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Le Monde du Sud// Elsie news

Le Monde du Sud// Elsie news

Haïti, les Caraïbes, l'Amérique Latine et le reste du monde. Histoire, politique, agriculture, arts et lettres.


La population aborigène de l'île d'Haïti et les origines violentes du croisement radical.

Publié par siel sur 19 Août 2012, 10:05am

Catégories : #CULTURE

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Massacres d'Indiens

Le titre original en espagnol est :

La población aborigen y los orígenes violentos del cruce racial

 

Il s'agit du premier chapitre d'un livre à paraître intitulé : "La population dominicaine."

dont l'auteur est l'historien : Franklyn J. Franco


Dans ce premier chapitre, l'auteur tente, en recoupant  de nombreuses sources, de déterminer le nombre d'habitants de l'île à l'arrivée de C. Colomb. Il s'en tient  à 100 000;

Ces habitants, les Taïno, selon lui,  étaient ceux qui avaient la culture la plus raffinée de la Caraïbe- au niveau de leur structure sociale, politico-économique et culturelle.


Puis, il nous explique les violences exercées par les Espagnols contre cette population - notamment les viols des femmes et les tueries d'enfants- jusqu'à leur disparition totale de l'île par les éléments sociopathes qui constituaient  le gros de l'équipe de Colomb.

En effet, il nous  rappelle que cette équipe de conquérants était formée principalement de repris de justice, de  criminels avérés, certains d'entre eux contre lesquels avaient été requis la peine de mort.


Le 30 avril 1492, une ordonnance des Rois catholiques, permettait aux délinquants condamnés à mort de s'embarquer avec Colomb. Elle offrait l'amnistie et le pardon à ces criminels. 


le 22 juin 1497, pour le 3ème voyage de Colomb, une nouvelle ordonnance va encore plus loin. Elle offre aux voleurs et aux criminels qui accepteront de s'engager pour le voyage avec Colomb, non seulement l'amnistie, mais encore protection pour leurs familles et leurs biens qui ne pourront être saisis par la justice. (Sympa pour les victimes de cs ciminels).


Plus encore, ces criminels blanchis de tous crimes, verront leur réputation restaurée, c'est-à-dire qu'ils deviendront de par cette ordonnance, des gens honnêtes et respectables.


Si je vous raconte tout ça, c'est que d'une part, je me dois de reconnaître que si le gouvernement de la RD montre peu de considération pour les Haïtiens émigrés pauvres- pas pour ceux qui s'achètent des maisons, font du commerce et envoient leurs enfants étudier dans leurs universités- , il reste qu'à l'encontre de ce qui se passe en Haïti où dominent les zentellectuels qui défendent la doxa à base de GNB contre Attila, Moloch Tropical et autres fantaisies visant à camoufler et/ou falsifier l'histoire, il existe en RD un noyau d'intellectuels  et d'artistes qui travaillent, font des recherches et sont capables d'interroger l'histoire de leur pays.


Si je vous raconte tout ça, c'est aussi parce que j'ai vu  passer un commentaire d'un des -excusez moi du mot mais il est adéquat- d'un des larbins du Granloukenzen qui se plaignait que les Haïtiens, ces sauvages, avaient jeté la sculpture de Colomb à la mer. Cet invraisemblable larbin, arguait que Colomb devait être respecté, parce que reconnu internationalement comme une grande figure de l'Histoire.


Reconnu internationalement par qui ? That is the question, que ne se posera pas le larbin de service.


Cette personne qui vient d'un pays, Haïti, où ses ancêtres ont été déportés pour remplacer les Taïno, génocidés par l'équipe de Colomb, lui-même responsable de ce génocide parce qu'ayant accepté de se compromettre avec cette lie de l'Espagne qui constituait son équipe, a l'indécence de traiter de sauvages, ceux qui ont déboulonné la statue de Colomb et l'ont jetée à la mer, un geste éminemment politique  de refus de la colonisation, et ironique puisqu'il le renvoyait, le dit Colomb,à l'Espagne via la mer par laquelle il était arrivé dans ces contrées.


Enfin, nous avons parlé dernièrement, à travers la communauté d'émigrés syro-libanais en Haïti, de l'influence des communautés étrangères dans l'histoire d'Haïti. Accusé, levez-vous. Nous avons mentionné le livre de Ralph Trouillot, Silencing the past, qui analyse la fonction conservatrice de ce silence sur le passé, silence commre outil servant à maintenir oppression, soumission et misère.

Genocide.jpg

Je suis toujours consternée et révulsée par l'éducation tête en bas/tèt kale/cranes rasés des lettrés haïtiens- qui lisent très peu ceci dit, en fait ils sont juste alphabétisés- qui donnent une image au monde tellement laide et stupide des Haïtiens.


Pourtant, nos ancêtres qui ont mené la guerre d'indépendance, avaient compris, il y a 2 siècles et plus de cela, l'importance de rendre hommage aux premiers habitants trucidés, en donnant un nom aborigène, Haïti, à la nouvelle nation dont nous avions hérité et qui était baignée par le sang des Taino et la mémoire de leur culture à travers le langage : ajoupa, kanari par exemple; et les restes de leur culture: les grottes, objets divers et les fameux vèvè du vaudou haïtien.


L'extrême droite haïtienne, bête et méchante, en rose aujourd'hui ou en gros bleu hier,  nous tue délibérément et sûrement; comme les criminels espagnols formant les expéditions de Colomb, ont liquidé les Taïno.


Au lieu de faire de vilaines niaiseries comme le festival de la mer au Cap haïien

martelly-homme-fort.jpgLe président du pays Tèt Kale/Sak Pa Kontan Anbake au carnaval des fleurs.


ou le carnaval des fleurs, le gouvernement haïtien, ne serait-ce que pour des raisons bassement mercantiles- devrait de préférence consacrer tous les ans aux anciens habitants de l'île, au moins une journée ou deux, qui mettraient en valeur leur histoire et la survivance de cette histoire dans la culture haïtienne.


Bon. Il est interdit de rêver quand des incultes notoires,  préoccupés  d'enrichissement personnel et de bamboches, se retrouvent  catalputés par la communauté internationale à la direction d'un pays.


 Voici quelques extraits du texte pour ceux qui lisent l'espagnol.

 


"Con esta entrega iniciamos la publicación del primer capítulo de la obra "La población dominicana", próximo a salir en octubre, de la autoría del historiador y académico Franklyn J. Franco

En los momentos en que los expedicionarios conducidos por Cristóbal Colón inician en 1492 la invasión de las islas y el continente que luego sería bautizado con el nombre de América, la isla de Haití, más tarde La Española o Santo Domingo, donde llegaron tales aventureros el 5 de diciembre de ese mismo año, estaba densamente poblada según los datos procedentes del propio navegante genovés, de cronistas, sacerdotes y relatores de la época.

El grupo étnico aborigen al que pertenecían sus habitantes, identificado por estudiosos e historiadores como "taíno", también poblaba parte de las islas de Cuba y Puerto Rico. Según se ha establecido, era culturalmente el más avanzado del ambiente geográfico antillano.

Dentro de las nuevas realidades sociales que tempranamente aparecieron fruto del encuentro del viejo y el nuevo mundo, el de mayor trascendencia y permanencia en el tiempo lo fue el cruce racial; iniciado en principio bajo el estupro, como lo prueban las acciones violentas contra las mujeres aborígenes de La Española que llevaron a efecto en enero de 1492 los expedicionarios, miembros del primer asentamiento establecido por Colón en este continente durante su primer viaje, acción delincuencial colectiva que fue respondida con el ataque efectuado por el cacique Caonabo contra la fortaleza de La Navidad construida por Colón antes de su retorno a España, que conllevó el total exterminio de sus ocupantes.

Explica la conducta sexual violenta de los invasores españoles que acompañaban a Colón sobre las hembras aborígenes, la baja procedencia social y moral de sus integrantes, una buena parte delincuentes y criminales excarcelados expresamente por la corona española para que acompañaran al Almirante en su riesgosa aventura de trazar una nueva ruta para el tráfico marítimo hacia la India, la China y Japón, propósito original del proyecto colombino.

Una primera provisión de los Reyes Católicos ordenó el 30 de abril de 1492, permitir a delincuentes condenados a la pena de muerte acompañar a Colón, señalando: "que no conozcáis de ninguna causa criminal, tocante a las personas que fueren con el dicho Cristóbal Colón en las dichas tres carabelas, durante el tiempo susodicho; porque Nuestra merced y voluntad es, que todo ello este así suspendido" --- y otra del 22 de junio de 1497, con motivo del tercer viaje es aún más amplia: "Habemos mandado a Don Cristóbal Colón, Nuestro Almirante de las Indias del Mar Océano, que vuelva a la Isla Española y a las otras islas y Tierra Firme… y para ello habemos mandado armar ciertas naves y carabelas y que va cierta gente pagada por cierto tiempo… y porque aquella no puede bastar para que se haga la dicha población… si no van otras gentes que en ellas estén y vivan a sus costas; y Nos, queriendo proveer sobre ello, así por lo que cumple a la dicha conversión y población, como por usar de clemencia y piedad con Nuestros súbditos y naturales… ordenamos,… "que todos y cualesquier personas varones… que hubieren cometido hasta el día de la publicación desta Nuestra Carta, cualesquier muertes y heridas, y otros cualesquier delitos de cualquier natura y calidad que sean, excepto de herejía y Lesae Majestatis, o perduliones o traición… que fueren a servir en persona a Isla Española, y sirvieren en ella a sus propias costas, y sirvieren en las cosas que el dicho Almirante les dijiere y mandare de Nuestra Parte,"lo que merecieren pena de muerte (y sirvieron) por dos años, y los que merecieron otra pena menos que no sea muerte, aunque sea perdimiento de miembro (y sirvieron) por un año, sean perdonados de cualesquier crimen y delito, y de cualquier manera y calidad de gravedad que sean…"


"En adelante, non puedan ser acusados por los dichos delitos… ni puedan ser ejecutadas en ellos ni en sus bienes las sentencias que contra ellos son o fueren dadas, las cuales Nos, por esta Nuestra Carta revocamos y damos por ningunas, y de ningún efecto y valor, cumplido el dicho servicio…"

"Y restituimos a los dichos delincuentes en su buena fama y el punto y estado en que estaban antes que hubiesen hecho y cometido los dichos delitos"…

 

Sources  de l'article : http://www.diariolibre.com/ecos/2012/08/17/i348254_poblacion-aborigen-los-origenes-violentos-del-cruce-racial.html


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