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Le Monde du Sud// Elsie news

Le Monde du Sud// Elsie news

Haïti, les Caraïbes, l'Amérique Latine et le reste du monde. Histoire, politique, agriculture, arts et lettres.


" Le peuple haïtien n'a pas les élites qu'il mérite" ou quelques remarques sur les réponses de L. Péan

Publié par siel sur 22 Avril 2013, 12:27pm

Catégories : #REFLEXIONS perso

Leslie Péan a pris sa plume et son temps pour répondre aux questions que je me/ vous posais ici Réponses de Leslie Péan aux questions posées par Elsie Haas Je l'en remercie.

 De mon côté, j'ai mis du temps à diffuser mes observations aux réponses de Péan parce qu'est arrivé sur les réseaux sociaux un texte de Hughes Saint-Fort A quand la fin des malentendus autour du kreyòl ? Par Hughes Saint-Fort dont l'argumentaire, pour faire très court, serait que la recherche de la définition d'un mot créole, singo, en l'occurence, serait de l'ordre d'une démarche culturelle. Et que dans culture, il y a politique culturelle. C'est à dire quelle culture pour quelle politique, pour quelle économie, s'adressant à qui ? Donc, ce ne serait pas si anodin que cela cette chasse au sens d'un mot créole, même si tombé en désuétude. Seul bémol, c'est le risque que cette "chasse" ne se dévoie, ne tourne à la farce, se perde en chemin- ce qui est + ou -arrivé,- mais après tout, pourquoi pas ?, C'est ainsi que cela fonctionne sur le net où chacun peut dire ce qu'il veut, des choses intéressantes comme des moins intéressantes. On est libre de les réfuter ou de les approuver.

Ceci dit,  parce que dans les réponses de L. Péan, il y a certaines affirmations et analyses que je ne pouvais pas laisser passer, je me suis résolue à prendre le risque,  de publier mon point de vue, cette fois-ci, non pas sous forme des questions. Brève réflexion sur l'article de Péan .

 Voici, surlignés en jaune, les points  de désaccord relevés dans le texte de Péan, en dessous mon propre dit.



Cela dit, j’applaudis aux travaux et démarches des lexicologues, lexicographes et autres sémioticiens qui se penchent sur les questions du sens et des signes. Le côté poétique de l’être humain m’interpelle, mais je persiste à dire sak vid pa kanpe (un sac vide ne tient pas debout) pour demander qu’on s’occupe d’abord du primum vivere.

 

Dans la vraie vie, la poésie, les arts, la curiosité apparemment gratuite apportent par des détours insoupçonnés des éléments de réponse aux problématiques socio-économiques auxquelles sont confrontées les sociétés. C’est Césaire, reprenant la parole du Christ, qui rappelait que « l’homme ne vit pas seulement de pain ». Un autre grand  intellectuel, celui-ci russe ,  Dostoïevsky, nous a dit «  La beauté sauvera le monde. 

 

» Sak vid pa kanpe », c’est sûr et certain. Mais c’est  également évident  que « Sak plen pa kanpe » ipso facto. On pourrait avancer, que ce sont les « Sak vid » qui jusqu’à présent, 2 siècles après l’indépendance d’Haïti, ont permis ,nolens volens, à ce pays de faire face à l’absence de vision du bien commun  des « élites ».  Le pragmatisme rencontre l’histoire, celle des conditions de la naissance de la république d’Haïti, celle de la formation de la société, celle des … mots pour dire le vécu. A mon avis, ignorer cette dynamique en se focalisant uniquement sur le primum vivere, est réducteur. Ceci va à l’encontre de, précisément, la démarche d'écrivains engagés comme Roumain et Jacques Stephen Alexis qui ont magnifié dans leurs œuvres- sans compromis- ces deux nécessités contingentes à notre humanité : le pain et l'esprit.

 

 

 Le réalisme merveilleux est beau en littérature, mais ce n’est pas le cas dans la matérialité de la vie quotidienne.

 

Cette assertion renvoie à mon développement précédent. Ce qu’Alexis a nommé « le réalisme merveilleux » et il s’en est longuement expliqué, ne correspond pas à une fuite du réel- même si d’autre écrivains ont utilisé jusqu’à la nausée, en la "peinturlurant" , cette veine. Pour Alexis, il faut lire ces textes sur ce sujet, « le réalisme merveilleux, bien au contraire, s’ancre dans le réel, il vise une lutte contre la laideur de la misère, il est avant tout une arme contre l’injustice et l’exploitation. Le « réalisme merveilleux d’Alexis » se positionne contre  le réalisme macabre  de l’idéologie duvaliériste qui veut « formater l’Haïtien ».

 

Lui, son projet serait de préférence,- de même que ferait un "Nez" (vous savez les personnes spécialisées à la reconnaissance des senteurs) d’exhaler toutes les odeurs qui composent le vécu haïtien afin de l’entraîner  à les reconnaître, à se dépasser pour réaliser un parfum merveilleux. Nous sommes bien ici dans la matérialité du vécu quotidien. Vécu quotidien que, soit dit en passant, j’ai expérimenté, dans ce qu’on pourrait appeler le cul du monde, un village dans les mornes haïtiens, sans eau, sans électricité, sans routes carrossables, où hommes, femmes et enfants- les enfants surtout, sont des « sak vid ki kanpe », sont debout,  luttant avec leurs peu de moyens pour  rester debout…jusqu’à quand ? Jusqu’à  ce que l’absence de considération, la bêtise et le mépris, les fassent tomber et rejoindre les milliers d’autres damnés de la terre qui s’entassent dans les camps pour pauvres, appelés bidonvilles, des grandes villes.


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 Les dominés ont pris au pied de la lettre l’idée que ne pas être esclave signifiait qu’il ne fallait pas travailler

 

Ca, c’est un truc vraiment dur à avaler venant de la part de quelqu’un qui a écrit sur l’histoire d’Haïti et qui, de plus, est économiste. On croirait que vous reprenez mot pour mot, en le plaçant dans le contexte haïtien, les propos de la droite occidentale qui prétend que les pauvres ne seraient qu'une masse dangereuse d'oisifs et d'assistés. Je ne comprends pas sur quelles données, sur quel faits, sur quels chiffres,  on pourrait s’appuyer pour affirmer que les dominés, la majorité des Haïtiens donc, fuiraient le travail.  N’importe quel économiste, chiffres en mains  pourra vous expliquer que bien au contraire, c’est le travail des dominés qui aura permis à Haïti de rembourser ces dettes- dont celle de l’indépendance.

 

Qui a nourri le  pays avec ses vivres, son café, son sucre, son cacao, son bétail, etc, avant que les économistes néolibéraux ne décident qu’il était plus rentable d’importer les denrées alimentaires et d’utiliser la main d’œuvre paysanne dans des « sweatshops » ? Qui construisait les maisons, faisaient les meubles, les vêtements, les objets en cuir, sandales, selles, sacs, valises ? Qui faisait les chapeaux, les paniers, les macoutes ? Qui taillait, cousait et brodait les vêtements ? Qui jardinait, cuisinait, faisait la lessive, gardait les enfants dans les maisons  du Bois-Verna, de Paco, de Pétion-Ville et dans tous les quarties résidentiels des grandes villes ? Qui était restavek ? Les dominants ?

 

Et les "madan sara", les revendeuses, combien de leurs enfants jouissent de professions à prestige : avocats, médecins, professeurs de faculté... grâce à leur travail ?

 

En vérité, M. Péan, je crois que votre analyse qui consisterait à imputer à une sorte de mentalité haïtienne induite par la sortie de l’esclavage, un refus du travail  serait à reconsidérer.  D'autant plus qu'elle flirte, au prétexte d'anti -"anarcho-populisme"  (une variante du communisme comme sous Duvalier ?) comme vous dites,  avec  les pires préjugés racistes : nègres =paresseux.

 

A l'opposé de votre assertion, on pourrait avancer  sans se tromper que les Haïtiens, (je veux dire la majorité paysanne)  après plus de deux siècles de travail dans des conditions épouvantables, sans soutien de l'Etat ni de la grande bourgeoisie, sont épuisés par leur sort toujours aussi misérable. Vous savez ce que c'est que résister depuis 200 ans, génération après génération, sans un seul jour pour souffler ! Ah oui! il reste le bon Dieu et les Loas...

 

Ce qui me fait penser à cet ouvrier, dans un petit village d'ici,  français, d'origine polonaise, que je voyais un dimanche matin, assis sur le pas de sa porte et auquel j'ai dit  d'un ton léger " On se repose ?" Et lui, sur un ton  grave "  de me répondre :"Il n'y a qu'à la mort qu'on se reposera."


Nous n’allons pas disserter là-dessus, parce que cette affirmation, en forme d'auto-flagellation, (puisque vous faîtes vous aussi partie des Haïtiens, n'est-ce pas.) me semble plus relever d’une idéologie que des faits historiques et économiques.


J'ajouterai  simplement, pour avoir vécu avec quelques-uns de ces dominés, pour avoir vu des mères  de famille, avec détermination partir « au pipiritt chantant »  en direction  du marché en se tapant des 3 à 4 km à pied, pour aller vendre  ce qui leur rapportera 100, 200, 500 gourdes au maximum , pour avoir vu des écoliers travailler à récolter  du  vétiver, garder du bétail, vendre des cartes de téléphone, des billets de loterie pour financer leur écolage, que vous ignorez tout du travail quotidien et pénible accompli par ces dominés pour survivre.

 

 

. Le fanatisme manipulé de la bande à Duvalier a transformé les convictions culturalistes noiristes en folie meurtrière.  

 

En effet, le « fanatisme manipulé  de la bande à Duvalier » a rencontré le « fanatisme » non moins manipulé de la bande  des technocrates pragmatiques qui ont obéi au doigt et à l’œil aux injonctions des Chicago boys.

 

C’est ce cocktail  sulfurant –imaginez des duvaliéristes , des hommes d'affaires, des politiciens, reconvertis au néo-libéralisme qui ne voient dans cette nouvellle  gestion de l’économie qu’un nouveau mode d’enrichissement personnel- qui a entraîné le pays dans la déliquescence actuelle. Et c’est précisément, ce plat servi à Haïti depuis les années 1970, qui aujourd’hui, plus que jamais  fait recettes.

 

 

Donc s’il s’agit d’une « chaîne de solidarité virtuelle », elle n’a aucun avenir tant que nous n’aurons pas dépassé cet infantilisme qui nous met en panne.

 

Si je suis ‘accord que l’infantilisme nous met en panne. Je suis un peu plus circonspecte quand il s'agit de l’attribuer aux réflexions, commentaires et analyses des internautes. L’infantilisme  qui nous « met en panne » est celui des élites qui gouvernent ce pays, des intellectuels qui se présentent comme des directeurs d’opinion, des gens d’affaires qui brassent de l’argent et dont les investissements se portent exclusivement vers des hôtels de luxe, des super marchés, des magasins de produits importés et peu ou pas du tout vers des  domaines à risque, tels que la production, la transformation, la distribution des produits agricoles, les manufactures, les industries. Est-ce que c’est de la responsabilité des dominés si, l'une après l’autre, les usines se sont fermées ? 

 

Comment expliquez-vous que ces gens qui seraient allergiques au travail, parce que, selon vous, ils auraient assimilé la liberté à l’oisiveté, iraient s’employer en RD, prendraient le risque d’embarquer sur des rafiots dépensant toutes leurs économies, s’endettant, vendant leur carreau de terre pour aller chercher la vie ailleurs ? Vous croyez que les immigrés haïtiens, aux Amériques, en Europe et ailleurs de par le monde, s’asseyent sur le pas de leurs portes en attendant que l’argent leur tombe du ciel ? Ou bien ceux-là de la diaspora, une fois le pied hors de leur pays, se dépouilleraient magiquement de leur essence d’oisiveté pour se transformer  tout aussi magiquement en travailleurs qui envoient de l’argent tous les mois à leurs familles ?

 

Vous savez que ce pays vit plus des transferts d'argent de la diaspora que des aides et que du budget du gouvernement ? Je dirais plutôt que, fort malheureusement, le peuple haïtien n'a pas les élites qu'ils méritent.

 

Vous pourrez consulter dans la rubrique Ayiti Séisme AYITI SEISME de ce blog, la contribution de nombreux économistes sur ce sujet. Certains en viennent même à la conclusion qu'aucun pays n'aurait pu s'en sortir mieux qu'Haïti avec le poids de la dette de l'indépendance. Pour vous dire.

 

 Il a donc des multiples identités suivant les conjonctures, sans compter l’identité imaginaire. .

 

Bon, là, je suis d’accord. Ce qui fait que l’Haïtien ne nait pas plus « madré », comme eût à le dire un ancien candidat à la présidence, pas plus qu’il ne nait  oisif ou allergique au travail du fait qu'il aurait confondu liberté et fainéantise.

 

 

 On n’oubliera jamais que dès le 18 novembre 1957, Duvalier et ses sbires ferment le journal L’Haïtien libéré, organe du regroupement politiqueL’Alliance Démocratique et emprisonne ses rédacteurs Michel Roumain, Etienne Charlier, Dr Georges Rigaud et Edgar Nérée Numa.

 

Une information que j’ignorais. Comme quoi, les intellectuels ont beaucoup à nous apprendre. Sur le pourquoi et comment de cette strangulation du savoir, opérée dès le départ par le pouvoir duvaliériste.

                  .

C’est à partir de la représentation crochue de la présidence incluant le renoncement à toute révolte envers l’autorité que la dévalorisation des autres pouvoirs parlementaires et judiciaires s’organise. Les dégâts faits dans le psychisme haïtien par une bande de bandits au pouvoir sont incommensurables. Comme le dit le poète Anthony Phelps,  « O mon pays si triste est la saison / Qu’il est venu le temps de se parler par signes». Alors,  le blocage actuel vient justement de l’absence de la conscience de cette prise de conscience de la déchéance duvaliériste.

 

Les dégâts faits dans le psychisme haïtien sont énormes. Cependant, considérant que c’est au sein des classes moyennes que la machine à décerveler a le mieux fonctionné pour cause de prévarications et de concussions multiples et variées, considérant que c’est cette classe moyenne qui  gère l’appareil de l’Etat, considérant que le poisson pourrit par la tête, il s’agirait de faire en sorte qu’il ne pourrisse point.

 

Dans cette perspective, je suis plutôt une pessimiste optimiste. En dépit de la banalisation du mal et de la propagation des inepties sur les forum, les radio, reflets d’une impuissance  ou bien si vous voulez d’une paresse intellectuelle, d’une peur de se mouiller et que sais-je encore, il me semble que le poisson est loin d’être pourri. Le problème c’est que le poisson manque d’eau. Il est axphyxié. Voir à ce sujet :  L'un des 2 journalistes vedette de Vision 2000, découvre l’eau chaude et  Vue de l'intérieur de l'élite des affaires en Haïti (Rediff)

 

 L’actuel gouvernement est justement le résultat de la politique ultragauche menée par des courants populistes qui ont avili, peut-être sans le vouloir, les idéaux de progrès social. Il se débat, tout comme un autre, pour continuer dans le jeu des élections truquées.

 

Bien évidemment, nous ne serons pas dut tout d'accord, ne partageant pas la même idéologie. Pour ma part je n'ai absolument pas vu à l'oeuvre, ni lu dans les documents liés à cette période  fev.1991- oct. 1991, ni entre 1994 et 2004, aucune politique qui soit liée à "l'ultragauche de près ou de loin. A moins que pour vous, vu du côté des USA, Hollande appartienne à l'extrême gauche. J'ai vu un gouvernement  qui a trouvé des caisses vides et qui s'en est allé  passer des accords  avec les bailleurs, afin de payer les dettes qui avaient été faites par les gouvernements précédents, les Duvalier et les militaires, afin de pouvoir emprunter. J'ai vu un coup d'Etat. Puis j'ai vu se succéder 2 gouvernements qui ont continué la politique de privatisation et en général  une politique néolibérale :  développement des sweatshop, budgets réduits pour l'éducation, l'agriculture, la santé, obéissant au doigt et à l'oeil aux injonctions du FMI et de la BM. et autres .

 

Il suffit de consulter les documents de ces 2 institutions concernant Haïti sur ces périodes pour avoir les chiffres. J'ai vu surtout, de 1986 à maintenant  beaucoup de désordre, de bruit et de fureur oganisés par une opposition allant des anciens macouto/militaro/duvaliéristes  en passant par les commerçants monopolistes, jusqu'à ceux que vous appellez à tort l'ultragauche et  l'infantilisme des intellectuels débordés par la passion se déguisant en héros pour la circonstance. L'ensemble produisant une sorte de magma  carnavalesque, qui, après explosion, a accouché de Martelly.

 

C’est justement cette grande alliance de classes qui a manqué à ceux qui ont pensé que c’était la lutte des classes qui était la solution pour un pouvoir populaire en 1990. Avec les piteux résultats que nous connaissons tous.

 

Sur cette affaire  de " grande alliance des classes",- quelles classes ?- nous ne serons pas d’accord  non plus D’ailleurs, c’est  le projet de tout dictateur qui se respecte de gouverner une masse informe et indistincte, "formatable" Voir à ce sujet  1804 de Orwell. De même que Duvalier, un seul chef, un seul peuple, un pays de macoutes de haut en bas.

 

Cette "grande alliance des classes" que vous appelez de vos voeux, n'avait-elle pas été mise en place en 2004 avec les partis politiques (OPL, KID, RNDP, etc) les organisations dites civiles du Groupe 184, les ex militaro/macoutes/duvaliéristes (Avril, Himmler Rebu, Guy Philippe, Chamblain, Grenn-Sonnen,    etc)

 

Comme a dit le milliardaire  Warren Buffet «  La lutte des classes existe et c’est nous  les riches qui l’avons gagnée» Je comprends très bien qu’on puisse rêver à une sorte de réconciliation générale dans un monde où les riches deviendraient altruistes, feraient preuve d’empathie et ne tricheraient pas avec leurs déclarations fiscales, les macoutes seraient gentils, et où les pauvres obtiendraient justice, salaires équitables, accès à l’éducation et respect. Mais là, on n’est plus dans le réalisme merveilleux mais dans le conte de fées. 

 

Ceci dit, je serais bien incapable de mettre une définition sur ce que vous entendez par « une  grande alliance des classes. », dans le contexte haïtien où, à tout casser, 20% de gens sont riches et/ou moyennement aisés et 80% se débrouillent et/ou sont en-dessous du seuil de la pauvreté. Qui s'allierait avec qui ?

 

 Quant aux "piteux" résultats, ils sont, à mon avis, ceux provoqués par une alliance perverse entre les éléments  les plus réactionnaires  de la société haïtienne et les obédiences du Consensus de Washington.

 

Au fait, ce n'était pas Clinton qui s'était excusé pour avoir foutu en l'air la production de riz des paysans/ ex-esclaves,  "réfractaires au travail", de l'Artibonite ?

 

Vous voyez, ça ne passe pas cette histoire d'anciens esclaves qui se la coulent douce depuis plus de 200 ans.

Pas plus que la participation des intellectuels au boycott de la commémoration de ces mêmes 200 ans d'indépendance d'Haïti.

 

Est-ce que vous voyez le lien ?

Eh bien, moi, je vais vous dire la connection que je fais.


Si on  part du principe que le peuple haïtien n'a rien foutu depuis  sa sortie de l'esclavage, logiquement on est en droit de penser que "ces  gens-là" qui pensaient qu'il ne fallait pas travailler, n'étant pas méritants, ne méritaient  pas que ces 200 ans soient commémorer. Il était donc nécessaire et primordial de le punir.

Cela procède d'une même manière de voir le monde.

 

Voici donc ce que j'avais à dire et j'admets volontiers que vous puissiez ne pas être d'accord avec moi sur ces points.


 

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