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Le Monde du Sud// Elsie news

Le Monde du Sud// Elsie news

Haïti, les Caraïbes, l'Amérique Latine et le reste du monde. Histoire, politique, agriculture, arts et lettres.


LA SENTINELLE DU PEUPLE Volume III numéro 1. mai 2012

Publié par siel sur 15 Juin 2012, 10:22am

Catégories : #AYITI ACTUALITES


Nous vous invitons à faire connaître ce bulletin autour de vous.

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: santinelpep@yahoo.fr

Si vous ne voulez plus recevoir ce bulletin, veuillez le faire savoir
à l'adresse :
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Bonne lecture !

Sentinelle du peuple
Pour tout message ne concernant pas la diffusion du bulletin :
santinelpep@yahoo.fr
http://www.santinel.webuda.com

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Volume III numéro 1
    mai 2012
Prix : 5 gourdes

                                      LA SENTINELLE DU PEUPLE

La Sentinelle est devant, elle éclaire le chemin de la libération du peuple.

La Sentinelle du peuple n'a pas de fil à la patte. Ce sont les
contributions volontaires de l'équipe du journal et de quelques amis
qui permettent sa publication.


Editorial

Nous sommes comme le roseau ! Nous plions, mais nous ne rompons pas.
Amis et lecteurs du journal Sentinelle du Peuple, cela fait cinq mois
que nos contacts ont été interrompus. Nous en sommes désolés. Des
difficultés de toutes sortes nous ont empêchés de publier le journal
depuis le mois de novembre. Nous vous présentons nos excuses pour
cette défaillance. Nous espérons que nous allons pouvoir poursuivre
notre chemin avec vous en fournissant des explications sur la
situation du pays et en dialoguant avec les lecteurs et les
organisations sur ce qu’il convient de faire. Nous revenons avec un
cinq pages, en attendant de reprendre le rythme antérieur, grâce à la
collaboration des lecteurs et des sympathisants du journal. Nous
sommes comme le roseau ! Nous pouvons plier, mais nous ne romprons
pas.

 

La Sentinelle du Peuple s’est relevée. En revanche, le pays a continué
à s’enfoncer avec constance dans les difficultés. Quels progrès
ont-ils été accomplis durant ces cinq mois ? Nous n’en avons pas vu !
Au contraire. Nous continuons nos sauts périlleux au-dessus du
précipice. Nous allons de scandale en scandale. Après la tentative de
museler la presse, voici le scandale des faux passeports destinés à
prouver que Sweet Micky ne possède pas une autre nationalité. 400
millions de gourdes, au minimum, provenant des caisses de l’Etat ont
été répartis entre ces Messieurs Dames qui sont au pouvoir, sous le
prétexte de distribuer à la population une soupe et des cadeaux de
Noël (motocyclettes, voitures, etc.) afin de cacher la faim et le
mécontentement qui gronde dans le pays. Les mafias dominicaines ont
pris le contrôle total du commerce dans le pays. Et elles avaient déjà
pris le contrôle politique des institutions du pays. C’est une
histoire qui remonte au président Vincent. Le scandale de la
corruption, de la distribution d’argent avant et après les élections,
ce n’est qu’un détail parmi les diverses manœuvres menées par l’Etat
dominicain pour manipuler la politique du pays dans le sens de ses
intérêts et de ceux de ses hommes d’affaires.



Le pouvoir de Martelly ressemble à l’identique aux autres pouvoirs que
nous avons connus avant lui. Il repose sur le bluff, la démagogie, la
corruption et le mensonge. Des mensonges sur l’envoi d’un million
d’enfants à l’école. Des mensonges au sujet du programme 16/6 qui
devait permettre à des gens de quitter les tentes, alors qu’ils ont dû
aller les remonter un peu plus loin. Des mensonges et du bluff en ce
qui concerne le programme « A bas la faim » et le programme « Ma
maison » qui devaient, soi-disant, aider la population à trouver de
meilleures conditions de vie. Et même des mensonges et du bluff au
sujet de l’état de santé du Président, dont on cache que ce dont il
souffre en réalité, c’est d’une complication cardiaque provoquée par
un abus quotidien de cocaïne. D'après ces politiciens, la population
ne doit pas connaitre tous les vices cachés de « Ti Simone » (Michel
Martelly).




Est-ce que le pays peut continuer à vivre dans le bluff et les
mensonges, alors qu’aucun des vrais problèmes du pays n’est abordé ?
La réponse est non. Est-ce que la société doit continuer à être
abreuvée de mensonges par ses dirigeants ? La réponse est non. Les
professeurs commencent à faire entendre leur voix au sujet de la
propagande creuse concernant l’école. La presse également commence à
prendre ses distances avec les mensonges du gouvernement. Les parents
commencent à déclarer que l’école gratuite n’est pas arrivée jusqu’à
eux. C’est un bon signe, cela montre qu’un réveil est en train de
s’opérer au sein de la population. Pour sa part, le journal Sentinelle
du Peuple va continuer à apporter sa contribution en expliquant les
manipulations et les tractations menées par le pouvoir pour maintenir
en place un système basé entièrement sur la loi du plus fort. Il est
de la responsabilité de chacun d’entre nous d’organiser la lutte du
peuple en vue d’un soulèvement général contre cette forme d’Etat et
cette forme de gouvernement qui est à la tête du pays. Les patriotes
haïtiens et les organisations progressistes doivent redoubler
d’efforts pour remettre sur pieds les mouvements sociaux et les
mouvements politiques. C’est la condition nécessaire pour que nous
puissions reprendre et conserver la direction politique du pays. Le
système de pillage et d’exploitation ne va pas s’effondrer tout seul.
C’est grâce à un travail quotidien d’organisation et de mobilisation
au sein de la population que nous pourrons remporter la victoire. Trop
c’est trop ! Nous n’en pouvons plus ! Mobilisons-nous pour montrer de
quoi nous sommes capables.
L’équipe du journal

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Sentinelle / Contexte national

C’EST UNE MAMELLE AMERE QUI SE TROUVE DANS LA BOUCHE DE LA MAJORITE DE
LA POPULATION !


En ce deuxième trimestre de l’année 2012, la situation s’aggrave pour
la population dans une série de zones géographiques du pays. Alors que
des inondations menacent plusieurs villes côtières du Sud et de
l’Ouest, de nombreuses communes du Nord-Ouest ne reçoivent pas du tout
de pluie. Jusqu’à présent, la population de ces zones n’a pas pu
semer. Si cette situation se prolonge, la nourriture va manquer encore
davantage, car la plus importante saison pour les semailles va être
perdue. Et là où l’eau est en surabondance, une partie de la
production va être perdue également. Le prix du sac d’engrais a
atteint des prix exorbitants (1500 gourdes) dans les plaines et les
vallées irriguées. Dans l’Artibonite, le père de Sophia Martelly, le
beau-père du Président, s’en met plein les poches avec l’engrais de
l’ODVA qu’il est supposé distribuer sans favoritisme. Dans la plaine
de Léogâne, si vous n’êtes pas en bons termes avec le député, vous ne
pouvez pas acheter de sac d’engrais. Partout dans le pays, les paysans
sont victimes de la politique d’immobilisme qui est la règle. Aucun
programme de relance de la production agricole n’est mené. Il va bien
y avoir une conférence sur l’élevage et la pêche, mais la situation de
l’élevage et de la pêche ne va pas s’améliorer pour autant.



Le délabrement de l’économie en milieu rural renforce la pression qui
s’exerce sur les métropoles régionales (Cap-Haïtien, Gonaïves, Cayes,
Jacmel, Jérémie, Port-de-Paix, Saint-Marc et Port-au-Prince en
particulier). Les bidonvilles continuent à prendre de l’extension sur
les mornes qui entourent la capitale, depuis Gressier jusqu’à Titanyen
en passant par Pétion-ville. La majorité des trois millions de
personnes qui habitent cette région réclame du travail et des services
(l’école, les soins de santé, le logement etc.) dans le cadre d’un
projet national de reconstruction durable permettant à chacun de
retrouver sa dignité et son humanité.



Si le pays possède deux mamelles, l’une sucrée et l’autre amère, c’est
celle qui est amère qui se trouve dans la bouche des pauvres. La faim,
c’est pour ceux ! L’insécurité, c’est pour eux ! Le chômage, pour eux
encore ! La distance s’accroît entre ce qui apparaît accessible et ce
qui est hors de portée. Dans tout le pays, la majorité de la
population a droit à la mamelle amère, car la misère s’étend partout
dans la société. Que ce soient les paysans, les étudiants, les
ouvriers, les petites marchandes ou les petits professionnels, tous
ont peur du lendemain. Cette situation ne peut pas durer. Les classes
dominantes et leurs petits domestiques qui contrôlent les institutions
de l’État ont réussi à briser les espoirs d’une bonne partie de la
population. C’est là le dommage le plus grave que le système a causé
aux communautés.

La mamelle sucrée est pour les bouches
des 20 à 30 familles qui font leur beurre !


Certaines personnes disent qu’en Haïti on trouve deux pays distincts.
Elles ne mentent pas. Il faut ajouter que ce pays possède deux
mamelles. Nous venons de parler de la mamelle amère. Intéressons-nous
maintenant à la mamelle sucrée, celle que sucent l’oligarchie et les
patrons qui se trouvent en dehors du pays, de l’autre côté de la mer
ou de la frontière. Que ce soit en temps de crise ou de coup d’Etat,
ils amassent de l’argent.

La famille Apaid, la famille Berhmann, la famille Coles, la famille
Becker etc. sucent le sang du peuple dans les ateliers d’assemblage.
C’est là que ces familles exploitent la force de travail des pauvres
et qu’elles amassent des dollars américains sur leur dos en
réexpédiant à l’étranger les produits une fois assemblés. C’est bien
une mamelle sucrée qui se trouve dans leur bouche !

Dans le secteur de l’industrie, la famille Acra, la famille Bigio, la
famille Khawly, la famille Brandt, la famille Mews et la famille
Madsen continuent à se faire des millions de dollars sur le dos des
pauvres. Dans l’hôtellerie, dans les restaurants, dans le commerce
d’import-export, nous retrouvons la famille Boulos, la famille Handal,
la famille Nadal, la famille Mourra, la famille Tardieu, la famille
Bonnfil et la famille Auguste, qui amassent chaque jour des fortunes.

Dans le secteur bancaire, ce sont les mêmes qui utilisent l’argent des
déposants pour mettre en place AUTOMECA, CompaHaiti, Haytrac, la
Maison Perry etc. Là, on trouve la famille Moscoso, la famille
Baussan, la famille Braun, la famille Rivière, la famille Nadal etc.
Elles s’arrangent entre elles à l’ADHI et dans les chambres de
commerce pour négocier les richesses du pays avec les étrangers. Elles
s’associent aux hommes d’affaire dominicains et au Grupo M. Elles
participent au projet Caracol, au projet Labadie etc. Faire de
l’argent, tirer du profit, faire du pourcentage, voici les seuls
objectifs qu’elles poursuivent dans ce pays. Pour elles, toutes les
saisons sont de bonnes saisons. Peu leur importe qu’il pleuve ou non.
Elles n’ont pas besoin de surveiller le cycle de la lune. Elles ne
connaissent pas les mauvaises récoltes. Elles blanchissent l’argent
sale et salissent l’argent propre. Elles ont une double, une triple
nationalité, rien que pour protéger leur argent, leurs richesses. La
mamelle sucrée est dans leur bouche. Et lorsque les choses se gâtent,
elles n’ont qu’à prendre l’avion ou passer deux semaines de l’autre
côté de la frontière.



Le pouvoir Martelly est impuissant.

Le pouvoir Martelly, les mafias internationales et leurs représentants
locaux sont incapables d’apporter des bienfaits à la population. Pour
que le peuple puisse connaître un changement réel dans le pays, il y a
besoin d’un pouvoir prêt à affronter l’Etat traditionnel et à le
mettre hors d’état de nuire. Ce sont les patriotes, les progressistes,
les femmes vaillantes, les hommes courageux, qui ont la responsabilité
de construire ce nouveau pouvoir. C’est un travail qui doit être
accompli avec beaucoup de discipline, de volonté et de conviction. Les
ennemis ont tout un attirail à leur disposition : la force des armes,
l’argent de la drogue, le budget du pays, l’administration publique,
la complicité de la communauté internationale. Mais ils n’ont pas la
légitimité, la crédibilité ou la  moralité pour porter un projet
national allant dans le sens des intérêts de la collectivité tout
entière. En revanche, nous qui sommes dans le camp du peuple, devons
assumer un engagement historique consistant à nous unir afin de
renforcer les organisations sociales et politiques, afin de construire
une alternative sérieuse dans laquelle se reconnaisse le peuple, et
qui le mobilise, afin de prendre le pouvoir politique avec l’objectif
de changer l’Etat. Ont leur place dans cette démarche unitaire les
partis politiques disposés à abandonner les pratiques bureaucratiques
ou opportunistes afin d’accompagner réellement le peuple dans la
défense de ses intérêts fondamentaux. Aucun secteur ne peut à lui seul
accomplir le travail de transformation que réclame ce pays.
Gasner JOSEPH

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Sentinelle / Politique

LE POUVOIR MARTELLY MET EN PLACE L’ARMEE DES « ASSAILLANTS » POUR
REMPLACER LES FORCES ARMEES D’HAÏTI (FADH).


L’armée des « assaillants » donne l’impression d’être apparue
brusquement, partout en même temps !


Dans le numéro de novembre 2011 de Sentinelle du Peuple (volume II,
numéro 7), nous avons dénoncé la ruse employée par le pouvoir pour
redonner vie à l’armée criminelle des FADH. Aujourd’hui, le pouvoir
est passé à une vitesse supérieure dans la mise en place de son
projet. Il a commencé par monter une armée d’« assaillants » qui a
envahi plusieurs anciens camps militaires dans les villes de
Port-au-Prince, Gonaïves, Cap-Haïtien, Cayes, Jacmel, Hinche, Ti
Goave, Saint-Marc etc. Il s’agit là de la première étape pour tester
les réactions de la société. Ils essayent peu à peu de refourguer en
douce les FADH à la population.

Le ministre Thierry Mayard Paul, le délégué de l’Ouest, Gonzague Day,
et la nouvelle mairesse de Port-au-Prince, Gabrielle Hyacinthe, ont
été chargés par Sweet Micky de gérer la question de l’armée des «
assaillants », qui doit déboucher sur un retour des FADH. Les
autorités responsables de ce projet ont recours à des intermédiaires :
Rosemond Jean, les députés Rodriguez et Bélizaire, Carel Alexandre,
Roro Nelson, etc. Le rôle de ces subalternes est de chercher des
jeunes hommes et des jeunes femmes pour les enrôler comme «
assaillants » ; ce sont eux également qui vont récupérer des sommes
d’argent au ministère de l’Intérieur, à la mairie de Port-au-Prince et
à la délégation de l’Ouest, puis qui les font parvenir à travers tout
le pays à cette troupe d’aventuriers. Ils assurent également la
liaison entre le commandement de ces « miliciens » et le pouvoir.
Aujourd’hui, l’armée « assaillante » comprend déjà 4 à 5000 recrues.
Elle possède des véhicules, des armes et des uniformes neufs. Le
financement nécessaire à la mise en place de l’armée « assaillante »
provient de l’argent des fausses taxes sur les transferts d’argent et
les appels internationaux, créées par le pouvoir, de l’argent des
taxes perçues pour le développement des collectivités territoriales et
de l’argent soi-disant destiné à payer les « militaires démobilisés ».
La mise en place de l’armée « assaillante » a constitué une première
étape préparant le retour à l’armée répressive des Duvalier.



L’armée « assaillante » a plusieurs maîtres

Une autre étape va consister à faire en sorte que l’armée «
assaillante » s’installe dans le paysage et à forcer le public à
l’accepter. C’est pourquoi ils ont commencé à mettre sur pieds une
coordination entre les divers groupes « d’assaillants » et à leur
faire prendre la rue de temps en temps ; ainsi ils effectuent des
patrouilles, ils procèdent la nuit à des fouilles de véhicules et sont
même allés protester devant le Parlement au nom des anciens
militaires.

Le pouvoir Martelly n’est pas le seul maître de cette armée
criminelle, de même qu’Aristide et Préval n’étaient pas les seuls
maîtres des chimères Lavalas. Le principal commandant et fournisseur
du corps des « assaillants », c’est Jean-Claude Duvalier. Il cherche à
obtenir de l’argent pour eux auprès de ses associés au sein de
l’oligarchie : les Mews, Bigio, Acra, Brandt et compagnie. Il
coordonne et supervise à distance leurs activités d’envahissement.
Lorsqu’il se déplace dans le pays, ils vont lui rendre visite. Par
ailleurs, des trafiquants de drogue ayant des ambitions au niveau du
pouvoir, tels que l’homme de la loterie du Père Eternel dans la
commune de Carrefour, ou Guy Philippe, à Pestel, mènent leur propre
politique avec les « assaillants ».

En fait, l’impérialisme américain est le vrai maître de toute cette
affaire. Mais il agit dans l’ombre. D’un côté, l’ambassadeur déclare
qu’à son avis ce n’est pas d’une armée dont Haïti a besoin
aujourd’hui, et il affirme que son pays réserve son appui à la police
nationale d’Haïti (PNH). Mais, parallèlement, le responsable militaire
et le responsable politique de l’ambassade américaine planifient et
développent une stratégie visant au renforcement de l’armée «
assaillante ». Ainsi, les Américains, qui avaient placé un embargo sur
les ventes d’armes à Haïti, l’ont levé au moment où Sweet Micky a
déclaré qu’il allait reconstruire les FADH. En février 2012, lorsque
les présidents des deux chambres se sont rendus au Palais pour
rencontrer Martelly au sujet de la question de la double nationalité,
il leur a montré un stock d’armes qu’il avait achetées pour la future
armée. Il leur a dit que « le Blanc » jouait un jeu hypocrite dans
cette histoire.



Pourquoi en revenir à l’armée macoute ? Contre quels adversaires ?

Le pouvoir et l’impérialisme américain font savoir à la bourgeoisie et
dans le milieu des diplomates que l’armée des « assaillants » est là
pour combattre les chimères Lavalas s’ils ont la hardiesse de
déclencher une opération Bagdad numéro 3, analogue à celle des années
2005-2006. Mais, si on veut être sérieux, il faut dire que beaucoup de
chefs des chimères sont des anciens déportés que les Américains
connaissent bien et qui sont sous leur contrôle. Aujourd’hui, la
majorité des gangs de chimères travaillent d’une main pour Martelly et
de l’autre pour Aristide. S’il existait la volonté  politique de
déraciner les gangs de chimères, il n’y aurait pas besoin de faire
toutes ces singeries. Non ! Ce dont il est vraiment question ici,
c’est de la création d’une armée anti-peuple et antidémocratique afin
de s’assurer que la mamelle sucrée reste toujours et uniquement dans
la bouche de l’oligarchie et de l’impérialisme.

On prétend que le corps des « assaillants » est mis en place
aujourd’hui pour faire pièce aux chimères, mais demain, en réalité, on
se servira d’eux contre des militants et des dirigeants du secteur
démocratique et du secteur populaire. Ceux qui sont derrière les «
assaillants »  prennent les devants. Ils se préparent à faire face au
soulèvement qui doit devenir réalité partout dans le pays pour mettre
un terme à l’occupation, à la faim, au chômage et à l’insécurité. Le
pouvoir et les Américains estiment qu’ils seront alors très à l’aise
pour jouer les Ponce Pilate en expliquant que, puisque les unités d’«
assaillants » ne sont pas légales et ne dépendent légalement d’aucune
autorité officielle, ils n’y sont pour rien, et qu’on a simplement
affaire à des « anciens militaires » commettant des exactions. Mais,
après demain, lorsqu’ils auront réussi à transformer l’armée
"assaillante " en FADH, ils se serviront d’elle sans hésitation pour
réprimer et écraser le peuple haïtien.

Les organisations sociales et les organisations politiques
conséquentes, les patriotes et les démocrates doivent se mobiliser
très rapidement avant qu’il ne soit trop tard, pour donner une réponse
méthodique à ce projet d’armée « assaillante »/FADH ; ce projet
d’armée est en effet imbriqué avec le projet économique consistant à
multiplier dans le pays les ateliers d’assemblage et les zones
franches, et à ruiner la production nationale.
Astride MALEBRANCHE

L’OCCUPATION DU PAYS GAGNE PARTOUT DU TERRAIN !
ORGANISONS-NOUS PARTOUT POUR DEFENDRE NOTRE PAYS !
ORGANISATIONS SOCIALES, ORGANISATIONS POLITIQUES CONSEQUENTES,
UN SEUL MOT D’ORDRE : UN LARGE RASSEMBLEMENT POUR LA LIBERATION DU
PEUPLE HAÏTIEN !

santinelpep@yahoo.fr      http://www.santinel.webuda.com

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