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Le Monde du Sud// Elsie news

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Haïti, les Caraïbes, l'Amérique Latine et le reste du monde. Histoire, politique, agriculture, arts et lettres.


Un extrait de La République de Platon dans lequel il démontre que la justice est le fondement ultime des actions humaines et de la paix individuelle et sociale.

Publié par siel sur 15 Juin 2017, 09:26am

Catégories : #REFLEXIONS perso

Un extrait de  La République de Platon dans lequel il démontre que la justice est le fondement ultime des actions humaines et de la paix individuelle et sociale.

Vous savez qu'aujourd'hui, jeudi, c'est l'examen de philosophie du bac.
 

La thématique de la  justice et le droit fait partie du programme.

Un programme que j'ai aidé un jeune homme à réviser. Je lui souhaite bonne chance.

A cette occasion, je suis tombée sur cet extrait de texte de "La République " de Platon, qu'il me paraît intéressant de soumettre à la réflexion de mes lectrices et lecteurs, en relation avec la situation d'Haïti qui a à sa tête un inculpé et un Premier ministre qui ne paie ses impôts que quand ce poste lui est offert...Et les conséquences prévisibles qui découlent de cette réalité.

A mon humble avis, plutôt que de se focaliser sur Machiavel, les étudiants haïtiens auraient tout intérêt à se pencher sur les textes de Platon.

Socrate dialogue avec Thrasymaque.

Mais fais-moi la grâce de répondre encore à ceci : crois-tu qu'une cité, une armée, une bande de brigands ou de voleurs, ou toute autre société qui poursuit en commun un but injuste, pourrait mener à bien quelque entreprise si ses membres violaient entre eux les règles de la justice ?

Certes non, avoua-t-il. Mais s'ils les observaient ? Cela n'irait-il pas mieux ?

Certainement.

En effet, Thrasymaque, l'injustice fait naître entre les hommes des dissensions, des haines et des luttes, tandis que la justice entretient la concorde et l'amitié. N'est-ce-pas ?

Que cela soit ! dit-il, afin que je n'aie point de différend avec toi.

Tu te conduis fort bien, excellent homme. Mais réponds à cette question : si c'est le propre de l'injustice d'engendrer la haine partout où elle se trouve, apparaissant chez des hommes libres ou des esclaves, ne fera-t-elle pas qu'ils se haïssent haïssent, se querellent entre eux, et soient impuissants à rien entreprendre en commun ?

Sans doute.

Mais si elle apparait en deux hommes ? Ne seront-ils pas divisés, haineux, ennemis l'un de l'autre et des justes ?

Ils le seront, dit-il.

Et si merveilleux ami, l'injustice apparaît chez un seul homme, perdra-t-elle son pouvoir ou le gardera-t-elle intact ?

Qu'elle le garde intact ! concéda-t-il. Donc ne semble-t-elle pas posséder le pouvoir en quelque sujet qu'elle apparaisse, cité, tribu, armée ou société quelconque, de rendre d'abord ce sujet incapable d'agir en accord avec lui-même, à cause des dissensions et des différends qu'elle excite, ensuite de la faire l'ennemi de lui-même, de son contraire et du juste ?

Sans doute.

                                       Platon, République, Livre 1

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