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Le Monde du Sud// Elsie news

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Haïti, les Caraïbes, l'Amérique Latine et le reste du monde. Histoire, politique, agriculture, arts et lettres.


" La belle Province des Collabos". Un livre sur la relation entre fascistes français et le Quebec. Et une réflexion perso sur la collaboration des médecins haïtiens au macoutisme.

Publié par siel sur 3 Avril 2017, 11:06am

Catégories : #REFLEXIONS perso, #AYITI ROSE RAKET, #AYITI EXTREME DROITE, #PEUPLE sans mémoire...

La Belle Province des collabos
Des collaborateurs de Vichy exilés au Canada ? Après la guerre, des criminels français trouvèrent refuge sur les rives du Saint-Laurent, où prospéra une singulière pépinière royaliste et anti-républicaine.                                                                 
par Eric Jennings

Dans l'extrait ci-après vous noterez cette relation bizarre et remarquée par l'auteur entre les médecins et l'idéologie fasciste : "Force est de constater que la plupart d’entre eux étaient d’assez petites fritures, dont beaucoup de médecins. Cela amène l’auteur à entreprendre une intéressante réflexion sur l’influence qu’a pu exercer le pétainisme au sein de cette profession."

Pure coïncidence, j'avais fait remarqué antérieurement, à l'occasion de l'accession de l'homme du Rotary Club au poste de Premier ministre que ce type de droite -voire d'extrême-droite - était médecin comme son homonyme (et parent ? ) le Lafontant makout qui gérait la fac de médecine, comme Duvalier le papa-makout,  que depuis précisément que la fac de médecine avait été prise en otage par Duvalier F. via Lafontant, les professionnels qui en sortaient étaient nombreux être des collabos du régime duvaliériste  et à partager son idéologie noiriste et mortifère.

Si vous regardez l'état lamentable des structures de santé en Haïti vous pouvez faire un lien entre ces générations post-Duvalier de médecins - souvent incompétents,diplômés ou pas.

N'oubliez pas, peuple sans mémoire  gouverné par des canards sauvages et des boukis,  que ces médecins, comme le père de Boulos qui  était ministre de la Santé de Duvallier François et le grand patron de Cité-Soleil où sous justement Duvalier toutes sortes d'essais de médicaments étaient exécutés dur la population miséreuse de ce bidonville -, étaient des collabos parfois extrêmement zélés du  régime, travaillant kole/kole avec les macoutes et militaires dans les prisons, "soignant" les torturés afin de les remettre sur pieds pour de nouvelles tortures.

Ce sont ces générations qui boycottent les médecins venus de Cuba dont l'éducation a été à l'opposé de la leur, qui font une grève opportune  à l'hôpital général,- question d'embrasser le gouvernement de Privert -  laissant crever des malades.

Ce sont eux aussi qui comme ici, manient les grossièretés, les kakabounda exactement de la même manière que les robots sucios, sales de l'Espagnol Antonio Solà, manager de l'homme aux 14 comptes en banque, fait-président par la CI.

Ce sont ces médecins qu'on voit parmi sénateurs et députés en train de crier, dire n'importe quoi au Parlement, qui assimilent l'opposition à des ravets.

Et qui, bien que diplômés de  la fac de médecine d'Haïti ( à se demander si comme sous le règne de RogerLafontant les diplômes  seraient toujours achetés )  ne s'expriment guère mieux en français que ceux dont ils se moquent sur les réseaux sociaux, comme celui-ci qui se croit véritablement sorti de la cuisse de Jupiter et qui s'exprime en ces termes : "Dans la vie, les ignorants et les sots ont toujours de la haine à l'égard de toute personne éduquée et formée. Cet article vide, comme la personne qui l'a écrite d'ailleurs, montre pourquoi les professionnels de ce pays préfère vendre leur expertise ailleurs. C'est bien malheureux puisque seul les grands ignorants vont rester parce qu'on voit que des soi-disant journaliste tenir une plume pour écrire, essayer de chercher la popularité et être au pouvoir pour se dire être partisant du PEUPLE. Quel peuple? Malheureusement cette personne n'a ni le courage, ni la face de mettre son nom parce qu'en Haiti la majorité de ces sots n'ont pas de culot mais sachant qu'il lira ces mots, j'aimerais lui donner un sage conseil: Mon Cher, la prochaine fois que le papier hygiénique ne serait pas disponible, passe ta langue mais ne sort plus en public avec cette odeur".

 

 

Ces collaborateurs occupent véritablement le cœur du livre. Force est de constater que la plupart d’entre eux étaient d’assez petites fritures, dont beaucoup de médecins. Cela amène l’auteur à entreprendre une intéressante réflexion sur l’influence qu’a pu exercer le pétainisme au sein de cette profession. Le gros poisson n’était autre que Bernonville. Parmi les passeurs et promoteurs de cette curieuse vague d’immigration clandestine, citons le maire de Montréal fascisant Camillien Houde et, dans le cas de Bernonville, l’entourage du comte de Paris.

Il faut reconnaître en Bernonville un singulier personnage, marqué par le complot. Ancien cagoulard, royaliste convaincu, il allait à deux reprises être soupçonné de vouloir participer à une « marche sur Vichy », régime qu’il estimait trop mou et trop timide (malgré sa grande admiration pour la personne du Maréchal). S’ensuivit une dérive censée prouver au chef de la Milice que Bernonville était fiable et fidèle. L’homme organisa une Phalange africaine destinée à lutter contre les Alliés en Afrique du Nord. Puis, en coopération avec les SS, il forma des corps d’auxiliaires pour appuyer les Allemands dans leur répression des maquis. Il mena la contre-insurrection dans le Vercors, où il sema la terreur.

Puis il franchit le Rubicon en s’enrôlant personnellement dans la Waffen SS. Pourtant, selon Rumilly, son hôte franco-canadien d’après-guerre, Bernonville est « un brave, un fier chrétien, un adversaire résolu du communisme » (p. 104). Il convient enfin d’évoquer le traqueur de Bernonville, Maurice Duclos. Lui aussi issu de la mouvance cagoularde, il s’illustra au contraire dans la France Libre dès l’été 1940, avant de prendre un poste à l’ambassade de France d’Ottawa après la guerre. Là, il consacra son temps à poursuivre l’ancien milicien.

Bernonville et ses camarades ont bénéficié de complicités indéniables de la part du clergé des deux côtés de l’Atlantique ; divers établissements religieux, dont des abbayes, ont abrité un temps ces gens du Service d’ordre légionnaire, de la Milice, etc., inculpés de trahison ou d’intelligence avec l’ennemi. Certains avaient en effet traqué des résistants, d’autres avaient arrêté des Juifs, et presque tous avaient mené avec entrain la guerre civile franco-française de 1944. L’un d’entre eux, Michel-Lucien Seigneur, avait dénoncé à tout vent les anglophiles et les gaullistes, avant de se lier avec les Allemands dans le secteur d’Oradour-sur-Glane en mai-juin 1944.

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