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Le Monde du Sud// Elsie news

Le Monde du Sud// Elsie news

Haïti, les Caraïbes, l'Amérique Latine et le reste du monde. Histoire, politique, agriculture, arts et lettres.


Le rejeton de Duvalier Jean-Claude a écrit un hommage à son grand-père François Duvalier.

Publié par siel sur 24 Avril 2013, 12:09pm

Catégories : #LES COMEDIENS

 

 Cher grand-papadoc, président à vie,


Les dieux tutélaires m’ont privé de ta présence, laquelle, selon les témoignages de mon père et des personnes emprisonnées à Fort-Dimanche, était une lumière qui brillait dans la nuit noire satanique du pays d’Haïti auquel tu as fait l’honneur de t’imposer comme président à vie.

A l’approche du 26 avril, je me rappelle  de tes paroles pleines de sagesse, ce jour là : « ."Ce jour la si mon fils était mort, même les fleuves de l'Amazonie ne sauraient laver Port-au-Prince..."

Il paraitrait que Mandela, en t’entendant, se serait exclamé : « Les grands esprits se rencontrent. Ces mots là seraient exactement les mêmes que j’aurais prononcés en de telles circonstances. »

Qu’il est suave, ce nom de Duvalier que tu m’as transmis !

Sonnez trompettes, battez tambours, résonnez musetttes !

Ton humanité, ta vaillance, sont comparables à celles de Mobutu, personnage  dont le nom tout comme le tien, « papa doc »,   s'apparente pour les peuples du monde entier à un symbole de grandeur, de justice,  de courage, d’intelligence, d’honnêteté et de beauté.

 

Tes qualités, il me serait difficile de les énumérer toutes, tant titanesques elles furent, ont été et seront. Mais permets-moi, en toute humilité, de n’en citer qu’une.

Tu fus, tu as été et tu resteras, l’exemple même d’un  véritable républicain, d’un homme vertical respectueux des  lois et des droits de l’homme et de la femme (comme avec Mme Hakim Rimpel,) et des enfants bien sûr (comme  avec le bébé de Mme Edeline Benoit)

 Tu as su porter loin l’image d’Haïti et de sa fierté louverturienne, de première République noire au monde.

Tu serais fier de constater comment, aux quatre coins du monde, le mot "macoute "est de nos jours utilisé pour désigner un ange protecteur qui veille la nuit sur le sommeil des petits enfants.

Tu es venu dans ce pays, tel l’archange Saint-Michel terrassant le démon, pour accomplir une mission de purification.

Tu as su faire jaillir de ce peuple grossier et  incrédule, de même que Moïse du rocher,  l’eau du savoir.

Ton travail, commencé avec Mme Hakim Rimpel, continué avec les Vêpres jérémiennes, tu l’as poursuivi jour et nuit, sans relâche avec la fougue et la détermination que tout un chacun, partout, sur la terre et dans les cieux te reconnaît.

Cher grand-papadoc, à la veille du 26 avril, jour où, il y a cinquante ans de cela,  ta gloire resplendissante s’est déployée sur cette terre étrangère et ses habitants que tu as conquis et soumis, je voudrais, moi qui porte ton doux nom et celui non moins doux de ton fils, mon magnanime papa, te renouveler, moi, François, Jean-Claude, Nicolas Duvalier, mon engagement de marcher sur tes pas.

 Que les âmes de tous ceux comblés par ton infinie mansuétude, prient avec moi pour que ton séjour en l’au-delà soit aussi étincelant qu’il le fut dans ce pays sur lequel tu as déversé des cornes d’abondance.


Ton petit fils qui t’admire béatement,

François, Jean-Claude, Nicolas Duvalier.


 

PS : Sais-tu, grand-père adoré, que je me suis exercé pendant des années pour acquérir ce nazsillement que tu portais aussi bien que le fusil. Mon papa m’a fait travaillé assidument pendant son séjour en France.  Maman n'était pas d'accord : " A quoi ça va lui servir ?" Papa lui a répondu : " Ce petit est comme moi, il n'a pas de grands talents, ce nasillement pourrait l'amener quelque part en Haïti."  C'est papa qui avait raison.

 

 

Mes efforts n’auront pas été vains.  Tu vois, Le Nouvelliste,  le plus prestigieux, qu'ils disent,  journal d'Haïti, m'ouvre ses feuilles pour que j'écrive ton panégyrique.

C'est Marie Vieux Chauvet qui serait contente ! Tu peux être fier de moi et aussi,  un peu, de M. Frantz Duval - Duval,  ce n'était pas  d'ailleurs ton nom, avant que tu ne viennes en Haïti ? - Bon, pardonnes ma curiosité,  papa m'a dit que tu as horreur qu'on parle du passé. Il paraitrait que tu as envoyé plus d'un ad patres pour moins que cela.

L'original ici : link

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