sus amantes con tal descaro, que una de ellas enviaba sus cuentas y deudas directamente al tesorero de la provincia del sur[95][95]. Pero este saqueo de los fondos públicos comienza a hacerse ya brutal desde la dictadura de los Duvalier, al punto que de un préstamo de U$22 millones adquirido por el Estado Haitiano con el FMI en 1980, U$16 millones fueron a parar directamente al bolsillo del dictador[96][96]. Ni qué decir que después de su caída en 1986 se retiró a su exilio con cuentas bancarias repletas y gastos pagados en Francia. Así se inauguró una cierta tradición de gobernantes que hacen dinero con una rapacidad escandalosa por el breve tiempo que saben que duraran en el poder y luego se retiran con todos los fondos robados al exilio, dejando al Estado absolutamente desfalcado tras de sí. Tenemos los ejemplos de Cédras, quien se exilió a manos llenas a Panamá en 1994 y recientemente a Gerard Latortue, quien se escapó a EEUU luego de que Préval asumiera el poder, habiendo robado todo cuanto pudo. Para dar un ejemplo de la dimensión del robo de Latortue, digamos, simplemente, que su sobrino Youri Latortue recibió durante su dictadura[97][97] un sueldo de €20.000 mensuales por garantizar su seguridad personal[98][98]. El saqueo y los favores concedidos al imperialismo son premiados con impunidad y exilio deluxe.
 
Es necesario insistir que no se trata aquí de una simple cuestión de buenos o malos, sino que de las dinámicas de las clases sociales y de la lucha de clases, así como de la naturaleza de las estructuras e instituciones sociales que la reflejan y que, a la vez, le dan forma. Esta dinámica es la que ha llegado a un agotamiento absoluto, y cualquier intento de reformar esta dinámica, este sistema social, sin cuestionar las estructuras de fondo que le mantienen, está condenado a chocar con un inmenso muro. Este muro es el que demarca las limitaciones estructurales objetivas para cualquier proyecto reformista en Ayití –aunque Préval ni siquiera llegue a este punto, optando por acomodarse al marco impuesto por este modelo económico y político agotado, renunciando al más tibio intento de reforma.
 
 A SUIVRE
Prochain chapitre : Haití y la crisis del reformismo

 Notes:
[50][50] Blan quiere decir “blanco” en kréyol. Este es el nombre que popularmente se le da a los miembros de la MINUSTAH por parte de los ayisien. El epíteto no dice necesariamente relación con una cuestión racial, pues de hecho, en la MINUSTAH se encuentran personas de toda gama de colores. Más bien dice relación con la memoria popular ayisien, que aún recuerda el oprobio de la esclavitud y el sistema de la pigmentocracia de épocas coloniales, y utiliza blan como sinónimo de opresores.
[51][51] Que se recuerde el escándalo que se armó en Chile cuando la ministra Vivianne Blanlot propuso que se otrogaran créditos blandos a Haití –derecha y gobierno saltaron en contra de tal propuesta, llegando Evelyn Matthei (senadora UDI) a decir que Blanlot se había impresionado demasiado con la pobreza haitiana. En esa misma semana, el gobierno y el parlamento aprobaban prolongar la estadía de las tropas chilenas en ese país diciendo que “Chile una vez más está dando una señal y cuando se trata de acudir solidariamente a situaciones tan dramáticas, como la que se vive en Haití, somos capaces de construir una unidad nacional y esto se convierte en una política de Estado que nos representa a todos” (toda esta polémica está en La Nación, Chile, 17/05/06). O sea, la ‘solidaridad’ existe en  términos militares, para participar de invasiones imperialistas, pero no para facilitar créditos blandos a una nación necesitada... ¿Qué clase de solidaridad es esa? Hay plata para milicos, pero no para créditos. Qué lindura, ¿no?
[52][52] “Visite Présidentielle: Rien de Nouveau sous le Ciel de Buenos Aires” Pierre Lamour, Haiti Tribune, no.32, abril del 2006.  Revisar también http://www.anarkismo.net/newswire.php?story_id=2698
[53][53]http://www.anarkismo.net/newswire.php?story_id=2161  http://www.anarkismo.net/newswire.php?story_id=1063
[54][54] Particularmente detallada es la información disponible en www.haitiaction.net
[55][55] En un país en donde la izquierda carece de expresiones orgánicas significativas, es lógico que la legítima resistencia armada a la ocupación se va a expresar, igualmente, de manera inórganica. El fenómeno de las pandillas con discurso político es expresión de ello.
[56][56] “5,000 soccer fans in Haiti witness machete and hatchet massacre by police and the new death squads” http://www.haitiaction.org/News/TL/8_26_5/8_26_5.html
[57][57] “Nouveau Massacres á Martissant” Haiti Progrés, 12-18 de julio, 2006.
[58][58] “New Offensives by UN Soldiers, Police & Death Squads –a War against the Poor” David Welsh, http://www.haitiaction.org/News/HAC/10_14_6/10_14_6.html
[59][59] “At least 8 people were killed in a Port-au-Prince slum...” 7 de diciembre, 2006 http://haitisupport.gn.apc.org/whats_new_index.html
[60][60] David Welsh, op. cit.
[61][61] “UN accused of slaughter inside Haiti ’s National Penitentiary” 14/05/06 www.haitiaction.org
[62][62] “At least four people were reportedly killed...” 19 de octubre, 2006. http://haitisupport.gn.apc.org/whats_new_index.html
[63][63] “Stop the UN troops genocidal attacks in Sité Soley” Ezili Danto, Haiti Progrés, 27 de diciembre del 2006 al 2 de enero del 2007. Para las excusas entregadas por el gobierno (lucha contra la delincuencia), ver “Le premier ministre durcit le ton vis-á-vis des bandits” 26/12/06 www.metropolehaiti.com
[64][64] “Nouveau Massacre a Cité Soleil” Haiti Progrés, 27 de diciembre del 2006 al 2 de enero del 2007.
[65][65] “Haiti’s UN occupation forces carry out massacre of poor in Port-au-Prince” 08/07/05; “Evidence mounts of a UN massacre in Haiti” 12/07/05; “UN “peacekeepers” in Haiti accused of massacre” 13/07/05; los tres artículos en www.haitiaction.org
[66][66] “The UN’s Christmas Present to Haiti ”, http://www.haitiaction.org/News/HAC/12_25_6.html
[67][67] http://elsie-news.over-blog.com/article-5157239.html . Ver también “UN shame over sex scandals”, Francis Elliott & Ruth Elkins, The Independent, 07/01/07
[68][68] “Fears over child abuse” Haiti Progrés, 6-12 de diciembre, 2006.
[69][69] No vale la pena siquiera mencionar a Chile, pues pese a lo que se pueda pensar en el extranjero, por el pasado socialista de Bachelet, su discurso abiertamente pro-yanqui y neoliberal no la clasifica ni siquiera como populista.
[70][70] “UN Commander dead in Haiti amid pressure from elite” Haiti Information Project, 08/01/06
[71][71] “Macoutes et Opportunistes du Chili Exportés en Haiti” José A. Gutiérrez, Haiti Tribune, diciembre, 2005.
[72][72] “Nuevo Suboficial de Ejército vinculado a grupo neonazi” La Nación, Chile, 17/05/06
[73][73] El paralelo con Chile es notable: el 11 de septiembre se convirtió en la fecha en que la protesta se prende, aún en los años de mayor reflujo de las luchas sociales (mediados de los 90s)
[74][74] “Thousands March for Exiled Aristide in Haiti ”, Joseph Guyler Delva, www.tiscali.co.uk/news 16/07/06
[75][75] “30 sektanm 1991 -30 sektanm 2006: mas yo toujou mobilize” Haiti Progrés, 4 al 10 de octubre, 2006.
[76][76] “Thousand march in Haiti demanding an end to reign of terror” David Welsh, Haiti Action Committee www.haitiaction.net 14/10/06
[77][77] “Thousands of Haitians protested Friday in the streets of Port-au-Prince district demanding the withdrawal of United Nations forces” http://haitisupport.gn.apc.org
[78][78] “Vétyé: Etydian kanpe kont fós okipasyon -Platfóm Inivésite Ayisien”, Haiti Progrés, 22 al 28 de noviembre, 2006.
[79][79] “MINUSTAH: De provocation en provocation” Haiti Progrés, 29 de noviembre al 5 de diciembre, 2006.
[80][80] “16 décembre 90 -16 décembre 2006: la lutte continue” Haiti Progrés, 20 al 26 de diciembre, 2006.
[81][81] Una interesante crítica a la línea de Préval se puede encontrar en la evaluación hecha por Ben Dupuy, líder del Parti Popilé Nasyonal (Partido Popular Nacional –PPN), a los primeros 100 días del gobierno de Préval. “PPN fé bilan 100 jou gouvénman Préval/Alexis a” Haiti Progrés, 25-31 de octubre, 2006.
[82][82] Uno de los principales caudillos de la Independencia.
[83][83] “The Black Jacobins”, C.L.R. James, Penguin Books, 2001, p.236
[84][84] Trouillot, op.cit., p.62
[85][85] Ibid., p.84
[86][86] Esta forma particular de expresión de la dependencia es descrito magistralmente por Alex Dupuy en su obra “Haiti in the World Economy”, pp.8-9, Westview Press, 1989.
[87][87] Trouillot, op.cit. p.84
[88][88] Ibid., pp.78-79
[89][89] Ibid, p.86
[90][90] Aunque también puede haber jugado algún rol en el bajo porcentaje de votantes el hecho de que el CEP (Consejo Electoral Provisorio) no habilitó suficientes centros de votación, así como de algunos actos de violencia e intimidación aislados –suficientes para dejar cuatro muertos-, la pérdida de confianza en “la” política es, indiscutiblemente, la causa de mayor peso para la tendencia a la abstención en Haití.
[91][91] “Elections, Désordre, Magouille et Abstention!” Haiti Progrés, 6-12 de diciembre, 2006.
[92][92]Un interesante análisis de este rol del Estado, lo encontramos brevemente en “Haiti: the struggle of the masses continue”, Jan Mackandal, 12 de abril, 2006
 http://www.anarkismo.net/newswire.php?story_id=2862
[93][93] Michelle Harrison “King Sugar”, LAB, 2001.
[94][94] Líder de la revolución y primer presidente haitiano; luego auto-proclamado Emperador (1804-1806)
[95][95] Trouillot, op.cit. p.66
[96][96] Ver “La Invasión a Haití: la Cara Sucia de las Razones Humanitarias”, J.A. Gutiérrez, p.18, ed. OSL, Argentina, 2004, p.14.
[97][97] Insisto en llamar al gobierno de Alexandre y Latortue una dictadura, en vez de llamarlo con el eufemismo de “gobierno de facto”; la única razón por la que el gobierno de Latortue no ha sido llamado dictadura, es porque no estableció directamente un control militar, pero esto se debió exclusivamente a la ausencia de Ejército en Haití. Ese rol coercitivo lo cumplieron los makout y la MINUSTAH. No veo, entonces, razones para no llamar al régimen de Latortue abiertamente dictadura, pues eso es lo que fue.
[98][98] “Pime Minister Rejects Corruption Accusations” 01/06/05 http://www.haitipolicy.org Gerard Latortue, ni siquiera intenta dar explicaciones por este sobresueldo, sólo desmiente que se trate de corrupción y plantea que las embajadas hacen lo mismo.

Par Elsie HAAS
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander

Communication

undefined

Vient de sortir ...
Un document inédit sur la mémoire haïtienne
Les textes de Roland Paret et Frantz Voltaire
 sont accompagnés de photos de l'époque.
Prix: 10 euros
En vente au restaurant  haïtien:
Le Rond Point des Artistes/Tel 01 48 09 88 40

Recommander

W3C

  • Flux RSS des articles
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés