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Le Monde du Sud// Elsie news

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Haïti, les Caraïbes, l'Amérique Latine et le reste du monde. Histoire, politique, agriculture, arts et lettres.


HAÏTI - Falsification de l'Histoire / « François Duvalier, le mal-aimé au gré de la mémoire de Rony Gilot ». Robert Berrouët-Oriol écrit à Mme Sindy Ducrépin (mis à jour)

Publié par siel sur 20 Juin 2017, 12:35pm

Catégories : #REFLEXIONS perso, #AYITI EXTREME DROITE, #DUVALIER, #PEUPLE sans mémoire...

M. Gilot

M. Gilot

Je reste sidérée par le goût que certains Haïtiens ont pour la dictature et particulièrement pour le sanguinaire François Duvalier. - l'homme venu des Antilles françaises, protégé par les USA  dont il était un employé, et bien sûr par la France qui voyait en lui une forme de revanche sur la révolution anti- française d'Haïti. Magnifique, n'est-ce pas  de mettre à la tête de ce pays, un Français et de lui donner l'autorisation de martyriser et de renvoyer dans l'enfer de l'esclavage, ces Nègres, intellectuels, ouvriers, paysans, artisans qui ont eu l'audace de vouloir s'affranchir de la supériorité de l'Occident.

Comment oser parler de "mal aimé" quand il s'agit d'une personne qui a toutes les caractéristiques d'un psychopathe, qui a endeuillé tant de familles pour rien comme dans le cas de l'assassinat des officiers de l'armée - même s'ils étaient ses copains et étaient loin d'être des enfants de choeur selon ce qui est rapporté.

On peut comprendre que des individus tels que Gilot ou Avril qui ont joui de ce système, se sont enrichis, sont passés de l'anonymat à devenir des personnages dans la société haïtienne, aient pour souci en blanchissant Duvalier, de laver le sang qu'ils ont sur les mains.

Ce qui paraît relever d'un état de démence avancée, de pertes de valeurs, d'inhumanité, c'est que la société haïtienne tolère, applaudisse même cette révision de l'histoire. Mettant de côté les faits connus et documentés pour privilégier les fables émotionnelles d'un partisan du régime dictatorial.

Ce qui nous ramène à Antonio Solà et ses conseils aux dirigeants de privilégier les récits faisant appel, non pas à la raison et à l'idéologie, mais aux sentiments primaires : haine, amour, colère, vengeance, etc.

L'immaturité des soit-disants intellectuels - ceux que j'appelle les zentellectuels dont M. Gilot est un des représentants, est carrément effrayante.

On se demande s'il est possible pour les Haïtiens de construire un pays où il fait bon vivre dans le respect mutuel et de la justice, tant que de tels individus  véreux - qui malheureusement font des enfants lesquels reprennent la culture du père - seront toujours bien vivants et à l'oeuvre pour réécrire l'histoire et, de ce fait, continuer à enfoncer Haïti dans le trou qu'ils ne cessent de creuser.

Sans "pran souf", sans cesse, les Haïtiens comparent la RD à Haïti, pointant du doigt le  décalage  économique entre les deux pays.

Jamais, ils ne mettent en avant, une réalité fort simple : la décision du peuple  dominicain de faire une rupture sans retour avec le régime de Trujillo.

Ils ne comprennent pas - faute d'information et d'analystes qui se penchent sur ce point  particulier - qu'il existe  un lien direct entre l'économie, le politique et l'idéologie. Ils ne comprennent pas que cette rupture tranchante et autoritaire  - interdiction de faire sous une forme ou une autre l'apologie de la dictature de Trujillo - opérée par la classe politique de la RD est un pivot de leur développement économique.

Imaginez, une seconde, un intellectuel de la RD pondre un livre avec pour titre : "Trujillo, le mal aimé". Les Dominicains ne se contenteraient pas comme fait M. Berrouët-Oriol d'une critique, ils descendraient dans les rues. Quant à la majorité silencieuse des Haïtiens dont les parents ont été victimes de la tuerie de la rivière massacre, je ne crois pas qu'ils seraient hyper ravis de voir Trujillo qualifié de "mal aimé".

De même, il me semble que Gilot, dans son obsession de se blanchir en blanchissant Duvalier, commet une action immonde, carrément puante,  par rapport aux victimes de ce régime obscurantiste et violent.

Et par rapport à la jeunesse haïtienne qu'il met en péril de repères et d'avenir en présentant un assassin comme un "mal aimé".

Le prochain livre de Gilot présenté à Livres en folie, portera-t-il pour titre " Rochambeau le mal aimé" ou " Napoléon le mal aimé" , ou encore " Les esclavagistes, les mal aimés ?"  Il en serait capable, vu qu'il n'existe pas de limites pour celui décidé à justifier, à n'importe quel prix,  sa collaboration au monde du crime.

C'est - et là je fais une sorte de raccord - de la même eau que l'inculpé fait-président qui  déclare oeuvrer pour l'installation d'un état de droit., nonobstant le fait d'avoir choisi un Premier ministre qui ne paie pas ses impôts et déclare vouloir élargir l'assiette fiscale ( les Haïtiens sont vraiment des frapa-dingues, malades grave, de remettre leur pays aux mains de tels individus pour qu'ils le gâtent totalement), d'avoir rencontré  en RD, un inculpé tout comme lui, Acra, de s'être entouré de personnes comme Mme Mengual, elle aussi une inculpée, d'avoir réécrit les statuts de l'UCREF en se plaçant, lui président inculpé, dans l'organigramme de l'administration de l'institution.

Au moment où la population de la RD réclame transparence et justice pour aller de l'avant, les zentellectuels duvaliéristes en falsifiant l'histoire oeuvrent à la régression et à ce que la population haïtienne valorise psychopathes, sociopathes, pervers sexuels, blanchisseurs, "bandi legal" et inculpé fait-président, de manière à garantir leurs privilèges, tout en enfonçant le pays et sa population dans le "kaka bounda" cher à Martelly et sa bande, le macoutisme stupide, arrogant et criminel, le mépris, la ségrégation, l'obscurantisme d'avant 1991.

Avec des gens de l'acabit de Gilot au pouvoir, on peut dire, sans risque de se tromper que "« Le ventre est encore fécond, d'où a surgi la bête immonde. »

Haïti est mal barrée. Ce qui veut dire que ceux qui tiennent la barre du navire, toutes générations confondues, sont totalement incapables de le mener à bon port. 

 

Mme Sindy Ducrépin

Le Nouvelliste

Port-au-Prince

Madame, 

Comme suite à votre article paru le 14 juin 2017 dans Le Nouvelliste, « François Duvalier, le mal-aimé au gré de la mémoire de Rony Gilot », veuillez trouver la référence à un texte qui établit la vérité historique sur le tonton macoute en service commandé dénommé Rony Gilot :

 

« UN TICKET ROSE POUR L’IMPUNITÉ EN HAÏTI »

Par Robert Berrouët-Oriol

Montréal, le 28 février 2016

 Lien : http://www.berrouet-oriol.com/droit-de-parole/les-editos/ticket-rose-impunite-haiti

 Extrait :

« Des années 1960 à 2016, Rony Gilot a activement œuvré pour la défense et la justification du régime totalitaire des Duvalier. Ainsi, on le retrouve en 2006 à la manœuvre active pour le retour au pouvoir des duvaliéristes et le retour du nazillon Jean-Claude Duvalier en Haïti. Un article du journal Le Floridien daté du 1er novembre 2006, « Les nostalgiques du régime des Duvalier » (http://www.lefloridien.com/actualites_images/cover138.pdf), relate que Rony Gilot a lancé le plaidoyer suivant : « L’ancien ministre de Duvalier et membre fondateur du Conseil national d’action jean-claudiste (CONAJEC) a appelé le Parti de l’unité nationale [PUN, parti ouvertement duvaliériste] à lancer une campagne d’adhésion massive afin de devenir un “véritable instrument de prise de pouvoir”. »

 

Robert BERROUËT-ORIOL

Linguiste-terminologue

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