L'Article :
http://www.granma.cu/frances/2008/diciembre/vier26/importacione-f.html
Cuba, comme Haïti est extrèmement dépendante de l'étranger pour l'alimentation de sa population.
In 'Eat Local' Movement, Cuba Is Years Ahead/ Dans le mouvement "Manger Local" Cuba nettement en avance
Une des raisons, c'est que lors de la coopération étroite avec l'ex-URSS, Cuba pouvait acheter à très bas prix les céréales et autres produits venant de
l'ensemble des Républiques soviétiques.
D'autre part, parce que Cuba a pratiqué de la monoculture d'exportation, la canne pour le sucre évidemment et le tabac pour les cigares, lui permettant de faire
rentrer quelques devises (dollarsUS)
Donc, pendant toutes ces années la production agricole pour la consommation locale a été négligée.
Au moment de" la période spéciale" après la chute du mur de Berlin et le démantèlement de l'URSS, Cuba connaît une grave
crise économique
La plupart des analystes prévoyait la chute du régime par un effet de dominos, vu les l'interaction entre les économies de ces pays.
A ce moment là, Cuba tente avec la création et la multiplication des jardins urbains de répondre aux besoins immédiats de la population en vitamines et
protéines et de l'éduquer à produire ses propres fruits, légumes et aussi des plantes médicinales, pouvant se substituer aux médicaments importés.
C'est pendant cette période, que dans les laboratoires cubains on travaille énormément à créer des médicaments à partir des plantes.
C'est pendant cette période aussi, que Cuba s'ouvre au tourisme, allant jusqu'à provoquer un certain déséquilibre dans la société communiste entre ceux qui vivent
de ce commerce et les autres.
En même temps, si Cuba a commis ce qui pourrait aujourd'hui être considéré comme une erreur en se remettant totalement aux pays de l'ex-bloc soviétique pour son
alimentation, le pays a développé par ailleurs une expertise en sciences et en arts, internationalement reconnue.
Le développement de l'éducation pour tous a permis que 50 ans après la Révolution, Cuba est dans l'ensemble de la Caraïbes et de l'Amérique Latine,
le pays où le taux de mortalité infantile est le plus bas et où l'espérance de vie est la plus grande.
Tout
ça pour vous dire que si, vous entendez quelqu'un, genre un de ces spécialistes de la désinformation, vous dire comme si de rien n'était, en passant par ici et par là comme le furet, que
Cuba comme Haïti dépend de l'extérieur pour son alimentation, sachez qu'en faisant une analogie entre la situation cubaine et l'haïtienne, cette personne tente de créer une fausse égalité
entre les deux pays.
Oui, Cuba se doit de développer son agriculture pour aller vers l'autonomie alimentaire.
Oui, Haïti se doit de faire de même mais en plus de cela, il lui faut éduquer et soigner une population dont, à
l'inverse de Cuba, le taux de mortalité infantile est le plus haut et l'espérance de vie le plus bas dans la Caraïbe.
Ya pas photo !
Donc encore une fois méfiez-vous des manipulateurs, cachés parfois sous le label "amis de
Cuba" comme ceux qui se prétendent "amis d'Haïti" qui
tentent de vous "neuronnkloroxer" autrement dit de vous abêtir.
Des gens disent que certains membres des élites communistes à la tête de Cuba font de l'argent sur le dos du
peuple.
Je veux bien le croire.
Il y a partout des opportunistes et des prédateurs et je ne vois pas pourquoi ce genre de personnages n'existeraient pas à Cuba.
La différence de taille entre Haïti et Cuba, c'est que les prédateurs haïtiens -l'élite formée à peu près de 200
familles- ne donnent rien en échange à la population, ni sécurité alimentaire, ni sécurité de logement, ni sécurité d'éducation,
au contraire pour maintenir sa domination sans partage, elle enfonce la population dans
l'insécurité et le "restavekisme" (coups d'Etat financés, corruptions des politiques, des memebres des Chambres, des média, des syndicats, des assocaitions).
Ce n'est pas un hasard, ou par le fruit de l'intelligence ou du travail acharné qu'Haïti compte le plus de
bilionnaires dans la Caraïbes.
C'est tout simplement le résultat d'un pillage systématique et sans contrepartie.
L'argent de l'Etat est devenu celui d'un petit groupe, depuis tout particulièrement 1957, date de
l'arrivée de l'imposteur criminel sans manman à la tête du pays et de son bébé pendant les vingt neuf années de "bamboche dictatoriale"
.
Depuis le départ du bébé de "l'imposteur-roi des prédateurs" en 1986 la "bamboche dictatoriale" s'est transformée en "bamboche consensus de Washington". Nous en sommes là en ce début de 2009.