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Le Monde du Sud// Elsie news

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Haïti, les Caraïbes, l'Amérique Latine et le reste du monde. Histoire, politique, agriculture, arts et lettres.


"Première dame" un copié/collé des moeurs USA qui s'impose aussi en France

Publié par siel sur 16 Mai 2017, 22:24pm

Catégories : #INTERNATIONAL

TRIBUNE. La Constitution de la Ve République n’a rien prévu pour la « première dame ». Lui donner un « statut » est une invention du journalisme, inspirée du modèle américain.
« Tante Yvonne » n’était que la femme de Charles de Gaulle, sans attributions particulières. C’est en 2010 seulement qu’il a été fait mention, pour la première fois, sur le site de l’Elysée de la « première dame ». Invention récente, donc, même si elle est souvent présentée comme une « coutume républicaine ».
Avant même que l’expression n’apparaisse sur le site de l’Elysée, la pratique avait déjà offert à la femme d’un président bigame une certaine reconnaissance en valorisant ses engagements caritatifs. Quelques années plus tard, le thème de la « première dame » a surtout nourri les rubriques people des médias, qu’il s’agisse du divorce de Nicolas Sarkozy et de son remariage avec Carla Bruni ou, en ce qui concerne François Hollande, des péripéties de sa relation avec Valérie Trierweiler. On aurait pu espérer que ce dernier épisode ait signé la fin de la « première dame ».
Intérêt politique parfaitement nul
En quoi l’attribution de fonctions quasi officielles à un individu au nom des relations privées qu’il – ou plutôt elle – entretient avec un responsable politique élu a-t-elle un caractère républicain ?
Les épouses des présidents de la république assument, nous dit-on, des fonctions de « représentation » et s’engagent pour des causes d’intérêt général, qui relèvent la plupart du temps du caritatif.
Il n’est interdit à personne d’user de sa notoriété pour défendre une cause, quelle qu’elle soit. Mais cela relève de l’engagement individuel, auquel il n’est aucune nécessité de donner une justification et une assise institutionnelle, dans le cas de la compagne ou (si le cas se produit un jour) du compagnon du chef de l’Etat, pas plus que dans n’importe quel autre cas.

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