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Vendredi 18 mai 5 18 /05 /Mai 11:29

Cristina L’Homme
Journaliste
Publié le 16/05/2012 à 15h14

Le Monde Diplo version chilienne (Loro Coirón)

Victor Hugo de la Fuente, journaliste franco-chilien qui a travaillé à RFI (Radio France Internationale) pendant 15 ans a décidé, il y a douze ans, d’apporter un «  autre regard  » au monde des médias chiliens. Un journal moins «  news  », plus axé sur l’analyse que ceux existants. Un mensuel écrit par des universitaires et des spécialistes du monde entier. Il a lancé Le Monde Diplomatique version chilienne. Voici son histoire.

Vous étiez exilé en France au moment où le Chili retourne à la démocratie après dix-sept années de dictature, qu’avez-vous fait  ?

Dès que les autorités chiliennes m’ont permis de revenir sur le sol chilien, j’ai pris l’avion et je suis venu. C’était en 1988, au moment du plébiscite. Je travaillais pour la revue chilienne Análisis, hebdomadaire d’opposition à la dictature et j’étais correspondant de la radio Cooperativa. C’est quelque chose de difficile à comprendre, mais au cours des dernières années de la dictature, il y avait effectivement davantage de revues d’opposition, de gauche qu’aujourd’hui au Chili…

A l’époque, c’étaient elles qui avaient le plus grand nombre de lecteurs. On peut l’expliquer par le fait qu’elles remplissaient un rôle spécifique à l’époque  : celui de s’exprimer «  contre  » la dictature. Tout l’appareil mis en place par les militaires disait une chose, et ces revues disaient le contraire. Les gens les «  dévoraient  » littéralement. Après, lorsque le «  non à Pinochet  » gagne et que nous entrons en période de transition, ces revues vont perdre de leur importance.

Comment étaient-elles financées  ?

La solidarité internationale permettait qu’elles soient financées. Elles ne contenaient aucune publicité. Mais avec la transition vers la démocratie, elles ne sont plus «  les revues opposantes  » à la dictature, elles ne bénéficient donc plus d’aucune aide et d’aucune publicité.

Pourquoi la publicité les boude-t-elle  ?

La pub au Chili est idéologique. Et les grands groupes tout comme l’industrie n’est pas idéologiquement «  à gauche  ». Lorsque Pinochet fut placé en état d’arrestation à Londres, en octobre 1998, ils allaient lui rendre visite et l’appuyaient et publiaient des articles où ils s’offusquaient que «  notre général  » (nuestro general) soit injustement mis derrière les verrous. En d’autres termes, les groupes leaders de l’économie chilienne ne sont pas «  neutres  » comme ils peuvent l’être ailleurs.

Très peu placent de la publicité dans les journaux. La plupart réagissent de manière idéologique. Par exemple, The Clinic est très lu par des jeunes, et pourtant, les groupes de fabricants de bière n’y placent jamais de publicité parce que ce journal est trop opposé à ce qu’ils défendent. Sans publicité, la presse alternative survit difficilement.

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Par siel - Publié dans : NUESTRA AMERICA
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