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RACISME

Dimanche 31 décembre 2006 7 31 12 2006 02:27
 Dans LIBERATION du 26 décembre, Doudou Diène,  (qui a été un des  responsables du progarmme de la Route des Esclaves à l'Unesco )  présentement   rapporteur des Nations unies sur la xénophobie, revient sur les propos de Pascal Sevran . On peut estimet qu'il aurait pu en dire plus  mais compte tenu du fait  que M. Diène est un fonctionnaire des Nations Unies, sa liberté d'expression  n'est pas... libre. Ou bien à ses risques et périls. C'est-à-dire:" Par ici la sortie!"
«C'est le signe de la lepénisation des esprits»
Par Thomas HOFNUNG
 
Saisi par l'Association de la presse panafricaine suite aux propos de Pascal Sevran sur la sexualité des Noirs, le rapporteur spécial des Nations unies sur les formes contemporaines de racisme et de xénophobie, le Sénégalais Doudou Diène, regrette le «refus» en France «de la diversité culturelle».
Pourquoi vous saisir de cette affaire ? 
C'est ce que j'appelle une manifestation du racisme des élites. Des intellectuels ou des personnalités se lâchent dans leurs déclarations et livrent des analyses qui, il y a quelques années, émanaient de militants racistes de base. Dans le rapport annuel que je remettrai en mars au Conseil des droits de l'homme, je mentionnerai les propos d'Alain Finkielkraut, d'Hélène Carrère d'Encausse et de Georges Frêche (1). Et ceux de Pascal Sevran. Je vais envoyer un courrier officiel de l'ONU au gouvernement français pour demander des clarifications, rappelant l'existence d'instruments internationaux qui condamnent toute incitation à la haine raciale et religieuse.
Que pensez-vous des réactions en France ?
Ce qui me frappe, c'est l'extrême indulgence des dirigeants français face à la répétition de tels propos. C'est le signe d'une culture profonde de la xénophobie et de la prégnance de la lepénisation des esprits. L'impunité totale dont bénéficient leurs auteurs est choquante. Aux Etats-Unis ou en Grande-Bretagne, de telles déclarations auraient eu des suites. Il y a plusieurs années, un journaliste de la BBC a été immédiatement débarqué pour des remarques de cette nature.
Que pensez-vous du modèle d'intégration républicaine à la française ? 
C'est de la rhétorique nationale. La France refuse de se doter d'une des armes majeures du combat contre le racisme : reconnaître le critère ethnique pour pouvoir analyser et avoir une image claire du racisme. Elle devrait se saisir d'instruments statistiques pour mesurer les discriminations dont sont victimes ces communautés. L'idéologie républicaine est devenue un dogme qui masque la réalité profonde du racisme en France.
Etes-vous favorables à la discrimination positive ? 
En France, on a ce que j'appelle une intégration strip-tease : le demandeur d'asile est censé se dénuder à la frontière de toute spécificité culturelle, religieuse et si possible ethnique avant de revêtir le manteau de la République. Cette conception reflète un refus de la diversité culturelle, ce qui est d'autant plus étonnant de la part d'un pays qui a joué un rôle fondamental dans l'adoption de la Convention de l'Unesco sur le sujet. Paris prône la diversité sur le plan international mais la refuse sur le plan interne. Quand la carte de la marginalisation sociale, économique et politique correspond à la carte ethnique et/ou religieuse, la seule mesure permettant d'inverser le cours des choses, c'est la discrimination positive.
Par Elsie HAAS
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Mardi 2 janvier 2007 2 02 01 2007 02:49

La situation ne semble pas s'améliorer en Guadeloupe (pareil au même en Martinique et Guyane) pour les Haïtiens. Au contraire au vu de ce courrier de notre compatriote elle semble empirer. Effectivement jusqu'à récemment les "intellectuels"  et professionnels haïtiens circulaient facilement dans les Département d'outre-mer (DOM) pour des événements festifs et professionnels ( concerts, festivals, conférences, salons du livre) 

On avait été déja alerté par les difficultés récentes ( Sarkozy's touch) confrontées par certains organisateurs de conférence à la Martinique pour obtenir des visas pour les participants haïtiens. On ne peut se réjouir évidemment, mais du moins on serait en droit d' espérer que les Zentellectuels haïtiens à partir du moment où,  eux aussi seront touchés, commenceront à se soucier du sort de leurs concitoyens dans les DOM.

C'est pas tout de recevoir des prix, et d'écrire de beaux romans sur les choses abracadantesques  provoquées par l'extrême misère de la vie haïtienne, il faut encore savoir, vouloir s' en servir comme tribune  pour  dénoncer l'injustice, la pauvreté, les abus. Hélas, tout ceci n'est que vaines paroles qui s'adressent  à un mur.

LETTRE A L'ELU QUI L'A LU MAIS...

 


21-12-2006

Monsieur Daniel MARSIN
Sénateur et Maire de la Ville des Abymes
Mairie des Abymes
Rue Achille René Boisneuf
 Abymes -  97139
  GUADELOUPE

  Monsieur,

   J'ai appris que vous avez estimé qu'il aurait été  "hasardeux" pour la Mairie des "Abymes" de medélivrer une Attestation d'Accueil dans le cadre d'une demande de visa de court séjour en Guadeloupe - tel que prescrit par les règlements du Ministère  des Affaires Etrangères français.

   Je me retrouve perturbée à juste titre du fait quevous ayez refusé de délivrer ladite attestation surla base de ma nationalité.  Eh oui, je suis Haïtienne et très fière de l'être- en dépit de tout. Mais alors comble d'ironie, je suis aussi résidente LÉGALE aux États-Unis depuis 1983, pays où j'ai fait des études supérieures en Économie et Relations Internationales et où j'occupe depuis plusieurs années, le poste de cadre au sein de l'une des Universités les plus prestigieuses au monde.

   J'ai cependant pris l'habitude de visiter régulièrement la Guadeloupe, la Martinique et la Guyane française depuis plus d'une quinzaine d'années en raison de "ma perception" de l'existencede traits communs, d'une communauté d'histoire et de culture qui me relie à ces pays, aux peuples de la Caraïbe francophone en général, et qui à mon avis méritent d'être entretenus - ne serait-ce que dans un ultime sursaut visant à sauvegarder, à préserver cette identité qui tend malheureusement à s'effriter
 - à la limite même à disparaître.  D'où mon projet initial de venir passer les fêtes de fin d'année
 2006 en Guadeloupe pour y retrouver des amis que je n'ai pas revus depuis un certain temps en raison de la frénésie de ma vie professionnelle et personnelle.
   Monsieur, permettez-moi de vous avouer que le côté "PERTURBANT" de votre attitude vient du fait que vous ayez choisi de tomber dans le xénophobisme vis  à vis des Haïtiens - vous qui êtes avant tout un NÈGRE comme nous autres Haïtiens!!!  Mais vous rendez-vous compte de ce que cela traduit?  Un niveau d'assimilation tout à fait choquant!!!  Vous rendez-vous compte qu'en décidant de ne baser votre décision que sur des repères racistes et xénophobes, en refusant même de concevoir que des Haïtiens puissent souhaiter se rendre en Guadeloupe pour des raisons autres que celles d'un certain nombre, vous avez laissé s'exprimer votre NÉANTISME?  Que vous avez choisi d'afficher une posture de "PETIT NÈGRE"propre à certains de vos compatriotes qui rejettent une bonne partie de leurs malheurs et de leurs  déboires sur le dos des immigrants d'origine haïtienne?

 

Nous autres Haïtiens, oui nous l'admettons: nous galérons depuis 1804 - date de notre indépendance. Mais, nous avons SU réaliser l'irréalisable. Nous avons pris le risque de vouloir conquérirl'impensable, l'inconcevable dans un universcolonialiste parce que dès le départ:  NOUS AVONS EU
 DU COURAGE ET DE LA DÉTERMINATION!!!   Et en dépit de nos revers économiques, nous continuons à assumer notre rôle d'avant-gardistes.  Parce que nous savonsqui nous sommes:  des nègres venus d'Afrique, qui ont été menés de force en esclavage dans une terre étrangère et qui ont rejeté de toutes leurs forces de vivre dans cet état infra-humain.  Dès le départ nous avons dit "NON" à l'abêtissement, NON à l'ASSIMILATION, NON à l'acceptation du rôle de PETIT NÈGRE.

   J'imagine que quelque part cette constatation doit vous faire honte ou à la limite vous dérangerfortement. D'où peut-être l'origine de cette rancoeur, de cette haine, de ce "xénophobisme" vis à vis des Haïtiens!!!!  En fait, je ne saurais être tout à fait surprise par votre attitude, vu qu'elle est arborée par un maire des "Abîmes."  Le nom devotre ville est peut-être responsable de votrenéantisme. Mais, faites preuve de bon sens, Monsieur:  nous ne sommes pas responsables des faiblesses, du manque de courage et d'abnégation d'un certain nombre de Guadeloupéens tels que vous.

   En fait, je dois également vous avouer que quelque part j'ai trouvé votre comportement assez ironique.Votre décision de refuser de me délivrer l'attestation d'accueil était basée sur la présomption que je voudrais peut-être "m'installer" en Guadeloupe.  Mais que pourrait m'offrir la Guadeloupe, alors qu'elle n'arrive même pas à attirer ou à garder ses propres enfants en raison de ses limitations/faiblesses structurelles?

   J'ai tenu à vous faire part, Monsieur, de mon opinion, dans l'infime espoir que vous serez porté à questionner vos attitudes, vos troublantes dispositions et qui sait à vous ressaisir et àr emplir votre rôle de NÈGRE du Monde, de NÈGRE de la  Caraïbe de surcroît- parce que ne vous y trompez
 surtout pas: C'est ce que vous ÊTES.  Et en tant que tel vous AVEZ une mission à remplir.  Vous avez une responsabilité morale et ancestrale de solidarité et  de respect vis à vis des autres peuples noirs de la Caraïbe et surtout des Haïtiens.

Edwige Lafleur

 Source: http://www.blackconnectiongpe.com

     
Par Elsie HAAS
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Vendredi 5 janvier 2007 5 05 01 2007 17:55
                                           Un couple deBrésiliens (photo courtoisie)

2004 - Journée des Enfants. J’ai dû aller travailler et laisser à sa grand-mère, ma fille Luana, deux ans. De retour à 15 heures pour aller la chercher, mon mari nous attendait dans la voiture. Je dis au revoir à ma belle-mère et nous nous dirigeons vers l’ascenseur. Arrive une jeune femme avec ses enfants, une petite fille de plus ou moins six ou sept ans et un petit garçon ayant l’air d’en avoir huit. Nous entrons tous dans l’ascenseur. La dame engage la conversation et me demande si Luana vit ici, chez ma belle-mère (une copropriété classe moyenne élevée) ; je réponds que non, qu’elle n’habite pas là. Poursuivant son interrogatoire, elle cherche à savoir si je m’occupe de Luana pendant la semaine ; je dis que “non, seulement le week-end, pendant la semaine elle va à la crèche”. Quand, à ma plus grande surprise, elle me demande “Mais où est sa mère ?”. C’est là que j’ai commencé à saisir le pourquoi de toutes ces questions... Elle croyait que j’étais la nounou de ma fille. Moi, la fille d’un père noir et d’une mère blanche, aux caractéristiques négroïdes marquées - couleur de la peau et type de cheveux -, et ma fille, qui, malgré son père blanc, descendant d’Italiens blancs de peau et aux cheveux châtains clairs, tient tout à fait de moi, pour le nez, les yeux et la bouche. Evidemment, sur un ton indigné, j’ai répondu à cette dame “ Sa mère, c’est moi !”.

Des situations comme celle-ci sont, hélas, des formes de discrimination anti-Noirs typiques au Brésil.

La Constitution de 1988 a fait du racisme un crime. Dans un pays de culture raciste - non avouée - comme c’est le cas au Brésil, les plaintes pour discrimination raciale finissent, la plupart du temps, dans un commissariat quelconque privées de leur qualification juridique et transformées en simples crimes d’atteinte à l’honneur.

Si l’on prend tous les indicateurs socio-économiques on voit que pour les Noirs, au Brésil, la réalité est dramatique. Nous sommes actuellement, en nombre, la seconde nation Noire de la planète, juste après le Nigéria. Au Brésil, le métissage devrait en principe fragiliser le racisme, mais ce n’est pas ce qui se passe. Dans un pays multiracial, on ne voit pas de Noirs dans les pubs à la télévision, ni à l’accueil, ni comme vendeuses dans les centres commerciaux ; on voit peu de Noirs dans les facultés (privées ou publiques), et tout aussi peu à des postes de direction et diplomatiques.

Nous sommes tous bien conscients, ou devrions l’être, que le racisme au Brésil est très grand et qu’il a de graves conséquences, comme c’est le cas dans l’affaire de ce diplômé en odontologie, Flávio Ferreira Sant’Ana, où cinq policiers, accusés d’avoir assassiné ce dentiste, ont été emprisonnés, avec comme circonstances aggravantes de lui avoir placé une arme dans la main pour faire croire à un échange de coups de feu, comme l’a montré le reportage de la Folha de S. Paulo, le 18/02/2004. Flávio était Noir, et on l’a confondu avec un individu qui, peu avant, avait dévalisé un commerçant. Ce n’est qu’un cas de plus parmi tant d‘autres qui montre comment on a coutume de traiter les Noirs dans certains secteurs de la société et, en particulier, dans l’institution policière qui devrait pourtant protéger ces citoyens Noirs. Sur cette affaire, le ministre de la Justice, Márcio Thomaz Bastos, a déclaré le 16/2, à la revue Isto É : “Les éléments sensibles et extérieurs dénotent l’existence d’un préjugé : les Noirs sont toujours suspects ”. Cette affirmation montre que des secteurs du gouvernement actuel sont prêts à lutter contre le racisme de notre société, mais cela ne suffit pas à réellement en éradiquer le racisme.

Au milieu de l’année 1985, dans son combat contre le racisme au sein de la société brésilienne, le Mouvement Noir s’est réorganisé et a gagné en lisibilité - sans perdre ses repères historiques des années 30 : le Front Noir Brésilien [Frente Negra Brasileira] et le TEN - Théâtre Expérimental du Noir [Teatro Experimental do Negro]. Les travaux de recherche universitaires dénonçant les différences raciales se sont multipliés. Ce n’est que dans les années 90, que certains éléments du Mouvement Noir ont commencé à se pencher sur les modes d’action et, conséquence de cette mobilisation, à s’organiser pour parvenir à cette éradication. Sous le gouvernement Fernando Henrique Cardoso (1994-2002), l’existence du racisme a été largement reconnue par le gouvernement fédéral, ce qui a amplifié le débat et fait surgir des initiatives de discrimination positive au Brésil (s’inspirant du modèle nord-américain, comme nous le verrons plus loin) visant à combattre la discrimination raciale. Il faut rappeler un fait très important : ce n’est qu’à partir de 1995, que le mouvement noir obtient que le gouvernement fédéral fixe le 20 novembre - jour de l’assassinat du leader quilombola* , Zumbi dos Palmares, (Alagoas, 1655 - Palmares, 1695) - comme Journée Nationale de la Conscience Noire.

L’identité Noire

La vérité sur l’existence du racisme au Brésil se fait de plus en plus entendre , le mythe de la démocratie raciale se voit interpellé avec de plus en plus de force, révélant ainsi le vrai visage du racisme brésilien.

Les Brésiliens se connaissent mal et savent peu de choses sur leurs racines. La question de l’identité des Noirs est peu médiatisée ; leur culture et leur origine sont méconnues de la grande majorité de la population brésilienne. Une étude de l’IBGE - Institut Brésilien de Géographie et de Statistiques - montre qu’à peine 6,5% des Brésiliens se reconnaissent comme étant Noirs. “Il n’y a pas dans une société de symptôme plus dramatique de racisme que d’induire les hommes et les femmes à nier leur propre identité” s’interrogeait en novembre 2003, Luis Inácio Lula da Silva, l’actuel président de la République, dans son discours sur la conscience noire publié sur le site du PT [Partido dos Trabalhadores].

Par les médias, nous en savons plus sur l’histoire des Juifs et des Italiens que des Indiens et des Noirs eux-mêmes. Pour Regina dos Santos, coordinatrice du FONACOR - Forum National de la Communication contre le Racisme, les médias brésiliens - télévision, radio, journaux et magazines - contribuent à renforcer les éléments menant à l’exclusion et à la discrimination raciale. Ceux-ci reproduisent, inlassablement, des termes et situations discriminatoires qui viennent grossir et créer des tendances au stéréotype dans l’inconscient de la population brésilienne. En janvier dernier, Regina dos Santos a publié un article sur ce sujet sur le site de WACC, une ONG qui propose des informations sur différents événements et cultures dans le monde. Il s’agit d’un article sur la présence des Noirs dans les médias.

∑ Quilombolas : Esclaves en fuite qui se réfugiaient dans les « quilombos ». Regroupées, ces communautés constituent la République de Palmares (1595-1695), au mode d’organisation sociale et politique de type autogestionnaire. Zumbi, symbolise la résistance noire au Brésil.

Sources : http://www.autresbresils.net/article.php3?id_article=107

 
Par Elsie HAAS
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Samedi 6 janvier 2007 6 06 01 2007 14:47



L’une des plus complètes études sur le racisme au Brésil, ou l’une de celles qui a le plus nourri de controverses et d’indignation, tant du côté des élites blanches que du mouvement Noir, est un reportage sur le racisme réalisé il y a neuf ans par la Folha de São Paulo et l’Institut de Sondages Datafolha, et publié dans l’ouvrage Racismo Cordial ([Un racisme cordial] - Cleusa Turra, Editora Ática. 1998, p. 208). L’un des résultats les plus surprenants est que, même s’il n’y a que 10% des individus qui assument le fait d’être racistes, 87% des personnes interrogées laissent percer une forme ou une autre de préjugé par leur adhésion à des déclarations tendancieuses ou reconnaissent avoir déjà eu par le passé une forme ou une autre de comportement raciste.

Ce qui reste encore mal défini, c’est la part du racisme au Brésil et la façon dont il se manifeste dans notre société. Le racisme est devenu si subliminal qu’il est difficile à repérer. L’image des Noirs dans les livres, les feuilletons, sur le marché du travail et dans différents secteurs de la société, reste infériorisée par rapport à celle des Blancs. D’après le dernier recensement de l’IBGE (pour lui les Noirs sont ceux qui s’auto-déclarent Noirs ou « foncés »), les Noirs représentent 45% de la population brésilienne. Ce qui veut dire que, presque la moitié du Brésil, du fait d’être Noire, fait chaque jour l’expérience de la discrimination et de moindres chances en matière d’emploi et de moyens de subsistance. C’est un fait : un homme Noir de niveau scolaire moyen gagne moins qu’un homme Blanc et qu’une femme Blanche, de niveau égal, devançant les femmes Noires qui gagnent moins que tout le monde. C’est ce que montre bien la chanson A Carne [la Viande] de Marcelo Yuka, Seu Jorge et Wilson Appellate, que chante Elza Soares, quand elle rappelle que “la viande la moins chère du marché, c’est la viande noire...”.

La solution, pour la conseillère municipale PT Claudete Alves, ce n’est pas de fermer les yeux sur la question raciale et de ne pas bouger, comme si tout allait bien, mais plutôt de placer la question de la discrimination raciale au centre des discussions politiques pour venir à bout des inégalités sociales et économiques. Claudete Alves affirme également que “chaque Noir, particulièrement ceux qui agissent dans la sphère parlementaire, a l’obligation de toujours mettre en avant la question raciale”. D’après l’étude Discriminação racial e justiça criminal em São Paulo ([Discrimination raciale et justice criminelle à São Paulo] - Sérgio Adorno, 1995, p. 26 -, publiée par le CEBRAP - Centre Brésilien d’Analyse et de Planification), les préjugés existent bel et bien, mais ils sont tellement occultés par le mythe de la démocratie raciale qu’il devient difficile d’établir un profil de la discrimination. Du coup, le type d’action à mener pour combattre le racisme reste incertain. C’est comme inventer un vaccin unique contre un virus qui aurait de multiples formes.

Démocratie raciale

Bien que l’on attribue le terme “démocratie raciale” à Gilberto Freyre, l’un des spécialistes le plus souvent cité lorsque l’on parle de la question raciale, on ne retrouve ce concept dans aucun de ses ouvrages majeurs, ce terme n’étant présent que dans la littérature scientifique, surtout dans les années 50.

G. Freyre dit dans une interview donnée en 1980 à la journalise Lêda Rivas, qu’il “n’y a pas purement et simplement de démocratie au Brésil, ni raciale, ni sociale, ni politique, mais... qu’ici on s’approche beaucoup plus de la démocratie raciale que dans n’importe quelle autre partie du monde”. Pour lui, la démocratie raciale au Brésil est ce qui a le plus de chance de devenir une réalité, se basant, pour ce faire, sur la façon dont on traitait les Noirs à l’époque de l’esclavage, si l’on s’en tient à la façon cordiale dont le faisaient les Portugais, et au fait que les Noirs, ici au Brésil, jouissent d’un traitement différent par rapport à d’autres pays : ils peuvent s’asseoir à côté d’un Blanc dans le bus, au stade etc.

Quelques auteurs spécialistes de la question du racisme au Brésil, montrent comment l’idée de démocratie raciale s’est faite jour, au fil des ans, depuis l’abolition de l’esclavage. Pour Elide Bastos, dans son livre A Questão Racial e a Revolução Burguesa ([La Question raciale et la Révolution Bourgeoise] - Unesp, 1987, p. 147), "le mythe de la démocratie raciale s’est lentement enraciné dans l’histoire du Brésil par le biais d’affirmations qualifiant le traitement accordé aux esclaves de ‘doux’, ‘chrétien’ et ‘humain’, ce qui ne deviendra plus clair et plus lisible aux yeux de tous qu’avec l’Abolition de l’esclavage et l’instauration de la République". D’après George Reid Andrews, auteur du livre Negros e Brancos em São Paulo ([Noirs et Blancs à São Paulo] - 1998, Edusp, p 203), le sens de la démocratie raciale "a clairement pris corps dès les premières décennies du 20e siècle, et ses racines remontent au siècle précédent où les barrières imposées aux Noirs sous la domination coloniale portugaise furent clairement déclarées illégales ou tombèrent tout simplement en désuétude". Pour sa part, l’écrivain Antônio Sérgio Guimarães, affirmait dans le livre Democracia Hoje ; Novos Desafios para a Teoria Democrática Contemporânea ([La Démocratie Aujourd’hui ; Nouveaux Défis à la Théorie Démocratique Contemporaine] - Universidade de Brasília, 2001, p. 390), que le mythe de la démocratie raciale s’est développé dans les premières années du 20e siècle, où on assista à une tentative de dépasser le traumatisme de l’esclavage.

Nelson Rodrigues dénonçait ce qui se cache derrière les apparences, mettant le doigt sur une farce dont les Brésiliens s’enorgueillissent bien souvent - à savoir, la croyance qu’au Brésil, on vit dans une démocratie raciale. Les préjugés contre la population Noire, en fonction d’un mythe qui les contredit, les rend difficile à combattre. Dans une de ses déclarations, Nelson Rodrigues dit : “Nous ne pourchassons pas les Noirs à coup de bâtons au beau milieu de la rue comme aux Etats-Unis, mais nous faisons quelque chose de peut-être pire. La vie du Noir brésilien n’est qu’un tissu d’humiliations. Nous le traitons avec une cordialité qui n’est que le lâche déguisement d’un mépris qui fermente en nous, jour et nuit”.

Selon l’anthropologue Kabenguele Munanga, dans son livre Negritudes (Edusp, 1996, p. 34), pour connaître le racisme au Brésil, il faut revenir sur le passé de notre pays et analyser comment s’est construite notre histoire, comprendre l’association de l’idéologie du blanchissement et de la démocratie raciale et réfléchir au système de hiérarchisation sociale qui associe ‘couleur’, standing et classe.

Sources : http://www.autresbresils.net/article.php3?id_article=107


Par Elsie HAAS
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Mercredi 17 janvier 2007 3 17 01 2007 22:42
FAIRE CIRCULER... FAIRE CIRCULER ...
 
MEDIAS RACISTES
 
    Bouche cousue dans les médias ...
 
 
Une agression raciste en plein Marais, incroyable, pratiquement
 
aucun média n'en a parlé !!!
 
 
Et pour cause !
 
Dans le rôle de la victime, des noirs.
 
Dans celui de l'agresseurs, des jeunes juifs ...
 
Et, là, ça coince pour nos pauvres médias qui
 
préfèrent se taire !!!
 
(Mercredi on apprend que c’est sans doute Le Parisien, rubrique "Plainte")
Une seule radio, RTL, indique cette agression raciste dans ses flash depuis ce midi comme suit :
Info RTL : "Agression raciste ce week-end rue des Rosiers à Paris dans le quartier juif. Deux éboueurs d’origine mauritanienne ont été insultés et frappés. Un des agresseurs, de confession juive, est en garde à vue".
 
 
Quelques petits articles, et hop,
 
on oublie !!! Ben, oui, quoi, t'as pas
 
compris, c'étaient que des Noirs !!!
 
 
Par Elsie HAAS
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Samedi 20 janvier 2007 6 20 01 2007 17:22
  Le racisme au sein de la police étatsunienne, nous connaissons tous ça.  Mais les victimes des mauvais traitements ne s'étaient jusqu'à présent jamais réunies pour expérimenter ensemble, la douleur, l'humiliation et la frustration provoquées par ces situations  d'oppression. C'est chose faite maintenant. Il existe une association "The December 12th Movement" (Le mouvement du 12 décembre)  dont le but est d'organiser un espace de paroles et d'actions pour les victimes de brutalités  commises par des forces de l'ordre racistes. Il y a une telle terreur aux Etats-unis de la police , vus la corruption et  la violence qui règne dans ses rangs, qu'en général les victimes  n'osent pas porter plainte de peur de subir des représailles de la part de ces tout puissants flics. Ce modèle de police raciste et violent est celui qui est exporté dans l'Amérique du Sud et dans la Caraïbe par les instructeurs venant des pays du Nod( Canada,USA, France); de sorte que le fait que les policiers soient Noirs ou Indiens ne changent rien. On leur a appris à se comporter comme s'ils étaient Blanc; à considérer  à priori  les Noirs, Indiens, Arabes comme des ennemis en puissance. Et c'est un phénomène qui va en s'aggravant avec l'appui des classes moyennes (Blanches, Mulatres et Noires) de ces pays qui, elles également, ont totalement internalisé le racisme dans des pays  où depuis 500 ans la "pigmentocratie" règne.


Jamaica Speak Out Focuses On Complaints About Police
<B><I>(Jami Maday) </I>Arlene Perez fights tears as she recalls how she and her 17 year old daughter were treated during an arrest in 2004. </B>
(Jami Maday) Arlene Perez fights tears as she recalls how she and her 17 year old daughter were treated during an arrest in 2004.
   Fifty people from all backgrounds met at Jamaica’s Calvary Baptist Church last Thursday to discuss something they had in common: Being singled out by police based on the color of their skin.
   The December 12th Movement, a black grass roots organization that fights for racial equality, and its subgroup Black Men’s Movement, organized the speak out to provide a forum for those who said they suffered from police brutality.

   With clenched fists and teary eyes, residents recalled their fearful encounters with the authorities. Some claimed police stopped them and demanded identification for no reason. Others said they were physically restrained without cause. Mothers screamed about teenage children being repeatedly harassed by officers.
   Arlene Perez, who is black and Hispanic, fought tears as she recalled her interaction with two white officers in 2004. Perez had phoned police to report that her landlord was harassing her following a dispute in housing court. When the two officers, a male and female, came to the Rosedale home, the landlord told police Perez’s 17 year old daughter had assaulted her, Perez said.
   “They (officers) said to me, ‘Put your hands behind your back,’” said Perez, a school teacher. “I’ve never hurt anybody.”
   Perez said that after she had been handcuffed, the officers slammed her daughter’s face on the squad car before taking her into custody. The daughter suffered a swollen lip and injured ribs. Officials then reported the daughter “took down two officers,” Perez said.
   Perez is suing the city, the Police Department and the landlord. She won’t say where she and her daughter live now.
   Eric Clay, a black man, said he was attacked by a white undercover officer last summer near his South Jamaica home. The New York City Transit employee approached his car near an E train station after bicycling in Manhattan. When he opened the rear car door to put in his bike, the officer allegedly came at him from behind.
   “Someone sat on my back and put my arm behind my head,” Clay said. He then claimed a second officer pointed a gun at his face.
   “I was shook,” he added. “My heart was pounding out of my chest.”
   The officers told Clay there was a string of car thefts in the area. They released him after Clay proved it was his car.
   Real estate broker Fritz Pierre Louis, a native of Haiti, said he was arrested outside his office in St. Albans for having a suspended license. Pierre Louis, who speaks with an accent, said police mocked him while he was being booked. One officer allegedly asked if he shot a cop. “I don’t wish that (treatment) on my worst enemy,” he said.
   Police dropped the charge, but Pierre Louis said he will always remember the anger he felt when leaving the jail. “I wanted to blow up every precinct,” he said.
   Last Thursday’s forum was the latest community gathering following the police shooting of Sean Bell on Nov. 25. A grand jury has been empaneled to hear the case, although it won’t be expected to begin before late January. Meanwhile, the Rev. Al Sharpton asked State Attorney General Andrew Cuomo last week to appoint a special prosecutor to investigate.
   Anger at the forum, however, was not directed at District Attorney Richard Brown or his investigation, but rather at Police Commissioner Ray Kelly.
   “Kelly needs to be fired,” said Viola Plummer, chairwoman of the December 12th Movement. “We have an apartheid situation going on (among police authority).”
   Noel Leader, a retired police officer and member of 100 Blacks In Law Enforcement Who Care, said Kelly “is out of control” and all the NYPD can do well is “prosecute black people.”
   Representing the Police Department at the gathering was Lt. Lamont Jasper, commander of the NYPD Community Affairs Bureau for Queens. He urged residents to speak at precinct community council meetings and contact their local precinct house if they feel authority is being abused.
   “Stay in the faces of your precinct commander,” Jasper said.
   When asked if Kelly should be fired, Jasper, who is black, did not reply.
   Accounts of police brutality reported Thursday were being collected by the December 12th Movement. The organization plans to create a report on racism and present it to the United Nations later this month. The group has been collecting accounts throughout the country for this project.
Par Elsie HAAS
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Lundi 22 janvier 2007 1 22 01 2007 12:00
 Cet aticle date de novembre 2005. Comme il est évident que la presse française ne l'aura pas repris, et étant donné le débat actuel (affaires Frêche, Sevran, Finkielkraut, Dieudonné and co.) et passé ( loi Taubira, réparations  pour la traite, remboursement du paiement de l'Indépendance d'Haïti) il était intéressant de comparer la position officielle britannique avec celle de la France.
-Vu  que le bicentenaire de l'indépendance haïtienne offrait " une opportunité non seulement pour indiquer combien le commerce triangulaire a été profondément honteux, ( mais pour) "condamner  entièrement son existence" comme le dit Tony Blair  à propos du 200ème anniversaire de l'abolition de la traite ,
- Vu  que la commémoration de ce bicentenaire  de l'indépendance d'Haïti a été sciemment boycotté pour ces  exactes et mêmes raisons par la France et ses zélés supplétifs haïtiens.
-Vu que les Français de Nantes et de Navarre ont décidé, avec la collaboration de ces mêmes supplétifs haïtiens, de créer une Société des Amis de la République d'Haïti,( réplique de la Société des Amis des Noirs du 18ème siècle ) dont l'objectif est d'aider "le pays le plus pauvre de l'hémisphère ouest"
-Vu qu'il s'agit là d'une habile maneuvre pour transformer les  bourreaux  (les esclavagistes) en bienfaiteurs.
-Vu qu'il serait absolument impossible et impensable qu'une telle association portant un nom semblable et prétendant aux mêmes objectifs  puisse avoir l'audace d'exister en Grande Bretagne
- pour toutes ces raisons , à titre de comparaison,   la position du gouvernement britannique est instructive parce qu'elle témoigne  du niveau de conscientisation des Noirs en Angleterre qui ont pu faire pression pour obtenir ces excuses

ARTICLE:

La Grande Bretagne s’est formellement excusée pour le rôle qu’elle a joué dans le commerce triangulaire, à la suite de plusieurs réunions ministérielles a appris APA mardi de source officielle.

 La Grande Bretagne s’est formellement excusée pour le rôle qu’elle a joué dans le commerce triangulaire, à la suite de plusieurs réunions ministérielles a appris APA mardi de source officielle.

Dans une contribution exclusive au ‘’New Nation’’, le principal journal des Noirs de la diaspora au Royaume Uni, le Premier ministre Tony Blair a qualifié les 450 années durant lesquelles les Africains ont été transportés aux Caraïbes et dans les Amériques comme « l’une des entreprises les plus inhumaines de l’histoire. »

Les excuses de la Grande Bretagne interviennent à quelques mois du bicentenaire de la loi abolissant la traite négrière dans l’Empire britannique, Dans un texte qui semble refléter son point de vue personnel sur ce commerce ‘’inhumain’ et intitulé « My sorrow at the Slave Trade » (Mon chagrin par rapport à la traite négrière), le Premier ministre britannique a parlé de sa « profonde douleur » que la traite ait jamais existé.

Il a aussi décrit comme « lourdes » les conséquences de la traite sur l’Afrique et les Caraïbes.

« Je reconnais que l’actuelle prospérité économique de la Grande Bretagne doit beaucoup à l’ignoble traite. Je reconnais le ’rôle actif’ qu’a joué la Grande Bretagne dans cet acte néfaste », a-t-il précisé.

Blair a soutenu que le bicentenaire prévu en mars 2007 « nous offre une opportunité non seulement pour indiquer combien le commerce triangulaire a été profondément honteux, mais nous condamnons entièrement son existence et louons ceux qui se sont battus pour son abolition, mais aussi pour exprimer notre profond chagrin qu’il n’ait jamais existé, qu’il aurait pu jamais se produire. Nous devons nous réjouir de l’époque différente et meilleure dans laquelle nous vivons aujourd’hui ».

« A l’approche de la commémoration du 200ième anniversaire de cette abolition, il n’est que justice que nous reconnaissons aussi le rôle actif que la Grande Bretagne avait joué dans la traite. L’industrie et les ports britanniques étaient étroitement liés à ce commerce. L’ascension de la Grande Bretagne à une prééminence mondiale dépendait en partie sur un système d’exploitation des esclaves coloniaux et, en commémorant son abolition, il est juste que nous nous rappelions aussi de notre responsabilité dans sa pratique », a écrit Blair.

Sources APA
 
Par Elsie HAAS
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Dimanche 25 mars 2007 7 25 03 2007 16:17

Les violences racistes sont en baisse de 10% en 2006 par rapport à 2005, mais une forte proportion de Français continue à estimer qu'il y a trop d'immigrés en France (48%), voire à se déclarer raciste (30%), selon un rapport de la Commission nationale consultative des droits de l'homme (CNCDH) remis mercredi au gouvernement.
Par Albert Philippe
DOMactu.com, vendredi 23 mars 2007 07:41

Dans un sondage réalisé pour ce rapport, une majorité des Français (54%) estime que "ce sont avant tout les personnes d'origine étrangère qui ne se donnent pas les moyens de s'intégrer", contre 37% qui jugent que c'est "la société française qui ne donne pas les moyens aux personnes d'origine étrangère de s'intégrer".

En outre, 58% (-5) des personnes interrogées estiment que "certains comportements peuvent parfois justifier des réactions racistes", contre 39 % pour qui "rien ne peut les justifier". En revanche, l'opinion reconnaît la contribution positive des immigrés à l'économie et à la culture française. Pour 79 % (+9), "les travailleurs immigrés doivent être considérés comme chez eux puisqu'ils contribuent à l'économie française" et pour 64% (+16) la présence d'immigrés en France est nécessaire pour assurer certaines professions". Ce sondage a été réalisé en face à face par l'institut CSA, du 6 au 9 novembre 2006, auprès de 1026 personnes âgées de 18 ans et plus résidant en France, d'après la méthode des quotas.

Par Elsie HAAS
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Vendredi 6 avril 2007 5 06 04 2007 00:26

LEMONDE.FR avec AFP et Reuters | 04.04.07 | 12h16  •  Mis à jour le 04.04.07 | 12h54

   
Un étudiant guinéen, dont le corps a été retrouvé, dimanche 1er avril, près d'un campus universitaire au sud de Marseille, a été "battu à mort", indique, selon des sources judiciaires, le rapport d'autopsie. Son corps avait été découvert, en partie brûlé, par un promeneur.

"Les résultats de l'autopsie ont permis d'écarter la thèse accidentelle", expliquent les enquêteurs, réfutant ainsi la thèse d'un accident de la route. Avant d'être aspergé d'essence et brûlé dans le fossé en contrebas de la route, l'étudiant, âgé de 28 ans, aurait "vraisemblablement été frappé à mort". Le jeune homme aurait probablement été agressé dans la nuit de samedi à dimanche alors qu'il revenait à pied d'un restaurant où il travaillait à temps partiel comme plongeur.
Selon le quotidien régional La Provence, Ibrahim Sylla était arrivé en octobre 2005 à Marseille. Il étudiait les mathématiques sur le campus de Luminy, qui compte plus de 2 000 étudiants. Il s'était marié en Guinée en septembre 2006.
Vendredi, les étudiants de Luminy participeront à une marche silencieuse. Le parquet de Marseille a, pour sa part, lancé un appel à témoins.
Par Elsie HAAS
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Lundi 9 avril 2007 1 09 04 2007 00:19

Devant ce cas concret de racisme tant abject qu’ordinaire, la caste des imposteurs publics est étonnamment silencieuse. Curieux ? Plutôt normal. Voici le système tel qu’en lui-même. Un puissant est pris en flagrant délit et des collusions le couvrent. Alors que les médias, de coutume donneurs de leçons, se pâment devant la puissance financière d’Aéroports de Paris et de ses réseaux, taisant d’un silence complice ce cas de racisme emblématique de notre réalité sociale ; alors que les hommes politiques, tout comme leurs partis, à gauche comme à droite, scandent l’ethnose en guise de programme politique ; alors que les syndicats s’évertuent à la connivence avec ceux qu’ils feignent de combattre… 4 citoyens résistent. Ils font face au système, avec l’appui d’autres citoyens épris de liberté, et qui refusent de se laisser représenter ou corrompre par des aventuriers œuvrant pour la haine, et contre le genre humain.

Les 4 contre Aéroports de Paris ont décidé de se battre. Grâce à vous ils iront jusqu’au bout de leur liberté, la nôtre. Pour soutenir leur lutte, une marque, sentinelle™ a été spécialement conçue et déposée. Le Comité de Soutien des « 4Contre ADP » vous propose de bénéficier d’une promotion de lancement sur la 1ère diffusion de ses Street-Shirts (informations: alert2neg@yahoo.fr ).

Réservez votre après-midi du 12 avril 2007,

Votre présence est cruciale. Ensemble nous serons plus forts.

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Pour plus d'informations, cliquez sur les liens ci-dessous:

L'Humanité - 10.07.2006 "Une histoire banale..."

Africamaat - 05.03.2007 Un Noir et trois de ses collègues blancs solidaires

Afrikara - 16.11.2006 "Suite de l'affaire Badjeck"
 
VOIR LA VIDEO  sur : http://www.alert2neg.com/article-6285044.html


Aéroports de Paris & Discrimination institutionnelle
Par Elsie HAAS
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Vient de sortir ...
Un document inédit sur la mémoire haïtienne
Les textes de Roland Paret et Frantz Voltaire
 sont accompagnés de photos de l'époque.
Prix: 10 euros
En vente au restaurant  haïtien:
Le Rond Point des Artistes/Tel 01 48 09 88 40

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