
Cette phrase est tirée du livre de Lawrence Hill : "The book of negroes".
La suite est:
" Pink is taken as the colour of innocence, the colour of childhood.... Some people call the sunset a creation of extraordinary beauty, and proof of God's existence. But what benevolent force would bewitch the human spirit by choosing pink to light the path of a slave vessel ? Do not be fooled by that pretty colour, and do no submit to its beckoning."
" la couleur rose est vue comme celle de l'innocence, la couleur de l'enfance... Le coucher de soleil est, pour certaines personnes, une création d'une extraordinaire beauté et la preuve de l'existence de Dieu. Mais quelle force bienveillante pourrait ensorceler l'esprit humain, en choisissant le rose pour éclairer le chemin d'un navire de négrier ? Ne vous laissez pas tromper par cette jolie couleur et ne vous soumettez pas à ses appels pour vous attirer."
C'est à la page 10 du livre qui est sorti en 2011 chez Harper Perenial.
Page sur laquelle je suis tombée au hasard en me réveillant d'un cauchemar dans lequel tous les habitants du
pays Tèt Kale/Sak Pa Kontan Anbake, portaient un masque rose à l'effigie
du président 2S2E (Son Eminence, Son Excellence)
Pour en savoir +sur Lawrence Hill :link
Voici le livre de Lawrence Hill, c'est en anglais et cette reconstitution fictionnée de la traite
négrière vue à travers un personnage féminin peut choquer des âmes sensibles.
à toutes mes compagnes et compagnons du spitrituel de par le monde.
J'ai acheté de l'ail violet et de l'ail rose.
Deux parmi les variétés présentées qui sont plus ou moins des
spécialités de la région.
Il n'y avait pas d'ail blanc "gros et bien présenté" comme en RD
Vous savez que j'ai un rapport particulier avec l'ail
depuis que j'avais été estupéfaite par les déclarations
d'un des VIP du Collectif Non à la commémoration de l'indépendance d'Haïti.
Ca m'avait passablement indigné cette manifestation de suffisance
qui entre dans la liste des obstacles au développement
et à l'épanouissement d'Haïti pour que j'en fasse un article.
Mèt Viktor, la vieille Aline et l'ail, récit haïtien
Et puis, vous savez que l'ail c'est un super médicament,
très bon antiseptique,
qui sert à une quantité de choses et même à chasser les vampires (je plaisante)
L'ail n'est pas difficile à planter
ni exigeant question qualité de la terre.
Yout un chacun devrait le planter dans son jardin.
En plus c'est un produit cher.
Donc vous avez tout intérêt à le cultiver pour votre consommation ou pour le commercialiser.
Le temps a passé tellement vite
que j'ai oublié de vous parler du livre dont j'ai dirigé
l'écriture et la publication.
Le livre écrit par Pierre-Louis Bernadel est sorti en septembre dernier.
Ca fera bientôt 1 an.
Le professeur de médecine Daniel Talleyrand a bien voulu le préfacer
et Mireille Nicolas- écrivain qui de son côté vient de sortir
un livre sur le frère Franklin Armand- offrir sa parole
en avant-propos.
La mise en page a été réalisée par Andy Rajabo
et la couverture par son frère Jerry.
Et puis, Sergo Alexis toujours fidèle au poste
nous a offert corrections et suggestions.
Le livre s'apelle "IItinéraire d'une enfant de paysan aysyen"
et en sous titre :
De Fonds-des-Blancs à Ménilmontant
qui est le chemin de vie de Bernadel en passant par l'étape
obligatoire à Port-au-Prince
avant de partir pour Paris, où, le voici aujourd'hui
à la tête d'une entreprise prospère de boulangerie.
Pierre-Louis Bernadel raconte sa vie quotidienne
d' enfant de paysan haïtien
de cette région.
Il nous fait découvrir un tas de trucs comme, par exemple,
comment on conserve les sapotilles pour les faire mûrir
-oui, oui il faut le savoir c'est un fruit fragile-
et nous fait partager ses sages réflexions sur Haïti.
On y trouvera également quelques présentations
des fruits mentionnés par l'auteur, tirées du livre
Plantes et Légumes d'Haïti
écrit par mon grand-oncle, Arsène Pierre-Noël
dont j'ai voulu rendre hommage au rôle de pionnier.
Et puis, surtout, grâce au récit de Bernadel
on saisit l'intérêt de l'éducation donnée à ces enfants
responsabilisés très jeunes qui participent
à l'économie de la famille et auront par la suite
plus de facilité à devenir indépendants.
Les paysans haïtiens ne sont pas des mendiants
mais au contraire de rudes et perspicaces travailleurs.
La réussite de Bernadel est peut-être, sans doute même,
due à un concours de circonstances heureuses.
Mais s'il a su saisir les opportunités qui se sont présentées à lui
avec intelligence c'est qu'avec son épouse Mireille, - fille de paysans- également
ils ont été forgés par un mélange de discipline assez stricte
- il faut se plier avec régularité aux tâches qui assurent la survie-
et en même temps d'autonomie ,
le temps passé à l'aube, à la recherche des champignons noirs
dits djon-djon,
celui passé sur la route pour aller chercher l'eau à la rivière,
les balades à cheval pour se rendre à une autre localité
représentent des moments
où les enfants de paysans, comme Pierre-Louis Bernadel,
jouissent d'une liberté presque enchanteresse.
"Itinéraire d'un enfant de paysan ayisyen" se lit comme un conte
qui par ailleurs nous donne à réfléchir sur l'impact puissant
- un vrai détonateur-
que pourrait avoir cette éducation paysanne sur la société haïtienne
si, au lieu d'être globalement méprisée et rejetée,
ses éléments positifs étaient reconnus et mis en valeur.
Une vente signature est prévue en septembre à Paris.
Je vous tiendrai au courant.
Indications générales
Comme dit précédemment,
L’intrigue des « Fantasmagories »
Se déroule dans un seul lieu,
La chambre à coucher de La Madone Des Zen
qui représente son « salon » où elle reçoit.
les membres éminents du Granlakouzen.
Cette chambre représente
l'espace en huis clos du monde à l'envers.
VOIR Les personnages de la pièce de théâtre « Les Fantasmagories
de La Madone des Zen »
La chambre entourée de barres de métal
évoque une prison
symbole de l'emprisonnement mental
dans lequel se trouve les protagonistes
et petit rappel de leur attraction pour la
construction de prisons dans chacune des îles d' Haïti
dont il sera question dans la pièce.
Dans cette chambre on trouve :
- un grand lit
- au dessus du lit une banderole avec écrit "L'union fait la force"
- une sorte de coiffeuse avec des miroirs qui ressemble à une pièce montée
avec toutes sortes d'objets bizarres qui y sont accrochés.
- des tableaux en ardoise comme on en trouve à l’école .
L'ensemble des éléments du décor sont sur roulettes,
ce qui permet de les déplacer pour les besoins de l'action.
En avant scène
Une sorte d’exposition de chaises
De toutes les couleurs
De tous styles
En fer, en bois et en plastique.
Pour vous donner une idée
on voit ce genre d’étalage
par exemple sur les trottoirs de la route de Delmas
à Port-au-Prince.
Chacun des personnages
de la pièce aura « sa » chaise
en correspondance avec la qualité
de ses zen
sur laquelle il restera assis
en attendant d'être introduit
dans "le salon"
c'est-à-dire la chambre de la Madone des Zen
par Restavek Médiocre
et Restavek Marron,
( le restavek est un domestique quasi-esclave en Haïti)
les 2 domestiques de la Madone des Zen
qui jouent à la fois les rôles de bouffons
et de critiques. Ils s'expriment dans "notre pittoresque vernaculaire"
c'est-à-dire en franse pale/franse konprann
en créole ou en haïtien si vous voulez.
Les deux espaces: l'antichambre et la chambre sont délimités
par des barreaux largement espacés
ce qui permet au spectateur
d'avoir une vision de
ce qui se passe dans l'un et l'autre de ces lieux.
Personnages principaux :
La Madone des Zen
Le Baron de Bourdon de Grand Renard
Le Baron de Ti-Malice de Time is Money
Le Baron de la Crème des Crêmes
Le Baron du Bienfait de l’Esclavage
Personnages secondaires :
L’homme qui regarde le doigt quand on lui montre la lune
appelé familièrement « Flash !Flash ! Flash ! »
Le Prince des Trois J
Madame Max Adolphe ressuscitée.
Les conteurs : les deux M
Médiocre Restavek
Marron Restavek
Médiocre Restavek et Marron Restavek
nous présentent les protagonistes
des « Fantasmagories »
et nous invitent à réfléchir :
"An Reflechi"
avec chants, danses
pirouettes, cacahouètes
sur le "pragmatisme"
des membres du "Granlakouzen"
Les personnages de la pièce de théâtre sont fictifs
Ils ont été créés à partir de personnages virtuels
rencontrés sur la toile.
Leur discours est un condensé
comique et tragique
de celui
du secteur réactionnaire, duvaliériste
et conservateur de la classe moyenne haïtienne
résidant
dans la diaspora et en Haïti.
Ceux qui veulent construire une prison
dans chacune des îles d’Haïti
et qui demandent que le « Seigneur »
soit le seul juge des crimes et exactions commis
sous la présidence à vie de Duvalier Jcl.
L’action se déroule dans Le Granlakouzen
Un « salon » dont la Madone des zen
Avec son « riche intellect »
est la muse.
L'action se déroule en une journée
dans un unique décor : la chambre à coucher
de La Madone des Zen.
L'action se passe entre le moment
de son lever
et de son coucher,
soit 12 heures.
Dans cette chambre "richement décorée"
de barreaux aux portes et fenêtres
-espace symbolique de leur manière de voir le monde-
les protagonistes,
les plus grands professionnels d’Haïti
sur le podium mondial,
se rencontrent
pour définir l'avenir d'Haïti
Entre le lever du rideau : le matin
et le tomber du rideau : le soir
ils mettront à contribution l’ensemble de leurs talents
d'orateurs
et de leurs zen (rumeurs)
pour nous transmettre
la Vérité
sur l’histoire des dernières 25 années d’Haïti.
Variété Thaï
La vieille cuisinière, Aline, n’aime pas l’ail cultivé en République Dominicaine
Met Viktor son patron ne comprend pas.
Pour lui "tout lay se lay"
"c'est de l'ail tout simplement"
et il raconte son profond ennui face à l'enfermement haïtien dans sa sublime chronique
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=66757&PubDate=2009-01-30
Il en profite pour fustiger la petitesse haïtienne
qui voudrait s'accrocher à son aïl national
alors que l'aïl de l'autre côté de la frontière
est " mieux présenté. Plus costaud. De beaux bulbes"
Ayayay !
Mais hélas Mèt Viktor, le monde est plus complexe qu'on ne le croit
et les variétés d'ail sont de plus de 300
il y en a de gros, de rachitiques, des blancs, des violets, des roses, des bruns
variété purple-stripe
ça vient des 4 coins du monde.
et ça a toutes sortes de goûts différents
variété porcelaine
Et Aline la vieille cuisinière qui fait les « yeux ronds »
Comme « Aunt Jemima » dans la pub
Sait bien, elle, qu'il y a "ail et ail"
Comme il y a "mangue et mangue"
Ayayay !
Pauvre Aline, qui ne peut pas cliquer sur internet pour trouver
Par exemple ça :
"L'équipe d'ICS présente dans votre région dispose d'une connaissance approfondie des conditions de culture locales. Elle est donc en mesure de vous fournir les
variétés les mieux adaptées à votre environnement et à vos objectifs, en se fondant sur des résultats d'essais menés depuis de nombreuses années.
La vieille cuisinière aurait pu expliquer à Mèt Vikto,
que le gôut de l’ail, sa forme, dépendent à la fois de la variété
et aussi de la composition du sol, de l’apport ou non d’engrais chimiques.
Si la vieille cuisinière avait pu s’exprimer dans un monde idéal
où le dialogue ne s'inscrirait pas d'emblée dans un rapport d’inégalité entre les 2 interlocuteurs,
si donc Mme Aline avait pu s'exprimer, elle aurait pu présenter à son patron l'exemple du manguier,
dont la même espèce donne des mangues sucrées d'un côté du terrain
et de l'autre des mangues "sures", acides.
Et même parfois salées quand le manguier pousse non loin de la mer.
Les gens de la campagne connaissent bien ça, ce que les scientifiques appellent le "pédoclimat"
Le professeur Dufumier qui a bien étudié les méthodes agricoles haïtiennes a dit et redit que les paysans haïtiens ont une connaissance extraordinaire de la gestion de
leurs sols et des plantes appropriées pour obtenir le meilleur rendement.
Le seul problème c’est qu’ils n’ont pas d’interlocuteurs sérieux
auxquels ils pourraient s’adresser afin d'obtenir le matériel agricole
dont ils manquent cruellement.
Ceux qui les approchent sont en général persuadés d’être investis d’une mission
qui serait de les sortir de leur barbarie, de leur médiocrité, de leur nationalisme et
voudraient carrément "passer un tracteur sur la tonnelle." dixit le Mèt.
Pourquoi pas, tant qu’on y est, quelques explosifs pour' "détonnelliser" moi tout ça !
La vieille cuisinière n’a pas accès à internet pour étayer sa thèse comme quoi "Lay ayisyen an pi bon."
http://www.plant-certifie-ail.org/pages/fichesvar.php
Elle se rebiffe, faute de trouver les mots
adéquats,
quitte à être présentée comme l'icône même de la stupidité haïtienne.
La vieille cuisinière ne connaît pas la culture bio, puisqu'elle n'est peut-être
jamais sortie d'Haïti.
Elle ne peut donc pas dire à son patron, Mèt Viktor, que l’ail bio, très prisé par les Parisiens, New-Yorkais et
autres habitants des grandes capitales est vendu très cher
et est tout aussi rachitique que celui d'Haïti.
Et comme celui d'Haïti, certifié sans engrais chimiques.
C’est de cette absence d’engrais chimiques et de la composition spécifique de la terre
que la vieille cuisinière aurait voulu discuter avec Met Viktor-qui a failli être agronome, Dieu nous en
garde-
pour lui faire comprendre pourquoi elle trouvait meilleur goût à l'ail haïtien.
Mais Met Viktor n'entend mais.
Pour lui, le goût d'Aline est carrément le produit d'un nationalisme populiste.
Il balaye toutes objections au nom de la raison qui n'a pas raison.
Et a vite fait de transformer sous sa plume l’intelligence d’Aline en médiocrité.
Mezanmi, c'est une des lubies les plus pernicieuses des zentellectuels haïtiens
celle de se positionner en tant qu'experts comme des observateurs éclairés de la bêtise
de leurs compatriotes du peuple.
Du coup, là où il s’agit de diversité des espèces
d’ail et de leurs respectives saveurs
on ne voit que nationalisme.
Et l’enfermement mental et la médiocrité
ne se trouvent pas forcément là où on le dit !
Si la vieille cuisinière de Mèt Viktor savait lire, si elle avait de l'argent, si...
elle aurait pu s'acheter " Le Livre de l'Ail" d'Emily Thucker
et ainsi passer de la connaissance tirée de l'expérience
au savoir théorique qui lui aurait permis d'expliquer
à son patron pourquoi et comment l'ail haïtien a, selon elle, bon goût.
Et que "tout lay pa lay"
Ayayay!
Enfin, si d'aventure quelqu’un apperçoit la vieille cuisinière de Mèt Viktor,
dîtes-lui que "se pa tout babay gwo ki bon"
et que
l’ail bio est rachitique et néanmoins est délicieux.
Et si vous-mêmes, lectrices et lecteurs
voulez en savoir plus sur les différentes saveurs des variétés d’ails biologiques
ce site vous en informera :
http://www.plant-certifie-ail.org/pages/caracteristiques.php