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Vient de sortir ...
Un document inédit sur la mémoire haïtienne
Les textes de Roland Paret et Frantz Voltaire
 sont accompagnés de photos de l'époque.
Prix: 10 euros
En vente au restaurant  haïtien:
Le Rond Point des Artistes/Tel 01 48 09 88 40

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Samedi 19 mai 2012 6 19 /05 /Mai /2012 01:07


 En   France le nouveau gouvernement socialiste

décide de baisser de  30% le  salaire des  ministres.


 Quel est le salaire d’un ministre en Haïti ?

 

Celui du Président ?

 

Lamothe  va-t-il cumuler 2 salaires,

celui de PM  et celui  de ministre des  Affaires étrangères ?


Ce n'est pas tout de jouer à la transparence 

 en faisant du bling,bling/lago

avec  diffusion à la télé d’un conseil de ministres pour une population

dont la majorité n'a même pas accès à l'électricité;

il faudrait encore

apprendre à  présenter  des comptes  à la nation.

 

Voyons si la nouvelle équipe gouvernementale  va se diriger dans ce sens.

 

Pour savoir le montant de la  rémunération du président, des ministres, députés et maires français, c’est  ici :

            Le salaire des élus et hommes politiques

http://www.journaldunet.com/economie/magazine/le-salaire-des-politiques-et-des-elus/

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Lundi 9 avril 2012 1 09 /04 /Avr /2012 10:56

Les pays du bloc des BRICS regroupant le Brésil, la Russie, l’Inde, la Chine et l’Afrique du Sud, ne devraient plus utiliser le dollar américain dans leurs échanges bilatéraux.
C’est ce qui a été décidé au terme 4e sommet des dirigeants de ces cinq pays, jeudi dernier dans la capitale indienne. Un document intitulé Déclaration de Delhi a été adopté par les BRICS dont les banques centrales ont signé, rapporte l’agence de presse Xinhua, « un accord-cadre sur les facilités de crédit entre les monnaies des cinq pays et une convention multilatérale de confirmation des facilités de crédit au sein des BRICS ».

Selon la même source, les deux accords consacrent le principe d’une coopération bilatérale dans un cadre multilatéral, afin de promouvoir les activités liées au commerce, aux services et aux investissements dans les monnaies nationales des cinq pays membres à l’intérieur de leurs frontières. Les BRICS peuvent ainsi utiliser leur propre monnaie dans le cadre des échanges commerciaux, des investissements bilatéraux et des activités de financement, ce qui pourrait, à terme, leur permettre de réduire leur dépendance par rapport au dollar américain, d’éviter les risques liés à la fluctuation des devises internationales et de réduire leurs frais commerciaux.

 
Dans la Déclaration de Delhi adoptée par ce sommet, les cinq pays membres ont exprimé, en outre, leur volonté d’étudier la faisabilité d’une banque de développement qui viserait à mettre les ressources des cinq pays en commun afin d’apporter un soutien financier aux projets d’infrastructure et de développement durable des BRICS, ainsi qu’à d’autres pays émergents ou en développement. Les experts estiment que l’approfondissement de la coopération financière entre les BRICS contribuera à la construction d’un système globalement plus équilibré pour ce qui est du commerce mondial, des devises et des prix des produits, exerçant ainsi une influence profonde sur l’économie mondiale.

 
Les pays du BRICS, qui connaissent une forte croissance économique, représentent près de 20% du total mondial du produit intérieur brut, plus de 15% de son volume des échanges et environ 75% des devises étrangères. Leur contribution à la croissance économique mondiale dépasse maintenant les 50%. Le bloc était au départ un concept commercial visant à offrir aux entreprises multinationales d’importants indices économiques pour profiter des chances commerciales dans les marchés émergents. Depuis, il évolué en un mécanisme de consultations multilatérales et de coopération entre les économies émergentes, avec la montée des pays en développement et avec la coopération Sud-Sud en plein essor au cours de la dernière décennie.


Quant à la décision d’abandonner le dollar, les experts estiment que cela devrait provoquer « un véritable basculement du monde ». Si à moyen terme, aucune monnaie, pas même l’euro, ne semble pouvoir remplacer le billet vert dans son statut de monnaie internationale hégémonique, un scénario de fragmentation de l’espace monétaire mondial n’est pas à écarter, rendant plus que jamais nécessaire un haut degré de coopération monétaire internationale.
Lyes Mechti
http://www.elwatan.com/economie/les-brics-lachent-le-dollar-.

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Vendredi 9 mars 2012 5 09 /03 /Mars /2012 11:31

Depuis plusieurs semaines, les syndicalistes de la SONATEL font beaucoup de bruit autour du décret présidentiel mettant en place un contrôle et une surtaxe sur les communications internationales entrantes. Pour cause, la Sonatel a contribué en 2009 pour 6% du PIB et 12% des recettes de l’Etat.

Rappelons que ce même système a été mis en place en République de Guinée, au Congo, et au Ghana. La Côte d’ivoire qui avait pris la même décision est revenue en arrière grâce à une décision du Président de la République.

Il est important de rappeler la structure d’un appel international pour mieux comprendre de quoi il s’agit. Un Sénégalais appelant de la France vers le Sénégal paye la minute de communication à l’opérateur français. Sur la somme encaissée par l’opérateur français, une partie est destinée au coût d’acheminement de l’appel sur le territoire français, et une autre partie sert à payer la partie internationale du trajet jusqu’à l’interlocuteur au Sénégal. C’est cette partie internationale, c’est-à-dire la terminaison de l’appel sur un des réseaux au Sénégal qui passe de 92 Fcfa à 141 Fcfa pour les appels vers les mobiles et de 65 Fcfa à 140 Fcfa pour les appels vers les fixes.

Du fait de cette modification, le tarif de détail que propose l’opérateur français pour les appels vers le Sénégal va connaître une hausse. L’exemple de la France est valable pour l’ensemble des pays du monde où des appels sont effectués vers le Sénégal. Ne pouvant pas de manière brutale répercuter cette hausse de la terminaison vers le Sénégal, les opérateurs étrangers vont vraisemblablement renégocier leur contrat de partenariat avec les opérateurs sénégalais en leur proposant de revoir à la hausse le tarif que ces opérateurs sénégalais payent pour terminer du trafic, ce qui aura un impact immédiat sur les tarifs de communication du Sénégal vers l’international.

Le roaming sera aussi affecté par cette décision, les étrangers de passage à Dakar ne souhaiteront plus utiliser leur mobile en roaming car l’augmentation du tarif de terminaison sur le Sénégal rend le roaming beaucoup plus cher.

Il en est de même pour les Sénégalais lorsqu’ils voyagent. Le Sénégal a toujours été un Hub pour les pays de la sous région. Notre pays recueillait donc naturellement un grand volume de trafic international. Cette décision rendront les routes du Sénégal très peu rentables ; ce qui poussera les carriers (opérateurs sur l’international) à chercher d’autres voies beaucoup moins chères. L’ensemble de ces impacts va engendrer une baisse du trafic international entrant, (100 millions de minutes par mois), puis une baisse des revenus des opérateurs, et in fine une baisse des recettes fiscales issues du secteur des télécoms. L’Etat devrait faire la balance entre ce qu’il perd en terme de recettes fiscales et ce qu’il gagne avec les nouveaux tarifs. En tout cas ce serait très optimiste de baser ce petit calcul sur le trafic actuel car au Congo où le taxe a été mise en place en Juin 2009, il a été noté une baisse du trafic international entrant de l’ordre de 30%. 80 % du trafic entrant au Sénégal provient des cartes prépayées d’après les documents officiels de la Sonatel. Au Ghana, le tarif après réajustement a été fixé à 0,19 dollar, soit 0.14 euro. Au Sénégal, il est question de passer immédiatement à 0,21 euro.

Enfin, il est à déplorer l’absence totale d’informations financières et juridiques publiques sur le groupe Global Voice. Tout ce que nous savons est qu’il est dirigé par Messieurs Laurent Lamothe et Patrice Baker, avec domiciliation au 22, impasse Lavaud, Port-Au-Prince. Cette société n’a pas son siège à Miami et n’a aucun bureau dans un pays européen, américain ou asiatique. Ses bureaux listés sur son site sont : Abidjan, Cape Town, Dakar, Port-Au-Prince, Saint Domingue, Victoria (Seychelles). Il y a une confusion avec Global Voice Group Limited (globalvoice.com), un des leaders européens de la fibre optique, avec 5,424 kilométres de câbles couvrant l’Allemagne, la France, la Belgique, la Hollande et l’Angleterre ayant coûté 650 millions d’euros. Ce géant dispose aussi de deux câbles sous marins reliant l’Europe continentale à l’Angleterre. Il est côté à la Bourse de Singapour depuis 2004 et enregistré en Angleterre sous le numéro 199905625E.

Sources : Afrique Télécom, Internet, Ghana News Agency

Sources de L'articlelink

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Vendredi 30 décembre 2011 5 30 /12 /Déc /2011 10:13

Par Albert Ricchi
Entreprise privée ou entreprise d’Etat, c’est l’alternative simpliste que l’on présente souvent comme le seul choix possible en matière économique.
Mais une troisième forme de propriété existe qui reprend les formes de l’économie sociale (SCOP, coopératives, ...)

 

 L'article ici :

 

http://reformeraujourdhui.blogspot.com/

 

Et ici :link


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Vendredi 23 décembre 2011 5 23 /12 /Déc /2011 11:44


J’ai lu cette nouvelle sur Mediapart
http://www.mediapart.fr/
:
En Haïti ce serait plutôt :
"Le président haïtien stabilisé par ses amitiés avec des hommes d’affaires."

 

By the way,
Savez-vous ce qu’est un consulat,qu’est-ce qui justifie son existence ?
Voici, voila :

Diplomatie
Le consulat est un organisme diplomatique implanté à l'étranger, dans une ville importante, tandis que l'ambassade est presque toujours située dans la capitale. Il a pour mission d'aider les ressortissants du pays qu'il représente (accréditant) dans le pays d'accueil (accréditaire).

Missions du consulat :
- assistance et secours à ses ressortissants en cas de difficultés avec les autorités locales,
- fonctions de mairie et de notaire pour les expatriés,
- tenue de l'état-civil, recensement,
- délivrance des pièces d'identité et des passeports
- délivrance des visas aux résidents du pays d'accueil,
- organisation des élections.

Le consulat est dirigé par un consul, diplomate qui exerce sa mission dans sa circonscription consulaire.

Le statut international des consulats et des consuls est fixé par la convention de Vienne de 1963 sur les relations consulaires. L'établissement de relations consulaires se fait par consentement mutuel des deux États.
http://www.toupie.org/Dictionnaire/Consulat.htm

Le ministre des Affaires étrangères  haïtien

l’ex- patron de la compagnie Global Voice qui fait des affaires principalement avec l’Afrique
a décidé qu’il allait ouvrir une vingtaine de consulats sur ce continent :
« Nous comptons ouvrir dans les prochains jours une ambassade en Ethiopie, pour permettre à Haïti de devenir membre de l'Union africaine qui compte 53 États. Nous comptons aussi implanter 21 consulats sur le continent africain d'ici à la fin de l'année 2012 »,
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=99890

 Etant donné que la définition de consul est  celle-ci;
"Agent diplomatique chargé de protéger la vie et les intérêts de ses compatriotes dans un pays étranger."

 

Aurait-il  l’intention de pratiquer également,

comme Duvalier François « la philosophie de l’exil » ?
C’est-à-dire, envoyer quelques fractions d’Haïtiens dans ces pays

pour justifier la création de ces consulats ?

 

Soyons positfs. Espérons que l’affaire d’ouverture de ces consulats
Sera une bonne affaire....pour l'économie d'Haïti, son "prestige", sa visibilité dans le monde.

Bon. Je plaisante.

Notez que, ailleurs dans le monde,

la tendance serait aux économies
Fermer les consulats, pour faire des économies.

Notamment parce qu’un certain nombre de documents nécessaires,

peuvent être transmis par le net.

C'est ici :
Nouveau dégraissage diplomatique : le consulat de Pologne est à vendre link

 

Ailleurs on dégraisse, en Haïti on engraisse.

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Lundi 19 décembre 2011 1 19 /12 /Déc /2011 11:50



        La semaine dernière, je m’entretenais avec un ami haitien et lui expliquais comment fonctionne le système financier international, je lui faisais part de mes inquiétudes concernant la mauvaise gestion des fonds en Haiti, redoutant que les banques haitiennes investissent nos fonds dans des fonds spéculatifs européens et américains qui sont, comme nous devrions tous le savoir, en pleine crise en ce moment. Je lui faisais remarquer que les banques haitiennes ont l’avantage d’etre de connivence avec la banque central en Haiti, ce qui leur permettrait de renflouer leur comptes mais en gourde. Ce qui les obligerait à capter tous les fonds venant de l’extérieur, particulièrement les transferts de la diaspora, s’ils ne veulent pas tomber en faillite…et l’état avec ! La conversation s’est terminée sur les femmes et la richesse, des sujets qu’affectionnent particulièrement ma génération.

    Coup de théatre ! le lundi 05 décembre 2011, ‘defend haiti’ (un site d’information en ligne) titrait : les banques haitiennes déclarent une perte de devise de 1.5 milliards de dollars ! J’ai doucement rigolé en songeant à mes prévisions tout en ayant le cœur serré en songeant au pays ! Qu’en est-il ? Où est passée cette somme ?

 

    Rapidement, je me suis rappelé que 1.5 milliards correspondent exactement au montant moyen envoyé par la diaspora en Haiti ! Ah haaa !!!! Que voilààà !!! Me suis-je dis ? Simple coïncidence ou tentative d’extorsion de fonds ? Promptement, j’ai repris contact avec mon ami qui, entre temps, m’avait déjà écrit pour me demander de plus amples explications. La dernière fois, il ne s’intéressait pas trop au sujet qu’il estimait trop compliqué mais la rapidité avec laquelle le problème s'est manifesté, a attisé sa curiosité. Encore une fois, je lui ai expliqué que l’argent déposé dans les banques haïtiennes en grande partie n’est pas prêté à l’investisseur haitien, les garanties demandées équivalent souvent à la somme que l’on veut emprunter (à des taux très élevés), ce qui implique que, d’une part l’on ne prête qu’à ceux qui sont déjà riches et qui, pour la plupart, sont aussi dans le secteur financier et d’autre part, on investit nos économies dans des fonds spéculatifs très rentables dans les banques d’investissement américaines et européennes.

 

    Je lui ai fait comprendre qu’actuellement les secteurs financiers américains et européens sont en proie à une grave crise et que si mes prévisions s’avèrent justes, le secteur financier haïtien va en pâtir, ce qui aura pour conséquence un grave problème de liquidité ! Je lui ai aussi fait remarquer que les banques haïtiennes sont de connivences avec la banque centrale de la république qui ne les laissera jamais tomber et que par conséquent, l’Etat haitien pourra procéder à un « hold-up » sur les dollars rentrant dans le pays afin de renflouer les caisses !

   

    Les banques s’arrangeront avec la bénédiction de l'Etat pour que tous les dollars venant au pays soient confisqués et en échange, on imprimera des gourdes pour donner au bénéficiaire. Cet acte équivaut à l’émission de fausse-monnaie car la monnaie émise n’a aucun équivalent réel en terme de bien et service mais est légale puisque le désordre est organisé par l’Etat lui-même. Ce qui est une explication sommaire mais non caricaturale car reflétant exactement le fonctionnement des banques dans le monde mais particulièrement en Haïti. Leurs activités ne sont donc pas illégales mais illégitimes car se faisant sans l’assentiment du déposant mais avec la bénédiction de l’Etat ! Je lui ai expliqué qu’une pareille initiative non seulement va provoquer la rareté du dollar mais aussi va créer une forte inflation. En effet, si la banque centrale va s’assurer que le taux de change n’évolue pas, les répercussions se feront tout de même sur le niveau général des prix (j’essaie jusque-là d’être bon enfant et de ne pas user de jargon économique dans ma narration). Quelques échanges d’amitiés plus tard, on termina la conversation avec des éclats de rires symbolisés par des « lol » et « mdr », acronymes dont raffole la génération internet adepte de réseau sociaux qui va à la messe sur tweeter et se font baptiser sur facebook !

    C’est avec infiniment de peine que j’ai lu sur le site de Caraibes FM en date du 06 décembre 2011 qu’à partir du premier janvier 2012 les transferts effectués vers Haiti seront remis en gourde au bénéficiaires ! Stupeur, énervement, rage ! Voilà les trois phases par lesquels je suis passé en lisant la note. Rapidement, j’ai été sur le site du nouvelliste et j’ai lu l’éditorial de Frantz Duval qui rapportait gentiment les propos des responsables de banques qui ne pouvaient être que rassurants. Au passage, je n’ai jamais rencontré un banquier qui a eu le toupet de me dire : "Monsieur, tu te fais plumer", c’est comme s’attendre à ce qu'un politicien pour vous dise: "Citoyens, je vais vous escroquer, ou qu'un prètre/pasteur vous dise qu’il ne croit pas en Dieu. C’est son gagne-pain, circulez, y a rien à voir ! N’était-ce mes études en économie  et mes multiples recherches sur la monnaie et le système financier, je boirais les propos rapportés et rengainerais ma colère pour simplement reprocher l’archaïsme des moyens de paiements en Haïti. Sauf que, dans ce cas précis, c’est comme en Argentine en 2002, les cartes de crédits, les chèques, rien ne fonctionne car on est à cours de liquidité !

    Entre deux verres et quelques cigarettes, j’échangeais mes points de vue avec un exilé de longue date, un Africain professeur d’université, spécialiste de magouilles (les exilés ne sont pas tous des anges). Lui et moi nous nous apprécions mutuellement pour notre indépendance d’esprit, la profondeur d’analyse et surtout notre capacité à envisager les coups les plus tordus (à la différence que je m’en tiens à mon imagination).

 

    Au terme de la discussion, j’en vins à me questionner sur la responsabilité de l’Etat dans l’affaire. Et si le Président voulait se servir de l’argent de la diaspora pour financer ses chantiers pharaoniques dont les financements étrangers tardent à venir ? Ce serait de bonne guerre, un excellent pied de nez (j’évite de dire doigt d’honneur pour ne pas être vulgaire) à tous ces investisseurs et bailleurs de fonds (qui donnent des fonds rien qu’en baillant, comme le disait Thomas Sankara) qui viennent défiler dans nos rues, contempler nos misères en crachant des « Oh my God » ad nauseam pour ensuite tout oublier une fois sur le chemin du retour.

 

    Je ne vais pas m’en prendre aux pays qui ont fait les promesses, je regrette même très souvent que les journaux haïtiens n’expliquent pas la situation difficile que confronte l’Occident, ce qui nous encouragerait à agir de par nous-mêmes, à abandonner pour une fois notre « kwi » pour saisir nos pelles, nos faucilles et nos marteaux (sans mauvais jeu de mots, sans arrière-pensées staliniennes) afin de reconstruire nous-mêmes notre Haïti chérie pour qu’enfin elle devienne la perle des Antilles qu’elle n’a jamais été !

 

    J’ai cette tendance à devenir poète à l’occasion, je me rattrape vite pour m’ancrer dans la réalité et poser les bonnes réflexions ! Supposons que le Président veuille par là utiliser l’argent de la diaspora afin de financer son programme. L’idée est bonne, Robin des bois donnait de l’argent aux pauvres, sauf qu’il volait les riches. Les transferts vers Haïti sont effectués en grande partie par des Haïtiens pauvres qui ont des enfants et de la famille en Haïti et qui, pour la plupart, n’envoient que de petite somme, plusieurs fois l’an. Ce qui explique que la taxe de 1.50$ pénalise largement les pauvres haïtiens qui travaillent aux « mc do » , sur des chantiers ou dans les factories et qui ne peuvent envoyer que de petites sommes une à deux fois par mois alors que les gros transferts des riches sont taxés au même montant de telle sorte que si j’envoie 10milles dollars en une fois je paye beaucoup moins cher qu’une mère de famille qui envoie 500 dollars en 10 fois!

Elle est pas belle la justice ?

 

    Notre Robin des bois national pressure les pauvres pour laisser les riches ! Quel bel exemple de bravoure !!! Soit ! Admettons que sa mesure soit juste, l’initiative avait pour but de financer l’éducation via le FNE (fonds national pour l’éducation pour les non-informés), je pourrais donc faire confiance à cette tentative d’extorsion de fonds à la diaspora haitienne afin de financer les projets, ô combien gigantesques de notre chef d’orchestre. Moi aussi je rêve d’une Haiti meilleure, je voudrais bien me fier à ceux qui veulent redorer les blasons de la République. Malheureusement, la réalité m’a rattrapé ! Je me suis rappelé d’une affaire de 26 millions de dollars dans le cadre des mêmes fonds de la diaspora ! Alors là, pas de bol ! Comment accepter de confier au moins 1.5miliards de dollars l’an (au moins 6 milliards pour les 4 ans restant) à ceux-là mêmes qui ne peuvent pas encore donner d’explications convaincantes pour les 26 millions ? Je me demande…

    Récapitulons : les banques annoncent la disparition de 1.5 milliards de dollars dans le système bancaire. Du coup, le gouvernement annonce que tous les transferts seront remis en gourdes (ce qui est une atteinte à la liberté que j’ai de recevoir l’argent dans la devise qui m’a été envoyée) de sorte que lui et les banques soient détenteurs de billets verts. Deux possibilités, l’une et/ou l’autre : soit le système bancaire est en faillite et qu’on utilise cette escroquerie pour le financer (mais sous couvert légal) pour ne pas qu’elles tombent en faillite. Soit le gouvernement veut financer ses programmes en émettant de la monnaie qui sera utilisée par les nationaux mais qui ne correspond à aucun bien ou service dans l’économie, ce qui contribuera à une hausse générale des prix (inflation en jargon économique, à ne pas confondre avec un autre nom ayant la même consonance qu’affectionnent beaucoup les hommes de mon âge). Les billets verts vont, dans ce cas, lui servir pour effectuer des transactions internationales dans le cadre de la reconstruction, contrats, achats de matériaux. Par ailleurs, ils peuvent enrichir des poches déjà pleines, la corruption et le football sont les deux sports nationaux en Haïti !

    J’ai tenu à utiliser l’humour comme un excipient pour faire passer le suppositoire très douloureux qu’est cette réalité qui se trame devant nous ! J’ai tenu à user d’un langage très simple mais non simpliste afin d’expliquer au plus grand nombre comment on peut les escroquer s’ils ne sont pas vigilants. On a là une arnaque organisée par l’Etat lui-même qui est censé nous protéger des arnaqueurs et des banquiers! La première victime est la population haïtienne qui va souffrir de la hausse des prix et de l’inégalité. La deuxième étant la diaspora haïtienne que l’on escroque alors même qu’on lui refuse la double nationalité ! Moi qui suis contre la double nationalité, pour une fois j’en deviens partisan car dans ce cas précis, c’est la diaspora haïtienne qui va financer largement la reconstruction (si l’argent est utilisé à cette fin) ou qui va enrichir les membres du gouvernement et les banquiers haïtiens si l’argent est détourné !!! Que ce soit dans le but de construire le pays ou de renflouer les comptes des banquiers (je considère les aspects positifs), l’Etat nous doit des explications et ne doit pas s’emparer ainsi des devises étrangères envoyés par des haïtiens qui peinent à joindre les deux bouts afin de subvenir au besoin de leur familles en Haiti !

Fort de tout cela, en tant que citoyen :

     J'appelle les autorités compétentes à faire des audits indépendants dans les comptes des banques haïtiennes

     J’exige que l’état donne de plus amples explications sur les fonds déjà prélevés dans le cadre du fonds nationale pour l’éducation, particulièrement sur les 26 millions de dollars portés disparus

     Je demande à la diaspora haitienne de se mobiliser et d’exiger de l’Etat la reconnaissance de leur double nationalité mais aussi la jouissance pleine et entière de leur droits civiques et politiques : La diaspora n’est pas une vache à lait qu’il faut pomper !

      Je demande au ministère des Finances de placer sous surveillances les banques haïtiennes et d’exiger plus de prêts à l’investissement en Haiti !

     Je demande aux politiques de prendre leur responsabilité : une telle politique aura pour conséquence une hausse des prix, ce qui peut entrainer des émeutes regrettables comme en 2008. Il est temps que les politiciens haïtiens sortent de l’opposition à une personne pour construire une véritable opposition d’idées !

      Je demande aux journalistes d’enquêter sur l’affaire, de doubler de vigilance et d’exiger plus de transparence de la part des autorités.

    Il est bruit qu’il y aura un décret qui sortira sous peu, ordonnant aux maisons de transferts de donner l’équivalent en gourde du transfert. Cette ordonnance rappelle les régimes autoritaires que nous avons connus ou que l’on connait encore actuellement dans le monde mais contre lesquels les peuples se sont toujours battus ! Ce décret est donc inique !

    J’appelle donc les institutions défendant les droits de l’homme à redoubler de vigilance contre les éventuels dérives totalitaires de ce gouvernement,

    J’en appelle aussi à tous les économistes pour qu’ils prennent leurs responsabilités et qu’ils usent pour une fois de leurs compétences en faveur de la nation.

    J’appelle de mes vœux l’exaucement du souhait du sénateur Delpé : une grande conférence nationale en vue d’un véritable contrat social qui servira de directive à la nation.

    J’appelle, j’appelle, je demande, je demande, mais je suis sûr que je ne serai pas entendu, je suis certain que je ne serai pas écouté. Mais, j’aurai la conscience tranquille et j’accuse déjà tous ceux qui se taisent d’être responsables et complices du chaos vers lequel on va, du précipice au bord duquel on marche comme des somnambules !!!

Je ne suis pas coupable !

Vincent Max-Kerry                           
Economiste de Formation

 

Sources : http://www.radiotelevisioncaraibes.com/opinion/haiti_economie.html

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Samedi 12 novembre 2011 6 12 /11 /Nov /2011 10:35

L'intervention de l'OTAN en Libye doit sauver les banques Françaises et l'euro

http://www.courtfool.info/fr_L_OTAN_sauve_l_euro_en_Libye.htm

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Vendredi 14 octobre 2011 5 14 /10 /Oct /2011 10:25

Pedro Paez, économiste équatorien nommé par Rafael Correa pour impulser la Banco del Sur (Banque du Sud) et la monnaie unique pour la région, signale les intérêts occultes derrière la crise, provoquée par les mêmes qui aujourd’hui définissent les politiques d’ajustement.

Le gouvernement d’Equateur a été un des précurseurs de la nécessité de construire une nouvelle architecture financière pour la région. Pedro Paez Perez, économiste équatorien étroitement lié à Rafael Correa, a participé activement à cette construction, d’abord à partir des charges qu’il occupa dans le gouvernement de Quito et maintenant comme titulaire de la commission équatorienne pour une Nouvelle Architecture Financière. Il a participé à Buenos Aires à divers séminaires et conversé avec Pagina 12, exposant un point de vue très dur sur les causes de la crise financière et ceux qui l’impulse pour en tirer bénéfice.


Raúl Dellatorre - Par expérience, nous savons maintenant comment terminent les politiques d’ajustement. N’êtes vous pas surpris de cette erreur de diagnostic des leaders européens entre ce qui est recherché et ce qui a résulté de ces ajustements ?

Pedro Páez - Il ne s’agit pas d’une erreur de diagnostic. Les crises sont programmées pour gagner avec elles. Les mêmes qui arment les attaques spéculatives sont ceux qui commandent ces politiques. C’est ce qui s’est passé aux Etats-Unis, avec la crise de la dette. Il n’y avait aucune raison objective de penser qu’elle pourrait conduire au défaut. Il n’y avait aucune question économique qui les empêchait de payer une dette en dollars, quand c’est le pays émetteur des dollars. Il n’y avait aucune question technique qui l’empêchait de continuer à s’endetter. Et néanmoins ils mirent en place une fiction politique d’un plafond à l’endettement dont l’intention était de justifier l’ajustement qui ensuite vint, obligeant la population à le payer. Maintenant il se passe la même chose en Europe, qui a commencé par la Grèce : Goldman Sachs mit au point le maquillage pour endetter le pays, et maintenant la réponse est plus d’ajustements et de privatisations. Qui ne résout pas le problème des banques créancières, mais qui sera une grande affaire pour ceux qui bénéficient des privatisations. Et de plus cela va servir à faire chuter le cours de l’euro.

 

Suite de l'article :link

Traduit de l’espagnol par GJ

URL de cet article 14824

http://www.legrandsoir.info/les-banques-programment-la-crise-pour-gagner-avec-elle-pagina-12.html

 

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Mercredi 5 octobre 2011 3 05 /10 /Oct /2011 10:41

Published on Tuesday, October 4, 2011 by RT

'Modern Capitalism Has Reached the End of Its Rope’

 Le capitalisme moderne est arrivé au bout de sa corde

 

There is barely a corner of the globe that has not been touched by the current financial meltdown. But a senior sociology scholar at Yale University thinks the crisis is far wider than the economic crash - it is capitalism itself which is collapsing.

 

Il n’existe pratiquement pas un seul coin du globe qui ne soit pas touché par l’actuel effondrement de la finance. Mais un professeur de Yale University pense que la crise est plus large que le crash économique - c’est  le capitalisme lui-même qui s’écroule.

 

Immanuel Wallerstein explained his theory to RT.

Immanuel Wallerstein explique sa théorie à RT

 

“Modern capitalism has reached the end of its rope. It cannot survive as a system,” Wallerstein said. “And what we are seeing is the structural crisis of the system. The structural crisis goes on for a long time. It really started more or less in the 1970s and will go on for another 20, 30, 40 years. It is not a crisis of a year or of a short moment, it is the major structural unfolding of a system.  And we are in transition to another system and, in fact, the real political struggle that is going on in the world that most people refuse to recognize is not about capitalism – should we have or should we not have it – but about what should replace it.”

 

Le capitalisme est arrivé au bout de sa corde. Il ne peut survivre en tant que système.

Walerstein dit  «  Et ce que nous constatons c’est une crise structurelle du système. La crise  existe depuis longtemps. Elle a  plus ou moins débuté dans les années 1970 et elle peut continuer 20, 30, 40, années. Il ne s’agit pas d’une crise qui va durer un court moment, c’est le système qui se désagrège  largement. Et nous sommes dans un transition vers un autre système et, en fait, la vraie lutte politique qui se passe en ce moment dans le monde et que la majorité des gens refuse de reconnaître n’est pas au sujet du capitalisme - devrions-nous ou pas l’avoir- mais à propos de  ce qui devrait le remplacer.

 

La vidéo de l’entretien avec le professeur Wallerstein

http://www.commondreams.org/video/2011/10/04

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Mercredi 28 septembre 2011 3 28 /09 /Sep /2011 10:30

Un article du Monde

Finances de l'ombre : "Les autorités ont fermé les yeux"

 

Marc Roche, correspondant du "Monde" à Londres et auteur du livre "Le Capitalisme hors la loi" (Ed. Albin Michel) | LEMONDE.FR | 22.09.11 | 14h15    Mis à jour le 27.09.11 | 20h34link


 Un article de Rue 89

 Cynique ou fake ? Un trader pour la récession affole sur la BBClink

 

 Et ces  2 commentaires  sélectionnés par Bibi:

 

Premier commentaire :

"Et si, au bout du compte, la vérité, qui semble certes invraisemblable, était qu'il y a effectivement des traders qui pensent que la crise, c'est un bon coup à se faire beaucoup de pognon."

 

Bienvenu dans le monde des bisounours les traders y sont gentils les traders y veulent du bien à la planète ....

 

la fin de l'article me laisse rêveur de la boboïsation des esprits étonné même que Pierre Haski puisse le penser !

 

Les traders vivent l'argent, rêvent argent, pensent argent et toute occasion même la pire est bonne à prendre pour se faire un max de thunes, penser le contraire est de la pure incrédulité.

 

Demandez à un Georges Soros si son attaque de la livre qui a ruiné l'Angleterre il y a quelques années était de l'altruisme ?

 

Demander à GS (Goldman Sachs)qui a maquillé les comptes de la Grèce pour la faire rentrer dans l'Europe, qui lui a obtenu des prêts que GS savait qu'elle ne rembourserait jamais puisque GS s'est assuré an prenant des positions sur le non remboursement de sa dette si le monde des traders est celui des gentils ?

 

 Deuxième commentaire

"Cynique ou fake ?" Mais qu'est-ce qu'on devrait s'en fiche en fait.

 

C'est quoi qui affole la BBC (et d'autres) ?

Qu'il soit vrai ou fake ?

Ou bien :

Que ce qu'il dit puisse être vrai, QUI QU'IL PUISSE ETRE ?

Parce qu'il devrait être là le vrai sujet.

 

Prenez les sommes qui s'envolent vers les paradis fiscaux, les sommes extorquées aux pays en développement par la finance, les dettes odieuses dont on demande le remboursement, expliquez ce que sont les fonds vautours en Afrique et ailleurs, expliquez comment tourne une chambre comme Clearstream et ce qui y transite chaque jour.

Vous verrez, au milieu de la somme des émissions abrutissantes, ça aura tout l'air d'un électrochoc et d'un fake. Un peu comme se détourner des ombres qui dansent au fond de la caverne de Platon...

Et pourtant, c'est bien le monde dans lequel on vit.

 

W. Baker en a même fait un bouquin "le talon d'Achille du capitalisme", où y sont détaillés tous les techniques de pillage organisés dévellopées par la finance. Et il n'a pas fait ça pour faire tomber le système actuel, mais pouir tirer la sonnette d'alarme, dire "on en est là", sans auto-critique d'autres feront tomber ce système.

Apparemment si tout le monde préfère dormir ou taxer de "fake" tout discours qui met le nez là où* ça fait mal, on devrait dire tant mieux...

 

 

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