Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Le Monde du Sud// Elsie news

Le Monde du Sud// Elsie news

Haïti, les Caraïbes, l'Amérique Latine et le reste du monde. Histoire, politique, agriculture, arts et lettres.


Les Inrocks. Au Liban, la guerre du haschich inquiète

Publié par siel sur 20 Août 2012, 10:50am

Catégories : #INTERNATIONAL

 

Alors que les forces de sécurité libanaises ont lancé une opération pour détruire les champs de cannabis, les cultivateurs de la vallée de la Bekaa résistent et protègent leur unique et précieuse source de revenus.


Sur la route étroite qui conduit au village de Yammouneh, les traces des pneus brûlés et les quelques rescapés qui traînent encore sur le bord montrent que la tension est toujours vive. Ce village situé à 1500 mètres d’altitude et planté sur le flanc ouest du Mont-Liban, est d’ordinaire bien plus calme. Encerclé par la végétation, en été, la chaleur y est supportable. Dans les rues, seuls les cris des enfants bousculent le calme apparent. Les maisons ont conservé leurs vieilles pierres. Dans l’une d’elles, de vieux messieurs, installés sur une terrasse fleurie, entament une partie de backgammon. Une image de carte postale.

 

Mais Yammouneh est surtout réputé pour la qualité de son haschisch. Et depuis quelques jours, la colère gronde chez les habitants. Le gouvernement libanais s’est dit déterminé à « éradiquer » cette culture. La semaine dernière, les Forces de sécurité intérieure (FSI) ont donc débarqué avec tanks et tracteurs pour détruire des champs de cannabis. Plusieurs agents ont été blessés car ici, les habitants ne ripostent pas avec des pierres. Le chef du département de la lutte contre le trafic de drogue au Liban, le colonel Adel Machmouchi, a d’ailleurs indiqué que « les forces de l’ordre [allaient] dorénavant répondre aux tirs ».

 

Ce jour-là, une dizaine d’hommes armés ont pris leurs quartiers dans une buvette, située au bout du village. Parmi eux, un mastodonte que l’on imagine seulement dans les dessins animés. Ce colosse, capable de mettre K.O n’importe quel intrus, ne porte aucune arme. Les autres, qui sont aussi des pères de famille, possèdent un véritable arsenal de guerre. Fiers, il exhibent kalachnikovs, M16 et caisses de munitions. Une fillette, qui doit avoir à peine cinq ans, s’amuse avec les balles d’un chargeur. La scène ne surprend personne. A quelques mètres, le maire, assis en tailleur sur une pelouse verdoyante tel un shaman en méditation, répond aux questions d’un journaliste étranger. Les tirs qui « célèbrent » notre arrivée ne paraissent pas le déconcentrer.

 

SUITE de l'article : link

Commenter cet article

Archives

Nous sommes sociaux !

Articles récents