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Le Monde du Sud// Elsie news

Le Monde du Sud// Elsie news

Haïti, les Caraïbes, l'Amérique Latine et le reste du monde. Histoire, politique, agriculture, arts et lettres.


Monde, sois sur tes gardes ! Même les nantis amérikains perdent du terrain

Publié par siel sur 2 Mai 2013, 13:23pm

Catégories : #INTERNATIONAL

lls se préoccupent plus de leur pèlerinage chez Disney que des carnages sanglants de leurs drones
Daniel Patrick Welch

 

Les conséquences de la dissonance cognitive qui règne dans la sous-élite américaine ? Encore plus de guerre, encore plus de morts pour tous les autres.

Parfois la partie émergée de l’iceberg apparaît telle qu’elle est, et les faits signalés corroborent l’expérience de la majorité. Le récent rapport publié par le Pew Research Center, qui circule désormais largement, montre que pas moins de 93% des ménages américains ont perdu du terrain lors de la fameuse reprise de 2009-2011. [ ] Ce rapport ne fait que valider ce que nous connaissons dans notre vie quotidienne, malgré l’écran de fumée des moyennes et les jeux de miroirs. Il n’y a pas de « reprise ». Les tranches faisant partie des 20% les plus favorisés parviennent tout juste à tenir bon.

 

C’est là la représentation la plus dure, la moins chargée de fioritures, que j’aie pu observer. Je répétais jusqu’à maintenant à ceux qui voulaient bien l’entendre que même s’il semblait y avoir une reprise pour ceux qui sont dans le créneau des 250.000 $ et plus, ce n’était clairement pas le cas pour les 80% restants [c’est-à-dire 100.000 $ de revenus combinés en 2010]. Pour la classe moyenne, le fait que la réalité soit si différente de ce qu’elle croit vivre (à savoir, qu’elle fait partie des 8-10% supérieurs) doit déjà constituer un choc à même de l’ébranler... Mais les données sont encore bien pires. Même les familles qui vont jusqu’à 500.000 $ (!) perdent du terrain.

 

Tout cela indique le désespoir des perspectives politiques de ceux que Zinn appelait les Gardes, et Chomsky le Clergé : ceux qui se portent tout à fait bien dans le système actuel, mais pensent qu’il nécessite quelques ajustements. Alors que ce groupe se clairsème, ses contradictions internes seront de plus en plus apparentes, et la réponse de l’État se fera plus dure, moins « élastique ». Et les ménages avec « deux bons boulots », disons plus de 100.000 $ chacun, pourraient-ils alors entrevoir un espoir, selon la fameuse mantra des « signes de croissance » qui était largement tombée dans l’oreille d’un sourd il y a quelques années ? Allons les gars ! Ça peut fonctionner ! We can !Il nous faut juste être un peu plus patients ! Etc.

 

Les ramifications politiques sont clairement inquiétantes. Ce secteur est crucial pour la viabilité et la légitimité perçue du système, et toute panique de sa part aurait des conséquences d’une portée considérable. Ces individus pourraient bien commencer à réaliser qu’eux aussi finiront pas être laissés pour compte dans le glissement des richesses, et qu’en fait, ils n’ont jamais vraiment été importants. Lentement mais sûrement, et à des degrés divers, ils se remémorent la soudaine révélation de Judas [la version d’Andrew Lloyd Weber, tout du moins] : « Mon Dieu, je suis malade. J’ai été utilisé, et tu l’as toujours su ! ». Ils commencent tout juste à réaliser qu’ils sont confrontés à une bataille inégale, dans un jeu truqué contre la banque, qui se joue avec des dés pipés… Ajoutez toutes les images éculées que vous voudrez : ils n’ont pas de porte de sortie.

 

De façon paradoxale, dans la première vague de réaction à cette trahison fraîchement révélée de leurs patrons de la classe dirigeante, ils ne se retournent pas contre leurs maîtres. Non, ils expriment leur colère vis-à-vis de ceux qui sont plus bas, dans ce vieux jeu qui consiste à tuer le messager porteur de mauvaises nouvelles. En conséquence, ils deviennent de meilleurs « chuteurs », le terme que Jerry Seinfeld avait créé pour les spectateurs qui chut ! font régner l’ordre dans les cinémas... Chiens de garde, gardiens du temple... Ils ont toujours été là, mais dans leur conscience faisaient plus partie de la « gauche » professionnelle, véritable icône de la classe politique.

 

Dans la période que nous traversons, leur colère est plus désespérée et plus diffuse à la fois : ils ont toujours été plus enclins par exemple à faire confiance à la police, à croire la version officielle des évènements, à éviter les sources d’information considérées par leur classe, position et expérience, comme « dépassant les bornes ». Ils n’ont que rarement, voire jamais, été du mauvais côté de la ligne officielle, été contraints de payer la caution d’un parent en prison ou été confrontés à des expériences raciales/racistes ; ils sont ainsi prêts et entraînés pour être les troupes d’élite intellectuelle du Discours Acceptable. Même face à la perfidie grandissante de leurs supérieurs de classe, ils ne peuvent pas (encore) se résoudre à mordre ce qu’ils considèrent toujours comme la main qui les nourrit. En conséquence, c’est à ceux qui sont de façon incongrue nommés « parasites » qu’ils s’en prennent, ceux qui leur semblent gâcher leur festin, alors même que la cacophonie de la dissonance cognitive se fait de plus en plus forte dans leur tête.


Suite link

 

            J'aurais dû publier cet article hier.

Mais j'ai déambulé dans Paris avec ma petit fille.

Ce qui était, vous n'en disconviendrez pas , plus important.

 

Premier mai, fête des travailleurs.

Vous savez que c'est des Etats-Unis  qu'est venue cette initiative ? link

Etonnant non ?

Aussi surprenant que le virage capitaliste de la Chine.

 

Aux USA, cette date n'est plus commémorée.

De toutes les façons, les travailleurs, comme on l'entendait à l'époque, ont quasiment disparu du  paysage états-unien.

Pour cause de délocalisation des usines. Justement en Chine.

 

Dans cet article, il y a deux ou trois points qui corroborent mes remarques sur la  très moyenne classe moyenne haîtienne

et ce qu'on peut appeler  la dissonance cognitive.

 

"De façon paradoxale, dans la première vague de réaction à cette trahison fraîchement révélée de leurs patrons de la classe dirigeante, ils ne se retournent pas contre leurs maîtres. Non, ils expriment leur colère vis-à-vis de ceux qui sont plus bas, dans ce vieux jeu qui consiste à tuer le messager porteur de mauvaises nouvelles.


Par exemple :


-une photo, montrant  en Haïti, une salle de classe pour pauvres, soulève l'indignation des commentateurs sur les forum. On dirait que ces personnes découvrent soudain la condition faite aux élèves issus de milieux défavorisés. (dont ils sont pour la plupart issus)  


- l'un des journalistes vedette de Vision 2000  découvre, en 2013, que l'économie  et la finance déterminent le politique. L'un des 2 journalistes vedette de Vision 2000, découvre l’eau chaude


- un économiste de renom attribue la "faillite " d'Haïti  aux masses qui, si tôt sorties de l'esclavage, auraient décidé que liberté  équivaudrait à fainéantise (Je mets faillite entre guillements, parce qu'encore une fois, je ne considère pas qu'Haïti n'existe pas,  comme l'a écrit un des anciens conseillers d'Aristide , vu d'où  ce pays sort,  vu les femmes et hommes bien nés que ce pays a donnés, vu les relations commerciales inégales avec la communauté internationale, vu son label, dès son indépendance de pays, de paria, mis au ban des nations "civilisées"  traduire par esclavagistes. " Le peuple haïtien n'a pas les élites qu'il mérite" ou quelques remarques sur les réponses de L. Péan

 

- quand vous constatez la pléiade de colloques link, de rencontres, de foires organisés par ces zentellectuels qui rivalisent dans ce domaine link- et  dans d'autres- avec la fringale de Martelly/Lamothe d'organisation d'événements et de  divertissements link - " et toutes sortes d'autres manifestations  carrément grotesques pour faire comme si tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes. Une politique, encore une fois, à la Orwell. C'est ce qu'on appelle la dissonance cognitive.


-un des trucs les plus infects ayant un rapport avec le déni de réalité, c'est, peut-être vous en souvenez-vous, les déclarations de la Madone des Zen, LU SUR LE NET à propos de Duvalier Jean-Claude, auquel elle attribuait un cancer en phase terminale- dingue le niveau de mensonges de ces gens-là-  et le désir de venir mourir chez lui. Pouah !

 

La Madone des Zen affirmait que Duvalier ne devait pas être jugé par la justice des hommes, mais que Dieu y pourvoirait- si nécessaire. Tout en espérant que "celui qui voit tout et sait tout" passerait l'éponge sur les crimes et les vols de Duvalier Jean-Claude et l'accueillerait au paradis.


Mais le plus infect n'était pas que cette égérie, la Madone des Zen, diffuse ces conneries - tiens, personne n'a jamais laissé supposer qu'elle était payée pour faire ce boulot de désinformation- mais c'est que ces bêtises ont été généralement approuvées,  et que pas un seul internaute ne lui soit rentré dedans en lui disant tout simplement : arrête de dire des conneries, évite de parler de sujets que tu ne maîtrises pas, respecte les victimes.


En fait, ils étaient tous soulagés par cette façon san koudja, sans principes de voir les choses; satisfaits de se laisser à croire qu'elle avait raison et que les victimes, comme elle le prétendait, étaient de fausses victimes, ni plus ni moins que des affabulateurs. Dissonance cognitive  en action.


Et que dire du cas d'un poète ex-de gauche , acceptant de se faire couronner par un président ex-macoute.link

 

Et, pire encore,  il fallait voir comment tous ces chiens de garde du duvaliérisme sont tombés à bras raccourcis sur Phelps,  dont le Baron de Ti-Malice de Time is Money, qui allait jusqu'à dire que l'écrivain ne savait pas ce qu'il faisait  et  que "le type"  (Phelps)  aurait été en bonne compagnie avec Martelly pour boire du tafia et gratter la guitare pendant toute la nuit.

 

Ah, comment ces gens-là savent s'y prendre (quand ils ne les tuent pas) pour rabaisser  à leur propre niveau, niveau caniveau,  ceux qui résistent à leurs turpitudes.  Simplement dégoûtant.

 

Ces mecs là, ces zentellectuels, se pensent tellement exceptionnels, qu'ils seraient prêts à recevoir les honneurs d'un Trujillo en personne.

 

Ils te diraient : " Oui Trujillo est un dictateur, il a trucidé des milliers d'Haïtiens, mais il a reconnu mon talent. Et je ne peux qu'accepter cette reconnaissance de mon génie."

 

Vous vous rappelez comment, ils s'étaient tous empressés de se rendre à une rencontre en RD sur la reconstruction d'Haïti, quelques jours à peine après qu'un Haïtien ait été décapité en RD et dont la décapitation avait été fimée par une foule enthousiaste.

 

On peut comprendre comment Duvalier ou même Préval, dans une moindre mesure, auront pu s'allier cette classe moyenne avec force cajoleries et menteries, toute honte bue, malgré les horreurs qu'ils, Duvalier et ses copains, commettaient quotidiennement.



 On peut comprendre, comment ces spécialistes de la culture ne s'émeuvent nullement quand une Mme Magali Adolphe Racine, devient ministre de la Jeunesse et des Sports.

 

Non pas parce qu'elle est l'enfant d'un bourreau, on ne choisit pas ses parents,  mais parce qu'elle se dit fière et se réclame de l'héritage maternel. Mme Max Adolphe "oubliée" lors du départ de Duvalier J-Cl en 1986 .

 

Tout comme François Jean-Claude Nicolas Duvalier de son grand-père. Le rejeton de Duvalier Jean-Claude a écrit un hommage à son grand-père François Duvalier.

 

Parce que, et c'est le plus important , ces gens-là ne se préoccupent que d'une reconnaissance qui les ferait passer du rang d'Haïtiens à celui de " Blancs d'exception",  statut dévolu  en Afrique du Sud  par le régime d' apartheidi aux invités notables non- Blancs.


 

"En conséquence, c’est à ceux qui sont de façon incongrue nommés « parasites » qu’ils s’en prennent, ceux qui leur semblent gâcher leur festin, alors même que la cacophonie de la dissonance cognitive se fait de plus en plus forte dans leur tête."


Attendez-vous à ce que la  bande de gnoufs pseudo-nationalistes, les barons et duchesses du Granlakouzen, vous sortent leur mantra favori, leur valeur refuge,  à base de  " Haïti petit pays singulier", genre la réalité des "Blancs" ne peut être assimilée, comparée avec celle d'Haïti bien que, par ailleurs,  ce soit "  le Blanc qui ordonne". 

 

Ils te racontent sur les radio, quotidiennement, qu'ils sont plus "fins" que le " blanc". Oui,oui, c'est certain, sauf que Clinton se trouve être aujourd'hui le 2ème plus grand propriétaire terrien d'Haïti.


Leur grand truc à cette classe moyenne;  c'est l'appel à l'exemplarité de l'histoire d'Haïti qui ferait paradoxalement que... ce soit le  seul pays de la Caraïbe à avoir et promouvoir le phénomène des "restavek", tous des parasites ces pauvres, que dans leur infinie magnanimité, ces éléments  de la classe moyenne prendraient en charge, bien évidemment pour le bien de la patrie.

 

Ils sont dans l'incapacité de visualiser que  "eux" c'est "nous".

 

"Le Blanc", lui, n'est pas sensible à de telles nuances. Il perçoit le collectif.  Même si, pour les besoins de la cause, il fait semblant d'admirer la classe "supérieure" pour laquelle ils ont autant de mépris que celle-ci en apour les "inférieurs", à savoir la majorité de la population haïtienne.

 

On aura vu, dans le film de Peck, l'expression de ce mépris pour la sous-élite et l'acceptation par celle-ci de ce traitement.

 

Eh oui, encore un effet de la disonnance cognitive.


"En conséquence, c’est à ceux qui sont de façon incongrue nommés « parasites » qu’ils s’en prennent, ceux qui leur semblent gâcher leur festin,..."


C'est ainsi que nous avons pu entendre sur les ondes de RFI, en 2004,  un sociologue de renom - bon ils sont tous dans cette bande " de renom-", déclarer que "Aristide est pire que Duvalier".

 

Parce que,  bien que Aristide se soit plié aux désiderata de l'international, il représente le porte-parole des sans-voix,  à travers lui  sont visés les 80/% de la population haïtienne  " ceux qui leur semblent gâcher leur festin,..."

 

Avec le tandem  Martelly/Lamothe au pouvoir, c'est l'assurance que ce festin ne soit pas  gâché.link


 






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