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Le Monde du Sud// Elsie news

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Haïti, les Caraïbes, l'Amérique Latine et le reste du monde. Histoire, politique, agriculture, arts et lettres.


Littérature. Haïti en toute impunité. La Femme qui avait perdu son âme (The Woman Who Lost Her Soul), de Bob Shacochis, traduit de l’anglais (Etats-Unis) par François Happe

Publié par siel sur 19 Août 2017, 14:26pm

Catégories : #AYITI ACTUALITES, #CULTURE

L’exercice est parfois un crève-cœur. Résumer une fiction foisonnante, follement intelligente, s’apparente à réduire une­ ­forêt en fagots. Surtout lorsque l’ouvrage en question se divise en cinq livres qui, par autant de voltes, en métamorphosent la nature : roman policier, thriller d’espionnage, saga familiale, fresque de la politique extérieure américaine, roman d’amour… Tout cela ? Plus encore. Car La Femme qui avait perdu son âme, de l’Américain Bob Shacochis, résultat de dix ans de travail, est dense comme l’œuvre d’une vie.

Porté par une succession de points de vue, le récit navigue dans la chronologie et la géographie : Haïti en 1996-1998, puis la Croatie en 1944-1945, Istanbul en 1986… En somme, il court de la seconde guerre mondiale aux années 1990, décennie au cours de laquelle se propage la théorie du « choc des civilisations », tandis qu’entreront bientôt au FBI « des évangélistes du Midwest, des mormons à la coupe de cheveux au rasoir et des millénaristes régénérés, désireux de répandre la parole du Christ depuis leur bureau et plus enclins à demander à un informateur de prier avec eux que de transmettre un renseignement important pour une affaire ». Le tout traversé par le désir de vengeance de quelques-uns, idéologues jusqu’au fanatisme.

« La Femme qui avait perdu son âme », résultat de dix ans de travail, ­est dense comme l’œuvre d’une vie

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