Mardi 28 août 2007
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2007
23:02
Dialogue fictif entre deux personnages fictifs à propos de
Gassan, Boulos et des parlementaires
- C'était pas à prévoir ça ?
- Cest écrit dans le journal : " Le jeudi 23 août 2007, le patron du journal Le Matin (entre autres, entre autres), M. Réginald Boulos s'est
présenté pour être entendu par Maitre Gassan dans une affaire liée à la contrebande. Aucune charge n'a été retenue contre M. Boulos. D'origine syro-libanaise, M. Boulos compte parmi
les hommes d'affaires les plus importants, les plus riches, les plus influents d'Haïti.
- De toutes les façons il y avait un groupe de gens venus de Cité Soleil qui se tenaient à l'extérieur.
- Des zenglendos, des chimères ?
- Non, non, pas du tout. Des fans de M. Boulos venus de manière spontanée soutenir leur idole.
- Courage Réginald, les juges n'auront pas ta peau ! C'est ça qu'ils criaient ?
- Non c'est pas ce qui est écrit dans le journal. Le journal dit que ces jeunes de Cité Soleil ont déclaré que Boulos était leur
bienfaiteur pour avoir construit un hôpital et donné du travail à des centaines d'habitants de leur grand bidon-ville.
- La présence de ces jeunes de Cité Soleil,à ce moment-ci dans cet endroit là, c'était pas pour exercer une petite
pression sur le juge Gassan ?
- Quelle idée ! Z'étaient juste des gentils supporters.
- Que se serait-il passé si M. Réginald Boulos avait été mis en examen comme, par exemple, en France M. de
Villepin, l'ancien Premier ministre ?
- Pas la moindre idée .
- Z'avez vraiment pas une petite idée ?
- Je vous dis que non. Mon chè pa fem foure bouch mwin nan bagay ki pa gadem. Ne m'obligez pas à me mêler de ce qui ne me
regarde pas). En plus les députés, les sénateurs, tous ceux du parlement, enfin tous ceux qui savent..
- Tous ceux qui savent quoi ?
- Tout.
- Tout ?
- Tout. Ces députés et sénateurs se sont, aussi spontanément que les jeunes de Cité Soleil, mis en colère contre le Juge
Gassan. Ils exigent sa démission.
- Pourquoi tout ce bruit ? Quel crime a commis M. Gassan ?
- On dit qu'il n'a pas voulu se rendre à une invitation des sénateurs.
- Ils l'ont invité ?
- Oui, c'est ça même. Il n'est pas allé. C'est pas courtois. Gassan dit que la Constitution ne l'oblige pas à accepter
ll'invitation des sénateurs.
- S'il voulait pas y aller, il suffisait qu'il dise qu'il avait une angine blanche, comme le Président de France pour
excuser l'absence de son épouse à la hot-dog party chez Bush.
- Pov Diab Gassan ! Le pauvre! La dernière fois c'était l'affaire de l'assassinat de Jean Dominique qui l'avait obligé à se
"jeter" aux USA. A l'époque on disait que, comme c'était Aristide qui était l'auteur du crime, comme il ne voulait pas que cela remonte jusqu'à lui et à ses proches, c'est pourquoi il avait
décidé de zigouiller le juge Gassant. Alexandre/ Latortue ont été désignés pour remplacer Aristide.
- Ah oui, c'est vrai ça ! Et alors l'affaire Jean Dominique, z' ont trouvé les assassins ?
- Pendant les deux ans de Alexandre/Latortue, il y a eu des problèmes. On a dit que les pièces du dossier avaient
disparu. Une dame, une greffière, est morte subitement. Alors ils pouvaient rien faire Alexandre et Latortue.
- Ah oui, c'est vrai ça ! C'est pas à cette époque qu'il y a eut un procès, celui d'un " freedom
fighter", ex FRAPH, un certain Jodel Chamblain, accusé et jugé coupable de crimes lors du procès de Raboteau ? Ca, c'est une affaire qui a été rondement
menée.
- Ca c'est complètement différent. Il y avait toutes les pièces, l'accusé, les avocats et les témoins. C'est pour cela que
Chamblain a été innocenté, totalement blanchi.
- D'après vous, le juge Gassan , il va à nouveau se "jeter" aux Etats-Unis ?
- Pourquoi vous me demandez ça ?
- Parce que avec tous ces gens blanchis qui sont dans la nature, c'est pas totalement rassurant pour lui. C'est pas vrai ça
?
- Comment voulez-vous que je sache. Ce ne sont pas mes affaires.
- Ce sont les affaires de qui alors ?
- Sa ou vle mwen di ou ! Qu'est ce que j'en sais !
- Le journal que vous avez lu là qui donnait toutes ces informations, c'était quoi ?
- Quel journal ? Ah oui, Le Matin.
Par Elsie HAAS
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Mercredi 5 décembre 2007
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12
2007
13:55
Dialogue fictif entre 2 personnages également fictifs
- Le journaliste est revenu au pays.
- De quel journaliste vous parlez ?
- Chuuuuut… ! M’pa konnen.
- Vous parlez d’une chose que vous ne connaissez pas alors.
- Ce n’est pas ce que tout le monde fait ici ? Ecoutez mon vieux pas la peine de jouer au « Collectif Non » avec moi.
- C’est quoi ce « Collectif Non » ?
- Oh la la ! D’où est-ce que vous sortez, vous ? C’est un truc internationalement connu pourtant.C’est un groupe formé par les plus éminents membres de l’intelligentsia haïtienne pour mettre
fin à la dictature en Haïti .
- Celle de Duvalier ? Jamais entendu parler de ce groupe.
- Faîtes attention à ce que vous dites. Vous pourriez avoir de sérieux ennuis. Non il s’agit de la très longue et très sanguinaire dictature d’Aristide. Mais revenons à notre affaire.
Le journaliste qui est à la tête de la commission créée par le Président pour faire la lumière sur la mort de l’autre journaliste qui a été assassiné est revenu au pays.
- Ecoutez c’est incompréhensible ce que vous dites . Ou avez vous appris à parler comme ça ?
- A la radio.
- C’est qui ce journaliste revenu et ce journaliste assassiné. Vous ne pouvez pas dire leurs noms ?
- Chuuuut ! Sa ou pa konnen pi gran pasew...
- Bon bon d’accord. Mais à part ça ?
- Il y a ce sénateur qui a un passeport américain, le journaliste a dit qu’il l’a vu de ses yeux, le sénateur a dit que ce n’était pas vrai. Après le journaliste a eu des menaces de mort,
après le journaliste a quitté le pays. Vous avez compris maintenant.C’est ce journaliste qui est revenu parce que le Président lui a promis d’assurer sa sécurité.
- Le sénateur dont vous parlez, il ne s’appellerait pas Boulos ? Mais attendez. Qu'est-ce que vous faites ? Ne partez pas comme ça ! Finissez votre verre !
- Mon cher, je dois aller illico faire une commission pour ma belle-mère.Si on vous demande pour moi, dîtes que je n’ai jamais été là, que vous ne connaissez pas mon nom, ni où j’habite. A toute
question répondez : M'pa konnen.
Par Elsie HAAS
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Mercredi 16 janvier 2008
3
16
01
2008
00:51
- Oh la la!!! Oh la la!!!
- Qu'est-ce qu'il y a ?
- Mon cher, mon chè... ! Si vous saviez ...!
- Vous allez me le dire. Mais avant, un petit verre ?
- Ce n'est pas de refus.
...................................................................................
- Figurez-vous que je viens de voir une chimère.
- Où ? Ici ? A l'hôtel ?
- Oui ici même, même.
- Comment savez-vous qu'il s'agit d'une chimère ?
- Voyons ! Vous n'avez pas lu "Bicentenaire" ?
- Euh non . Qu'est ce que c'est ?
- Un chef d'oeuvre. Dans ce livre se trouve la description la plus exacte, précise et scientifique d'une chimère. Abominable ! Monstrueux !
- Tiens donc !
- Attention , hein! Regardez du côté du bar. Discrètement. Ce type rasta. Zavez vu ses cheveux comme des serpents. Avec sur son T-shirt Bob Marley. Et les
écouteurs dans les oreilles. Je parierais qu'il écoute du rap ou du reggae. Il doit être armé.
- De qui vous parlez ? De l'ingénieur de Trinidad ? Il n'y a que lui que je vois là.
- Oh la la!!! Oh la la !!!
- Qu'est-ce qu'il y a ?
- Je suis désolé. C'est la photocopie du gars du "Bicentenaire", avec les cheveux longs et tout.
- Dites-moi, l'auteur de ce chef d'oeuvre, comme vous l'appelez, ne serait-ce pas un type qui n'a pas un poil sur le caillou ?
- Exactement. Vous voyez qui c'est ?
- Pas du tout. Un autre whisky pour vous remettre de vos émotions ?
- Avec plaisir, mon ami.
Par Elsie HAAS
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Jeudi 31 janvier 2008
4
31
01
2008
13:55
- Un petit whisky on the rocks?
- Volontiers.
- Les nouvelles sont bonnes ?
- Alors-là, je suis décontenancé.
- C'est-à-dire ?
- Plus un mot dans la presse sur le massacre de la Scierie.
- Il y a eu un massacre dans une scierie ? Quand ça ?
- Bon, soyons sérieux. Ce massacre est d'autant plus grave que les chiens ont dévoré les cadavres.
- Je l'ai toujours dit. Dans ce pays, il y a trop de chiens. Il faudrait commencer par un massacre des chiens.
- Wap betize mon chè. Vous plaisantez. Je viens d'avoir une idée.
- Très bien, très bien, les idées tourbillonnent comme des papillons à la Saint Jean dans ce pays. Mais sans mesquinerie, accueillons cette nouvelle venue de bon coeur et
les bras ouverts.
- Laissez-moi vous exposer l'affaire telle que je l'ai conçue. On pourrait faire une fouille sur les lieux du massacre; retrouver les os; les rapporter à Port-au-Prince pour les
disposer sous une espèce de cloche en verre pour l'édification des masses.
- Vous pensez édifier les masses avec un tas d'os ?
- Vous n'avez rien compris. Ce serait comme au Rwanda, où ils ont fait un mémorial avec les restes des personnes victimes des génocidaires. On pourrait le faire financer par les Américains,
ou bien les Français ou bien mieux encore les Canadiens. On mettrait un texte pour expliquer que les rats d'Aristide ont tout mangé ne laissant que les os.
- Vous ne m'aviez pas dit que c'était des chiens ?
- Oui. Mais les rats, c'est plus vendeur. Ca fera comme si ils avaient été mangé par des chimères.
- Bravo. Vous au moins, vous avez le sens du marketing .
-Les gens paieraient un petite somme pour la visite et l'argent irait dans les caisses de l'Etat.
- Excellent !
- N'est ce pas ! Je vais en parler au directeur de Cabinet.
- Ce ne serait pas mieux de lui faire une proposition écrite ?
- Une proposition écrite ? C'est quoi ça ? Vous êtes-sur que vous êtes Haïtien, vous ? Pas question, j'ai son cellulaire, je l'appelle. Et Rassurez-vous . L'histoire
sera rondement menée. Il est nettement plus facile de trouver de l'argent pour un mausolée en hommage aux victimes du "génocide de la Scierie" que pour financer, disons la
construction d'un puit.
- Eh bien, buvons à votre patriotisme et à votre sens du marketing !
Par Elsie HAAS
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Dimanche 10 février 2008
7
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02
2008
19:50
- Haïti va bel, Haïti sera belle, Haïti va verdoyer…Qu’est ce que vous en pensez ?
- De quoi ? Ce ne serait pas plutôt poudroie qu’elle poudroie Haïti?
Vous délirez ou quoi ?
- Pour qui me prenez-vous ? Je ne suis pas
fou. Je sais bien qu’il y a un gravissime problème de déboisement dans le pays. Ce n’est qu’un slogan pour le carnaval.
- Mais Monsieur le Maire, vous n’êtes pas celui qui a donné l’ordre de couper les arbres du Champ de Mars
?
- Oui bien sûr. C’était absolument indispensable pour faire passer
les chars, les voitures, les gens, les taptap. Mais quel rapport ?
-
Aucun.
- Ca y est j’ai trouvé: "Pour une Haïti verte". Qu’est-ce que
vous en pensez ? Ca a de l’allure, n’est-ce pas !
- Il
faudrait ajouter : mais sans arbres.
- Ah mon cher, vous n'avez rien
compris ; je vous dis qu’il s’agit d’un slogan. C’est pour rire.
-
Et ça vous fait rire ?
- Vous ne comprenez rien. Je suis le seul
responsable et quand il faut couper, il faut couper.
- Bien
dit. Ca c'est du viril. C'est là qu'on reconnaît un vrai GNBiste. On pourrait même faire une chanson : Koupe, koupe Magistra grenn-nanbounda-a di koupe.
- Koupe koupe, magistra-a di koupe pou an Ayiti vèt ! C’est pas bête ça
!
- Ouais, ça a de l’allure comme vous dites. Un petit verre
?
- On the rocks, s'il vous plaît!
Par Elsie HAAS
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Vendredi 14 mars 2008
5
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03
2008
10:19
- Sak pase, comment ça va ?
- Vous voyez, je vous l’avais dit. C’est Ultimo Compère qui a commencé le premier.
- Le Sénateur Ultimo Compère, que lui reproche t-on ?
- D’avoir donné le mauvais exemple.S’il n’avait pas été le premier à avoir deux passeports , l’autre ne l’aurait pas fait.
- Qui c’est l’autre ?
- Vous savez bien de qui je parle. C’est de la provocation. Je n’admettrai aucunes excuses.
- Bon, bon calmez-vous mon cher. Un petit verre ?
- Ce n’est pas de refus et avec plaisir
- Alors en fait d’après ce que vous me dîtes, c’est Ultimo Compère le
coupable.
- Oui, oui. C’est sûr. Tout est de sa faute.
Il n’aurait pas dû commencer.
- Alors
?
- Eh bien, il faut que le Sénateur Ultimo Compère
démissionne.
- Ah bon ! Lui seul ?
- L’autre ne peut pas payer pour celui qui a commencé. C’est Ultimo Compère qui est
responsable de cette dérive il doit en subir les conséquences, c’est totalement logique.
- Vous avez raison, c’est juste, logique et translucide comme argumentation.
- Au fait, comment savez-vous que Ultimo Compère est le
premier..?
- Je vous coupe tout de suite. Il ne peut qu'être
le premier. C'est irréfutable !
- Un petit verre ?
- On the rocks, s’il vous plaît.
Par Elsie HAAS
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Dimanche 6 avril 2008
7
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04
2008
10:51
- Non, yo pat dwe fè sa ! Ils n’auraient pas dû agir ainsi.
- Faire quoi ?
- Mon cher, sans ce monsieur ce pays n’existera plus.
- Je croyais qu’il n’existait déjà plus ? Il est ressucité ?
- Faîtes votre respect. Restez tranquille.
- Un petit verre ?
- Avec grand plaisir.
- Tout est bien qui finit bien, alors ?
- Vous êtes fou ! C'est maintenant que les ennuis vont commencer. Ecoutez, dès le début j’étais contre. Je veux dire le parti était contre.
- Ah oui, la boîte de Pandore !
- Cette destitution n’est ni valable ni légale, ni viable. L'éditorialiste l’a dit.
- De quel éditorialiste parlez-vous ? Un petit verre ?
- Volontiers. Pas de provocations, s’il vous plaît. Ne m’énervez pas. Je ne serai pas un apatride.
- Ah bon, vous aussi. C’est une épidémie.
- Nous sommes tous des apatrides !
- Ah oui ! Et, ça date de quand ?
- Depuis que la boite de Pandore s’est ouverte.
- Bon espérons que cette lanmayot, que cette boîte à surprises,ne jettera pas trop de bêtes dehors. Ca sature déjà.
- Vous dites ?
- Rien du tout. Un petit verre ?
-On the rocks, s'il vous plaît.
Par Elsie HAAS
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Mercredi 9 avril 2008
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04
2008
10:47
- Regardez-moi ça ! Ce camion plein de soldats armes au poing. C’est à s’arracher les cheveux.
- Vous n’en avez pas.
- Mon cher, c’est une expression française, fran-çaise. Avoir ou ne pas avoir de cheveux n’a rien à faire ici. C’est parfaitement approprié.
- Oui, je vois. C’est comme noir comme le diable.
- Vous voulez insinuer quoi exactement ?
- Moi ? Voyons, rien du tout. Ce n’était qu’une juxtaposition.
- Vous voulez m’apprendre la langue française maintenant ?
- Moi ? Que Dieu m’en préserve ! Un petit verre ?
- Que voulez-vous dire par « que Dieu m’en préserve ? »
- Moi ? C’est une expression française qui n’a strictement rien à voir avec Dieu. Un petit verre ?
- Ce n’est pas de refus.
- Alors, vous voulez vous débarrasser de la Minustah ?
- Ce n’est pas mon affaire. Dorénavant seul l’amour m’intéresse.
- Vous voulez dire la mort.
- Vous faîtes allusion à quoi exactement ?
- Moi ? A rien du tout. Un dernier petit verre ?
- On the rocks, s'il vous plaît.
Par Elsie HAAS
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Samedi 3 mai 2008
6
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05
2008
10:42
- Tiens vous voilà. D’où venez-vous ?
- Pe bouch ou... Ne dîtes rien.
- Vous aviez complètement disparu.
- Pa pale. Ne parlez de rien. Secret défense.
- On dit que vous étiez enfermé dans une chambre d’hôtel.
- Et alors ? C’est dans les chambres d’hôtel qu’on arrive le mieux à se concentrer.
- -Mais il paraîtrait que vous étiez à 16 dans cette chambre.
- Quel est le problème ? On ne peut pas se concentrer à 16 ?
- Un petit verre ?
- Ce n’est pas de refus.
- Alors ?
- Alors quoi ? Vous voulez m'acheter ?
- Moi ?
- Mon cher je suis incorruptible. Tout dépend du prix.
- Un petit verre ?
- Avec plaisir. Alors combien?
Par Elsie HAAS
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