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Le Monde du Sud// Elsie news

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Haïti, les Caraïbes, l'Amérique Latine et le reste du monde. Histoire, politique, agriculture, arts et lettres.


AP. La promesse des USA de reconstruire Haïti ne s'est pas concrétisée. US pledge to rebuild Haiti not being met

Publié par siel sur 24 Juillet 2012, 11:07am

Catégories : #AYITI ACTUALITES

 

By MARTHA MENDOZA, Associated Press

http://www.google.com/hostednews/ap/article/ALeqM5hoLQQ-_E1GRKbKnQxZ6HHjkXzCvg?docId=a2b744f440e44b7a9ae026e582e39f78

 

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Son Excellentissime M. Michel Joseph Martelly, président d'Haïti, Son Excellentissime, M. Laurent Salvador Lamothe, Premier ministre, ministre des Affaires étrangères d'Haïti.

 

En gros comme d'autres articles parus

dans la presse US,

la journaliste a mené une enquête auprès de différents responsables ( Congrès US, USAID,  gouvernement haïtien)  pour essayer de suivre la trace de l'argent versé par les contribuables des USA dans le cadre de l'aide à la reconstruction.

Elle se heurte à un barrage. L'opacité règne, tout est flou,  difficile d'avoir des bilans comptables des activités de tout ce mond,  d'USAID, par exemple.

Ce qu'elle décrit, c'est un désordre complet qui ne laisse pas de place à la traçabilité des opérations financières. Sans compter -ce dont elle ne parle pas- l'argent versé pour l'aide à la reconstruction qui termine dans la construction de sweatshops. Le Baron de Ti Malice de Time is Money ou la version de "NY Times bare volè, volè rele anmwe"

ou dans des hôtels 5 étoiles. HAITI: Les dons aux victimes du séisme investis dans un hôtel cinq étoiles. Par Julie Lévesque

 

Quelques  extraits qui ont attiré mon attention que je vous traduis.

When the earthquake hit, world lenders were already several years into forgiving Haiti's substantial debts, many of which dated back to millions in loans taken by the dictator Jean-Claude Duvalier, who was overthrown in 1986 and suddenly returned last year. In June 2009, seven months before the earthquake, donors wiped out $1.2 billion of the Haitian government's debt. In January 2010, as the capital lay in ruins, it still was $828 million in the red.


"Quand le séisme a frappé Haïti, cela faisait déjà plusieurs années que les leaders du monde avaient passé l'éponge sur des dettes importantes d'Haïti; beaucoup de ces dettes  correspondaient à des millions empruntés par le dictateur Jean-Claude Duvalier, déchu en 1986 et revenu tout soudain l'année dernière en Haïti. En juin 2009, sept mois avant le séisme, les préteurs ont effaçé 1,2 milliards de dollars de la dette. En janvier 2010, alors que la capitale était en ruines, il restait encore 828 millions de dollars dans le rouge.


" But since taking office in May 2011, President Michel Martelly's administration has borrowed $657 million, largely from Venezuela for basic fuel needs, but also from Taiwan, the International Fund for Agricultural Development, the International Monetary Fund and OPEC. Next year Haiti is expected to spend close to $10 million servicing those debts, according to the IMF."

 

Mais depuis qu'il a pris ses fonctions en mai 2011, le gouvernement du  Président Martelly a emprunté 657 millons de $, en grande partie du Venezuela pour des besoins basiques de pétrole, mais également de Taiwan, du Fonds international pour le développement de l'agriculture, au FMI et à l'OPEC. L'année prochaine, Haïti devra verser presque 10 million de dollars  d'intérêts pour ces dettes, selon le FMI.


"The U.S. government cannot dictate how the government of Haiti, as a sovereign country, chooses to address its financial situation," said USAID's Haiti task team leader in Washington D.C., Beth Hogan, whose office facilitated the payments.


"Le gouvernement des USA ne peut pas dicter au gouvernement haïtien, en tant que pays souverain, ses choix pour répondre à la situation dans laquelle se trouve ses finances, a dit; Beth Hogan,  un cadre de USAID responsable de l'équipe qui s'occupe d'Haïti à Washington, dont le bureau a facilité le paiement des sommes empruntéees.

 

 

 "Haiti needs grants, gifts and loans," said Haitian official Nau.

 

"Every country in the world has debt and Haiti is no different."said Prime Minister Laurent Lamothe's deputy chief of staff Dimitri Nau.

 

" Haïti a besoin de subventions, de cadeaux, et de prêts" a dit un haut fonctionnaire, M. Nau.

 

" Tous les pays du monde ont des dettes et Haïti n'est pas différent." a dit M. Nau, le chef de cabinet du Premier ministre Laurent Lamothe.

"Today, about half of Haiti's school age children attend school, about the same as before the catastrophe. The Haitian government says it wants to put another 1.5 million children into school — by 2016."

 

"Aujourd'hui,  à peu près la moitié des enfants d'Haïti en âge d'aller à l'école y vont, c'est à peu près le même chiffre qu'avant la catastrophe. Le gouvernement d'Haïti dit qu'il veut faire en sorte qu'1,5 millions d'enfants de plus accèdent à l'école - vers 2016."

 

Quelques remarques vite faites :

1-Rappel pour les amnésiques :

Duvalier ne doit pas être jugé uniquement pour ses crimes, pour avoir fait de milliers d'Haïtiens des boat people, pour la peur et la bêtise qu'il a instituées comme norme dans le pays, mais aussi pour toutes ces sommes empruntées , toutes ces dettes qu'il a laissées au pays et que la population- toujours la même- doit  continuer à rembourser plus de 25 ans plus tard. Le procès nécessaire de Duvalier est aussi pour qu'il s'explique sur l'utilisation  de ces sommes  détournées par lui-même, son gouvernement, ses ministres dont l'actuel ministre des Haïtiens de l'Etranger Daniel Supplice et l'actuel patron de Winner (USAID) Jean-Robert Estimé. Le FMI dit avoir prêté à l'Etat haïtien 150 millions, début 1986, juste avant que Duvalier ne tombe. L'argent, selon le FMI aurait disparu. 150 millions envolés. DUVALIER

En 1991 quand Aristide est arrivé au pouvoir, les caisses étaient non seulement vides, mais il fallait que son gouvernement emprunte pour payer les intérêts des dettes des Duvalier, avant même qu'il ne puisse emprunter pour ses proppres besoins; C'était la condition exigée par le FMI. Le coup d'Etat de 1991, c'était également pour que tous les auteurs de ces dilapidations ne soient pas inquiétés et ne passent pas par la case prison. Aujourd'hui, ils gouvernent.

 

2- Pour ceux qui suivent les actualités économiques internationales, la remarque de M. Nau peut paraître étrange. Oui, tous les pays ont des dettes. Mais tous les pays, vu la conjoncture, essaient de les diminuer. D'autres, comme la Grèce, l'Espagne, l'Islande, l'Irlande, sont quasiment en dépot de bilan, parce qu'incapables de rembourser leurs dettes. C'est donc assez surprenant et même un peu niais d'avancer l'argument " tous les pays ont des dettes". Je peux me tromper, mais il semblerait que l'équipe au pouvoir qui suit les traces de Duvalier Jean-Claude, aurait décidé de suivre son exemple là encore: dépenser sans compter et s'en mettre plein les poches. A leur départ, comme en 1986, le prochain gouvernement n'aura plus qu'à se débrouiller pour payer les intérêts de leurs dettes. Et bis répétita, que je te creuse encore plus profondément le trou, et après moi le déluge.

 

3- Quant à cette affaire d'éducation, c'est à ne rien y comprendre. Si nous sommes exactement au même point qu'avant le séisme, selon la journaliste, où sont passées les sommes ponctionnées sur les appels téléphoniques et les transferts de la diaspora, censées être utilisées pour un certain fond de l'éducation, dont vous remarquerez on n'entend plus du tout parler depuis belle lurette ?

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