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Publié le 6 juillet 2009 par Henri Maler
Le dimanche 28 juin, un « urgent » de l’AFP annonce (c’est le titre) : « URGENT ¥ Honduras : des militaires ont arrêté le président Manuel Zelaya (TV) ». Et
indique, provisoirement sans autres précisions, que « des militaires ont arrêté dimanche le président du Honduras, Manuel Zelaya, qui serait détenu dans une base aérienne, selon la chaîne de
télévision locale Ocho. » Puis les dépêches se succèdent, annonçant que le président Zelaya a été conduit de force au Costa-Rica et reproduisant ses déclarations à la chaîne Telesur.
Mais comment les événements ont-ils été présentés jusqu’au coup d’Etat ? De quels éclairages a-t-on pu bénéficier en France pour en comprendre le sens ?
L'ARTICLE :
http://www.acrimed.org/article3178.html
J’avais parlé du silence total/capital de la presse à l’haïtienne – appelons là ainsi et nous n’aurons pas besoin d’y mettre de guillemets- qui
illustrait parfaitement la censure et la partialité de cette dite presse qui, fort souvent, se contente de répéter les dépêches étrangères ou bien les zen des zentellectuels locaux
et experts tropicalisés.
Le traitement par les organes de la presse française du coup d'Etat - qui en serait un sans en être un- au Honduras montre clairement de
quel côté penche les intérêts des patrons des journaux.
Comme vous le savez- colonisation mondialisation oblige- les méthodes, techniques, stratégies de
sous-information, désinformation, non-information utilisées dans les pays du Sud, ont été importées du Nord
-de même que les poulets dégeles/congelés/décongelés/regelés, vendus sur les trottoirs de Port-au-Prince.
L'importation, comme vous le savez, est d'un rapport exceptionnellement élevé en Haïti. Ca fait des rapports qui peuvent être de 1 à 20.
C'est-à-dire, par exemple, que le commerçant achète à 1gde et revend à 20gdes.
C'est pour celà que les pensées également y sont revendues, faute de production locale - ce que M. Leslie Péan appelle "pénurie intellectuelle".
C'est ainsi que tout ce qui s'y fait, des "trésors nationaux vivants", en passant par les privatisations forcées par le FMI, jusqu'à l'absence d'infos sur le Honduras sont des produits
importés et en général de mauvaise qualité.
Par Elsie HAAS
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Publié dans : Honduras Coup 2009
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