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Le Monde du Sud// Elsie news

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Haïti, les Caraïbes, l'Amérique Latine et le reste du monde. Histoire, politique, agriculture, arts et lettres.


Josué Pierre-Louis accusé de viols et de sévices sur une subordonnée

Publié par siel sur 29 Novembre 2012, 13:17pm

Catégories : #AYITI ROSE RAKET

J'ai lu ce truc sur Alterpresse qui ne m'étonne pas plus que ça. Le dapiyan, le hold up,  fait sur l'argent de la diaspora va de pair avec le kadejak, le viol. C'est tout à fait logique.


Tout gouvernement d'extrême droite s'érige  en prédateur de l'argent et des corps  des citoyens.  C'est ce qu'a fait Duvalier dès son arrivée. Il ne faut pas oublier le viol de Mme Hakim Rimpel. DUVALIER


C'est un classique. Dans tous les pays d'Amérique Latine, le viol  a été utilisé pendant les dictatures comme méthode d'oppression.  Semer la peur, pervertir les valeurs en promouvant celles des "san manman", à savoir le laid qui devient  le beau, le faux devient le vrai. Il vous suffit de voir la propagande du pouvoir Tèt -Kale sur le net pour vous rendre compte de ce renversement des valeurs. Il vous suffit de regarde le clip " Bandit légal"  pour saisir   que ce renversement des valeurs représente une véritable attaque en vue de  détruire la  la société haïtienne. Olivier Martelly : "Père qu'as tu fait de ton fils ?"



En Haïti, entre 1991 et 1994, les pires horreurs  se sont passées. Les zentellectuels haïtiens  les taisent, tout simplement parce que les victimes étaient des "gens du peuple". Elles ont  ont été commises par le Fraph et les paramilitaires : viols, obligation faite au père de faire l'amour à sa fille, etc, toutes sortes de perversions sexuelles inhérentes à l'idéologie de l'extrême droite. Kidnappings, trafic  de drogues,  et de personnes ne sont que les éléments connus et répertoriés.


L'horreur , la vraie horreur est dissimulée.


La violence et l'exploitation sexuelle font partie du package de l'extrême droite. C'est exactement comme dans les gangs. Il faut montrer qu tu es capable de violer et de tuer pour appartenir à la confrérie Un fois que tu as sermenté, que tu as juré que tu étais prêt à tout, tu peux faire partie de la gang des "pa gen manman pa gen papa", des sans parents biologiques, comme Duvalier François qui a été le premier chef de gang en Haïti VOIR Olivier Martelly : "Père qu'as tu fait de ton fils ?"  

Ces mecs- là sont des démons. Rien ne les arrête, comme on le voit avec le cas Clifford Brandt.

Duvalier, le san manman  est leur Dieu et son fils, avec lequel ils bambochent dans les boites de Pétion-Ville, son prophète.


Combien de ninjas- para militaires bourgeois- des beaux quartiers ont participé à des viols à Cité Soleil entre 1991 et 1994, entre 2003 et 2006 ? 

 

Ni Moloch Tropical, ni GNB contre Attila, ni Ghosts of Cité soleil ne raconteront l'histoire des laissés pour compte, humiliés et offensés.


Dans un autre temps, pas trop éloigné, des cinéastes, des dramaturges, des écrivains haïtiens, raconteront l'histoire de ce saccage, l'histoire de Clifford Brandt, celle des 2 Duvalier, de Namphy, Avril, Chamblain, Stanley Lucas et autres, qui s'est déroulée avec la complicité et le financement des élites haïtiennes.


On doit rendre hommage à cette femme qui témoigne -même si anonymement- et on peut la compendre, les Pierre-Louis, les Brandt,  les Apaid,  les Mevs, les Ti Roro, les Delva, les Jeudy, les Day, les Phébé, les Duvalier, les Sanon, les Racine, les Max Adolphe, les Chamblain, les Avril, les Champagne, les Saint-Rémy, les Brunache, les Michel François, les Estimé, les Achille, les Latortue, les Balmir, les Bontemps, les Supplice, -entre autres individus appartenant à la famille macouto/militaro/duvaliériste, impossible de tous les citer parce qu'il faudrait un annuaire, tant ils sont nombreux (3 générations quand même !)-, pourraient  t'envoyer à Titanyen l'espace d'un cillement, as they used to do, il n'y a pas si longtemps,  à peine 30 ans de cela.


Haïti-Droits Humains : Un haut fonctionnaire d’État accusé de viol et de sévices sur une subordonnée

 
jeudi 29 novembre 2012

 

Communiqué de la Solidarite Fanm Ayisyèn (SOFA) et le Réseau National de Défense des Droits Humains (RNDDH)

 

Transmis à AlterPresse le 28 novembre 2012

La Solidarite Fanm Ayisyèn SOFA et le Réseau National de Défense des Droits Humains (RNDDH) ont appris avec consternation le viol accompagné d’agressions physiques perpétrés le 26 novembre 2012 sur la jeune femme Maylielore[Pour protéger la victime, la SOFA et le RNDDH utilisent un nom d’emprunt.] par Me Josué PIERRE-LOUIS, un haut fonctionnaire de l’Etat Haïtien, désigné par le Président de la République pour représenter le Pouvoir Exécutif au sein du CEP.

La jeune femme victime travaille à titre de Consultante au Ministère de l’Intérieur et des Collectivités Territoriales. Elle est détachée comme assistante auprès de Josué PIERRE-LOUIS son supérieur hiérarchique. Le 26 novembre 2012, après une journée de travail, il était aux environs de six (6) heures du soir lorsque Josué PIERRE-LOUIS a proposé à Maylielore de la raccompagner. En cours de route, il a bifurqué dans un chemin qui mène chez lui, à Tabarre, arguant qu’il a besoin de la jeune femme pour télécharger des programmes sur un téléphone qu’il vient d’acquérir. Arrivée chez lui, Maylielore a été introduite dans un bureau. Elle était en train de faire le travail pour lequel elle était venue lorsque Josué PIERRE-LOUIS l’a tirée et l’a forcée à s’introduire dans une chambre à coucher attenante audit bureau. De plus, Josué PIERRE-LOUIS a pris soin de fermer la porte de la chambre où deux (2) armes automatiques étaient placées en évidence sur sa table de chevet.

Il s’en est suivi un interrogatoire musclé au cours duquel Josué PIERRE-LOUIS, a giflé Maylielore à plusieurs reprises sous prétexte qu’elle aurait divulgué des informations d’Etat contenues dans son téléphone portable. Par la suite, le Président du CEP l’a jetée sur le lit, l’a déshabillée et l’a violée. Tout au cours du viol, la victime a catégoriquement signifié son refus d’avoir des relations sexuelles avec son agresseur. Elle a crié et s’est débattue. Cependant, les gardes du corps de Josué PIERRE-LOUIS, présents sur les lieux, ne sont pas intervenus.


Il était aux environs de huit (8) heures du soir lorsque, après avoir été violée, Maylielore a ramassé ses affaires et a laissé la maison de son agresseur, en pleurant, pieds nus avec ses souliers à la main. Les agents de sécurité n’ont pas réagi. En route, elle a rencontré un motocycliste qui, après qu’elle lui ait expliqué le viol, l’a récupérée et l’a ramenée chez elle.


Le soir du viol, Josué PIERRE-LOUIS n’a pas cessé d’appeler la victime. N’ayant pas eu de réponse, il a appelé le frère de celle-ci menaçant de la faire arrêter parce qu’elle aurait recopié des informations qui se trouvaient sur son téléphone portable et les aurait divulguées. Aujourd’hui encore, Josué PIERRE-LOUIS persiste à harceler la victime au téléphone allant même jusqu’à la faire appeler par d’autres personnes.


Il convient de souligner que Maylielore affirme qu’elle faisait l’objet d’harcèlement sexuel répété et de chantage de la part de Josué PIERRE-LOUIS qui, sous prétexte qu’elle aurait divulgué des informations d’Etat, l’a menacée de la traduire par devant l’instance judiciaire. Cependant, en dépit de ces menaces, celle-ci a de manière constante, repoussé les avances de Josué PIERRE-LOUIS.


La SOFA et le RNDDH condamnent avec véhémence ce crime barbare perpétré par un haut fonctionnaire de l’Etat, ancien Commissaire du Gouvernement près le Tribunal de Première Instance de Port-au-Prince, ancien Commissaire du Gouvernement près la Cour d’Appel de Port-au-Prince, ancien Directeur Général du Ministère de la Justice et de la Sécurité Publique, ancien Ministre de la Justice et de la Sécurité Publique, ancien Secrétaire du Palais National, aspirant actuellement à représenter le Pouvoir Exécutif au sein du CEP, ce, tel que décidé par le Président de la République.


La SOFA et le RNDDH considèrent ce viol comme étant la confirmation de la tentative de chosification des femmes par les autorités actuelles et condamnent cette pratique des supérieurs hiérarchiques de contraindre des employé-e-s de l’administration publique, notamment des femmes, à travailler chez eux et en dehors des heures de bureau.


La SOFA et le RNDDH rappellent aux autorités que Nul n’est au-dessus de la Loi et que la Loi Haïtienne considère le viol comme un crime contre les droits de la personne et punit l’harcèlement sexuel, (décret du 6 juillet 2005). Le chantage et les voies de fait perpétrés contre autrui sont également sanctionnés par la Loi. De plus, le pays a ratifié la Convention Interaméricaine sur la Prévention, la Sanction et l’Elimination de la violence contre la Femme, communément appelée Convention Belém Do Para ainsi que la Convention Internationale sur l’Elimination de Toutes les Formes de Discrimination à l’Egard des Femmes.


Le viol perpétré contre Maylielore ne peut rester impuni. En ce sens, la SOFA et le RNDDH exhortent les organisations de femmes, les organisations de droits humains à se solidariser avec la victime et ses parents et à rester vigilantes, pour que Josué PIERRE-LOUIS réponde de ses actes par devant la juridiction de répression.


Enfin, la SOFA et le RNDDH réclament des autorités concernées, particulièrement le Parlement Haïtien, les autorités judiciaires et l’Office de Protection du Citoyen et de la Citoyenne, une intervention célère sur ce dossier pour que Justice soit rendue à la victime.


Port-au-Prince, le 27 novembre 2012

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