Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Le Monde du Sud// Elsie news

Le Monde du Sud// Elsie news

Haïti, les Caraïbes, l'Amérique Latine et le reste du monde. Histoire, politique, agriculture, arts et lettres.


Une rafle pour financer la formation de 16 futurs cadres de l'hôtellerie

Publié par siel sur 17 Août 2012, 11:30am

Catégories : #AYITI ROSE RAKET

Ce titre :

 

"Une rafle pour financer la formation de 16 futurs cadres de l'hôtellerie"

 

Où est passé l'argent des taxes sur les transferts

et les appels téléphoniques, qui devrait être alloué à l'éducation ?

 

l'Etat haïtien ne serait donc pas en mesure d'investir dans la formation de 16 malheureux  futurs cadres de l'hôtellerie, alors que parmi les axes prioritaires de sa politique figurent l'éducation et le tourisme.

 

L'Etat haïtien aurait suffisamment d'argent pour investir dans une fête des macoutes, dite carnaval des fleurs, programmer 2 autres carnavals  l'un des DJ et l'autre des troubadours en l'espace de 2 mois, des moto polaris pour frimer et provoquer des accidents, des secrétaires, sous-secrétaires en veux-tu en voilà  et rien pour former 16 cadres dans l'hôtellerie.

 

Et pourquoi les organisations de tourisme, les patrons d'hôtels, le secteur privé en général ne sont pas capables  de faire un investissement en offrant  ces bourses à ces étudiants ?

 

Après tout, ils seront les premiers à profiter de cet investissement.

 

Ne sommes nous pas en Haïti dans un systême néolibéral ?

 

Par ailleurs, il existe d'autres méthodes  : 

 

-l'emploi/formation. Le patron d'hôtel finance la formation d'employés sélectionnés pour leurs aptitudes

 

-  prêt remboursable sur x temps. Avec assurance d'emploi après la formation.

 

Pourquoi faire appel à un truc relativement dégradant- qui porte bien son nom anglais: rafle- car en français  on parle de loterie, un type de fonctionnement qui consiste encore une fois à rafler l'argent des citoyens en vue d'offrir à des organismes privés  des employés formés ?

 

Sous Duvalier, il y avait des "rafles" obligatoires- je ne parle pas de celles des hommes aux lunettes noires  circulant dans des voitures noires , dans le noir de la nuit qui venaient cueuillir des citoyens à leur domicile- mais de lotteries pour renflouer les comptes en banque des dignitaires du régime.

 

Le secteur privé a totalement tort de relancer ce genre d'initiatives malicieuses - qui pourraient s'appliquer pour réunir les frais d'hospitalisation de personnes en danger de mort devant être opérées- mais aucunement pour financer la formation de cadres.

 

C'est non seulement une formule  anachronique, mais totalement indécente, dans un pays qui compte le plus grand nombre de milliardaires en nombre de milliards dans la CaraIbe.

 

Ces types là du secteur privé,  ne pourraient-ils  pas mettre la main à la pôche, faire comme Digicel, réinvestir une part infime de leurs bénéfices dans l'éducation de cadres dans l'hôtellerie ?

 

Cadres qui, de plus, -c'est là où cela prend une bizarre tournure-,  sont censés devoir travailler pour eux après leur formation.

 

Demander au peuple haïtien de financer leurs propres futurs cadres, en faisant miroiter des lots qui, pour une population sans le sous, démunie et vulnérable  paraissent faramineux, il fallait  y penser. Les MRE (most repugnant elite) l'ont fait.

 

Mais bon, puisque les veaux sont d'accord pour être menés à l'abattoir, pourquoi ne pas en profiter et leur faire avaler un nouveau slogan : vive les rafles roses qui vont faire décoller  l'industrie hotellière en Haïti !

 

Commenter cet article

Archives

Nous sommes sociaux !

Articles récents