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Le Monde du Sud// Elsie news

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Haïti, les Caraïbes, l'Amérique Latine et le reste du monde. Histoire, politique, agriculture, arts et lettres.


A day of infamy for Dominicans/ Un jour de honte pour les Dominicains

Publié par siel sur 28 Septembre 2012, 11:19am

Catégories : #AYITI-RD relations

 

Santo Domingo.- Like any misdeed shielded by the darkness of night, the coup which toppled the government headed by Juan Bosch 49 years ago today, occurred in the pre-dawn hours, taking advantage of the sleeping great majority of Dominicans who chose it to guide the country’s destiny.


Bosch was arrested after 2am on September 25, 1963, by a group of military officers whose duty was to ensure their safety and that of the entire country. That same military junta decided to form an interim rule that would the very next day, impose the de facto government known as the Triumvirate.

Suite de l'article:link


C'était le 25 septembre 1963, il y a 49 ans de cela. Les Dominicains se souviennent duu coup d'Etat contre Juan Bosch et la presse en parle.


Pourquoi, ces gens-là de la presse haïtienne, ne sont pas capables de rappeler à leurs lecteurs le massacre des élections de 1989, le Coup de 1991 ?


Pourquoi la presse de la RD, un journal comme Dominican Today, loin d'être labellisé de gauche, s'autorise à rappeler cet événement  et à en parler en ces termes : " Bosch a été arrêté à 2h du matin par un groupe de militaires dont la fonction était d'assurer la sécurité du pays. Le même groupe de militaires décida de former le lendemain une législation intérimaire qui imposera un gouvernement de facto connu sous le nom de Triumverat."

 

Pourtant, l'armée est toute puissante en RD. Fernandez, ancien président de la RD, disait dans un cable révélé par Wikileaks que, s'il s'aventurait à stopper la corruption dans l'armée, lui-même et sa famille risqueraient d'être assassinés.

 

Donc, la presse de la RD a autant à craindre des zenglendo (paramilitaires et autres bandits à la solde de l'extrême droite), si ce n'est plus  - puisque l'armée haïtienne a été démantelée, même si  tous ces tortionnaires comme Avril, Namphy, Cedras et cie restent très actifs sur le territoire national, à travers leur réserve d'hommes armés-

pourquoi les media haïtiens sont-ils aussi frileux ?


Est-ce parce que la presse haïtienne est financée par les pro-Coup d'Etat ?


Est-ce parce que, comparativement à la RD, il existe un nombre très réduit

 de journaux haïtiens  imprimés sur place ?  Le Matin, Le Nouvelliste et puis après ça rien.


Est-ce parce que la population haïtienne est en majorité analphabète et, quand elle ne l'est pas, trop pauvre pour se payer le luxe d'acheter un journal ?


Est-ce parce que les journalistes haïtiens ne sont pas vraiment des journalistes à part entière, qu'ils ne sont pas formés ou peu formés et qu'ils ne comprennent pas les fondamendaux de leur profession ?


Est-ce parce que les journalistes haïtiens sont des crève-misère qui n'ont pas d'autre choix que la soumission ?


Est-ce parce que ceux qui, éventuellement, de par leur formation académique et intellectuelle auraient pu faire de bons journalistes ont émigré sous d'autres cieux ?


Je n'ai point de réponses.

 

Mais, j'ai remarqué que presque tous les journalistes, dans tous les journaux, s'entêtent à écrire le nom d'un peuple, les Haïtiens avec un petit h.

Tout Haiti - Le Trait d'union entre les haitiens - Actualites politiques ...

Tout haïtien avec une nationalité étrangère est - Haiti Press Network

Quant à Kiskeya, n'en parlons même pas. Dans leurs articles, seuls les Français, les Italiens, les Américains ont droit à une majuscule.

 

Pourtant tous ces gens sont allés à l'école. Ils lient les journaux français, non ?


Les Haïtiens ont enfin droit à la double nationalité

Mgr Willy Romélus invite les Haïtiens à dépasser leurs divisions

La Croix‎ - il y a 20 heures

 

Si cette impossibilité de respecter une règle toute simple de grammaire par des journalistes censés donner l'exemple, m'horripile, c'est que ce phénomène est symptomatique de l'impossiiblité de respecter les règles d'une manière générale, de corriger leurs erreurs en général et de  cette  inclinaison à répéter les mêmes travers.

 

Cette incapacité de créer, de changer, de corriger, cet amarrage à ce que l'on sait et que l'on a toujours fait,  c'est  bien ce qu'on appelle du conservatisme.

 

Les zentellectuels haïtiens seraient-ils des anarcho-conservateurs ? (une idéologie moins "gros peuple" que  leur fameux anarcho poupulisme, employé à toutes les sauces, 24h sur 24, 365 jours par depuis qu'ils ont  fait la trouvaille de ce terme en 2004.)

 

 

Si je pose ces questions, c'est que je fais constamment la comparaison entre les média haïtiens et ceux de la RD et que je ne m'explique pas les raisons qui font que, d'un côté de l'île on soit capable de raisonner et que de l'autre on se contente d'exister.


Parce que, s'il existait une réelle presse en Haïti, croyez-vous que les parlementaires auraient entériné bouche bée, le dapiyan fait par le pouvoir Tèt Kale sur l'argent de la diaspora ? Ce qui n'est qu'un exemple, mais le plus outrageant, parmi d'autres.


Il me semble, qu'en gros, les média haïtiens n'ont pas compris que leur boulot ne consiste pas simplement, soit  à relayer les nouvelles ou bien à  participer activement auprès d'un secteur de la population à échauffer la population pour déstabiliser le pouvoir en place, mais que la fonction la plus passionnante de ce métier est de servir en quelque sorte de  marqueur  au pouvoir et à la population.


Aux deux, il lui revient à cette de ce presse de rappeler des événements de l'histoire passée et l'enseignement qu'on peut en tirer; et de pointer les dysfonctionnements du présent de manière à ce que le gouvernement en place puisse avoir un baromètre de la réalité socio/politique et économique du pays et rectifier le tir si besoin est.


Il est vrai, hélas, que le président actuel, se fait une gloire de ne pas lire la presse, de ne pas s'informer et de prendre des décisions sans concertation avec les acteurs concernés au premier chef, une fois poussé son cri de guerre: Sak Pa Kontan Anbake.

 

Pour conclure sur une note optimiste, il faut remercier des intellectuels comme Patrick Elie, Camille Chalmers, Franck Seguy, Leslie Péan, Marc-Arthur Fils-Aimé, Hughes Saint-Fort et bien d'autres  -même si l'on n'est pas toujours forcément d'accord avec leurs concepts et certaines de leurs options politiques- d'oeuvrer dans leurs domaines, à  pallier à ce vide  d'analyses de la presse.


Encore une dernière question.

 

Pourquoi diantre, toutes ces personnes dont les analyses concordent plus ou moins- même si elles n'ont pas le même vécu politique-, ne se réunissent-elles pas pour former un think tank- un groupe de réflexion solide, au lieu de faire cavalier seul ?

 

Une question d'ego ou bien d'immaturité politique ? 

 

Une incompréhension du "bien commun" ?

 

Ces femmes et hommes ne comprennent-ils pas que la population  est dans la détresse et a urgemment besoin d'eux ?


Ne comprennent-ils pas, qu'ensemble, ils représentent une force beaucoup plus importante que celle de tous les zenglendos, de toutes les milices, de tous les financiers du désordre  ?    


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