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Le Monde du Sud// Elsie news

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Haïti, les Caraïbes, l'Amérique Latine et le reste du monde. Histoire, politique, agriculture, arts et lettres.


Archives 2013. Au nom du père et du fils et de Saint-Nicolas. Par R. Berrouët - Oriol.

Publié par R. Berrouët - Oriol. sur 29 Mai 2017, 18:00pm

Catégories : #AYITI ROSE RAKET, #AYITI EXTREME DROITE, #PEUPLE sans mémoire..., #DUVALIER

1987.  Duvalier J-Cl fait du ski (hum) dans les Alpes suisses

1987. Duvalier J-Cl fait du ski (hum) dans les Alpes suisses

Je reviens avec ce texte qui remonte à 2013 pour faire contre-poids à un éloge de  Nicolas J-Cl, François Duvalier,  paru dans Le Nouvelliste à son grand-père , qu'il comparait avec l'audace, l'arrogance et l'outrecuidance des duvaliéristes à Lumumba et  Mandela. 

J'y reviens parce qu'il existe un certain nombre de malades, et je mesure mes mots,  de  gens atteints d'une forme aigüe de mégalo/paranoïa/schizophrénique. Et donc des gens très dangereux qui devraient être enfermés pour  les crimes, les vols et les viols qu'ils ont perpétrés dans l'ensemble du pays, non seulement au cours des 29 ans du régime dictatorial, mais au cours des années qui ont suivi entre 1986 et 2017.

Ces malades mentaux, parce qu'il faut être gravement dérangé du ciboulot pour comparer un  homme qui a passé son temps de gouvernement à torturer, tuer et incarcérer tous ses opposants à un homme qui à l'inverse aura passé 27 années en prison  pour cause de lutte armée contre l'oppression, à un groupe de prédateurs qui,  pendant 29 ans, ont pu exercer sans limites leur perversité sur les corps et les âmes des Haïtiens et qui ont poursuivi leurs crimes de 1986 à 2017.

Parce qu'ils n'ont jamais été inquiétés ces gens-là - je parle des chefs et de leurs complices qui ont utilisé cette période de 29 ans de répression pour s'enrichir via la corruption et la peur;  et bien évidemment pas des petits makout sur lesquels, à tort,  la population s'est vengée - ont eu le temps de construire une fable, celle d'une époque paradisiaque perdue par la "démocratie".

La "transition démocratique " face à laquelle jusqu'à présent des pays comme l'Espagne confrontent des difficultés, ces mécréants l'ont qualifiée de "bamboche démocratique "et à travers leurs "mouth pieces ", les radiomen, zentellectuels des media qui sont leurs propriétés, ont diffusé ce concept débile et méprisant pour le peuple et à force de répétition l'ont fait avaler comme une vérité de l'Evangile, un fait acquis dont en douter serait un pêché capable de vous conduire, à défaut de Fort-Dimanche, dans les flammes de l  enfer.

De même en 2004, ils ont lancé leur "anarcho-populisme" pour désigner le mouvement lavalas. Comme si le gouvernement  lavalas bien qu'ayant été coupé de toutes les sources de financement international  ne s'acquittait de ses dettes - à l'inverse des Lamothe/Martelly/Evans Paul -.

Parce qu'en fait ces "lavalas sal" comme ils les dénomment sont ceux qui ont en réalité et, à l'inverse des Duvalier, malgré une opposition féroce et un coup d'Etat tout aussi féroce, sont ceux qui ont le plus construit de routes et d'écoles - même si par ailleurs la CI et les hommes de Chicago et Clinton les ont obligé à privatiser les entreprises nationales et à ouvrir le marché aux produits US (dont le riz) et de la RD qu'il fallait aider afin que le mécontentement populaire n'ouvre pas sur une situation plus ou moins similaire à celle d'Haïti.

Le choquant dans cette apologie du macouto/militaro/duvaliérisme fait par des héritiers, des ayant-droit de ce régime c'est que nulle part ailleurs dans le monde, ce genre de déni existe. Sauf sur les sites de l'extrême-droite aux USA et en Europe ou vous pourrez lire que les camps de concentration n'ont jamais existé.

A côté, dans l'autre partie de l'île toute apologie de Trujillo est légalement interdite.

Mais plus dégoûtant encore, c'est de voir transformer un régime qui vendait ses paysans à la RD et dont les dignitaires empochaient le fric, qui pendant 29 ans n'avait pas été foutu de mettre en place  les services les plus basiques : identité, santé, éducation être présenté comme le nec plus ultra.

S'il est impossible de transformer l'idéologie mortifère de ces gens-là, par contre les jeunes Haïtiens qui ont un vrai souci - et non un pseudo nationaliste - de leur pays peuvent s'informer ici .

Et également dans le document dont j'ai mis un extrait et le lien.

 

Le Sous-developpement Haitien et la Persistance
de I' Autoritarisme Duvalierien
Vus ala lumiere de la theorie des choix rationnels
et de la nouvelle economie institutionnelle
Jean-Germain Gros
Resume: Hani est un cas tristement et mondialement celebre, acause de son instabilite politique, sa pauvrete, sa degradation ecologique et la corruption, pour ne citer que ces maux. eet article argue que les multiples problemes d'Ha'iti sont des survivances directes de l'autoritarisme duvalierien. HaYti ne peut avancer tant qu'il ne se remet pas entierement du duvalierisme (1957-1986). Tout en etudiant la logique et les mecanismes
de gouvernance sous Duvalier, l'article demontrera comment Ie duvalierisme a "sous­ developpe" HaYti. En somme, il s'agit ici d'une analyse de la nature et du modus operandi d'un regime autoritaire et les consequences de ceIui-ci sur Ie développement du pays ..

http://www.umsl.edu/~grosj/Duvalierismearticle.pdf

Archives 2013. Au nom du père et du fils et de Saint-Nicolas.  Par R. Berrouët - Oriol.
Archives 2013. Au nom du père et du fils et de Saint-Nicolas.  Par R. Berrouët - Oriol.

Turneb Delpé est mort et sa conférence nationale ne verra jamais le jour.

Qui aurait été intérêt à mettre réellement les choses à plat ? A analyser à partir de faits documentés ce qui s'est réellement passé dans ce pays de 1957 à nos jours ?

Oligarchie, classes moyennes, media, partis et personnalités tous dans le même panier de crabes ?

Certainement pas.

Uniquement le peuple. Mais qui aurait intérêt à lui faire justice ? A le conduire sur d'autres chemins que ceux empruntés depuis cette date  ? Un chemin qui a conduit tout droit à la richesse et pratiquement à la dynastie de nombreuses familles, à commencer par les Duvalier, leurs alliés, les Acra, Boulos, Brandt, Deeb, Sassine e latriye ...

Récemment, M. Boulos avait déclaré qu'un audit sur la gestion de l'administration Lamothe/Martelly ferait éclater la société...

Une conférence nationale, qui aurait pour objectif de remettre le pays sur d'autres rails que ceux imposés par la mafia militaro/macouto/duvaliériste et ses avatars tèt kale et bannann,  devrait aborder en priorité les questions économiques.

C'est-à-dire faire une étude de la gestion de l'argent public de 1957 à nos jours. - Par exemple s'interroger sur où est allé pendant 29 ans l'argent payé par la RD en échange de la force de travail des paysans esclavagisés dans les bateyes ?

La question économique et la corruption et les vols  sont  intouchables.

C'est pour cela que vous verrez - l'ensemble des néoduvaliéristes qui sévissent sur les radio, sur les réseaux sociaux et dans les commentaires du journal Le Nouvelliste, mis à part leur irrésistible attraction pour le caca, se préoccuper principalement de questions d'ordre moral ou disons bêtement nationalistes - comme les questions liées à la couleur du drapeau, à celle des gens, au fait que des écoliers se moquent de l'hymne national, celles liées aux pratiques magico-vaudouesques,etc.

Bref, tout l'arsenal d'armes psychologiques duvaliériennes servant à bluffer la population et à la maintenir dans la déshumanisation.

C'est en partie pour cela et pour leur sadisme avéré,  que ce courant est dénommé "les forces du faire noir" ; pour leur refus de laisser la population respirer, pour leur volonté de créer un climat de peur. L'absence d'électrification du pays, d'éducation aux sciences et la propagande sale, sont parmi les instruments  de cette guerre psychologique - un truc propre à toutes les dictatures sous tous les cieux,  qui installent le  faire noir dans la tête des gens.

L'incident récent du riz pollué déversé en sachant pleinement que la population irait s'en servir  est un exemple de  la manière dont ces "forces du faire noir" arrivent à enfoncer la population dans la déchéance.

Vous aurez remarqué que la bande des "radiomen" a mis l'accent sur le fait que ces pauvres gens étaient soit-disant à un niveau d'indignité tel  que pollué ou pas le riz ils le mangeront.

Mais quel est celui parmi ces radiomen forts en gueule, qui a relevé que la seule indignité est celle des patrons de cette entreprise, celle des dirigeants qui l'ont autorisé à commettre cet acte de délinquance.

D'ailleurs, écoutez-les bien, dans leurs propos, ils s'arrangent pour dédouaner l'entreprise et vont jusqu'à mettre la responsabilité de cette action criminelle sur le dos de la mairesse ( de plus une femme) de Tabarre.

Dans quel autre pays dit démocratique des journalistes ne se seraient pas empressé d'aller aux sources pour comprendre ce qui s'est passé ? Comme si leur boulot n'était pas d'enquêter mais de couvrir avec quantité de subterfuges : fausses questions, colètre et indignation surjouées les responsables.

Ce sont ces comportements, ces complicités entre macouto/militaro/duvaliéristes pour maintenir la population ouvrière, paysanne, les artisans dans la merde  - d'où leur promotion pour les excréments et leur refus de s'occuper de l'environnement,  qui entretiennent le sous-développement en Haïti.

Donnez-moi un exemple d'un pays qui se serait développé en méprisant, maltraitant, torturant la majorité de sa population : enfants, femmes et hommes, ses forces vives représentant son avenir ?

Ci après, le texte de M. Berrouët-Oriol qui n'a pas pris une ride.

AU NOM DU PÈRE ET DU FILS 

 

ET DE SAINT-NICOLAS…

Robert Berrouët-Oriol 

Montréal, le 26 avril 2013

Cartes sur table. Au nom de la liberté d’expression, du droit à la pluralité des voix dans l’espace public, les médias haïtiens peuvent-ils se permettre, aujourd’hui, de publier un manifeste pédophile, un texte antisémite, une apologie du racisme, un factum à la gloire du nazisme, une béatification de Mussolini et de Pinochet ? À bien comprendre ce que nous enseigne Albert Camus, --« tout est permis ne veut pas dire que rien ne soit défendu »--, y a-t-il un code éthique et déontologique appelé à encadrer la liberté d’expression dans les médias haïtiens ? Dans mes domaines de recherche et d’écriture –la linguistique et la littérature--, ai-je le droit de diffuser, par exemple dans Le Nouvelliste, les bonnes feuilles du très grand écrivain français Louis-Ferdinand Céline tirées de ses oeuvres antisémites ayant pour titre « Bagatelles pour un massacre » et « L'École des cadavres » sans déshonorer mes amis Juifs et la mémoire des millions de Juifs massacrés par le système-Hitler durant la seconde Guerre mondiale ? Haïti dispose-t-elle aujourd’hui d’un dispositif juridique contraignant et punissant le délit d’apologie de crimes contre l’humanité dont le duvaliérisme, en Haïti, a constitué la machinerie infernale la plus aboutie ?

J’avais en tête ces questions taraudantes au constat que Le Nouvelliste de Port-au-Prince avait franchi la ligne rouge la fin de semaine du 20 avril 2013 en publiant un texte laudateur, mystificateur et négationniste d’un pâle descendant d’une lignée de dictateurs, un certain François-Nicolas Duvalier, petit-fils du tyran du même nom, le fondateur de la plus violente dynastie assassine de l’histoire nationale. Sans mise en garde de la rédaction, sans distance critique de sa part et certainement sans décence aucune, le Nouvelliste a ouvert avec largesse ses précieuses et si sélectives pages au dénommé François-Nicolas Duvalier en publiant, le 19 avril 2013, son hallucinant hommage ainsi titré : « In memoriam Dr François Duvalier, président à vie ».

L’horreur. Le choc. La gifle. La honte. Cet article, qui s’inscrit tout naturellement dans l’actuelle entreprise de falsification de l’histoire nationale, atteint de plein fouet les victimes et familles de victimes du duvaliérisme… Car la parole duvaliériste, qui a longtemps tyrannisé toute parole citoyenne, ne saurait être censurée par Le Nouvelliste, on l’a une fois de plus constaté ces derniers temps… Alors ils sont très nombreux, en Haïti comme en diaspora, les lecteurs qui s’estiment bafoués voire agressés par cet article, qui signe l’accompagnement consanguin et ouvertement hospitalier que le journal Le Nouvelliste --au motif de vouloir s’en tenir à un « journalisme objectif » soucieux de « donner la parole à toutes les parties »--, accorde à l’entreprise de réhabilitation du nazillon Jean-Claude Duvalier et du duvaliérisme. Une vive levée de boucliers contre cette entreprise négationniste, sur les réseaux sociaux, sur Facebook et dans les commentaires postés à même les pages (non encore censurées) du Nouvelliste, en a fait foi. Nombreux sont les internautes qui disent ouvertement non à la collusion incestueuse entre la lèpre duvaliériste et Le Nouvelliste. Plusieurs observateurs s’inquiètent d’ailleurs de ce qu’ils appellent « le pacte » qui semble avoir été conclu entre certains secteurs de la société, le PUN duvaliériste et des ayants-droits d’anciens régimes en embuscade qui veulent vassaliser la presse… Alors ce n’est pas la casuistique bluffante du rédacteur en chef du Nouvelliste qui saura embaumer le sentiment révulsif vécu par tant de lecteurs de ce journal au sortir du texte du petit-fils du tyran. « François Duvalier doit-il deux fois nous imposer le silence ? » brait le rédacteur en chef du Nouvelliste dans une sinueuse autojustification datée du 23 avril 2013. Certainement pas puisque la parole duvaliériste n’étant jamais censurée par le seul quotidien d’Haïti, l’apologie du duvaliérisme peut librement s’exprimer dans ce journal alors même que plusieurs voix citoyennes, qui s’opposent à pareille apologie, sont sans états d’âme l’objet d’une clanique et surtout politique censure au Nouvelliste… En clair : contrairement à ce que veut faire croire le rédacteur en chef du Nouvelliste lorsqu’il tente malignement de se parer de l’aura intellectuelle de Georges Anglade, lire l’Histoire contemporaine d’Haïti d’un oeil critique et libre, regarder en face le duvaliérisme n’autorise à aucun moment d’en excuser ni d’en justifier l’apologie dans Le Nouvelliste. Vouloir contredire ce principe éthique c’est déjà vouloir insulter l’intelligence des lecteurs du Nouvelliste. À ma connaissance, Le Nouvelliste est le seul journal haïtien qui censure des voix citoyennes (dissidentes) tout en donnant généreusement la parole, du même mouvement, aux voix duvaliéristes, à l’apologie du duvaliérisme... Alors, cartes sur table : ce qui est rigoureusement en débat, ici, ce n’est pas le droit d’un rejeton de la fratrie Duvalier de s’exprimer, d’honorer son grand-père --ce qui relève strictement de la sphère de l’intime. Ce qui fait débat c’est plutôt la gracieuse hospitalité qu’offre ouvertement Le Nouvelliste --dans le contexte d’une tentative de réhabilitation du duvaliérisme et au moment où les victimes osent témoigner devant la justice--, à l’apologie d’un sinistre dictateur et de son système qui ont fait tant de tort au pays. Ce qui fait débat, c’est, dans les pages du Nouvelliste, la banalisation de l’apologie du duvaliérisme, du tyran Papa Doc, au creux d’une tentative de réhabilitation de Jean-Claude Duvalier poursuivi en justice, en Haïti, pour tous les crimes de sa dictature. Il y a donc lieu d’inverser la proposition du rédacteur en chef du Nouvelliste : « l’hospitalité offerte par Le Nouvelliste à l’impunité comme à l’apologie du duvaliérisme doit-elle deux fois nous imposer le silence ? » 

 

À la décharge de Le Nouvelliste, on peut effectivement rappeler que les colonnes du quotidien absorbent courants et contre-courants. La grande différence entre les autres publications-témoignages accueillies par le journal et l’insultant hommage du rejeton duvaliériste réside dans le fait que les témoignages des victimes, parents des victimes et témoins sont véridiques se basant sur des faits réels tels qu’ils se sont produits durant l’une des plus douloureuses journées de l’histoire contemporaine haïtienne. Les victimes ou leurs parents ne falsifient pas l’histoire. Alors que cet hommage contre-nature du petit-fils du tyran qui habille le dictateur avec les habits d’un démocrate, d’un républicain constitue une contrefaçon grotesque qui tombe dans le domaine de l’interdit. Il y a donc deux questions à poser en pareilles circonstances : 1- Peut-on s’associer impunément au négationnisme et au révisionnisme historique ?  2- Peut-on faire l’apologie des crimes en toute quiétude ? 

SUITE dans le lien.

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