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Le Monde du Sud// Elsie news

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Haïti, les Caraïbes, l'Amérique Latine et le reste du monde. Histoire, politique, agriculture, arts et lettres.


La RD et Haïti auraient tout intérêt à créer une entité économique forte dans la Caraïbe

Publié par siel sur 12 Juillet 2017, 19:37pm

Catégories : #AYITI-RD relations

Une idée à laquelle  depuis un certain temps, je réfléchissais et que j'avais commencée à mettre en forme dans un texte, resté inachevé.Sachant que dans l'état actuel des relations entre les deux pays, il risquait d'être incompris. Texte dont vous trouverez l'esquisse ci-après. Je réfléchissais donc sur l'intérêt d'une sorte de marché commun qui en ferait un pôle économique et culturel dans la Caraïbe et qui bénéficierait à la fois aux patrons et aux  travailleurs des deux pays.

Aujourd'hui je tombe sur  l'article d'Acento.com " Balaguer et ses propositions : " Haïti et le destin dominicain" et " Vers la confédération des deux peuples.

Assez surprenant que ce chef d'Etat de droite qui a usé de l'anti-haïtianisme jusqu'à la corde - jusqu'à prétendre que  le "maudit" Haïtien était la cause de  la dégénérescence des moeurs dominicains -  pour des raisons de populisme, soit, dans le même temps l'homme qui a eu cette vision d'une fédération ou confédération entre la République Dominicaine et la République d'Haïti. Jusqu'à même proposer la double nationalité, dominicaine et haïtienne pour les habitants de l'île.

"Joaquín Balaguer (1906-2002) propuso la creación de una federación o confederación de estados entre  la República Dominicana y República de Haití, para mejorar las relaciones políticas y comerciales, el ejercicio de derechos a los ciudadanos y la administración de gobierno a ambos lados de la isla compartida por dominicanos y haitianos."

 

 

Fédération qui, selon lui,  améliorerait les relations politiques et commerciales, l'exercice des droits des citoyens et l'administration du gouvernement des deux côtés de l'île partagée par les Dominicains et les Haïtiens.

Ce projet Balaguer l'a exposé dans son livre "La réalité dominicaine" et y est revenu avec plus de détails dans "La isla al revès", " L'île à l'envers" autre livre publié en 1983.

Des deux côtés de l'île, les autorités alliées à la CI ont décidé afin de satisfaire leurs intérêts géo/politiques et économiques de diviser les deux populations en provoquant des facteurs de haine entre elles et en les alimentant continuellement.

Or, ces deux moitiés d'une île que - Chistophe Colomb avait en y mettant les pieds la première fois appelé la maravillosa, la merveille, - possèdent des atouts complémentaires pour constituer une entité économiquement forte.

Il s'agirait de créer un pôle de production agricole, de fabrication industrielle et d'exportation de biens dans l'espace de la Caraïbes, en direction de l'Europe et de la Chine.

Pour cela, une vision à long terme est indispensable.

Parce que vu l'évolution du monde : le changement climatique, les mesures anti-immigration ces deux pays font face aux mêmes difficultés qui déjà se profilent avec la politique à l'interne comme à l'externe d de Trump.

Cette tendance ira à s'accentuer.

Rien ne sert de faire l'autruche. Rien ne sert à la RD de poursuivre sa politique de boycott de l'économie haïtienne. Rien ne sert à Haïti de faire semblant de pouvoir maîtriser son économie - alors qu'elle a à sa tête des incompétents notoires qui ne voient pas plus loin que le bout de leur nez et l'argent qu'ils pourront mettre dans leur poche pour se construire une résidence sur la côte des Arcadins, par exemple.

Evidemment ceci demanderait que, de part et d'autre de l'île s'élabore un dialogue entre les forces vives du pays, patrons de PME, agriculteurs, étudiants, chercheurs.

Ceci demanderait de mettre à distance les éternels politiciens, acteurs économiques  et économiques corrompus qui, des deux côtés de l'île ont comme fonds de commerce l'anti-haïtianisme en RD et en Haïti une propagande qui consiste à monter en épingles la RD, sans jamais présenter les réalités auxquelles ce pays est confronté :corruption des élites, délinquance, niveau d'éducation peu élevé, taux élevé de féminicide ( assassinat de femmes) , justice aux ordres du pouvoir,  armée liée au trafic de drogue, pays le premier dans le monde pour les accidents de voiture,..Etc.

Voyons, si la RD était le nirvana, croyez-vous que les habitants de la RD émigreraient en si grand nombre ?

En réalité, il y a en RD - dont on ne peu nier les avancées par rapport à Haïti - une effet tôles rouges, ou peinturlurage de Jalouzi dénoncé constamment par les Dominicains mais n'étant jamais relayé dans les media haïtiens aux ordres et dont le boulot est de "vendre" (courtoisie baron V. Numa de Vision 2000) supériorité des  "indios" Dominicains versus infériorité des "nègres" haïtiens.Parce que la dimension raciste  dans le discours et la politique  des 2 côtés de l'île ne doit pas être ignorée.

Considérez comment les infos sur les voisins ne sont pas relayées. Ce n'est que récemment que le plus vieux quotidien d'Haïti a ouvert une fenêtre sur la RD - et encore plus récemment sur le monde.

Notez que néanmoins Le Nouvelliste n'a toujours pas un correspondant en RD - alors que des milliers d'Haïtiens y vivent.

Et que jusqu'à présent, le plus vieux quotidien d'Haïti et pour cause ...- n'a jamais fait un article ni sur les manifestations dites de la "marche verte" contre la corruption en RD. Ni fait même une toute petite brève sur le scandale de corruption éclaté à partir de la société  de construction brésilienne, Odebrecht. Et les inculpés et emprisonnés issus du milieu de "moun de byen" : parlementaires, chefs d'entreprise, ministres.

Jean Dominique, le journaliste haïtien assassiné avait dit , ce ne sont pas ces termes exacts : " nous avons lutté pour la liberté d'expression, ils nous l'on ravie".

Et c'est exactement ça. La majorité des journalistes et patrons de media en Haïti, permettent un certain niveau d'expression qui promeut la vulgarité, les coups de gueule, les plaintes et complaintes, les discours ronflants et creux, tout en tenant à distance les réflexions qui pourraient mettre en danger le statu quo.

Donc pas d'entretiens avec ceux qui manifestent toutes les semaines contre la corruption en RD. Ni non plus avec qui que ce soit dans le monde entier, USA, France, Mexique, Chili, Brésil,  qui sont en désaccord avec les politiques "kraze brize" de leurs concitoyens par les élites.

Vous avez-vu une info sur les problèmes des dirigeants, entrepreneurs brésiliens avec la justice dans Le Nouvelliste ? Alors que le Brésil a occupé une place importante dans la politique de ce pays pendant au moins 10 ans et que quantité d'Haïtiens sont partis là-bas vendre leur force de travail.

Par exemple, c'est dans la presse de la RD que j'ai pris connaissance du projet dans lequel Acra était partie prenante de création sur la frontière haïtienne d'une sorte de zone franche qui profiterait aux patrons de la RD, grâce à la main d'oeuvre bon marché, aux aides européennes et au plan Hope.

 

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