Calendrier

Novembre 2009
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30            
<< < > >>

Pages

Recherche

ECONOMIE

Mardi 2 janvier 2007

    Les pays qui possèdent une importante réserve en dollars semblent vouloir utiliser l’euro comme monnaie dans leurs échanges commerciaux.

Les Emirats Arabes sont les derniers à s’être engagé dans cette direction à la suite de la Russie, la Suisse, le Venezuela et d’autres pays qui ont commencé à changer une partie de leurs réserves en euro.

La Chine et plus récemment l’Iran ont également envoyé des signaux dans ce sens. L’Iran, le quatrième producteur de pétrole au monde a déclaré  récemment qu’elle préfèrerait être payé en euro plutôt qu’en dollars.
 
Pour un certain nombre d’économistes, l’euro qui fin 2006 valait $1.31 devrait s’échanger à $1.40 à la fin de 2007.

 
Sources  New York Times, 2 janvier 2007/ Traduction Le Monde du Sud
Par Elsie HAAS
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mercredi 17 janvier 2007

 A la demande des lecteurs qui , aguichés par le titre, veulent absolument en savoir plus sur Altermondes, voici  le sommaire  fort copieux, de la revue.  J'ai mis en gras et en italique, l'entretien avec Rithy Pan, un réalisateur cambodgien qui avait fait un superbe film "L'odeur de la papaye verte", primé à Cannes à l'époque. Rithy Pan met en avant l'importance pour un pays de,"diffuser, stimuler et soumettre aux débats sa culture". A qui le dites-vous, mon cher Rithy!



 



Sommaire d'Altermondes n°8

Décembre 2006 - Février 2007
 

Actualité internationale

Pérou : le silence est mort. Dans une société où la santé sexuelle est taboue, les adolescents péruviens sont confrontés à l’impossibilité d’accéder gratuitement et facilement à une prévention et à des soins adaptés. Par Stéphanie Senet – Médecins du Monde

Dignité, mode d’emploi ! Il aura fallu attendre 2006 pour que les 650 millions de personnes handicapées dans le monde bénéficient enfin d’une convention reconnaissant leurs droits. Par Anne Hery – Handicap international

Comment rebâtir la Côte d’Ivoire ? Malgré les résolutions onusiennes, la Côte d’Ivoire continue de s’enliser dans la crise. Aucune solution ne sera possible sans la société civile. C’est le message que cherche à faire entendre la Convention de la société civile ivoirienne

Quoi de neuf à Nairobi ? Du 20 au 25 janvier 2007, la capitale kenyane accueillera le forum social mondial. Quels sont les enjeux de cette première édition entièrement africaine ? Par Chico Whitaker – Commission Justice et Paix Brésil et Cofondateur du FSM

Les pauvres à la périphérie. Delhi, la capitale indienne, a décidé d’entrer dans l’ère de la modernité. Pour ce faire, elle opère la destruction des bidonvilles pour repousser à la périphérie une pauvreté qui dérange. Reportage d’Antonia Achache – Collectif Les Yeux dans le monde

Venezuela : l’espoir d’un peuple. Militant de la première heure, Jo Briant, animateur du Centre d’information inter-peuples (CIIP),a délaissé, cet été, Grenoble pour passer un mois au Venezuela. Parcours d’un voyageur solidaire en république bolivarienne.

Les droits des femmes : Eternelle remise en question ? Le débat sur l’universalité des droits des femmes est un vieux débat, loin d’être clos. Tribune de Françoise Laurant – Présidente du Mouvement français pour le planning familial.

 

Dossier : Le Sud a-t-il réellement besoin de l’aide du Nord ? (En partenariat avec CRID et CNCD Belgique)

Aider le Sud, cette vieille histoire. Il faut aider les pays du tiers-monde à rattraper leur « retard ». C’est le constat que dressent les pays du Nord au lendemain de la seconde guerre mondiale. Arnaud Zacharie (CNCD Belgique) retrace soixante ans d’aide publique au développement et Muyatwa Richard Sitali (Jubilee Zambia) s’interroge : Le Nord aide-t-il vraiment le Sud à se développer ?

Des recettes éprouvées ? Depuis soixante ans, les pays du Nord multiplient les programmes pour financer le développement. Et pour quels résultats ? Régis Mabilais (Coordination SUD) et Tomas Tozicka (Campagne tchèque contre la pauvreté) pointent respectivement les limites de l’aide française et européenne. Jean Merckaert (Plate-forme Dette et Développement) dénonce la spirale de l’endettement et prône l’instauration d’un droit international régissant l’endettement. Enfin, Caroline Dorémus-Mège (Oxfam France – Agir ici) et Arnaud Zacharie (CNCD Belgique) déconstruisent l’idée selon laquelle il suffit de laisser les mains libres aux acteurs économiques pour assurer le bien-être collectif. Seule Alessandra Nilo (Gestos – Brésil) salue, avec prudence, la création d’une taxe internationale sur les billets d’avion pour lutter contre le sida, le paludisme et la tuberculose.

Nouvelles conditions, nouveaux financements. Les vieilles recettes le prouvent : le financement du développement doit être soumis à de nouvelles conditions (Sébastien Fourmy – Oxfam France – Agir ici). La lutte contre la corruption et le dévoiement de l’aide est un préalable pour qu’enfin les biens mal acquis ne profitent plus (Antoine Dulin – CCFD et Inès Arias – Table ronde du Pérou).  Les politiques de développement ne pourront être viables que si elles répondent aux exigences citoyennes (Aminata Toure Barry – CAD Mali) et sont financées prioritairement par des ressources propres (Amélie Canonne et Ghazi Hidouci – AITEC). Le développement durable nécessite enfin de nouveaux outils dont le Mécanisme de développement propre du Protocole de Kyoto est une première réponse, certes ambiguë (Morgane Creach et Christophe Rynikiewicz – Réseau Action Climat)

Ouvrir de nouvelles perspectives. Le financement du développement ne relève pas d’aspirations philanthropiques. Comme l’explique Alexandre Seron (CNCD Belgique), il s’inscrit dans une stratégie de défense par chaque pays de ses intérêts. Le concept de bien public global ouvre des perspectives pour une redéfinition de l’aide internationale (François Lille – Biens publics à l’échelle mondiale)

 

Actualité associative

L’art d’en faire un fromage… Entretien avec Alzakhgui Gantulga (Agronomes et vétérinaires sans frontières) qui œuvre pour que la filière laitière de son pays, la Mongolie, occupe enfin la place qu’elle mérite.

Tchétchénie : une affaire européenne. La guerre en Tchétchénie n’est pas une « affaire intérieure » russe. La mort d’Anna Politkovskaïa rappelle que la mobilisation doit se poursuivre.

Laos, qualité équitable. Entretien avec le Dr Sisaliao Svengsuksa, l’un des fondateurs de l’Association de soutien au développement des sociétés paysannes du Laos.

Lac Nokoué, accès critique. La moitié de la population du Bénin ne dispose toujours pas d’eau potable. Rencontre avec Antonin Hounga de l’association Sonagnon, partenaire d’Emmaüs international sur un projet d’accès à l’eau potable.

Bophana ou la mémoire du XXe siècle. A l'heure de la mondialisation, un pays, pour continuer d’exister, ne peut ignorer ses fondements, ni résumer son expression culturelle aux vestiges du passé. Pour rester vivant, un pays doit faire vivre sa culture, la diffuser, la stimuler et la soumettre aux débats. Entretien avec le cinéaste cambodgien, Rithy Panh

 

Des populations réinventent le droit. Le droit peut aussi être un outil pour l’action. C’est ce qu’ont compris des populations qui, au Maroc comme en Inde, s’organisent pour produire un droit qui réponde véritablement à leurs problèmes. Par Céline Delacour – Juristes Solidarités

Portrait – Lai-Ha Cheung, une ouvrière presque comme les autres

 Pages culturelles
Mémoires de porc-épic
- Roman d'Alain Mabanckou (Congo Brazzaville)
Comment réveiller l’identité ?
– Entretien avec Aimée Gnali, Ministre de la Culture du Congo Brazzaville de 1997 à 2002

Prix de l'abonnement :
20 euros (4 numéros - 1 an)

Contact :
Altermondes - 14 Passage Dubail - 75010 Paris
Tél. : 01.44.72.89.72 - Fax : 01.44.72.06.84
E-mail : altermondes@crid.asso.fr

www.crid.asso.fr/publications/altermondes
Par Elsie HAAS
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Jeudi 19 avril 2007




Coût, abus et danger du dollar

Coût, abus et danger du dollar



Par Rudo de Ruijter, le 30 mars 2007


​​​​Ceux qui utilisent des dollars en dehors des USA payent continuellement une contribution aux Etats-Unis. Elle vient sous forme d'inflation, de 1,25 million de dollars par minute. C'est le résultat de l'augmentation rapide de la dette extérieure des USA. La moitié de toutes les importations des États-Unis sont simplement rajoutées à la dette extérieure et elles sont payées par l'inflation des dollars détenus par les étrangers.


​​​​De plus, ces détenteurs de dollars ne semblent pas réaliser, que le cours du dollar qu'ils voient, n'est rien de plus qu'une façade dangereuse. S'ils ne comprennent pas ce qui la maintient toujours debout, la façade peut leur tomber dessus par surprise.


​​​​En attendant, bien camouflé, le dollar est au cœur de plusieurs conflits des USA.

La demande mondiale en dollars

Jusqu'à 1971, chaque dollar US représentait une quantité fixe d'or. Les USA avaient d'énormes réserves d'or, qui couvraient la valeur entière de tous les dollars en circulation. Quand les banques étrangères avaient plus de dollars qu'elles n'en désiraient, elles pouvaient les échanger [aux USA] contre de l'or. C'est la principale raison pour laquelle le dollar avait été accepté dans le monde entier.

​​​​En 1971 la garantie du dollar par l'or a été supprimée. En fait, c'était une manœuvre d'urgence du président Nixon : la guerre du Viêt-nam ayant coûté plus que les USA pouvaient fournir, plus de dollars que ne le permettait la réserve d'or avaient été imprimés. Depuis lors, la valeur du dollar est établie par la loi d'offre et de demande sur les marchés de changes.

Au début des années 70, les USA produisaient encore assez de pétrole pour leur propre consommation. Pour protéger leurs propres entreprises pétrolières contre la concurrence étrangère, les importations pétrolières étaient limitées. En échange de la levée des limitations, les pays de l'OPEP ont promis d'accepter uniquement des dollars pour leur pétrole. Le dollar était la devise la plus utilisée dans le commerce mondial. Aussi rien de particulier ?

​​​​Depuis 1971 quiconque voulant importer du pétrole doit d'abord acheter des dollars. C'est là où la plaisanterie commence pour les USA. Quasiment tout le monde a besoin de pétrole, alors tout le monde veut des dollars.

​​​Partout dans le monde les acheteurs de pétrole cèdent leurs yens, couronnes, francs et autres devises. Ils reçoivent en retour des billets verts. Avec ces dollars ils vont acheter du pétrole dans les pays de l'OPEP. Les pays de l'OPEP dépenseront à nouveau l'argent. Bien entendu, ils peuvent le faire aux USA, mais aussi dans tous autres pays du monde. Tout le monde veut des dollars parce que tout le monde aura toujours besoin de pétrole.

​​​​Chaque pays qui achète plus qu'il ne vend verra la valeur de son argent diminuer. Si vous ne pouvez pas faire grand chose d'une devise sa demande diminue et sa valeur d'échange descend. Mais ce qui est vrai pour toutes autres devises, n'est pas vrai pour le dollar US. Tant que le monde entier aura besoin de dollars pour acheter du pétrole, il y aura toujours demande.

Les conflits camouflés

​​Pour garder permanente la demande de dollars, les ventes de pétrole doivent rester en dollars. C'est pourquoi les USA essayent de garder autant influence que possible, aussi bien sur les marchés pétroliers mondiaux IPE et NYMEX propriétés US, que sur les gens au pouvoir [dans les autres pays pétroliers]. En faisant cela les USA fixent leur fourniture pétrolière en même temps. Au delà de cela, des contrats lucratifs peuvent être obtenus à partir des pouvoirs locaux, avec lesquels un maximum de bénéfices peut être saisis de la production pétrolière.

​​​Mais quand ces gens au pouvoir ne veulent plus vendre à personne leur pétrole en dollars, les USA ont un problème. Ensuite, le président US n'expliquera pas combien les USA sont dépendants de la demande de dollars. Le conflit est toujours camouflé. Et pour faire ainsi, un thème émotif est toujours choisi. À une époque révolue c'était le danger communiste, aujourd'hui c'est le danger terroriste, des fondamentalistes et autres fantômes populaires, comme « l'ennemi a des armes de destruction massive » ou « l'ennemi tente de fabriquer des armes nucléaires. »

​​​​Peu importe le fait qu'il n'y ait, raisonnablement, pas une seule preuve. L'émotions gagne toujours. Même le fait que ces accusations peuvent se retourner et peuvent ensuite être constatées, n'est guère relevé par quelqu'un. Les USA ont des armes de destruction massive et ils les ont employées ; les USA ont des armes nucléaires et ils s'en sont servi, et ils ont même menacé le faire encore en 2000.

​​​Mais une fois encore, à ce moment les accusations sont chargées d'émotions humaines qui éteignent l'intelligence. La raison n'est pas un argument pour la paix. Le théâtre concerne seulement les accusations lancées. Et parce que, à la suite, seuls des spécialistes en armes de destruction massive ou en armes nucléaires sont invités à donner leur avis, presque personne ne se rend compte en quoi consiste exactement le conflit.

Le Venezuela

​​​Depuis de nombreuses années au Venezuela les USA tentent d'abattre le président Chavez, en prétextant que c'est un dangereux communiste. Chavez a nationalisé l'industrie pétrolière et a établi les échanges de marchandises pour exporter le pétrole vénézuélien contre les soins médicaux de Cuba, entre autres. Dans les opérations de troc il n'y a pas besoin de dollars et les USA ne profitent pas du commerce de pétrole.

L'Irak

​​​Jusqu'en 1990 les USA entretenaient des rapports commerciaux lucratifs avec Saddam Hussein. C'était un bon allié. Par exemple, en 1980 il avait essayé de libérer les otages de l'ambassade US à Téhéran.

Mais en 1989 Saddam a accusé le Koweït d'inonder le marché pétrolier et de faire chuter le prix du pétrole. L'année suivante Saddam a tenté d'annexer le Koweït. Cela a mené à un renversement immédiat de l'attitude US. Avec l'annexion Saddam aurait disposé de 20 pour cent des réserves pétrolières mondiales. Les Irakiens ont été chassés hors du Koweït par les USA, avec une alliance de 134 pays, et condamnés à l'eau et au pain par un embargo des Nations Unies qui a duré dix ans.
​​​Bien que les USA aient cherché une manière de rétablir leur influence en Irak, Saddam a basculé à l'euro le 6 novembre 2000, menant à l'invasion US. Le dollar a plongé et en juillet 2002 la situation est devenue si sérieux que le FMI a averti que le dollar pourrait s'effondrer. Quelques jours plus tard les plans pour une attaque se discutaient à Downing Street. Un mois plus tard Cheney proclamait qu'il était sûr maintenant que l'Irak avait des armes de destruction massive. Avec ce prétexte les USA ont envahi l'Irak le 19 mars 2003. Les USA ont rétabli le commerce pétrolier en dollars le 5 juin 2003.

​​​​Il y a une énorme différence entre le négoce du pétrole irakien en euros et le commerce en dollars. Cela sera expliqué ci-dessous.

L'Iran

​​​Les USA sont en conflit avec l'Iran depuis qu'ils ont été jetés hors du pays en 1979. Selon les USA, l'Iran est un dangereux pays de fondamentalistes. ​​​La position géographique de l'Iran, entre la mer Caspienne et l'Océan Indien, complique les ambitions US pour contrôler les riches réserves pétrolières et gazières du côté oriental de la mer Caspienne. Pour transporter ce pétrole et ce gaz vers les marchés mondiaux sans traverser la Russie et l'Iran, des pipelines devraient être construits à travers l'Afghanistan. Des plans ont été faits au début des années 90, mais les pipelines ne sont toujours pas là.

​​​​Dans l'intervalle, les USA tentent de contrecarrer tous les projets concurrents des autres pays.

​​​Bien entendu, cela a mené à de multiples conflits d'intérêt avec l'Iran. George W. Bush prétextera la présence d'Oussama Ben Laden pour commencer une guerre contre l'Afghanistan.

​​​​En 1999, l'Iran a en plus publiquement déclaré vouloir accepter l'euro pour son pétrole. L'Iran vend 30 pour cent de sa production pétrolière à l'Europe, le reste principalement à l'Inde, à la Chine, et pas une goutte aux USA, en raison d'un embargo mis sur pieds par les USA eux-mêmes. Malgré la légende menaçante de Bush, parlant des pays de son fameux « axe du mal », l'Iran a commencé à vendre son pétrole en euros à partir du printemps 2003.

​​​Après ça, l'Iran a voulu établir sa propre bourse pétrolière, indépendante de l'IPE et du NYMEX. Elle commencerait le 20 mars 2006. Étant donné la très fragile santé du dollar à ce moment-là, un succès de cette bourse aurait pu mener à une catastrophe pour le dollar et aussi pour eux, les USA. C'est pourquoi les dissensions étaient très tendues en début 2006.

​​​​Finalement, l'ouverture de la bourse pétrolière a été remise à plus tard. C'est après que Poutine a établi aussi rapidement que possible une bourse pétrolière en Russie, qui a privé d'intérêt la bourse pétrolière iranienne.

Les USA accusent l'Iran de vouloir faire des armes nucléaires. Puisque les USA n'ont pas assez d'influence pour repasser le commerce pétrolier en dollars, ils espèrent probablement que les sites nucléaires iraniens seront bombardés une fois de plus ainsi l'Iran devrait consommer son pétrole au lieu de le vendre en euros.

​​​De plus, un plan magistral a été conçu pour prendre possession du marché mondial du combustible nucléaire, de concert avec quelques autres pays en utilisant l'Iran comme prétexte et cas type. Avec ce plan la demande de dollars serait sécurisée pour longtemps, même après l'âge du pétrole.
 
La Russie

Depuis le 8 juin 2006 la Russie est aussi revenu au dollar. En vendant les excédents de dollars aux banques centrales, Poutine a fait attention qu'il n'y ait aucune influence sur le cours du dollar. Cependant, la base pour la demande mondiale du dollar a beaucoup diminué. Les USA ont besoin de la Russie pour que leurs plans de prise de possession du marché mondial du combustible nucléaire, ainsi une vengeance des USA est peu probable.

L'économie du dollar

L'économie du dollar n'est pas limitée aux USA. Les réserves pétrolières échangées en dollars en dépendent aussi. En plus, les entreprises, banques et investissements, partout dans le monde, en dépendent quand ils sont payés en dollars. Ce sont comme de petites îles de l'économie du dollar. Les bénéfices et les dividendes refluent vers les propriétaires. La valeur des investissements est influencée par le taux du dollar. Les vendeurs pétroliers, recevant leur produit en dollars, sont des acteurs de l'économie du dollar et ils se comportent d'habitude en représentants parfaits des intérêts US. Ils considèrent que c'est dans leur propre intérêt.

Euro contre le dollar

​​​Depuis janvier 1993 l'euro est coté. En juillet 2005 le taux était identique à ce qu'il valait à son introduction : 1,22 dollar. La nouvelle devise a vraiment éprouvé quelques fluctuations pendant sa courte vie. Depuis fin 1998 l'euro a glissé au loin, jusqu'aux moment où Saddam Hussein a basculé à l'euro en novembre 2000. Bien que les USA aient repassé le commerce pétrolier en dollars en juin 2003, l'euro a continué sa montée. Depuis le printemps 2003, l'Iran a commencé à vendre le pétrole en euros.

L'euro est devenu une petite devise mondiale. Entre juillet 2004 et juillet 2005 la part du dollar dans le commerce mondial est descendu de 70 à 64 pour cent. Un peu moins de la moitié de ces 64 pour cent est lié au commerce extérieur US. Si l'euro veut devenir aussi puissant que le dollar, il a encore beaucoup de chemin à faire.

​​​En principe, l'euro contient les mêmes risques que le dollar. Aussi longtemps qu'il y aura un moteur pour une demande permanente d'euros comme, par exemple, les ventes pétrolières en euros, la zone euro pourra faire des dettes et les laisser filer indéfiniment.

Pour éviter de telles dettes, la zone euro devrait exporter l'équivalent de tous les euros requis en dehors de ses frontières et garder la même somme en devises étrangères dans sa banque centrale. Pourquoi le devrait-elle ? La ruse du crédit a très bien marché pour les USA pendant plus de 30 ans !

​​Si les pays producteurs de pétrole vendaient le pétrole dans deux ou trois devises différentes, comme cela a été considéré dans le passé, cela signifierait simplement qu'à ce moment là les trois pays impliqués pourraient faire la même supercherie que les USA. En fin de compte ils multiplieraient le problème par trois.

​​​​La seule solution à ce problème serait que les pays vendeurs de pétrole acceptent toutes les devises sur le marché. Téhéran a déjà pris en compte l'acceptation de plus d'une devise et pas uniquement de l'euro. Pas à pas.


Par Rudo de Ruijter
Chercheur indépendant
Pays Bas, mars 2007 L'auteur peut être contacté sur www.courtfool.info







​​​​





​​​​





​​​



​​​​



​​​​

​​​​

​​​​


​​​​





​​​​


​​​​



​​​​


​​​​


http://english.pravda.ru/world/americas/30-03-2007/88836-dollar-0

Traduction de Pétrus Lombard pour Alter Info


Par Elsie HAAS
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Vendredi 4 mai 2007


 La Banque mondiale et le FMI doivent changer de stratégie en Afrique, selon le BIT
 
Le directeur du Bureau international du travail (BIT), Juan Somavia, a estimé jeudi que la Banque Mondiale (BM) et le fonds monétaire internantional (FMI) devaient changer de stratégie en Afrique et se concentrer davantage sur la création d'emplois.

"Le besoin pour les institutions de Bretton Woods de changer de direction et clair", a estimé M. Somavia lors de la 11e réunion Afrique du BIT, qui s'achève vendredi à Addis Abeba.

"Nous devons être sûrs que les conseils que nous donnons aux pays soient clairement en faveur de la création d'emplois", a-t-il ajouté, soulignant que ce changement de cap concerne également les politiques de coopération bilatérale.

"La coopération doit se concentrer sur des politiques qui aident l'Afrique à avoir un schéma de croissance favorable à l'emploi, malheureusement, celle qu'on a aujourd'hui est une méthodologie fondée sur les questions financières et monétaires et trop peu sur son impact sur la création d'emploi", a-t-il commenté.

 (voir l'article sur la rencontre organisée par la BRH/banque nationale haïtienne et le FMI dans lequel il est justement et précisément dit que l'agenda de cette réunion concerne les questions financières )

"Aujourd'hui, c'est la croissance en Afrique mais les gens veulent un emploi. C'est le problème central", selon lui. (AFP)
 

Par Elsie HAAS
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mercredi 9 mai 2007


Paul Wolfowitz, président de la Banque mondiale, secoué par un scandale. Hugo Chavez, président du Venezuela, annonce son intention de retirer son pays du FMI et de la Banque mondiale. L’ère de la toute-puissance des institutions de Bretton Woods est-elle finie? Serait-ce un bien pour les pays pauvres?

La suite de l'article sur Agoravox ( y lire les commentaires des lecteurs qui enrichissent  la discussion amenée par l’auteur)
 
www.agoravox.fr/article.php3
Par Elsie HAAS
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Lundi 10 septembre 2007

Le groupe de médias britannique cède trois stations à Communicorp, de Denis O'Brien, qui occupe le secteur du multimédia européen, pour 200 millions d'euros.

Le fondateur de Communicorp, Denis O'Brien (Sipa)

Le fondateur de Communicorp, Denis O'Brien (Sipa)

Le groupe britannique de médias Emap (East Midlands Allied Press), spécialisé dans la presse magazine, a annoncé lundi 16 juillet avoir conclu la vente de ses stations de radio irlandaises à Communicorp, pour environ 200 millions d'euros en numéraire.
Il précise que la cession est soumise à des autorisations réglementaires qui devraient être données dans le courant du second semestre de son exercice fiscal.

Communicorp déjà placé dans le multimédia européen


Communicorp, un groupe fondé en 1989 par l'homme d'affaires irlandais Denis O'Brien, précise dans un communiqué distinct racheter trois stations de radio en Irlande (Highland Radio, FM 104 et Today FM).
Communicorp possède des radios, des portails internet et des sociétés de services dans huit pays européens. O'Brien détient parallèlement une participation dans l'éditeur de presse Independent News & Media.
Emap France, la filiale française du groupe britannique, édite notamment le très populaire magazine people Closer mais aussi Télé Star, Télé Poche, Auto Plus, Modes et Travaux, ou encore FHM. (avec Reuters)
Par Elsie HAAS
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mardi 18 septembre 2007

Déjà 1300 milliards de perdu, certaines banques pourraient y rester

 
 
 Déjà 1300 milliards de perdu, certaines banques pourraient y rester
 
Lors de la rencontre internationale d'Ambrosetti à Cernobbio en Italie, des économistes et des banquiers du monde entier ont débattu du degré de désintégration qu'a atteint le système financier international, et des banques qui annonceront leur faillite en premier. C'est ce que rapporte le quotidien italien le Corriere della Sera du 8 septembre.

D'après Kenneth Rogoff, ancien chef économiste du FMI, 1300 milliards de dollars se sont déjà évaporés. Il a dit qu'au moins une des plus grandes banques allait y rester, avant de rajouter que l'agence de notation Moody's pourrait aussi faire faillite : « Ils font 45 % de leurs profits avec les notations des actifs à risques ». Cependant personne ne sait vraiment où se situent les plus grosses pertes : « Même les banques ne le savent pas », a dit Alessandro Mitrovich, de la Royal Bank of Scotland. « Même si nous nous réunissions tous, nous ne pourrions avoir un aperçu de la situation. »

Lundi 10 Septembre 2007
Solidarité et Progrès

POUR PLUS D'INFORMATIONS SUR LE KRACH FINANCIER :
www.alterinfo.nethttp://www.alterinfo.net

Par Elsie HAAS
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mercredi 19 septembre 2007

copy_of_confessions_hitman_lo_resweb.jpg par Andreas Mylaeus, Munich

Dans cette autobiographie captivante (Confessions d’un assassin financier, alTERRE, 2005), John Perkins raconte comment, ancien serviteur empressé de l’«empire global», il est devenu un défenseur des droits de l’homme et des peuples opprimés.

Recruté en tant qu’agent infiltré en 1971, à l’âge de 26 ans, par la National Security Agency (NSA) américaine et salarié par la société-conseil internationale Chas. T. Main, il a voyagé de par le monde: Indonésie, Panama, Equateur, Colombie, Arabie saoudite, Iran et autres pays d’importance stratégique. Sa mission était de mettre en œuvre des mesures politiques à l’aide d’études de faisabilité et de projections de croissance économique en apparence scientifiquement fondées mais manipulées, cela afin de promouvoir les intérêts de ce qu’il appelle la «corporatocratie» (coalition de gouvernements, de banques et d’entreprises) américaine et internationale, sous prétexte de lutte contre la pauvreté. Mesures politiques qui ont monté beaucoup de peuples contre les Etats-Unis et ont, entre autres, finalement abouti aux événements du 11 septembre 2001.

Le récit de Perkins nous montre jusqu’où lui et ses collègues – qui se nomment eux-mêmes des «assassins financiers» (economic hit men) – étaient prêts à aller. Il explique par exemple comment il a contribué à réaliser des plans secrets qui ont amené des pays du tiers-monde fortement endettés à se soumettre aux intérêts militaires, politiques et économiques de «l’empire global» ou fait revenir des milliards de pétrodollars d’Arabie Saoudite dans l’économie des Etats-Unis. Il met au jour les mécanismes du contrôle impérial cachés derrière plusieurs événements dramatiques de l’histoire récente comme la chute du shah d’Iran, la mort du président de l’Equateur Jaime Roldos, le 24 mai 1981, et du président du Panama Omar Torrijos, le 31 juillet 1981, les invasions, par les Etats-Unis, du Panama le 20 décembre 1989 et de l’Irak durant les premiers mois de 1991.

Formation des «assassins financiers»

«Les «assassins financiers» sont des professionnels grassement payés qui escroquent des billions de dollars à divers pays du globe. Ils dirigent l’argent de la Banque mondiale, de l’Agence américaine du développement international et d’autres organisations «humanitaires» vers les coffres de grandes compagnies et vers les poches de quelques familles richissimes qui contrôlent les ressources naturelles de la planète. Leurs armes principales sont les rapports financiers frauduleux, les élections truquées, les pots-de-vin, l’extorsion, le sexe et le meurtre. Ils jouent un jeu vieux comme le monde mais qui a atteint des proportions terrifiantes en cette époque de mondialisation.»

En 1971, alors qu’il avait 26 ans et après son recrutement par la NSA, Perkins est devenu, sous la houlette d’une formatrice, un assassin financier. Ses missions étaient, entre autres, les suivantes:

«Premièrement il devait justifier d’énormes prêts internationaux dont l’argent [provenant des pays en voie de développement qui recevaient des prêts] serait redirigé vers MAIN et d’autres compagnies américaines (comme Bechtel, Halliburton, Stone & Webster et Brown & Root) par le biais de grands projets de construction et d’ingénierie. Deuxièmement, il devait mener à la banqueroute les Etats qui recevaient ces prêts (après qu’ils avaient payé MAIN et les autres entreprises américaines, évidemment) de sorte qu’ils seraient à jamais redevables à leurs créanciers et constitueraient donc des cibles faciles quand on aurait besoin d’obtenir leurs faveurs sous la forme de bases militaires, de votes aux Nations unies ou de l’accès au pétrole et à d’autres ressources naturelles.»

Exemple de l’Equateur

Depuis que les assassins financiers ont introduit en Equateur les «bienfaits» de l’économie moderne, des banques et de l’ingénierie, le pays se porte beaucoup plus mal. Depuis 1970, donc durant la période dite par euphémisme celle du boom pétrolier, le niveau de pauvreté officiel est passé de 50% à 70%, le sous-emploi, c’est-à-dire le chômage, de 15% à 70% et la dette publique de 240 millions à 16 milliards de dollars. En même temps, la part des ressources nationales allouée aux plus pauvres est passée de 20% à 6%. Et l’Equateur n’est pas une exception. Presque tous les pays que les assassins financiers ont placés sous la «protection» de l’empire global ont connu un sort analogue. La dette du tiers-monde est maintenant de deux billions et demi de dollars et sa gestion, en 2004, coûte environ 375 milliards par an, soit plus que les dépenses totales du tiers-monde en matière de santé et d’éducation, et vingt fois plus que ce que les pays en voie de développement reçoivent au titre de l’aide au développement.

La subtilité des moyens utilisés pour créer cet empire moderne aurait fait rougir de honte les centurions romains, les conquistadors espagnols et les puissances coloniales européennes des XVIIIe et XIXe siècles. Les assassins financiers sont rusés, ils ont su tirer les leçons de l’histoire. Aujourd’hui, on ne porte plus ni armure ni costume distinctif. Dans des pays comme l’Equateur, le Nigeria ou l’Indonésie, ils sont vêtus comme les enseignants ou les boutiquiers. A Washington et à Paris, ils se confondent avec les bureaucrates et les banquiers. Ils ont l’air modeste et normaux. Ils visitent les sites des projets et se promènent dans les villages appauvris. Ils professent l’altruisme et parlent aux journaux locaux de leurs merveilleuses réalisations humanitaires. Ils arrosent de leurs bilans et de leurs projections financières les commissions gouvernementales et donnent des cours sur les miracles de la macroéconomie à la Harvard Business School. Ils avancent à découvert et on les accepte tels qu’ils sont. C’est ainsi que le système fonctionne. Ils commettent rarement des actes illégaux, car le système lui-même repose sur le subterfuge et est légal par définition.

Les étapes de l’escalade

Cependant – et c’est là une restriction importante – s’ils échouent, des individus plus sinistres encore entrent en scène, ceux que les assassins financiers appellent les «chacals», qui sont les héritiers directs des empires de jadis. Ils sont toujours présents, tapis dans l’ombre. Quand ils sortent, des chefs d’Etat sont renversés ou meurent dans des «accidents». Et si par hasard les chacals échouent, comme en Afghanistan ou en Irak, les vieux modèles ressurgissent: de jeunes Américains sont envoyés au combat, pour tuer et pour mourir.

Depuis la fin des années 60, l’exploitation pétrolière du bassin équatorien a conduit au bradage des ressources nationales. Le petit cercle de familles qui dirigeaient l’Equateur était tombé dans le piège des banques internationales. Ces familles ont fait contracter à leur pays d’énormes dettes suite aux promesses de futurs revenus pétroliers.

Jaime Roldos, avocat et professeur d’université d’environ 30 ans fut élu président de l’Equateur en 1979 parce qu’il croyait au droit des pauvres et à la responsabilité des politiciens quant à l’exploitation des ressources. Il n’était pas communiste mais défendait le droit de son pays à décider de son destin. Il n’était lié ni à la Russie ni à la Chine et il n’était pas – comme Allende – membre de l’internationale socialiste. Il était nationaliste mais pas anti-américain. Il n’était tout simplement pas corrompu.

Au début de 1981, le gouvernement Roldos présenta au Congrès équatorien sa nouvelle loi sur les hydrocarbures. Si celle-ci était appliquée, elle réformerait les relations de l’Equateur avec les compagnies pétrolières. Selon certains critères, elle était considérée comme révolutionnaire. Son influence s’étendrait bien au-delà de l’Equateur, à une grande partie de l’Amérique latine et ailleurs dans le monde.

Quelques semaines après avoir présenté son projet de loi au Congrès, Roldos mourut dans un accident d’hélicoptère le 24 mai 1981. Pour Perkins, il ne fait aucun doute que la mort de Roldos n’était pas un accident. Elle présentait tous les signes d’un assassinat orchestré par la CIA et il était évident que l’on voulait ainsi transmettre au monde le message selon lequel l’empire global ne tolérait pas des exemples que pourraient suivre d’autres pays aimant la liberté.

L’exemple de Panama

Panama est un autre exemple de cette politique. Bien que l’importance du canal, à cause des dimensions des bateaux modernes, eût diminué et que Panama ne possédât pas de richesses minières, l’empire global ne pouvait pas tolérer que ce pays de deux millions d’habitants prenne en main son propre destin. Le président Omar Torrijos fut assassiné parce qu’il voulait diminuer l’influence de la corporatocratie et devenir ainsi un exemple pour d’autres pays comme l’Equateur et le Venezuela. Le processus démocratique initié par Roldos, Torrijos et d’autres donnait trop de pouvoir aux peuples concernés face à l’empire global. C’est pourquoi deux présidents sont morts et ce qu’ils avaient commencé a été anéanti.

Pendant trois décennies, des milliers d’hommes et de femmes ont contribué à créer la situation précaire dans laquelle se trouve l’Equateur au début du troisième millénaire. Certains avaient, tout comme Perkins, agi sciemment, mais la plupart avaient simplement mis en œuvre ce qu’on leur avait appris dans les écoles de commerce, d’ingénierie et de droit ou avaient suivi l’exemple de gens comme Perkins, qui faisaient la démonstration du système par leur propre cupidité et par les récompenses ou punitions destinées à le perpétuer. Les récompenses consistaient en rémunérations, primes, pensions et polices d’assurance; les menaces résidaient dans la pression exercée par les groupes sociaux sur les individus et dans les inquiétudes quant à l’avenir de leurs enfants, notamment à leur éducation.

Fragilité du système monétaire
soutenu par le dollar

En dernière analyse, selon Perkins, l’empire global dépend largement du fait que le dollar est la principale monnaie internationale. Ainsi les Etats-Unis prêtent de l’argent à des pays comme l’Equateur tout en sachant très bien que ces derniers ne pourront jamais le rembourser. En fait, ils ne veulent pas qu’ils paient leurs dettes, puisque c’est ce non-paiement qui leur procure une influence sur ces pays. Dans des conditions normales, les Etats-Unis risqueraient de finir par épuiser leurs propres fonds, car aucun créancier ne peut se permettre d’avoir trop de débiteurs qui ne le remboursent pas. Mais nous ne sommes pas dans des conditions normales. Les Etats-Unis émettent des billets qui ne sont pas couverts par de l’or. En fait, cette monnaie n’est couverte que par la confiance internationale dans l’économie américaine et dans la capacité des Etats-Unis à gérer les forces et les ressources de l’empire global – si nécessaire, par la force – de façon à ce qu’elles servent leurs intérêts.

Tant que le monde acceptera le dollar comme monnaie internationale, l’énorme dette publique des Etats-Unis ne posera aucun problème sérieux à la corporatocratie. Toutefois si jamais une autre monnaie venait remplacer le dollar et que certains créanciers des Etats-Unis (le Japon ou la Chine, par exemple) décidaient de réclamer leur dû, la situation changerait dramatiquement. Les Etats-Unis se trouveraient soudain dans une situation très précaire.

Perkins pense que la véritable histoire de l’empire global a d’une manière générale quelque chose à voir avec nous-mêmes. Et cela explique évidemment pourquoi nous avons autant de peine à aborder l’histoire véritable. Nous préférons croire au mythe selon lequel la société humaine, après des milliers d’années d’évolution, a finalement créé un système économique idéal plutôt que de reconnaître qu’il s’agit d’une idée fausse érigée en parole d’évangile. Nous nous sommes mis en tête que toute croissance économique bénéficiait à l’humanité et que plus cette croissance était importante, plus les bénéfices en étaient répandus. Et pour finir, nous nous sommes persuadés que le corollaire de cette idée était valable et moralement juste, c’est-à-dire que les gens qui excellent à stimuler la croissance économique doivent être félicités et récompensés, alors que ceux qui sont nés en marge de l’opulence sont disponibles pour être exploités.

Non aux théories du complot

Il serait commode de rejeter la faute sur un complot, mais nous ne le pouvons pas. L’empire global dépend de l’efficacité des grandes banques, des grands groupes et des gouvernements – de la corporatocratie – mais il n’y a pas de conspiration. La corporatocratie, c’est nous-mêmes qui en permettons l’existence et c’est pourquoi la plupart d’entre nous avons du mal à nous y opposer. Nous préférons imaginer des conspirateurs tapis dans l’ombre parce que nous travaillons presque tous pour l’une de ces banques, de ces sociétés ou l’un de ces gouvernements ou en dépendons pour les biens et services qu’ils produisent et commercialisent. Comment mordre la main qui nous nourrit?

Perkins compare la situation actuelle à celle des colons américains qui, contre la théorie du mercantilisme, se sont décidés pour l’indépendance et se sont opposés à l’Empire britannique. On les avait pourtant convaincus qu’il valait mieux pour tout le monde que l’ensemble des ressources soient acheminées vers le roi d’Angleterre. Ils ont finalement compris que ce système ne faisait qu’enrichir les riches au détriment des pauvres. Pour une humanité qui va sur la Lune, qui a démantelé le système soviétique, qui vend des produits tels que Nike, McDonald’s ou Coca-Cola aux pauvres du monde entier comme autant de symboles du progrès et qui est capable de créer dans le monde entier des infrastructures pour ces entreprises, il ne devrait pas être difficile de résoudre les problèmes qui se présentent. Ce ne sont pas les réseaux internationaux de communication et de distribution qui manquent. Ce qu’il nous faut, c’est une révolution de l’éducation qui nous amène, nous et nos enfants, à penser de manière indépendante, à mettre en question les explications toutes faites et à oser sortir des chemins battus de la pensée et de l’action pour nous mettre ensemble et créer des alternatives au système actuel.

(Horizons et débats, numéro 37, juin 2006)

Par Elsie HAAS
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mercredi 19 septembre 2007

 

La Banque du Sud entravée par les intérêts financiers
Les ministres des Finances des sept pays sud-américains engagés à fonder la Banque du Sud devaient se réunir à Rio de Janeiro le 23 août, mais la réunion a été reportée sine die, selon des sources du ministère brésilien des Finances citées par l’AFP. C’est la deuxième fois cette année que la Banque régionale, qui devait être lancée au mois de juin 2007 comme pierre angulaire d’une « nouvelle architecture financière » pour la région, se heurte à des obstacles majeurs.

La plupart des médias ignorent la vraie bagarre sur cette question, en attribuant l’obstruction du Brésil à son désir de faire de la Banque un simple instrument de ses propres projets d’infrastructure, ou encore de gagner des avantages commerciaux. « Ce n’est pas comme cela que je le vois, a dit Lyndon LaRouche le 30 août. Il y a de puissants intérêts financiers internationaux qui influent sur la politique brésilienne (...) Ce sont eux, et ce n’est pas nouveau, qui mettent les bâtons dans les roues. Ce sont des banques britanniques, avec leurs alliés espagnols comme Santander et BBVA, qui agissent pour le compte de l’Empire britannique. »

Certains dans le gouvernement brésilien, a fait remarquer LaRouche, « veulent que la Banque avance », mais ils ont en face d’eux le contrôle politique exercé par les banquiers internationaux. Le problème, dit-il, « ce sont les intérêts des banques proches des Anglais, comme les pirates dans les Iles Caïman ».

Prenons le cas de l’ancien directeur des relations humaines de la Banco de Santander au Brésil, Miguel Jorge, qui a été nommé ministre du Développement, de l’Industrie et du Commerce extérieur en mars dernier. Si Santander et la Royal Bank of Scotland réussissent à acquérir la banque néerlandaise ABN Amro, Santander en profitera largement. En effet, la troisième banque privée du Brésil, Banco Real appartient à ABN Amro.


Mercredi 05 Septembre 2007
Solidarité et Progrès

 

Par Elsie HAAS
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Vendredi 28 septembre 2007

J'en profite pour vous signaler l'adresse de ce site particulièrement intéressant dans le domaine de l'économie, un sujet à ne pas négliger ces temps-ci. Vous n'êtes pas sans savoir que la crise du dollar est un des indicatifs d'une crise grave de l'économie occidentale. Une affaire à suivre de près chez : www.alterinfo.net

La vague des agrocombustibles continue d'avancer, non parce qu'elle est bonne pour l'environnement ou apporte quelque solution au changement climatique global - de fait elle ne va que le faire empirer- mais parce que les industries les plus puissantes de la planète y voient une source de profits juteux et en plus elles obtiennent que beaucoup de gouvernements les appuient avec des lois et des subventions. Les principales intéressées sont les entreprises automobiles (qui espèrent qu'avec le nouveau combustible les gens vont être obligés de changer de voiture), pétrolières (qui contrôlent le système de distribution de combustibles), celles qui contrôlent le commerce mondial de grains (elles gagneront beaucoup à l'augmentation de la demande d'agrocombustibles, ainsi qu'avec la hausse des prix des aliments qui devront concurrencer ceux-ci) et les transnationales productrices de PGM (plantes génétiquement modifiées/manipulées, pour reprendre le terme proposé par Jacques Testart, qui le juge plus exact que celui d'OGM, NdR).

Les autres secteurs qui feront des affaires avec les combustibles agroindustriels sont les grandes transnationales forestières et de cellulose (Stora Enso, Aracruz, Arauco, Botnia, Ence, etc.) qui aujourd'hui produisent pour l'industrie du papier, mais qui avec un minimum de changements technologiques, peuvent se transformer en usines de traitement d'éthanol. De même les fabricants industriels d'aliments pour poulets et bétail, comme Tyson Foods, ont passé des alliances avec les pétrolières (dans le cas de Tyson, avec Conoco-Phillips) pour la fabrication de biodiesel à partir de graisse animale.


AUTEUR: Silvia Ribeiro

Traduit par Gérard Jugant, révisé par Fausto Giudice


 
Total control: Big Business, agrocombustibles et PGM
 

Pourquoi l’intérêt des transnationales de PGM ? D’abord, parce que ce sont pratiquement les mêmes qui contrôlent la majorité de la vente de toutes les semences commerciales. Actuellement, toutes les semences génétiquement modifiées qui se plantent commercialement dans le monde sont contrôlées par Monsanto (à presque 90%), Syngenta, Dupont, Bayer, Dow et BASF. En même temps, les trois premières, à savoir Monsanto, Syngenta et Dupont, représentent 44% de la vente de semences brevetées dans le monde. Si elles parviennent à consolider de nouvelles niches de vente qui "nécessitent" ses semences brevetées, elles augmenteront leurs profits et leur contrôle sur les semences-clé de toute la chaîne alimentaire humaine et animale – en débarquant dans un autre secteur clef : les combustibles.

Toutes les transnationales qui contrôlent les PGM ont fait des investissements en recherche et développement sur les combustibles agro-industriels. La majorité sur des cultures transgéniques avec un contenu principalement oléagineux, mais aussi sur des enzymes et bactéries transgéniques, qui seraient incorporés aux cultures ou aux arbres, pour accélérer le traitement post-récolte.

Ces transnationales gagnent déjà beaucoup avec l’expansion des agrocombustibles, par exemple avec l’augmentation dévastatrice de la zone de soja génétiquement modifié dans le Cône Sud et dans tout le Brésil, et avec l’augmentation du maïs transgénique aux USA. Sous le couvert des agrocombustibles ou dans certains cas en combinant fourrage et combustibles, elles espèrent introduire sur le marché de nouvelles semences manipulées génétiquement. Des semences qui, bien sûr, ne pourront pas obtenir l’approbation des agences régulatrices si elles sont pour l’alimentation humaine, introduisant ainsi de nouveaux risques avec la contamination de cultures et de grains utilisés pour la consommation humaine.

Mais surtout, cette poignée de transnationales qui dominent le marché global des semences, vise à s’emparer de plus de portions du marché déjà existant, en même temps que s’étendre chez les petits agriculteurs qui actuellement utilisent peu ou pas de semences commerciales, mais qui avec l’appât de contrats pour semer des agrocombustibles, commenceraient à le faire.


Renessen (Monsanto + Cargil) propose une variété de « soja à haute valeur » baptisé Mavera qui, dit la publicité destinée aux agriculteurs argentins, « produit plus de dollars à l’hectare »…

Tout cela donne lieu à de nouvelles et puissantes alliances d’entreprises. Par exemple, Monsanto et Dow viennent de signer un accord pour créer des semences transgéniques de maïs qui combineraient dans la même plante la résistance à huit herbicides et en plus seraient insecticides. Cela reflète en partie leur reconnaissance que les semences transgéniques génèrent la résistance aux herbicides et que par conséquent il faut en utiliser toujours plus. Et s’ils ne sont pas pour l’alimentation humaine, on pourra faire des herbicides plus toxiques et en plus grande quantité. Monsanto s’est aussi allié avec BASF, avec un investissement de 1.500 millions de dollars, pour créer de nouvelles variétés génétiquement modifiées de maïs, de soja, de coton et de colza. Avec Cargill, il a créé l’entreprise Renessen, destinée au maïs et au soja transgénique pour les agrocombustibles et le fourrage. Pour Monsanto cela signifie en outre, avancer dans son monopole, en cherchant à écarter ses concurrents les plus proches, Syngenta et DuPont, du marché des agrocombustibles.

Troy Hobbs, manager de la Bunge/Dupont Biotech Alliance (à g.) et Jason Klootwyk, Bunge, son adjoint commercial (à dr.) posant devant le logo du produit lancé par les deux entreprises : Treus, une huile combustible de soja auparavant commercialisée sous le nom de Nutrium.

De son côté DuPont a créé avec Bunge (un des plus grands céréaliers du monde) la compagnie Treus destinée à des hybrides de maïs et de soja pour agrocombustibles et a aussi passé une alliance avec British Petroleum (BP) pour produire de l’éthanol de blé et du biobutanol. Syngenta a signé un accord de collaboration de 10 ans avec Diversa Corporation (biopirate de micro-organismes du monde entier) pour développer des enzymes transgéniques pour produire de l’éthanol, ou être incorporées directement dans les semences ou dans le traitement. Syngenta travaille avec des producteurs de canne à sucre au Brésil dans ce sens, et est le premier des géants du transgénique qui a sollicité l’approbation des USA pour un maïs avec une enzyme spécialement conçue pour les agrocombustibles.

Le pas suivant dans cette escalade qui met en danger les biens communs de l’humanité et de la planète, à des fins de gains privés, est la biologie synthétique, qui entend créer des êtres vivants construits à partir de rien. Par exemple, Synthetics Genomics, la compagnie qu’a créé le controversé généticien Craig Venter, travaille à la création d’organismes vivants totalement artificiels pour produire de l’énergie.

À côté des plans de transnationales et de scientifiques au service du gain sans scrupules, croit aussi la conscience et la résistance à l’échelle globale. Pour tout ce qui est en jeu c’est, sans doute, une dure bataille.


L’entreprise suisse Syngenta produit notamment un herbicide non-sélectif hautement toxique, le paraquat, commercialisé dans plus 100 pays sous le nom de Gramoxone®. Il est employé copieusement non seulement dans les grandes plantations de bananes, de cacao, de café, de coton, d'huile de palme, d'ananas, de caoutchouc et de sucre de canne, mais aussi dans les champs des petits paysans. Les travailleurs et paysans qui sont en contact régulier avec le paraquat font face à de graves problèmes de santé. La haute toxicité du paraquat, contre lequel il n’existe aucun antidote, cause régulièrement des décès. La Déclaration de Berne a lancé en octobre 2006 une campagne «Halte au paraquat!». Lire ici


Source : La Jornada

Article original publié le 15 septembre 2007

Sur l’auteur:www.tlaxcala.esp.asp

Illustrations et légendes de Tlaxcala

Gérard Jugant et Fausto Giudice sont membres de Tlaxcala, le réseau de traducteurs pour la diversité linguistique. Cette traduction est libre de reproduction, à condition d'en respecter l’intégrité et d’en mentionner l’auteur, le traducteur, le réviseur et la source.

URL de cet article sur Tlaxcala :
http://www.tlaxcala.es/pp.asp?reference=3740&lg=fr


Par Elsie HAAS
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander

Communication

undefined

Vient de sortir ...
Un document inédit sur la mémoire haïtienne
Les textes de Roland Paret et Frantz Voltaire
 sont accompagnés de photos de l'époque.
Prix: 10 euros
En vente au restaurant  haïtien:
Le Rond Point des Artistes/Tel 01 48 09 88 40

Recommander

W3C

  • Flux RSS des articles