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Le Monde du Sud// Elsie news

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Haïti, les Caraïbes, l'Amérique Latine et le reste du monde. Histoire, politique, agriculture, arts et lettres.


Le sado-masochisme, héritage de l'esclavage enraciné dans la culture haïtienne. L'exemple du maire qui encourage une police de justiciers...

Publié par siel sur 30 Juin 2017, 10:43am

Catégories : #REFLEXIONS perso, #AYITI ROSE RAKET, #AYITI EXTREME DROITE, #PEUPLE sans mémoire..., #DUVALIER

Deux affaires :

- celle du doyen qui roule sur le corps d'un étudiant.

- celle de policiers qui dans l'enceinte d'un commissariat ordonnent à deux présumés violeurs de s'embrasser, de se calotter, de se mordre.

A ces faits odieux, les zotorite, les zotobre, les radiomen, les personnes excitées qui ont droit à la parole publique; et qui font dans l'émotionnel, passant ainsi à côté de leurs rôles d'éducateurs ont des réactions majoritairement qui vont dans ce sens :

- le doyen a bien fait. Il était en légitime défense. L'étudiant est un idiot, il devrait savoir qu'en se couchant par terre, c'est tout à fait normal qu'une voiture lui passe dessus - réflexion de Martelly..., et reflet de quoi déjà ?  Ce n'est pas le choix qui manque. Prenons par exemple le fait de traiter de bouzen, de putain une  jeune femme qui lui posait une question lors d'un de ses meetings.

- les policiers ont eu tort. Cependant, les présumés violeurs ont eu ce qu'ils méritaient. Il y a un M. qui s'appelle Rigolo qui pour appuyer sa défense des policiers utilise  la sentence : " Qui  vit par l'épée périra par l'épée"

Vous savez comment  pour justifier l'intolérable certains Haïtiens appartenant à la gente réac tendance facho,  ont l'art et la manière de brandir un dicton ou une proverbe en général  mal digéré, mal compris.

 Parce que ce " qui utilise l'épée périra par l'épée " à l'inverse a été prononcé par Jésus, pour demander à Pierre qui voulait le défendre de ranger son épée.

 

Alors un de ceux qui étaient avec Jésus, portant la main à son épée, la tira, en frappa un des gens du grand prêtre, et lui coupa l'oreille. Mais Jésus lui dit: Remettez l'épée au fourreau, car tous ceux qui se serviront de l'épée périront par l'épée.

http://dicocitations.lemonde.fr/reference_citation/91498/Matthieu_XXVI_51_52.php

Donc, voyez-vous c'est tout l'inverse. Et voyez-vous, des utilisations de travers et à contrario de citations, des analyses têt an ba, quand elles sont le fait  d'une personne comme ce M. Rigolo, le mal est réel mais non pas officiel. Sur tous les réseaux sociaux ici et ailleurs vous trouvez une quantité de gens qui opinent non pas en fonction des faits mais d'affabulations et de leur propre sensibilité et éducation.

Par contre, des représentants de l'Etat, ne peuvent en aucun cas sur une radio publiquement appeler à ce que des policiers tuent des présumés délinquants sans autre forme de procès.

Par contre, il s'agit d'un  dérapage grave. Un maire, ex-sénateur qui a rempli plusieurs fonctions dans l'Etat, s'en prend publiquement aux organisations de défense de droits de l'Homme - d'une manière pas digne du tout de sa fonction d'édile d'une ville - en avançant que leur défense de droits de l'Homme n'est que pour récupérer de l'argent du" blan" - une vraie tartufferie  parce que ce maire par ailleurs hôtelier ne répugne pas à ce que ce "blan" qu'il soit de la Minustha ou Ongéiste remplisse les chambres de son établissement - et que cette histoire de droit de l'homme n' est valable que pour les "grands pays" mais pas en Haïti

Mais, il s'agit d'un crime quand ce maire allant plus loin dit cautionner les policiers qui seraient amenés à tuer des présumés bandits, et qu'il veut ainsi transformer le pays en une sorte de western, un pays dans lequel on abandonnerait la justice aux "grands pays" et qui serait régi par des bandes armées.

Parce que ce que ce maire ne sait pas, c'est qu'en autorisant les policiers à tuer les présumés bandits. Ils donnent à des gens mal formés et armés le droit de tuer quiconque aurait été désigné, sans preuves par la clameur publique, comme bandit - et ce maire  pourrait être le premier à en faire les frais.

Car, qui pourrait empêcher ce maire, un membre de sa famille, un de ses copains, se retrouvant  pour un motif mineur - dispute avec un policier - dans un commissariat d'être passé à tabac et même violer, sodomiser comme le fut cet Haïtien à New-York.

J'ai évoqué le sadisme enraciné dans la société haïtienne - et officialisé par Duvalier F., ses macoutes, ses tueries et ses tortures - les violeurs, les policiers, les journalistes, le maire sont pris dans cette même chaîne de sadisme.

Et quand on entend ce maire évoquer la nécessité d'une sorte de Commission de la vérité et de la réconciliation, on ne peut que mettre en doute - vu la haine diffusée dans ces propos - son intention de pacification.

Selon ce maire, l'inculpé fait-président ami d'Acra, de Guy Philippe et de E. Daniel et dont le dossier est toujours pendant à l'UCREF, devrait initier une grande messe- présidée  peut-être par le pimpant et charmant Cardinal Langlois - afin d'examiner du régime des Duvalier à celui des tèt kale, les responsabilités des uns et des autres dans la faillite économique du pays.

Responsables, par ailleurs bien connus et que pour complément d'informations, il suffirait d'aller se documenter auprès des archives de l'ambassade US en Haïti et aux rapports accessibles au public de la CIA.

On se demande si ce maire d'une ville qui a abrité M. Guy Philippe n'aurait pas de derrière la tête comme projet, d'organiser une grande mise en scène de "blanchiment " général  - dont le sien - qui offrirait aux bourreaux l'absolution et l'assurance  de pouvoir persévérer dans le mal sans être inquiétés.

Ceci très éloigné du projet (non abouti) de Mandela qui, on l'oublie souvent a été un militant actif. Qui parmi les acteurs  politiques actuels dans la société haïtienne pourrait déclarer comme Mandela :

« Toute ma vie je me suis consacré à la lutte pour le peuple africain. J'ai combattu contre la domination blanche et j'ai combattu contre la domination noire. J'ai chéri l'idéal d'une société libre et démocratique dans laquelle toutes les personnes vivraient ensemble en harmonie et avec les mêmes opportunités. C'est un idéal pour lequel j'espère vivre et agir. Mais, si besoin est, c'est un idéal pour lequel je suis prêt à mourir. »

Qu'aurait dit le maire, si les autorités US avaient  roué de coups M. Guy Philippe - considéré par elles  comme un grand criminel ?

Ou que M. Brandt qui, selon les autorités haïtiennes, faisait partie d'un gang puissant de kidnappeurs, aurait été calotté par les policiers ?

De rares professionnels  comme Claudy Gassant existent. Mais dans ce climat de tout voum se do,  de sauve qui peut, il est à craindre que leur combat pour l'établissement d'un Etat de droit n'apparaisse, comme dit le maire, comme un truc pour les "grands pays". Trop beau et trop propre pour la population haïtienne.

Le plus triste dans tout cela, c'est la manière dont ce maire et le journaliste vedette de l'émission rabrouent le jeune journaliste qui ne partage pas leurs idées Cet autoritarisme affiché, cette suffisance, cette absence d'empathie et de respect, permettent de comprendre pourquoi, en dehors des raisons économiques, de jeunes intellectuels choisissent de faire la queue devant les ambassades pour obtenir un visa.

Car, " les hommes vieux" comme les appelait Jacques S. Alexis ont en horreur ceux qui ont une opinion différente que la leur, les fustigent - parfois les tuent ou les rendent fous - et/ou à force d'humiliations et de brimades  font en sorte qu'ils se plient à leur ordre ou bien dégagent - ce que ces "hommes vieux " appellent l'exil volontaire- dont Jacques S. Alexis st revenu pour se faire assassiner par eux.

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