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Le Monde du Sud// Elsie news

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Haïti, les Caraïbes, l'Amérique Latine et le reste du monde. Histoire, politique, agriculture, arts et lettres.


Pays-Bas : voici un exemple net et clair de la manière dont un parti qui remporte des élections dialogue avec les parlementaires pour former un gouvernement.

Publié par siel sur 17 Mars 2017, 21:19pm

Catégories : #AYITI ACTUALITES, #REFLEXIONS perso, #INTERNATIONAL, #AYITI ROSE RAKET, #PEUPLE sans mémoire...


Même si, avec un Parlement fragmenté comme jamais, il a admis que la manœuvre s’annonce « complexe ». L’une de ses proches, la libérale Edith Schippers, a été désignée jeudi pour une mission d’information par la présidente de la Seconde Chambre. La ministre de la santé du gouvernement de coalition « Rutte 2 » jouera les « éclaireuses » et remettra, jeudi 23 mars, jour de l’installation de la nouvelle chambre, un rapport à l’issue de discussions avec l’ensemble des groupes parlementaires.

Les observateurs les plus optimistes tablent sur au moins deux mois de négociations pour mettre d’accord au moins quatre partis. C’est avec l’Appel chrétien-démocrate (CDA) et les centristes réformateurs et pro-européens de D66 que le « formateur » de la prochaine équipe négociera en priorité. Leurs programmes sont compatibles, au plan économique et social, avec celui du VVD. Une alliance à trois ne sera toutefois pas suffisante. Ces formations ne totalisent en effet que 71 sièges et il en faut 76 pour obtenir la majorité dans un Parlement qui compte désormais treize partis. Geert Wilders, fort de ses 20 députés, a tenté à deux reprises depuis mercredi soir de s’incarner en partenaire potentiel, mais M. Rutte n’en démord pas : il ne veut plus parler au chef du Parti pour la liberté (PVV, extrême droite).

Vous noterez donc  que  dans un système démocratique les rôles des parlementaires sont bien définis :

 

Qu'avant de commencer les négociations les députés ont commandité un rapport  de manière à s'informer sur les positions des représentants des différents partis siégant au parlement- complexe hein, pour Haïti, dans la mesure où de partis il n'en existe pas.

"L’une de ses proches, la libérale Edith Schippers, a été désignée jeudi pour une mission d’information par la présidente de la Seconde Chambre".

Puis, que ce rapport réalisé à partir des discussions avec les différents groupes représentés au parlement sera présenté aux parlementaires.

"La ministre de la santé du gouvernement de coalition « Rutte 2 » jouera les « éclaireuses » et remettra, jeudi 23 mars, jour de l’installation de la nouvelle chambre, un rapport à l’issue de discussions avec l’ensemble des groupes parlementaires."

Enfin, que les discussions peuvent être longues parce qu'il s'agit de créer des alliances, non pas seulement à partir de postes, mais d'un programme politique commun.

"C’est avec l’Appel chrétien-démocrate (CDA) et les centristes réformateurs et pro-européens de D66 que le « formateur » de la prochaine équipe négociera en priorité. Leurs programmes sont compatibles, au plan économique et social, avec celui du VVD.

La comparaison avec Haïti montre à quel point les pratiques politiques y sont anti-démocratiques.

Le Premier ministre débarque avec son gouvernement, comme s'il s'agissait d'une équipe de foot sélectionnée pour un match - et le parallèle a des limites, puisque  le sélectionneur se doit de s'expliquer sur sa sélection. Pourquoi tel joueur et  pas tel autre, pourquoi à cette place il va  augmenter les chances de l'équipe de remporter le match, etc...

Avec les tètkale woz rakèt qui ont fait main basse sur le pouvoir avec la complicité de la CI qui encourage leur incompétence, les pratiques anti-démocratiques s'affichent comme la norme.

Il ne s'agit pas de discussions autour d'un programme politique afin de rallier à ce programme les  représentants du parti majoritaire et ses alliés, mais de partage de gâteau.

Les parlementaires s'en contrefoutent de savoir si le programme politique en matière de santé leur convient, ce que les parlementaires veulent c'est un poste de ministre, de DG, d'ambassadeur, etc., pareil pour l'agriculture et le reste. Ce qui n'est rien d'autre que de la corruption.

Telles que les choses se passent Lafontant Guy, n'aurait même pas eu besoin de présenter un programme politique, dans la mesure où aucunes négociations préalables n'ont été effectuées  qui auraient permis de comprendre le bien-fondé des  personnalités  choisies pour former son gouvernement. Et d'être en accord ou en désaccord par rapport à cette sélection.

Le système anti-démocratique haïtien actuel installé par la CI via les  bandi legal woz:rakèt - une forme de dictature  bananière qui a comme chef un "soupçonné de blanchiment d'argent" formaté par  l'Espagnol Antonio Solà et encouragée par la CI, est un produit du néo-libéralisme.

Les parlementaires ne font qu'appliquer au niveau de l'Etat, les lois du marché.  Celles de l'offre et la demande . Combien tu me payes pour ma voix ?

Vous savez qu'Haïti se trouve être le pays dans lequel, les politiques dérivant du "Consensus de Washington " et de ceux appelés les "Chicago boys " sont  les plus appliquées dans toute la région des Caraïbes et d'AM du Sud. D'où la misère.

En suivant cette logique perverse de tout s'achète;  l'actuelle classe politique  haïtienne en est  arrivée - grâce à l'occupation du pays par la Minustha, la main-mise des Clinton et des oligarchies locales et de la RD  et la restauration du duvaliérisme - à tout bonnement transformer la démocratie en un marché.

Les parlementaires ne sont plus des représentants du peuple mais des vendeurs de voix et des acheteurs de postes dans l'Etat. Des commerçants.

Vous comprendrez pourquoi, il était important d'avoir à la tête du pays, non pas un homme qui se serait fait connaître antérieurement par ses engagements politiques, mais un vendeur de pièces détachées de voitures et d'eau Culligan.

 

 

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