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Le Monde du Sud// Elsie news

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Haïti, les Caraïbes, l'Amérique Latine et le reste du monde. Histoire, politique, agriculture, arts et lettres.


La Minustah: Une présence génocidaire en Haiti. Par Letithia Sept

Publié par siel sur 9 Avril 2013, 10:55am

Catégories : #LU SUR LE NET

L’invasion d’Haïti par la Minustah a déjà accompli une mission en Haïti : la mort de plus de 8,000 milles Haïtiens par l’assaut biologique du choléra transmis par le contingent Népalais aux Haïtiens. Probablement, les Haïtiens ne sont pas à la fin de leur calvaire, car il existe des pathologies à longue période d’incubation, comme la VIH causant la SIDA que la science ne connait même pas encore. Au cours des années à venir, lorsque la Minustah se sera retirée et qu’une nouvelle maladie terrible fera surface dans l’espace haïtien, il sera difficile d’en établir la relation entre les vecteurs Minustahaitiens qui se seront dissipés et les germes qu’ils auront déposés dans les entrailles de notre population avant de partir. Si aujourd’hui, face aux preuves fournies par la science contemporaine, les hauts responsables des Nations Unies continuent à dénier le rôle de leur organisation dans la catastrophe biologique haïtienne,  que ne diront leurs successeurs dans dix ou vingt ans plus tard ? La réponse est simple : le pays le plus pauvre de l’hémisphère est l’auteur de ses propres déboires…
L’occupation du sol haïtien par des forces armées étrangères est immorale, historiquement anachronique, endommageant et effectivement arrête le procès de développement personnel du peuple haïtien. Une occupation étrangère est l’expérience la plus traumatique qu’un peuple souverain puisse souffrir. Son but est de créer une génération moulée à la soumission de l’étranger, sans aucune confiance en elle-même et ses capacités propres et sa capacité d’autodétermination.
La Grande question suivante se pose à nos yeux : pourquoi les concepteurs de l’occupation militaire étrangère d’Haïti, épisodique et permanente sont-ils allés à l’encontre de la volonté d’Haïti qui a choisi de démobiliser volontairement sa propre armée ? Cette occupation sert un agenda caché qui n’est pas réellement révélé au public. Pourquoi des militaires du monde entier ont-ils convergé vers la République d’Haïti alors qu’Haïti, elle-même, venait de démanteler ses propres forces militaires ? Il y a bien des années depuis que la République d’Haïti n’a été en guerre contre une nation étrangère, ni déclarée, ni de basses intensité.
Si Haïti a choisi de se défaire de ses propres militaires, c’est son droit souverain de vivre sans une organisation militaire. D’ailleurs, un tel cas n’est pas inédit dans l’histoire. Du Costa Rica au Vatican,  en passant par le Panama et la vaste majorité de pays de la CARICOM, il existe plus de deux douzaines de pays, dont certains aussi riche que Monaco, sans armées nationales. Qui a donné le droit à d’autres peuples ou intérêts spéciaux de placer une armée sur notre sol lorsque nous avons décidé de démobiliser la nôtre ?
La présence de la Minustah en Haïti a tout l’air d’une violation de la Souveraineté haïtienne et des intérêts du peuple Haïtien. Cependant, la question peut-être encore plus brûlante. Pourquoi les concepteurs de l’Occupation d’Haïti par la Minustah choisiraient-ils de planter au cœur d’Haïti des entités biologiques venus des endroits les plus éloignés d’Haïti ?
Dans notre monde moderne, avant l’implantation d’industries dans un milieu donné, des études sur l’impact environnemental, social et économiques prennent toujours place.
Y avait-il des études sur les impacts environnementaux, sociaux et économiques avant l’implantation massive des dizaines de milliers de ressortissants de pays dont le peuple haïtien n’a jamais eu aucun contact historiquement sont relâchés au cœurs de la population haïtienne dans les villes et au cœur du fragile monde rural des Haïtiens. Du Nigéria, du Pérou, de l’Equateur, de la Jordanie, du Sri-Lanka, du Bengladesh, du Pakistan, des dizaines de milliers d’hommes ont été relâchés parmi les Haïtiens et sont devenus des vecteurs de maladies qu’Haïti ne connaissait pas avant. Il arrive que le choléra transposé en Haïti par le biais du contingent népalais de la Minustah a déjà fait plus de morts en Haïti que les conflits civils que la présence de cette Minustah était venu pacifier. 
Actuellement, certains des pays qui ont envoyé des ressortissants en Haïti continuent à entretenir chez eux des maladies qui ont été pratiquement éradiqué en Haïti et dans la majeure partie du monde. Le polio, par exemple, qui n’existe plus en Haïti continue à faire des victimes au Nigéria et au Pakistan, d’après la CDC USA Ces pays  ont envoyé de forts contingents en Haïti avec la Minustah.
Par ailleurs, les pathologies dormantes de la catégorie de VIH, le fameux virus de la SIDA représentent le danger réel. En effet, si la période d’incubation relativement courte a donné l’alerte dans le cas du choléra, il n’en sera pas de même pour une pathologie à période d’incubation relativement étendu. Dieu seul sait ce que ces dizaines de milliers d’étrangers venus de toutes les parties du monde, implanté au cœur de la population la plus vulnérable du pays nous laisseront dans les dix, vingt ou cinquante prochaine années à venir. Ces étrangers arrivent en Haïti, inoculent sous forme de soins médicaux, injectent, partage leurs semences avec les hommes et femmes de nos villages, polluent nos champs et nos cours d’eaux avec l’on se sait pas encore. Probablement, les Haïtiens sont aux bords de l’extinction sans en avoir le moindre doute.
Il est temps de commencer ces débats. Car il ne peut pas y avoir de contrat d’occupation sur un pays ou un peuple souverain qui n’a lancé une guerre ou qui n’a pas été vaincu à l’issu d’une guerre ! Aussi simple que cela. L’occupation d’Haïti par les forces étrangères est illégale, illégitime, injustifiée et historiquement anachronique.
Le peuple haïtien a profité des évènements malheureux et catastrophiques pour porter l’attention sur le caractère illégitime de cette occupation. En effet, les cas documentés de viols d’hommes, de femmes, de garçons et de filles par les soldats étrangers en Haïti, les cas de lessivage de fonds, d’abus de pouvoir, et la plus terrible, le génocide pratiqué sur les Haïtiens par la Minustah dans le cas de l’épidémie de choléra, de la neutralisation de ses propres capacités de se tirer de sa mauvaise situation, ont été autant d’occasion pour le peuple haïtien d’envoyer des signaux clairs a ceux qui se considèrent des leaders en Haïti. Personne n’a encore questionné sérieusement à légitimité de l’occupation militaire du sol d’Haïti et du peuple haïtien. Personne n’a encore soupesé les dommages que cette occupation est en train d’infliger à la psyché haïtienne pour les siècles à venir ! N’est-il pas encore temps ?
Pourquoi aucune des figures de proue de la politique haïtienne ne questionne pas une fois, la légitimité de l’occupation haïtienne par les forces étrangères. Les présidents Aristide, Boniface Alexandre et  René Préval, Martelly ont vécu en partie ou en totalité, leur présidences sous l’occupation sans l’avoir jamais une fois questionnée. De candidats à la présidence de 2005, 2010, des myriades de premiers ministres qui ont défilé dans la primature haïtienne, personne n’a osé questionner la légitimité de l’occupation et l’ont acceptée comme un fait accompli. Tout le monde ne s’intéressait, ou ne s’intéresse, jusqu’ici, qu’à garder ses avantages politiques.
Nos politiciens, savants, intellectuels, tous les Haitiens en general, ne sont pas plus intéressés à adresser cette question. Probablement les grands prix littéraires internationaux ont une saveur que les intérêts du pauvre peuple Haïtien ne peuvent rivaliser.  Qui va souligner le caractère génocidaire de l’invasion sans combat réel et l’occupation totale d’Haïti et son cortège de maux qui peuvent bien avoir des conséquences incalculables. Qui mentionnera que nous sommes, sans nous en rendre compte, aux bords de l’extinction en tant que peuple ?
 
L. Sept
4 Avril 2013

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