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Le Monde du Sud// Elsie news

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Haïti, les Caraïbes, l'Amérique Latine et le reste du monde. Histoire, politique, agriculture, arts et lettres.


Féminicides au Mexique . Par Emmanuelle Steels, correspondante à Mexico

Publié par Emmanuelle Steels sur 24 Juillet 2017, 13:41pm

Catégories : #NUESTRA AMERICA, #REFLEXIONS perso

Le Mexique a une super armée n'est-ce pas ! Et plus d'un millier de femmes tuées depuis les années 1990 dans cette ville de Ciudad Juarez.

Vous savez que l'expression "armée mexicaine" correspond à une variante du type de machin que l'inculpé fait-président se précipite pour former en Haïti. 

«Cette formule permet d'exprimer l'idée qu'il y a dans une organisation énormément de responsabilités, trop de hiérarchie et un manque de combattants» explique Jean Pruvost, professeur de lexicologie et de lexicographie à l'Université de Cergy-Pontoise (Val-d'Oise). Elle traduit aussi bien le désordre d'une organisation censée être structurée qu'une situation où les décisionnaires seraient plus nombreux que les exécutants. Le sens de cette expression dans la langue française permet d'expliquer une abondance de responsabilités. «Un peu comme dans Tintin où les militaires sont bardés de médailles, cette locution désigne un ensemble où tout le monde dispose d'un rôle, et dont le surcroît est gage d'inefficacité.» 

Vous savez qu'au Mexique et des membres de la police et des militaires sont complices du narco-trafic, un peu à la Guy Philippe. Ca protège les narcos et ça, parfois, participe aussi directement au trafic.

Vous savez que certains pays, certains gouvernements de la région voudraient délocaliser ce trafic qui nuit à leur société et à leur économie.

Le plan est qu'Haïti ferait dans "l'exportation de ses ressources humaines" (courtoisie V.Numa de Vision 2000) tandis qu'eux feraient dans la délocalisation du trafic. Un échange de bons procédés, sachant que puisque la corruption est la norme au sein de l'ensemble des institutions de l'Etat haïtien - voir le cas du bateau sucré à la cocaïne - il n'est pas difficile d'y construire une base.

Ca fait un moment que je mets en garde les Haïtiens contre les appels du pied de ces pays aux dirigeants haïtiens ,qui -comme le Brésil ou l'Equateur leur  ont fait des propositions pour les aider à re-fonder une armée.

Comme pour la Minustha, ce serait les Latinos - au lieu des USA - qui seraient en charge de la formation de ces futurs militaires.

Bonjour les dégâts ! Quand on connait d'une part la brutalité de ces armées envers les plus vulnérables dans leurs pays : indigènes, Noirs et métis;  leur déficit en matière de respect des droits humains; leur soumission aux oligarchies et enfin leur complicité avec les trafiquants. 

Comme la population haïtienne n'est point avertie, que les journalistes sont à quelques exceptions près sur payroll, que la société civile n'existe pas,  que les dirigeants haïtiens - surtout avec l'arrivée de la gente tèt kale, liée directement ou indirectement au trafic de drogue - ont pour boussole l'enrichissement personnel et le pouvoir - ce genre de deal est possible et facilement applicable.

Et si l'affaire de délocalisation du trafic est bien montée et bien masquée, l'OEA, la CI, le Core Group, fermeront les yeux, et même applaudiront en parlant de stabilité politique, à condition de pouvoir contrôler que le délire de ses dirigeants ne nuit pas à leurs intérêts - comme fait avec les 2 Duvalier.

D'où leur appui inconditionnel au bandi legal, et à son "baby" l'inculpé. Dans la mesure où leur respect pour ce pays Haïti, est très limité,  plus il plonge dans l'infâme, le mieux c'est. Ca conforte les thèses racistes qui accompagnent l'Etat haïtien dès sa formation.

 

Depuis les années 90, plus d’un millier de femmes ont été tuées dans cette ville, meurtrie par les affrontements entre gangs rivaux du narcotrafic. Des corps de jeunes filles, parfois mutilés, ont été retrouvés dans le désert proche de la frontière avec les Etats-Unis. Et des centaines d’autres femmes sont officiellement considérées comme «perdues», sans que les enquêtes, déficientes, ne puissent percer le mystère de leur disparition. Depuis le début de l’année, les services judiciaires de Ciudad Juárez reconnaissent avoir ouvert une vingtaine de dossiers.

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