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Réflexions perso

Samedi 16 décembre 2006
Bonjour,

Bienvenue dans ce nouvel espace créé par Andy Johary Rajabo, notre fidèle ami et maquettiste. Je voudrais profiter de l'occasion pour remercier tous ceux qui m'ont aidé au cours de ces deux années, certes difficiles, mais aussi au cours desquelles nous avons connu des moments agréables de partage, de discussions passionnées parfois envenimées et aussi de franches rigolades. Un merci particulier à Myrlène, dont la présence silencieuse et efficace cinq jours sur cinq, du matin au soir nous a apporté du réconfort. Merci à Andy qui pendant ces deux années ne s'est jamais départi de son calme et a montré une disponibilité à toute épreuve (et ce n'est pas peu dire !), de même qu'à notre Yopane national pour les nuits entières passées devant ses feuilles, concentré sur ses corrections, indifférent à notre désordre. Mèsi anpil à Sergo Alexis, Félix Sonder, Nixon Amilcar, Badol Cosly, Ronald Pierre, Henock Franklin, Annie Talleyrand, Jef Coriolan pour leur travail et leur amical soutien; aux correspondants étrangers, Claude Haffner, Jean Michel Petit-Bois, Viky, Jose Antonio Gutierrez, Ardain Isma, Yv-Mari Seraline pour leur généreuse collaboration; à nos rédacteurs fidèles, Roland Paret, Jean-Claude Charles, Louis Phillipe Dalembert, Frantz Voltaire, Yves Chemla, Guy Cétoute, Jean-Alex Chéry; aux occasionnels, Jean Métellus, Arnold Talleyrand, Mireille Nicolas, Antoine Spacagna, Jirah Smet, Louise Alcégaire, Jean-Marie Bourjolly, Alixe Charles; et à tous ceux nombreux qui nous ont confié et autorisé à reproduire leurs textes-qu'ils me pardonnent de ne pas tous les citer. Mes remerciements vont également aux lecteurs qui nous ont constamment témoigné leur confiance et aux sympathisants pour les coups de pouce financiers donnés à plusieurs reprises. A vous tous, je voudrais adresser mes excuses pour l'arrêt brutal du journal et vous dire que nous ferons tout ce qui est possible pour nous revoir.

Pour vous, cette citation tirée de l'allocution remarquable faite par Jacques Stephen Alexis à l'occasion de 1er Congrès international des écrivains et artistes Noirs en septembre 1956 à Paris:


" La culture haïtienne est une culture nationale, celle d'une nation bien individualisée, bien qu'elle ait beaucoup de chemins à faire encore, et nous le savons. Mais nous savons aussi que c'est une grande et belle culture, comme le peuple haïtien, grand et beau, malgré qu'il vive sur un petit territoire. C'est à travers les efforts et les luttes que nous parcourrons notre route qui est bien longue devant nous, mais les écrivains, artistes et intellectuels haïtiens ont confiance dans leur culture et dans leur peuple."

Cher vous tous, demain est un autre jour ...
Ps: Mark Grehan, l'imprimeur irlandais  qui a fait tout ce qui était possible(prix très bas) pour éviter  la disparition du journal est un excellent contact pour vos travaux d'imprimerie; n'hésitez pas à me demander ses coordonnées si besoin est.
Par Elsie HAAS
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Mercredi 20 décembre 2006


         Le  peuple haïtien a appris avec le temps à éviter les manipulations                           

   
Youri  Latortue est Président de la Commission Défense, Justice et Sécurité du Sénat de la République. Il s'agit de ce même Youri Latortue , neveu de l’ex-Premier Ministre (M. Linus ?)  qui avait été désigné par un journal français "Le Figaro" , journal qu'on peut difficilement considérer comme prolavalassien  ou   « prochimères » - comme M. 30%( 1).  C'est donc le même Youri Latortue qui se présente aujourd'hui comme  "M. Justice et Vérité". Certains auront vite fait de se moquer  de ce qui apparaît comme une farce et d'expliquer cette mue soudaine comme relevant d’un certain penchant propre, dit-on,  au peuple haïtien, pour le surréalisme, le mysticisme, l'irrationnel. En réalité ce qu'il sied souvent de présenter à l’international comme   du merveilleux ou du surréalisme n'est autre que du cynisme. Sous les  Duvalier ce cynisme grandguignolesque faisait force de loi et servait de masque à la violence (cf le film Les Comédiens tiré du livre de Graham Green). Depuis1986 ce sont les mêmes zélés pratiquants de cette recette politique qui agissent à tous les nivaux de la société, dans les hauteurs comme dans les bas-fonds pour maintenir le statu quo favorable à leurs intérêts.







        













 Ce n'est pas en Haïti mais au Togo, au cours des dernières éléctions présidentielles


                        En fait qui est exactement  de ce M. Youri Latortue ?

Les journalistes haïtiens  ont-ils fait un portrait du personnage, présenté son itinéraire au public avant qu'il ne soit nommé président d'une commission aussi importante, compte tenu des difficultés que rencontre la justice en Haïti ? On sait qu’il occupe une place importante dans une quantité d’affaires dont certaines liées à la justice et jamais élucidées comme l’assassinat de Jean Marie Vincent où il avait été cité comme témoin.
Voir: http://www.rnddh.org/article.php3?id_article=229

                                                                    Terrorisme

 
Donc M "justice et vérité" alias M. 30% a adressé une lettre ouverte au Premier ministre, M. Alexis, pour lui faire des recommandations afin de  mettre fin  à l'insécurité. La première réclamation est que la police arrête tous les individus avec lesquels le gouvernement a entrepris des négociations. Pas étonnant puisque ces individus sont précisément ceux qui ont été poursuivis et pourchassés par les " freedom fighters"  venus en 2004 de la République Dominicaine , un groupe  d'anciens militaires très lié  au nouveau sénateur.  Suivent d'autres recommandations comme "la démolition de toute maison utilisée comme lieu de séquestration". On ne voit pas bien à quoi cela servirait et l’on pourrait croire que M. Latortue veut imiter les images de démolitions spectaculaires des maisons  de "terroristes " palestiniens par l'armée israélienne vues à la télévision.
Pourtant si l’on y regarde de plus près l’association entre les « terroristes palestiniens » et les gangsters des quartiers populaires auparavant faite par un certain M. Stanley Lucas, également très influent dans les affaires haïtiennes, n’est pas neutre. Il s’agit encore de camoufler les répressions programmées sous des aspects ubuesques chers à l’intelligentsia haïtienne et internationale.

Sur Stanley  Lucas voir :
http://augustemaquet.blogspot.com/2006/11/joel-leon-on-stanley-lucas.html

                                    Reconstitution de l’armée, retour de la peine de mort, etc.
Re-re-re... pour maintenir la population dans un statut de restavek, il faut  maintenant  ajouter de la régression à l'analphabêtisme, la pauvreté et la répression. Dans cette même vision, le sénateur Latortue propose: l'instauration de l'état d'urgence, la création de nouvelles unités spéciales de lutte contre le terrorisme "on peut rapidement les constituer en faisant appel aux nombreux anciens militaires entraînés et motivés qui se trouvent déjà au sein de la PNH, composées d'anciens militaires", la création d'une nouvelle armée "vous mettrez en branle le processus de création de la nouvelle armée nationale". D’autres députés et autres réclament le retour de la peine de mort. La peine de mort a-t-elle fait baisser la criminalité aux USA ? La présence d'une armée forte en Colombie, au Brésil, ou bien au Mexique a-t-elle empêché la prolifération des gangs ?

                                                            Motus et bouche cousue
A qui profite le crime ?  C’est une question qu’on est en droit de se poser et que semblent éviter  comme la peste les journalistes. On dirait même qu’ils font un grand détour quand il la voit -cette question- se profiler. Une question trop dangereuse ?
Le citoyen haïtien de l’intérieur comme de la diaspora voudrait comprendre comment on est passé du kidnapping crapuleux contre forte rançon a un kidnapping qui prend en otage des enfants, un car entier récemment, des hommes politiques. On a l’impression qu’il faut faire de plus en plus peur, qu’il faut semer la panique. On pressent qu’il y a derrière cela une manipulation. Mais qui manipule et dans quel but ? C'est cette question là que nous aurions voulu entendre poser par le sénateur Latortue et les autres hommes politiques du pays. La presse naguère si prompte à dénoncer les auteurs de crimes commis par les partisans d’Aristide ne dit rien : motus et bouche  cousue.

                                                        Minustah et anciens militaires


Au moment où la plupart des nations d’Amérique du Sud luttent pour s’émanciper des USA, de l’armée, sortir de la pauvreté, de l’injustice ;   ce sont, paradoxalement, des soldats de ces même pays (Chili, Brésil, Argentine) qu’on a chargé  de ramener la sécurité en Haïti. Ces pays (Brésil, Argentine et Chili) ont connu des dictatures militaires.  Les chefs de ces armées, gradés et hauts gradés sont pour la plupart passés par l’Ecole des Amériques, de même que certains ex-militaires haïtiens. Y aurait-il  une connivence sorte de connivence entre les uns et les autres,  entre la  droite haïtienne ( partis politiques, secteur privé et ONG) et ces mêmes entités dans les pays d’Amérique latine ? On peut se demander si Haïti ne sert pas de laboratoire à ces armées en prévision d'une reconquête du pouvoir par l'armée qui passerait par une répression des mouvements populaires. l'histoire ne se répète pas, dit-on, mais le secteur privé, les organisations comme le G184 en Haïti comme d'autres existant sur le même modèle, ailleurs, en Amérique du Sud  notamment sont  prèts à tout et n'hésitent pas à employer les grands moyens (comme on l'a vu avec le sabordage des célébrations du bicentenaire en 2004 ) pour conserver leurs privilèges de classe.

 Ecole des Amériques voir :
http://www.volta
irenet.org/article12713.html
                                                                      EH

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Par Elsie HAAS
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Jeudi 28 décembre 2006

                                                      
                                                        A Cité Soleil, un jeune homme porte un blessé (AP)


Qu'est devenu le "Collectif Non ?"
En avril 2004 des Zentellectuels  haïtiens  s'interrogeaient à Bordeaux  autour  de la thématique ronflante ainsi intitulée :  " Peut-on écrire l'histoire d'Haïti ? Effet du chaos et du retour incessant des coups d’Etat et de la violence, il semblerait que seule la spirale donne une image fidèle d'Haïti : c'est ce que donne à entendre une oeuvre comme celle  de Franketienne "(sources Escales du Livre 2004)
En dehors du fait que certains d'entre eux  depuis  fin 2003 croulent  sous les  invitations, récompenses et prix divers  (l'exemple le plus frappant étant Frankétienne  "D'un pur silence inextinguible" reçoit le  Prix RFO du Livre 2004  récompensé d'une dotation de 5000 euros et d'un billet d'avion ... Frankétienne est devenu le nouveau récipiendaire du Grand Prix des îles du Ponant, le jeudi 25 août 2005...  Le jury du Prix Union Latine de Littératures Romanes vient de décerner le Prix, pour l'année 2006, au grand écrivain haïtien Franketienne Le prix Prince Claus doté de 25 000 euros a été décerné le 13 décembre 2006 à Franck Etienne.;.) on n'entend vraiment plus parler de leur groupe.
  Frankétienne qui n'était pas sorti d' Haïti avant 1986, année de la chute de Jean-Claude Duvalier, (et que j'avais personnellement rencontré cette même année alors qu'il dirigeait une école privée) et qui par la suite a été  lui aussi- ministre de la Culture sous le gouvernement de Manigat, semble être unanimement prisé par les donneurs de prix. Que sont devenus ces collègues du Collectif Non ?  Et ceux  des droits de l'Homme qui  comme M. Lespérance  dirigeant  du Réseau National de Défense des Droits Humains (RNDDH) étaient  hystériquement actifs avant 2004 ? Sont-ils à nouveau occupés à nous  concocter une de ses recettes détonnantes qui attire les dons en en monnaie sonnante et trébuchante de la "communauté internationale ?



Destabilisation encore ?

 D'après l'AHP, " les initiateurs de la mini-manifestation du jour réputés favorables au départ du premier ministre Alexis ont déclaré en avoir marre de la situation et réclamé une décision dans le meilleur delai."
 

                                            
                Conférence de presse d'étudiants qui manifestent contre l'insécurité

"Plusieurs autres secteurs étudiants ont exprimé leur méfiance par rapport à cette nouvelle série de manifestations qui cacherait des objectifs inavoués, selon eux. Des étudiants en Antropo-sociologie à la faculté d'Ethnologie ont ainsi dénoncé ce mouvement lancé par des collègues dont la plupart étaient à la tête du mouvement GNB-anti-Aristide qui a contribué à plonger le pays dans le chaos avec les événements ayant debouché sur le 29 février 2004 ».
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Qui cherche l'affrontement ? Pourquoi ?

Nous sommes nombreux à nous poser ces questions. Pour le mouvement GNB + Groupe 184, il est évident, clair comme de l'eau de roches que Arsitide tire les ficelles à partir de L'Afrique du Sud. Pour ce mouvement, les pauvres d'Haïti ne peuvent ni penser par eux-mêmes, ni organiser leur survie en dehors du grand manitou. Possible.
Pour d'autres, les anciens militaires + la bourgeoisie compradore (comme disait, il y a un certain temps  déjà,  le chanteur Manno Charlemagne)  + les anciens duvaliériste et leurs alliés +  les trafiquants de drogue + la Minustah + un noyau de partisans d'Aristide + les déportés + les petits et gros gangsters à la solde de tout ce monde-là composent ce cocktail explosif qui prend Haïti et sa population en otage.
Louis Emmanuel Garcia étudiant membre de l'Observatoire Haïti Culture aurait déclaré à l'AHP : « Ce mouvement s'il se poursuit, conduira le pays inévitablement dans un nouveau chaos, a-t-il déclaré, se disant persuadé que ses initiateurs vont chercher à tout prix à provoquer des situations pour tenter de donner un sens à leur mouvement. »
 M. Sorel François, député de la 2e circonscription de Port-au-Prince, a exprimé, lui aussi à l'AHP le souhait que ce mouvement d'étudiants ne poursuive pas le même objectif que celui qui avait été organisé fin 2003/débuts 2004 contre le président Aristide.
Si le scénario qui veut qu’Aristide  tente de  plonger le pays dans le chaos pour prendre sa revanche et celle de ses partisans est le bon, pourquoi le gouvernement américain, la CIA, les services de renseignements français, canadiens et ceux des autres pays ayant des troupes dans la Minustah seraient-ils impuissants à déjouer  les plans d'Aristide ?
S'il s'agit d'une situation provoquée par le coup de 2004 -qui comme en Irak- aurait totalement échappé aux mains de ceux qui en ont été les  principaux maîtres d'oeuvre (G184 ) on comprendrait les difficultés auxquelles fait face la Minustah aux ordres de ces mêmes G184  qui ne sait pas s'il faut courir après les gangsters, exterminer les jeunes hommes de Cité Soleil, donner un coup de main aux anciens militaires amis du G184, soutenir la politique de dialogue avec les gangs, instaurée par Alexis.
Il y a une troisième hypothèse qui voudrait qu’Haïti, soit un terrain d'expérimentation en préparation à l'après Castro et le retour de la droite en Amérique Latine. On sait que grosso modo la situation des déshérités et leurs revendications sont les mêmes en Haïti que  dans l'ensemble des pays (Brésil, Chili, Argentine, etc.) qui ont leurs militaires sur place en Haïti. Il s'agirait donc dans ce cas d'une sorte d'étude ciblée de la répression. A voir.



 
                                                            
                                                                 Jeunes gens tués par la Minustah et la PNH (AP)

Dans cette confusion totale, il y  en a,  sans doute, qui tirent leurs marrons du feu ce sont les trafiquants de drogue et d'armes à feu,  les importateurs de denrées, les pirates, et autres aventuriers en tous genres pour lesquels ce désordre haïtien est pain béni.
                           
                                                         
Par Elsie HAAS
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Samedi 30 décembre 2006
La désinformation  dans les médias utlise des modes, moyens et techniques parfois évidents  mais souvent suffisamment  subtils pour que l’on puisse s’amuser à les décortiquer. L’exercice portera sur  l’éditorial du journal haïtien Le Matin,  éditorial signé par M. Claude Moîse, daté du 29 décembre. Pour pratiquer l'exercice convenablement il est recommandé de  se mettre sur la page web correspondante.

 http://www.lematinhaiti.com/PageArticle.asp?ArticleID=3976

Il y a d’abord la photo montrant une foule  compacte de gens (du peuple) et la légende (pleine de compassion) qui dit :
"Que peuvent espérer de 2007 ces électeurs qui se sont rendus aux urnes avec tant de détermination en février 2006 ? "

Autrement dit: pourquoi se sont-ils dérangés - avec tant de détermination- pour aller voter en février 2006
Sous entendu 1 : sans cette  foutue détermination on aurait gagné
Ou bien :  Qu’est-ce qu’ils croient ? Qu’il suffit d’être déterminé pour que les choses changent ?
Sous entendu 2 : ils auraient mieux fait de nous laisser régler l’affaire à notre manière
Sous entendu 3 : eh bien,  ils n’ont encore rien vu,  parce que ce président pour lequel ils sont allés voter avec détermination n’apportera aucun  changements à leurs existence.

Pour conclure, il faudrait lire la légende ainsi : "la foule imbécile s’est laissé bernée (mais pas moi qui savais ) par l’espoir en donnant son bulletin de vote à Préval"

Petits exemples de bricolages avec la vérité, piochés dans le texte

 l’utilisation d’un discours pseudo technico-scientifique

 phrase  1:
« Je rappelle qu’un sondage d’opinion réalisé quelques mois avant la fin de 2005 avait placé dans l’ordre des faveurs des sondés : Jean-Claude Duvalier, René Préval et Leslie Manigat. »

- De quel sondage et de quels sondés parle M. Moïse?  Le lecteur peut-il être aussi mal informé qu'il puisse  croire que les moyens soient réunis en Haïti pour sonder une population dont on n’arrive même pas à connaître le nombre exact ?
D’après ce que semble dire M.Moïse c’est M.Duvalier qui aurait dû  (dans l'ordre des faveurs des sondés) être élu président  si l’on en croit le sondage (lequel ? - quand: quelques mois avant la fin 2005 ?) auquel il se réfère.
En France  tous les sondages donnaient Jospin au deuxième tour  des élections présidentielles. Et alors ?  Ca  prouve quoi ? Que Jospin aurait du (dans l'ordre des faveurs des sondés)  être élu et que les électeurs ont eu tort de ne pas voter selon les sondages ?
 
l’utilisation du mensonge et de l’omission

phrase 2
"Il (Préval)  a terminé en première position avec 48 % des suffrages suivi loin derrière par Leslie Manigat avec un peu plus de 12 %. Jusque-là les règles du jeu semblaient pouvoir être respectées, on irait au deuxième tour. Toutefois, le jeu électoral était tel qu’il apparaissait que l’écart énorme entre le premier et le deuxième ne saurait être comblé. Mais la loi électorale était claire et on ne pouvait s’y dérober. Le brouillage s’est produit à la suite de protestations violentes des partisans de Préval."

Mensonge : Toute personne qui a été dans les rues de Port-au-Prince  pendant ces jours-là sait qu’il n’y a pas eu de manifestations violentes. D’ailleurs les manifestants avaient bien compris qu’ utiliser la violence desservirait leur objectif. 
Omission : l’éditorialise de renom saute allègrement par dessus la mauvaise organisation des élections ( totalement aux mains des opposants de Préval),  l'incongruité des bulletins de vote imprimés par  la société Le Matin SA, présidée par M. Boulos, en République Dominiquaine (pourquoi pas à l'imprimerie Nationale en Haïti ?), les bureaux de vote placés de manière à obliger les gens à faire des kilomètres pour s’y rendre (ou ne pas s'y rendre),  les observateurs appartenant principalement aux mouvements, partis, associations anti Préval, les bulletins blancs soudainement sortis du chapeau du prestigiditateur  Bernard, les chiffres affichés des résultas qui font le yoyo etc,etc.
Ce n’est pas la violence de la rue qui a été cause  du "brouillage"  mais les magouilles  pas assez brouillées  des responsables préposés à ces élections  « choisies ».

3- Le remplissage

Le reste de l’article (très long) est un blablabla qui n'a la prétention d'intéresser  personne-et pas même l’auteur- (à part peut-être quelques étudiants fanatiques du maître) il s'agit d'un effet dit de remplissage dont l'usage sert à habiller le message de désinformation qui se trouve ici tout entier dans le paragraphe intitulé : « le brouillage de l’élection de Préval » . Le remplissage permet de prétexter l’objectivité d’un article de fond - un article sérieux, quoi ! - qui aborderait  différents aspects  de la question (Laquelle ? )
               

                                                                        
                                                                    Antouka   AN NOU   APRANN

                              

                                                
Par Elsie HAAS
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Jeudi 25 janvier 2007

                               L'ONU ACCUSE D'UN SECOND MASSACRE


  
Lelene Mertina, 24 ans, était  enceinte de six mois quand,
le 22 Dec 2006. une balle UN a perforé son abdomen et tué l'enfant qu'elle portait. D'après ce qu'elle a rapporté, elle était en train de courir pour éviter les tanks de l'ONU quand ils ont brusquement ouvert le feu sur elle./Photo Haïtiinformation project


Un jeune  haitien non identifié  tente d''empêcher le sang de couler d'une blessure faite à la tête par, selon ses déclarations, les forces de l'ONU, le 22 Déc 2006 à Cite Soleil.

                                 

 Un homme non identifié de 28 ans en train de mourir dans sa maison. Avant de succomber à ses blessures, il a déclaré qu'on lui a tiré dessus à partir d'un hélicoptère. "Un hélicoptère m'a tiré dessus" ont été ses derniers mots.

Joël Bonhomme, 16 ans, étendu dans son sang le 22 , 2006. Avant de mourir  Joël Bonhomme a décrit en détail comment les forces de  l'ONU ont ouvert le feu sur des civils désarmés, dans le quartier.

Il existe un débat autour de l'utilisation des images violentes. Doit-on ou ne doit-on  pas les publier ? Faut-il protéger le public d'éventuels  traumatismes que ce images risquent de provoquer ou bien, au contraire, choisir le parti pris  d'informer ?  Dans le cas présent , le choix de montrer ces images  correspond à une éthique personnelle. Les agressions commises sur les pauvres de Cité Soleil n'ont jamais fait l'objet de publication à la Une, soit parce que les journalistes craignent les représailles des groupes de miliciens, soit parce que les media dominants  se désintéressent de ces morts -là.

Paul Farmer, un médecin de renommée internationale qui a travaillé en Haïti et a beacoup oeuvré dans la lutte contre le Sida, dans une extraordinaire conférence intitulée:

                            Never again?
                    Reflections on human values
                        and human rights,

Paul Farmer donc, donne un exemple frappant de l'impact qu'ont pu avoir des photos des crimes commis par le FRAPH (un groupe paramilitaire d'extrême droite en Haïti) pendant les années du coup d'Etat de Cedras (qui, par aiilleurs, coule des jours heureux au Panama, en toute impunité) sur la politique étatsunienne et la décision de Clinton d'intervenir militairment.

 C'est M.
John Shattuck, un militant des droits de l'Homme  qui venait d'intégrer le gouvernement de Clinton qui a eu l'idée de  montrer au Président une série de  photos violentes montrant les atrocités commises par le FRAPH.

John Shattuck raconte comment dans le bureau ovale de la Maison Blanche,il a étalé les photos sur une table. Le président Clinton a regardé attentivement les corps et les visages défigurés des Haïtiens par le FRAHP et s'est exclamé: "Les  salauds". Et  il a pris  aussitôt la résolution de mettre fin au carnage en Haïti.

Le texte de  la conférence de Farmer :   (on le trouve sur le site de Windows on Haïti)
                         
                          Never again?

                    Reflections on human values
                        and human rights,

devrait être lu en entier par, j'allais dire les Haîtiens, mais en fait par tout le monde, étant donné qu'aucune société actuelle n'est épargnée par les phénomènes de violence. Ce texte si intelligent, si clair et tellement bien argumenté, devrait servir d'outil pédagogique et  être étudié  et commenté dans les écoles d'Haïti.

 A ce propos, j'ai lu sur le site du groupe de droite "Haïti Democracy project" un texte de Laenec Hurbon, un sociologue haïtien, qui s'intitulle :" Violence et politique" Avec un titre pareil on s'attendait à une réflexion de fond.
Madre de dios !  On se trouve à des années lumières du texte de Farmer qui questionne la violence structurelle (misère, maladies, guerres, famines imposés aux plus faibles). Chez Hurbon, hélas, l'anecdotique, la propagande, l'appel à l'action musclée de la Minustah, la diatribe prennent le pas sur  l'analyse.

Voici un extrait du texte de Farmer  (en anglais malheureusement) qui traite de la question des photos violentes.

Given the topic of this lecture, I'd like to turn again to the role of photographs in shaping the policy that eventually led to the re-establishment of constitutional rule in Haiti. The insider's tale has recently been published by John Shattuck, a self-described "human rights hawk." a human rights lawyer and former vice-chairman of Amnesty International who had taught at Harvard, Shattuck joined the Clinton administration in June 1993, as assistant secretary of state for Democracy,Human rights, and Labor.

  "Soon after taking office,"Shattuck recalls, "The administration of Bill Clinton was confronted by the post cold War forces of disintegration. Within eighteen months, disaster had struck in Somalia, Rwanda, Haiti, Bosnia, and China. Human rights conflicts were erupting or escalating in virtually every part of the world." Conflagrations in Rwanda and Haiti came to occupy much of Shattuck's time, but since Haiti is a close neighbor with strong ties to the United states, it is unsurprising that the crisis in "our backyard," then generating huge numbers of refugees, loomed larger than the catastrophe evolving in Rwanda (the government of France, malicious enough in Haiti, focused more on its own "sphere of influence". Shattuck's account of how the United states came to intervene in Haiti is interesting for many reasons, but one of them is surely that we get a clearer view of how decisions about such grave matters are made. Clinton himself favored using military force, if necessary, to restore democracy in Haiti: "the strategy had many opponents inside the Beltway, but the President knew it was time to reach over their heads and take it to the public."

How did Clinton come to feel so strongly about this matter when Washington's power elite saw little reason to waste time and energy, or to jeopardize american lives, on account of Haiti? How did his government manage to promote what was, in the United states, a fairly unpopular policy? Shattuck reports that he called the U.S ambassador in Haiti, asking him for photographs of the atrocities taking place there. In the end, he reports, it was Amnesty International that proved more helpful on this score: there was, as noted above, plenty of documentation about what was going on in Haiti. Shattuck's job was to brief the President on september 14, 1994, since Clinton himself planned to present his proposal to the US public the very next day. Shattuck continues:

"Early in the afternoon of september 14, I spread my photos of the disfigured faces and bodies of Haitians who had recently been attacked by the FRAPH on a coffee table in the oval office. examining them closely one at a time, the President swore quietly, "Those bastards," and vowed that Haiti's reign of terror would be brought to an end. The statistics I summarized for the President spoke for themselves : more than three thousand killed since the 1991 coup against Aristide, including nearly a thousand in the first eight months of 1994; mass graves found by human rights monitors; an estimated 300,000, or 5% of the population, driven into flight or hiding; and thousands of cases of mutilation, rape, and beating of Aristide supporters by the regime's network of gangs. As I talked, the President stared at the hacked and mutilated bodies of men, women, and children trapped on an island ruled by thugs. and so the deed was done: constitutional rule was restored to Haiti in 1994 with u.s. military force, a policy buttressed with photographic evidenceof the butchery that prevailed during the previous three years."

NOTES
John Shattuck, Freedom on Fire: human rights Wars and America?s response (Cambridge,
mass.: Harvard university Press, 2003), p. 13.

FRAPH's brutal methods have been well documented by watchdog groups since its inception in 1993; see, for example, Human rights Watch's annual reports at
http://hrw.org/doc?t=americas&c=haiti.
Regarding the ties between FRAPH's leadership and the CIA,see, for example,Alan Nairn, "Behind Haiti's Paramilitaries,"nation, october 24, 1994, p. 458, and "The eagle Is Landing," Nation, october 3, 1994, p. 346; this information was later reported in Newsweek, Time magazine, and the major dailies.

 Extrait de la prose de Laennec Hurbon "Les bandits criminels seraient-ils les pauvres qui décident maintenant de prendre leur revanche ? Je pourrais donc, comme pauvre, entrer par effraction dans n'mporte quelle maison, accaparer l'argent, les bijoux, les voitures, les femmes et les enfants ? Cela signifierait que le bandit aurait tous les droits ; dans l'acte criminel, il est en effet sa propre loi comme un petit roi tout-puissant, qui n'a plus aucune limite, aucun cran d'arrêt à ses désirs, c'est ce qui explique qu'il peut aller jusqu'à des actes de barbarie." Sources Haiti Democracy Project
Par Elsie HAAS
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Dimanche 28 janvier 2007
                                                   photo Dr Caroll /22 janvier 2007
 Estherline a 19 ans, les hélicoptères de l'ONU ont tiré sur son épaule gauche et sa poitrine pendant son sommeil. Son visage parle de lui-même, alors qu'elle observe le passage des tanks de l'ONU qui patrouillent,  juste à quelques mètres de la Clinique à Cité Soleil.

C'est marrant. Quoi ?
Eh bien, il y a ce médecin Dr John Carroll qui envoie son témoignage sur son travail en Haïti dans les bidonvilles sur un site, Peoria Pundits aux US.

Les lecteurs étatsuniens de "Peoria Pundit" ne sont pas d'accord avec ces reportages qu'ils considèrent comme une invasion de leur site. Ils jugent que les récits du médecin sont trop longs  et aussi pourquoi les emm.. avec Haïti dont ils s'en foutent éperdument.
C'est ce que je trouve marrant -ce qui signifie dans ce cas à la fois intéressant,curieux, révoltant, triste et révélateur- qu'un groupe de lecteurs soient agacés par des reportages poignants.  C'est dû à quoi  ? Racisme, ignorance , égoïsme, peur ? Ou simple indifférence ?
En tous cas, voici  le début   du reportage du Dr John Carrol. Ceux qui ne sont pas rebutés par la longueur et la langue anglaise peuvent lire l'ensemble du texte à:  www.dyinginhaiti.blogspot.com


Haïti on the brink
By Dr. John A. Carroll
January 25th, 2007

Each Wednesday our mobile medical team piles into a nice new truck that has URGENCE brightly painted on the front. We work in two slums in Port-au-Prince. The first slum is called La Saline and the second is Cite Soleil. Both slums are on the water front. Cite Soleil is known for its gang warfare with the UN troops and miserable poverty. La Saline is known for its miserable poverty.

The population of these slums is guessed at around 300,000. Port-au-Prince has a population of approximately 2,000,000.

There were five of us in the truck today as we coursed through a slum called Pele. We stopped at a house in Pele and filled the back of the truck with medication in large picnic coolers that we hand carry into the slum when the streets become too narrow to continue in the truck. As usual, Pele?s streets were full of pedestrians this morning.

However, as we approached Route 1, which runs by Cite Soleil, five United Nations tanks were positioned up and down this street and an a UN soldier stood in front of our vehicle, put his hand up, and motioned for us to stop.
There are almost 9,000 UN troops in Haiti now. The UN has been here since July, 2004. The UN commander in Haiti is Brazilian as are the majority of the troops.
The UN had been shooting inside Cite Soleil early this morning and now had the entire slum entrance and exit blocked off with their white tanks that menacingly sat on Route 1. UN troops had traded gunfire with armed gangs while the UN was taking control of an abandoned school that the gangs had used to fire upon UN troops. The UN is doing all they can to kill gang members and take over their bases, so that Soleil can be turned over to the Haitian National Police.

Route National 1, which is usually fairly busy, was empty of traffic. Pedestrians and their bags and wheelbarrows, were searched before they could continue walking past the slum. The white UN tanks and their machine guns were aimed directly into the slum.

La suite àwww.dyinginhaiti.blogspot.com


Par Elsie HAAS
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Mardi 30 janvier 2007
 
                            Un Haitien réagit au bruit des  tirs dans le quartier de Martissant, tandis qu'un autre                             tente de  le calmer/ 18 janvier 2007 REUTERS/EDUARDO MUNOZ

Cette photo vient nous rappeler, qu'en dehors des morts et des blessés, existent les traumatismes provoqués dans la population des bidonvilles, femmes hommes et enfants, par l’usage d’armes lourdes dans des quartiers résidentiels. Dans d’autres pays, le gouvernement aurait  mis en place immédiatement toute une batterie de psychologues  pour venir en aide aux plus fragiles, comme par exemple cet homme sur la photo. Que font Bajeux et Lespérance, les patrons des Droits de l'Homme en Haïti ? Pourquoi ne demandent-ils pas de l’argent à leurs bailleurs de fonds habituels pour venir en aide à ces malheureuses victimes ?

Nouvelles de MSF Belgique. En Anglais. J'ai déjà fait la remarque sur ce blog qu'il se trouve, malheureusement  pour ceux qui ne lisent pas ces 2 langues, plus d'infos intéréssantes sur Haïti en anglais, en espagnol qu'en français. En français, généralement, nous avons droit au même cartel d'experts qui se sont autodésignés décodeurs officiels des réalités haïtiennes et ce sont les mêmes points de vue qui s'expriment ad nauseam.

 C’est étonnant, mais je n’ai pas trouvé d’informations récentes sur  le site de MSF France (en français donc). La semaine prochaine, comme leur siège parisien n’est pas trop loin de mon quartier, j’irai m’enquérir afin d’avoir des infos  fraîches et peut-être des photos de leur hôpital Sainte Catherine à Cité Soleil.

msfbelgium logo

Haiti troubles

Early in the morning of January 24th, heavy fighting erupted between UN Stabilization Mission in Haiti troops (MINUSTAH) and local armed groups in the Haitian capital's slum of Cité Soleil. In the following 48 hours, the St. Catherine hospital supported by Médecins Sans Frontières (MSF), received 17 people with gunshots wounds. Among them were six women and a 5-year-old child. A woman was wounded by a tear gas.

"A woman who was wounded by gunshot arrived at the hospital in desperate condition. She was immediately transferred to the operation theatre, but unfortunately she did not survive", says Fabio Pompetti, Head of Mission for the MSF program in Cité Soleil. 
Par Elsie HAAS
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Mardi 6 février 2007

Un article qui date du 31 janvier publié dans le journal dominicain Dominican Today dont je vous fais une traduction rapide. Ce qui est dit dans cet article reprend et corrobore les informations retranscrites par des journalistes haïtiens, non affiliés aux médias dominants, propriétés des compradores.

 L'insécurité est réelle en Haïti, mais moins qu'au Brésil ou dans d'autres pays d'Amérique Latine.
(Voir les articles publiés sur le  blog, sur le Brésil, la République Dominicaine, le Guatemala et les autres)

 En réalité, l'insécurité n'a pas arrêté de grandir depuis ces deux dernières années avec l'arrivée de l'équipe de Latortue et des Casques bleus. Sous prétexte de lutter contre l'insécurité on a créé encore plus d'insécurité en donnant le feu vert à des bandes de voyous d'extrême droite solidement armés, venus de la République Dominicaine pour prêter mains fortes aux "grennanbounda". Ces ex Fadh/ex-Fraph sont actuellement toujours présents sur le territoire national . Avec leurs copains  qui se sont échappés de prison au moment de l'éviction d'Aristide (voir le rapport d'Amnesty International de l'époque dans "Haïti 2004, les paramilitaires en pays conquis " paru sur ce blog ) ils forment de dangereuses bandes à la solde des puissants, des "big bosses " comme on dit en Haïti.

Les pauvres fuient leurs quartiers. Les terrains seront bientôt libres pour les spéculateurs. A propos de spéculations sur les terrains, J'ai appris hier, au hasard d'une rencontre avec une Française qui se trouvait en Haïti en août 2006, que des terrains au-dessus de Port-au-Prince, du côté de Morne l'Hôpital étaient à vendre pour « une bouchée de pain » ( c'est son expression) Elle m'a également rapporté, je cite, que «  beaucoup de Français achetaient à cet endroit » qui, toujours d'après elle, est magnifique, plein d'arbres, avec une vue imprenable.

Les Haïtiens de la diaspora ne s'étonnent pas que l'insécurité leur interdit  d'aller en vacances, de montrer leur pays à leurs enfants,  d'y  prendre leur retraite, d'investir dans leur pays ou même d'apporter une aide bénévole,  alors que, paradoxalement, cette même insécurité n'empêche pas,  par contre, des Français (et  autres occidentaux, Canadiens et Etatsuniens) d'acheter des terrains et de s'y expatrier.  Il y a quelque chose de louche là-dessous...

Pourtant, l'ensemble des événements qui se son déroulés de 1986 à aujourd'hui aurait dû les porter à réfléchir, à se poser quelques questions. Comme, par exemple, pourquoi eux sont interdits  de séjour dans leur propre pays alors que des étrangers vont s'y expatrier ?

 Au lieu de radoter toute la journée sur les histoires d'Aristide, de chimères, de bébé pilé dans un pilon, « de pauvres qui auraient tous les droits parce que pauvres  (pauvre Laennec, un penseur ne devrait pas faire dans les brèves de comptoir/ voir les citations complètes ci-dessous ) qu'on leur agite devant les yeux,  ils seraient plus avisés d'aller regarder de près ce qui se déroule derrière cette mise en scène, sinon ils risquent, dans les années à venir, de n'avoir plus de place dans leur pays.  Aimé Césaire  parlait de "génocide par substitution " en considérant l'exil forcé de ses concitoyens en Métropole et par retour d'avion l'arrivée de métropolitains. Le procédé est simple  la population  locale part travailler pour les Occidentaux pour"une bouchée de pain"; en échange  les Occidentaux achêtent des terrains et s'établissent "pour une bouchée de pain" dans ces îles  qui ne deviennent vraiment paradisiaques que quand l'autochtone  ne gâche plus la vue.

                                                        Un livre à lire,  loin des  élucubrations de M. Hurbon

Citations de M Hurbon

"Je pourrais donc, comme pauvre, entrer par effraction dans n'importe quelle maison, accaparer l'argent, les bijoux, les voitures, les femmes et les enfants ? "
 Laennec Hurbon in  Haïti : violence et politique/Soumis à AlterPresse le 8 janvier 2007

Dans l'article de M. Hurbon se trouve également une autre perle: la relation entre le kidnapping et le fantasme de l'esclave qui voudrait prendre la place du maître en s'appropriant les corps et les biens- quelque chose d'assez tordu du  genre: " Le fantasme du maître: le retour " ...Enfin, jugez-en par vous mêmes...

L'acte du kidnapping ne serait-il pas avant tout le retour du fantasme du maître qui voit dans l'esclave le bien meuble qu'il peut échanger contre de l'argent ? N'est-ce pas là un processus de zombification : le fantasme d'un pouvoir absolu ?
 Laennec Hurbon in  Haïti : violence et politique/Soumis à AlterPresse le 8 janvier 2007

 Laennec Hurbon semble convaincu de l'existence d'une version "natif-natal" du kidnapping Est-ce que les kidnappeurs d'Italie, du Mexique, du Brésil et tutti quanti sont tous habités par le fantasme du maître  ?  Il faudrait peut-être arrêter de prendre les enfants du bon Dieu pour des canards sauvages. Autrement dit:  arrêter de nous prendre pour des cons.
Un proverbe chinois dit : «  Le sage  montre la lune l’imbécile regarde le  doigt » Eh bien, les Haïtiens de la diaspora devraient apprendre à regarder la lune. C’est pour nous y inciter qu’existe sur ce blog, une rubrique Haïti 2004, où l’on peut retrouver les articles datant d'un passé récent qui portent un éclairage sur les temps actuels.

 

Voici :
1- la traduction  approximative de l'article

Des organisations sociales et politiques de la République Dominicaine ont prévenu que l’insécurité actuelle en Haïti pourrait provoquer une arrivée massive d’illégaux haïtiens dans le pays.
Selon ces organisations les affrontements entre les troupes de l’Onu et des civils armés compliquent de plus en plus la situation haïtienne.
Le parti de gauche « Force de la Révolution » met en avant le fait que quotidiennement, de jeunes Haïtiens meurent à cause de la violence qui règne dans le pays et que les soldats de l’Onu " assiègent les quartiers populaires, arrêtant et tuant des citoyens."
D’après ce parti politique cette situation plonge les Haïtiens dans le désespoir et les pousse à fuir vers la République Dominicaine.
 Les sections du "Comité pour la défense des droits humains" et la Congrégation chrétienne " Cristo Vive "  situés au nord du pays, mentionnent que de s milliers d’ Haïtiens se sont installés dans les villes du nord de la République Dominicaine pour échapper à la violence.
On peut constater, ajoute l’organisation des droits humains, combien les rues de la ville de Santiago (située au Nord du pays) ainsi que d’autres provinces se remplissent jour après jour d’Haïtiens qui ont abandonné tous leurs biens, à cause de la répression, de l’insécurité, du chômage et de l’absence de perspectives.
Il y a  approximativement 1 million d’Haïtiens sans papiers qui vivent en République Dominicaine, travaillant principalement dans la canne et dans l’industrie du bâtiment.

 2 - et l’original de l’article.
A la proxima !

 
Entities warn of stampede of Haitians to Dominican territory
 Sources : Dominican Today
SANTO DOMINGO.- Social and political organizations in the Dominican Republic’s north region warned yesterday that the social insecurity ruling in Haiti could spark a massive stampede of undocumented Haitians to the neighboring country.

Haiti’s situation in "is more and more complicated" due to the insecurity, the violence and the confrontations between members of the United Nations Haiti Stabilization Mission (MINUSTAH) and armed civilians, added the sources quoted by the local newspaper El Nuevo Diario.

The leftist party Force of the Revolution "defenseless" the denounced that daily young Haitians die due from the country’s violence while the MINUSTAH soldiers "besiege the poor districts, arresting and killing citizens."

"This situation is making the Haitians hopeless and many look for various formulas to escape to the Dominican Republic," added the political party.

The Committee for Human rights and the Christian Congregation "Cristo Vive" on the country’s north said that thousands of Haitians have settled down in the cities  the Dominican north after fleeing from Haiti’s violence.

"We see how the streets of Santiago (north) and other provinces fill daily with illegal Haitians whom have had to leave their belongings due to the repression, the insecurity, the unemployment and the lack of opportunities," added the human rights organization .

Some one million mostly undocumented Haitians who work mainly in the sugar and the construction industries live in the Dominican Republic, which shares the isla

Entities warn of stampede of Haitians to Dominican territory
 Sources : Dominican Today
SANTO DOMINGO.- Social and political organizations in the Dominican Republic’s north region warned yesterday that the social insecurity ruling in Haiti could spark a massive stampede of undocumented Haitians to the neighboring country.

Haiti’s situation in "is more and more complicated" due to the insecurity, the violence and the confrontations between members of the United Nations Haiti Stabilization Mission (MINUSTAH) and armed civilians, added the sources quoted by the local newspaper El Nuevo Diario.

The leftist party Force of the Revolution "defenseless" the denounced that daily young Haitians die due from the country’s violence while the MINUSTAH soldiers "besiege the poor districts, arresting and killing citizens."

"This situation is making the Haitians hopeless and many look for various formulas to escape to the Dominican Republic," added the political party.

The Committee for Human rights and the Christian Congregation "Cristo Vive" on the country’s north said that thousands of Haitians have settled down in the cities  the Dominican north after fleeing from Haiti’s violence.

"We see how the streets of Santiago (north) and other provinces fill daily with illegal Haitians whom have had to leave their belongings due to the repression, the insecurity, the unemployment and the lack of opportunities," added the human rights organization .

Some one million mostly undocumented Haitians who work mainly in the sugar and the construction industries live in the Dominican Republic, which shares the isla

Par Elsie HAAS
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Mercredi 14 février 2007
J'ai parlé à plusieurs reprises du génocide de substitution, concept  créé par Aimé Césaire  dans les années 70, pour décrire  l'action de  "vidanger"  un pays d'une population autochtone et de la remplacer par une autre- ce qui est  en train de se dérouler présentement  à Cité Soleil sous le prétexte fallacieux de faire la guerre aux aux chimères et aux gansters qui ne sauraient  être que pauvres et lavalassiens.
J'ai raconté  à une autre occasion, cette rencontre à la maison de la Radio, dans le cadre d'une manifestation sur les Médias de la diversité, avec une Française qui avait visité Haïti pour la première fois en août 2006 et me disait qu'il y avait à Port-au-Prince, sur un certain morne, des terrains à vendre pour une bouchée de pains et que « beaucoup de Français achetaient ».

Habitants de Cité Soley fuyant la zone des combats. L'Onu et la communauté de droite de  l'import/export est en train de faire des Haîtiens des réfugiés dans leur propre pays. Nous ne voulons pas de ce scénario à l'africaine ou à la Moyen-Orient. Il n'existe pas d'ethnies en Haïti. D'après la première constitution  du pays tout citoyen Haïtien est Noir.

QUESTIONS:
Comment cela se fait-il que des Français achètent des terrains à Port-au-Prince en ce moment où le pays selon ce qu'on dit est au plus bas ? Mais pas seulement à Port-au-Prince. Ils sont partout. Un autre ami m'a raconté que, étant donné le tableau dressé par les média d'Haïti vue comme le trou du cul du monde,sa propre famille qui se trouve à l'étranger, a préféré vendre ces terrains  qu'elle possédait sur l'Île à Vache qui maintenant compt un certain nombre de terre appartenant à des étrangers. Une vraie petite recolonisation qui se fait en douceur comme à Jacmel, la ville des Zentellectuels. Le pays est-il en  voie de "labadisation ? »

Le phénomène écoeurant de l'enclave de Labadie  au Nord d' Haïti, l'apartheid sans fards.

Le kidnapping et les crimes sont des activités avérées en Haïti. Mais qui a déclaré qu'il s'agissait d'actes perpétrés  uniquement par des pauvres de Cité Soleil ?
Quel journal a désigné Cité Soleil comme « l'axe de mal » ? Qui a inventé le terme d' "Opération Bagdad » ? Qui ne rate pas une occasion pour vilipender, stigmatiser les pauvres ?


Ce sont toujours les mêmes "paka pala " ( paka-pala= ceux qui ne peuvent  pas ne pas être là) et leurs alliés les restavek ( restavek= nègres de maison) de la classe moyenne - placé  en avant-scène pour faire le sale boulot à la place des commerçants imports-exports- et les Zentellectuels mercenaires en mal de reconnaissance médiatique et  financière


Sur le « génocide de substitution » vous pouvez allez voir ce que disent les Antillais (Martiniquais, Guadeloupéens) à ce sujet. D'autres infos sont faciles à trouver sur le net qui vous permettront d'évaluer la justesse  ou pas de l'utilisation de cette expression appliquée au cas actuel d'Haïti.

http://www.hello-caribbean.com/hello40/genocide_intro.htm
http://www.pyepimanla.com/read.php?4,871

et aussi un livre de l'écrivain Tony Delsham, un type dont j'aime bien le travail (avec  toutefois quelques réserves) qui écrit de drôles de choses, dans une langue bien à lui. Voici son site
http://www.martinique-editions.com/shop/pdt_view.aspx?pdt_id=4
 Et le livre en question s?appelle Choc


Votre Aimé Césaire refuse bien le génocide par substitution, non ? Nous, nous refusons le génocide par dilution...
 Et
Ainsi parle Benoît-Eugène de Floricoures, patriarche d'une famille békée du nord de la Martinique.

Tony Delsham continue donc l'évocation du siècle et aborde dans ce tome IV les années 1970. Années où le progrès des moyens de communications, transports et médias, brisent l'isolement des Antilles, jusqu'alors chasse gardée des capitalistes locaux et de leur relais français. Dès lors, les métropolitains débarquent en grand nombre. Petit à petit, selon une stratégie voulue, ces derniers remplacent les mulâtres dans le rôle tampon entre nègres et békés. Mais beaucoup échappent au circuit des grandes habitations et du grand commerce, créent leur propre entreprise tandis que l'administration renforce ses effectifs. Alors, les rapports traditionnels des Blancs et des Noirs aux Antilles basculent. L'assimilation entre dans une phase active, les couples mixtes e multiplient, malgré quelques survivances de l'époque coloniale, les lois de la République s'imposent, les revendications ouvrières s'exerçant, désormais, dans une démocratie de plus en plus présente. Pourtant, la société martiniquaise souffre d'un mal-être qui aliment la montée du nationalisme.
Par Elsie HAAS
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Samedi 10 mars 2007

Un article à lire absolument, au moment où on apprend qu’une délégation ministérielle haïtienne  se rend en France pour rencontrer des hommes d’affaires. Comme le dit si bien le Dr Georges Michel, l’auteur de l’article :« Nos responsables, nos grands brasseurs d'affaires, nos économistes ultra-libéraux, nos grands contrebandiers, nos Chicagos-Boys anti-nationaux et autres ruffians, auraient préféré importé de l'air, plutôt que de mettre en exploitation les ressources d'Haïti. »
L’auteur conclue son article ainsi : «  L'embargo pétrolier de 1991 est par ailleurs un argument de poids pour la reconstruction de nos chemins de fer. »   Une constatation judicieuse qui  me paraît propice à engager r des réflexions sur l’aménagement du territoire haïtien et la  pertinence de  construction de routes, l’un des grands projets du gouvernement.
Effectivement, il serait bon que M. Verella, ministre des Travaux Publics, étudie la possibilité de créer des réseaux de voies ferrées, beaucoup plus économiques, plus adaptés à notre géographie, à notre économie et à notre culture que les routes le sont. La France, prenons-là en en exemple, puisqu’il semblerait que les autorités haïtiennes ne puissent penser et agir en dehors de l’axe, France,/Canada/USA,  est entrain de reconstruire son réseau de tramways dans les grandes villes afin de résoudre des problèmes d’environnement et d’économie énergétique.
Les départements d’Outre Mer français : Martinique et Guadeloupe ont été sillonnés de part en part de routes . Résultat: un morcèlement du paysage, l’isolation des habitants non motorisés (les pauvres),  le dépeuplement des campagnes et soumission des habitants de ces départements à  à la Métropole au niveau des moyens de locomotion et donc de leur liberté de mouvement.
Pourquoi, dans un pays comme Haïti, devrait t-on, continuer à importer des « bogotas » ( de vieilles guimbardes) qui coûtent cher, polluent et convoient les voyageurs dans l’inconfort le plus total ? Pourquoi devrait-t-on continuer à importer des imposants 4X4, notamment des Lexus, qui non seulement enrichissent les producteurs étrangers, mais accentuent l’individualisme et l’indifférence des nantis  à la collectivité ?

Lire l’article du Dr Georges Michel à :
 Haïti Impact :
 http://haitiimpact.com/cgi-bin/index.cgi?id=1172414493&display=1
Par Elsie HAAS
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Communication

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Vient de sortir ...
Un document inédit sur la mémoire haïtienne
Les textes de Roland Paret et Frantz Voltaire
 sont accompagnés de photos de l'époque.
Prix: 10 euros
En vente au restaurant  haïtien:
Le Rond Point des Artistes/Tel 01 48 09 88 40

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