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Le Monde du Sud// Elsie news

Le Monde du Sud// Elsie news

Haïti, les Caraïbes, l'Amérique Latine et le reste du monde. Histoire, politique, agriculture, arts et lettres.


Alternet.Does the Bible Make Americans More Violent? Americans can be notoriously prudish about sex, yet our entertainments are stuffed with violent acts. Could this go all the way back to the Bible

Publié par siel sur 23 Décembre 2012, 13:06pm

Catégories : #REFLEXIONS perso

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Je suppose qu'aborder cette thématique en ce moment de fêtes catholiques peut paraître provocateur.


D'autant plus, que la majorité des Haïtiens- même les vodouisants, même les analphabètes- se refèrent sans cesse aux versets de la Bible.


Notez bien que chacun utilise les versets comme bon lui semble, au tout venant et comme ça l'arrange. Question d'opportunités. Parce que dans la Bible, c'est comme à la Samaritaine, on y trouve de tout.


J'ai écouté à nouveau une des stars de la station de radio haïtienne Vision 2000, le vendredi 21 décembre.link


Il était question d'un tas de koze, de sujets différents : la fin du monde, un livre d'un certain Manigat autour de Duvalier, Aristide, Préval,  la théorie de la fin de l'histoire des néo-conservateurs, le tremblement de terre,  l'anniversaire du journaliste, la foi, la croyance en Dieu, etc


Entre parenthèses, le discours de la star de Vision 2000, ressemble énormément à un prêche.- protestant ou catholique-. particulièrement dans sa forme. Je l'ai déja signalé ailleurs- L'éthique des journalistes en Haïti ce monologue, avec l'acccentuation sur ceraines syllabes, le volume de voix qui monte ou descend, le martèlement de la voix. Le tout laissant une impression assez désagréable de discours univoque.


Ca ne veut pas dire qu'il n'a pas des réflexions intéressantes, qu'il ne dit pas des vérités, mais ce côté parole se déversant d'en haut vers le bas, rentre dans la tradition haïtienne de l'éducation, okay!- comme aime à dire le présentateur vedette pour (-oh indirectement)- forcer à approuver son point de vue.

 

Donc, voila que le présentateur vedette approuve la thèse de ce Manigat, qui fustige l'égo des dirigeants haïtiens : Duvalier, Aristide, Préval, ego qui serait responsable, selon ce Manigat,  de l'état déplorable actuel d'Haïti. Admettons que cette thèse farfelue - qui encore une fois évacue les réalités économiques et les relations d'Haïti avec l'international- soit vraisemblable, mais cette égomanie, on peut la retouver dans la manière dont les animateurs de Vision 2000 à l'écoute animent leur émission.

 

Il se trouve qu'un auditeur intervient sur cette assimilation des politiques de  Duvalier, Aristide et Préval. Il intervient de manière très cohérente. Trop cohérente sans doute. Du coup, l'animateur l'interrompt sur  la question de la censure que Martelly, d'après l'auditeur exercerait sur la presse. Le présentateur vedette lui rentre dedans : quoi ! Comment pouvez-vous déclarer une chose pareille; Soyez honnête, etc. Le somme de reocnnaître qu'il est de parti pris. A cette injonction toute paternaliste, l'auditeur résiste. Alors l'animateur lui dit au revoir cavalièrement et passe à un autre auditeur.

 

C'est assez marrant, cette manière de fermer le bec à l'auditeur sur ce sujet, D'autant plus qu'une des animatrices de cette même radio, Mme Bonhomme, avait fait remarquer que lors des conférences de presse du Président, des journalistes  proches du pouvoir étaient requis pour poser des questions qui ne fachent pas, empêchant les autres de s'exprimer.

 

 Est-ce que cette manière de faire ne peut pas être qualifiée de censure ?

 

Finalement, grâce à cette petite manipulation, genre démonstration d'équité et d'honnêteté, la main sur le coeur,  le présentateur vedette a eu vite fait de fermer le micro à l'auditeur qui apportait des arguments solides contredisant la thèse de Manigat ( le journaliste). Manière de faire qui s'apparente à une forme de censure déguisée.

 

Comme il n'existe pas en Haïti d'analyse du discours véhiculé par les media dominants link, et comme , très malheureusement, l'éducation en Haïti est basée sur l'absorption sans critiques du discours du maître, les manipulations échappent à la majorité des auditeurs.

 

Ce qui fait que si Duvalier, Aristide, Préval ont été, selon Manigat (le journaliste), des égomaniaques. Chacun d'eux persuadé qu'il  esy un missionnaire; il n'empêche que les journalistes vedettes de Vision 2000 s'inscrivent dans cette manière de relationner avec leur public.


Eux, aussi, affirment qu'ils ont une mission donnée par Dieu, la leur étant de parler pour les autres.Comme Jeudy, le maire de Delmas qui déclarait que c'est Dieu lui-même, en personne, qui guidait ses actions- même celles qui consistent à battre une femme.

 

Ceci nous ramène à la violence des récits bibliques, du Dieu vengeur et tout puissant, qui sait tout, voit tout , châtie, tue, passe par l'épée qui ne marche pas dans sa voie, et détient la vérité une et totale- comme les présentateurs vedettes de Vision 2000, persuadés, parce que se retrouvant derrière un micro, en position de pouvoir donc, qu'ils détiennent la vérité. Mme Bernardin "dangereuse" selon les 2 journalistes vedettes de Vision 2000 façon Madone des Zen.

 

Ainsi, tout en prônant l'impérieuse nécessité d'une Haïti nouvelle, les techniques de communcation de ces animateurs vedettes, perpétuent  la tendance des Haïtiens à accepter  la loi-parole  du plus fort (survivance de l'esclavage ?) leur soumission, asssociée à ce qu'on appelle le maronnage là-bas. A savoir une forme de rebellion indirecte et sournoise à cette même loi du plus fort, ajoutant du désordre au désordre.

 

Comme des partenaires dans une relation sado-maso, s'arrangent l'un  pour jouir de la douleur et l'autre de son droit- quasi divin- à faire souffrir.


Un exemple, le fait qu'Haïti soit le seul pays des Caraïbes à avoir cette institution des restavek. C'est-à-dire des enfants vulnérables torturés par des adultes, sans que réellement la société ne s'interroge sur ce phénomène- voire prenne des mesures radicales pour y mettre fin.


Pourquoi ?


On dirait que ce restavekisme traverse  l'ensemble de la société haïtienne. Chacun se retrouvant le restavek de quelqu'un d'autre. Président restavek, parlementaires restavek, ministres restavek, juges restavek, pasteurs et curés restavek, employés restavek, directeurs d'opinion restavek, etc.


Ce manque d'indépendance  rend  impossible une émission en créole,  comme celle faite par Al Jazeera sur le choléra. Vidéo.Al Jazeera on UN non-existent cholera aid for Haiti qui éclairerait le public sur cette question, sans voye monte, sans bondieuseries, sans peurs, sans martèlement avec force renforcement, ronflements, silences lourds, accentutation sur certains mots et autres procédés d'intimidation- hystérie qui nous rappelle Chaplin dans son imitation hilarante d'Hitler.


Ce qui serait vraiment bien, qui nous sortirait de ce cadre de misssionnariat, ce serait une émission comme celle de Daniel Mermet "Là-bas j'y suis" link qui aborde des thématiques socio, économiques culturelles.

 

AACHIEN.jpg

Qu'est-ce qui empêcherait  des intellectuels progressistes d'avoir une radio,  une télé qui  offirait un espace de réflexion sur des thèmes aussi différents que le FMI, le Fonds petrocaribe, les religions, l'homosexualité, la délinquance juvénile, les élites commerçantes, l'adminstration, les salaires des ministres, la culture, les guerres dans le monde, l'économie de la Chine  etc.


Faut pas croire que mon propos s'est totalement éloigné de la violence dans les récits bibliques. Parce que tout ce flux de violences inscrit dans la Bible, légitimise, cautionne l'application de la loi du plus fort, au coeur  du malaise socio/culturel/économique haïtien d'après le constat fait  par bibi, Moi/Même/même,  à partir de l'écoute des radios et de la lecture des commentaires sur les réseaux sociaux.

 

L'article :Does the Bible Make Americans More Violent?

Americans can be notoriously prudish about sex, yet our entertainments are stuffed with violent acts. Could this go all the way back to the Bible?
 
 

My friend Li is an Evangelical Christian and, in keeping with her family values she keeps an eye on what her children view and read. In the summer, she took her 12-year-old daughter to the Hunger Games. “It’s the perfect movie for her,” Li commented. “No swearing and no sex.” No swearing; no sex. Just people stalking and killing each other.

The Motion Picture Association of America agrees with Li’s priorities. So did the writers of the Bible.  Our love-hate-love affair with violence goes way back.

It goes way back, and it also appears to be changing. In his 2011 book, The Better Angels of our Nature, Stephen Pinker lined up information from a wide variety of sources to show that human societies are less violent now than ever in recorded history. Violence dropped precipitously with the agricultural revolution, and then again with the Enlightenment and more recently, with the emergence of universal human rights. In the U.S., recent decades have seen a decline in murder rates and gun ownership. This finding is counterintuitive for several reasons. We have become more sensitized to kinds of violence that once were accepted as normal, like child and wife abuse; modern weapons of war have made killings more dramatic; we forget how brutish our ancestors really were; and thanks to media, modern incidents of violence produce shockwaves of trauma that once were impossible. All of this obscures a long and vast trend line toward—it sounds weird to say it—a kinder, gentler world. A medieval British man was fifty times more likely to die at the hands of another man than is his modern descendant.

SUITE à :link

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