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Le Monde du Sud// Elsie news

Le Monde du Sud// Elsie news

Haïti, les Caraïbes, l'Amérique Latine et le reste du monde. Histoire, politique, agriculture, arts et lettres.


Zénith. Sainton fait un inventaire documents à l'appui des dépenses de l'inculpé-président pour sa sécurité et ses déplacements rara/carnaval/caravane à travers le pays...

Publié par Radio Zénith.FM sur 14 Juillet 2017, 09:27am

Catégories : #REFLEXIONS perso, #AYITI ROSE RAKET, #AYITI EXTREME DROITE, #PEUPLE sans mémoire..., #DUVALIER

Bon. ll semblerait que quelques journalistes haïtiens se mettent à faire de l'information.

C'est-à-dire à laisser tomber la  vile propagande,la manipulation`, le lavage de cerveaux,  les zen et  fantasmagories  pour, à l'inverse, se documenter et  proposer à leurs lecteurs et auditeurs des pistes de réflexion à partir d'une analyse  basée sur les faits et les chiffres.

Pendant les cinq ans du régime tèt kale première version, quelqu'un comme Leslie Péan, entre autres, avait eu beau démontrer chiffres à l'appui de quelle manière à travers leurs multiples déplacements à l'étranger et l'autre arnaque de gouvènman lakay - notez qu'il faut que les lettrés haïtiens soient tombés bien bas pour qu'ils en soient arrivés à cautionner et à applaudir une telle bêtise, bon, vous me direz qu'ils n'ont pas hésité à s'affubler de rose des pies à la tête  - la gang des "bandi legal"  et affiliés creusaient des trous dans le Trésor Public, les journalistes détournaient leur regard.

Ils s'en seraient inquiétés que l'inculpé fait-président, poulain de Martelly et  promettant de poursuivre sa politique, le chouchou de la CI et des oligarchies d'Haïti et de la RD n'aurait pas pu faire son hold-up sur le pays.

Parce qu'une presse indépendante est le socle d'un état de droit où la justice permet de réguler les relations entre les citoyens et l'Etat, entre les différentes composantes de la société de manière à ce qu'elles puissent cohabiter dans un même espace dans  le respect  de leurs devoirs et obligations.

Afin d'éviter de clouer les journalistes au pilori, il faut rappeler que les propriétaires de la majorité des media appartiennent au secteur privé et de tendance réactionnaire et que d'autre part la précarité est telle que cette fragilité économique les rend vulnérables à la corruption.

Quoi qu'il en soit, quelles que puissent être les circonstances atténuantes, les media haïtiens, en particulier les plus lus et les plus écoutés ont manqué à leur devoir de journalistes et de protection des citoyens - en pratiquant une omerta systématique sur les dysfonctionnements du régime tèt kale et, en pratiquant à l'inverse, une chasse à l'analyse raisonnée dont les auteurs ont été stigmatisés comme des "ravets", des "nuisibles" dont l'unique but serait d'empêcher "le pays d'avancer".

Allégation ridicule mais payante parce que la population haïtienne dans l'état de perdition dans lequel elle se trouve, privée de repères et de guides, avide de changements réels, représentait des "canards sauvages" - comme aurait dit Antonio Solà, l'Espagnol manager des 2 faits-présidents tèt kale - qu'il était possible de canarder avec n'importe quoi : PSUGO, gouvènman lakay,  tòl rouj, peinturlurage de Jalouzi, remise de décoration aux zentellectuels et autres cadres, raras,carnavals et caravanes

Si Martelly ne s'était pas contenté de la construction de sa résidence de la côte de l'Arcahaie, s'il n'avait pas voulu sous le conseil de Laleau, dit-on, transformer l'Ile de la Gonâve en une zone de non-droit dédiée à l'évasion fiscale et au blanchiment d'argent, la CI n'aurait pas exigé son départ prématuré. Le Core Group n'aurait pas prié Privert de faire le job de le remplacer par Jovenel Moïse.

La question de l'inculpation de Jovenel Moïse est venue troubler le programme du Core Group - dont vous aurez remarqué le silence depuis l'investiture de l'inculpé fait-président.

La CI, à une époque où il est plus difficile de maîtriser l'information se retrouve gênée aux entournures par l'inculpation pour soupçon de blanchiment d'argent, , par les "zanmitay" entre  leur homme, le prisonnier Guy Philippe et le "fait disparu" E. Daniel.

Face à cette situation inconfortable, l'inculpé fait-président et ses conseillers ont pensé à la solution à la Duvalier, faire du chantage en soutenant le Venezuela en espérant négocier par la suite leur vote à l'OEA. Pour l'instant, Trump "ba yo vag", il  ne s'intéresse pas plus que ça aux gesticulations des tèt kale version 2.

Ce qui explique pourquoi jusqu'à présent les USA n'ont pas nommé d'ambassadeur en Haïti.

Ce qui explique également l'arrogance, la fébrilité, les "annonces faites à Marie" et les monte desann caravanesques de l'inculpé fait-président, largué  dans la nature sans les balises de la CI, devant faire face à ses incompétences masquées lors de sa campagne par des soit-disant réussites d'hommes d'affaires, que la faillie d'Agitrans est venue démentir.

Le cas d'Agitrans est emblématique de l'irresponsabilité de l'inconséquence des media haïtiens qui non seulement ont fait la promotion pour un projet dont ils n'ont même pas pris la peine de vérifier la faisabilité et qui, depuis que l'entreprise est en faillite n'a pas levé le petit doigt pour mener une enquête en profondeur sur le montage financier de cette affaire, les relations commerciales avec l'Allemagne et le devenir de cette entreprise en faillite dans laquelle l'Etat a investi des millions.

Les journalistes ont tourné la page. C'est du passé. llons de l'avant. "Bêchons joyeux" et aidons les "bandi legal" à restaurer Haïti du tan lon tan. Celui où les rues du Bois Verna étaient propres et électrifiées.

L'argent investi par l'Etat dans Agitrans ? Une bagatelle. Le faux espoir donné au peuple haïtien ? On ne fait pas d'omelette  sans casser des oeufs. Il y a eu une erreur sur la qualité de bananes, c'était un projet pilote... Et point barre comme dirait l'inculpé fait-président et V. Numa de Vision 2000 qui a l'art de fermer les portes -en les faisant claquer - qui ouvrent sur des faits dérangeants pour les woz/rakèt et leurs compères du secteur privé.

Les journalistes haïtiens arriveront-ils à s'affranchir de leurs peurs, de leurs amitiés, protections, dettes et redevances jusqu'à en arriver à impulser un mouvement anti-corruption comme la "marche verte " en RD ?

C'est à chaque citoyen conscient et concerné par le bien commun, par la justice, le respect et la dignité de  leur apporter leur support et de se joindre à leurs efforts.

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