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Le Monde du Sud// Elsie news

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Haïti, les Caraïbes, l'Amérique Latine et le reste du monde. Histoire, politique, agriculture, arts et lettres.


Les balivernes honteuses du Baron Duval du Nouvelliste sur la démocratie et le personnage fabriqué de Jovenel Moïse

Publié par siel sur 7 Février 2017, 12:07pm

Catégories : #REFLEXIONS perso, #AYITI ROSE RAKET, #AYITI EXTREME DROITE, #PEUPLE sans mémoire...

Pour la première fois, ce 7 février 2017 nous allons avoir un président qui ne s’était pas battu pour la démocratisation. Un homme d’affaires, plus homme de province que homme de la capitale, un ancien président d’une chambre de commerce et proche de tous les courants du secteur privé haïtien qui ont généreusement financé sa victoire aux élections, va prêter serment. Nous allons avoir un président neuf et vierge de toute expérience politique. Est-ce que cela dérange ? Non. C’est la roue de l’histoire qui tourne

Les balivernes honteuses du Baron Duval du Nouvelliste sur la démocratie et le personnage fabriqué de Jovenel Moïse

Franchement il y aurait de quoi être découragé à la lecture de telles inepties si on n'était pas déjà vacciné par l'immense "sollicitude" de Martelly  pour "son peuple", les 150 000 Haïtiens qu'il faudrait envoyer à l'extérieur pour maintenir le train de vie de l'économie haïtienne. Et autres niaiseries telles que " La plus belle retombée de la défaite de la dictature des Duvalier le 7 fevrier 1986 est d'avoir permis que Michel Martelly arrive au pouvoir ..."

Niaiseries mais au demeurant  flèches empoisonnées faisant partie de la guerre psychologique menée contre la population par la CI et ses agents locaux.

Continuant, dans cette même veine du parler tête en bas, Le Baron Duval du Nouvelliste trouve que  la sélection et l'installation à la tête d'un pays, d'un homme avec un dossier aussi sulfureux que le rapport de l'UCREF  est un pas en avant vers la démocratie.

Pauvre Haïti !

Devenue la poubelle à exhiber - comme le président qui exposait son derrière - le refuge des malfaiteurs en tout genre qui vont sans doute fêter au champagne leur victoire avec  "Nèg Banann nan" comme ils l'ont fait en 1991 après le coup d'Etat.

De telles platitudes qui font office de réflexion  sont à gerber non pas uniquement par leur insignifiance  mais par la charrette de mensonges qu'elles trimballent.

Une charrette aussi importante que celle des dollars/gourdes - nouvelle monnaie inventée par Jovenel Moïse et la BNC - blanchis par l'homme sélectionné pour être installé à la tête d'Haïti.

C'est vrai. Il est inutile d'essayer même de comparer la qualité du Nouvelliste avec un quelconque journal français. Mais voyez la différence avec les analyses dans la société françaises suscitées à partir du cas de Fillon.

A la place de ça nous avons droit à un charabia pseudo philosophique :

"Nous allons avoir un président neuf et vierge de toute expérience politique. Est-ce que cela dérange ? Non. C’est la roue de l’histoire qui tourne"

Que signifie exactement pour le Baron Duval du Nouvelliste : "c'est la roue de l'histoire qui tourne" ?

En dehors du fait que cette allégorie est de celles qui nourrissent les propos de comptoir. Plus grave, elle encourage la passivité, la soumission aux événements, la résignation face "à la roue de l'histoire " qui semblable à un élément naturel, la rivière,  aurait son propre cheminement, tracerait son propre chemin sans que les hommes  impuissants  face à cette roue qui dévalent sur eux ne puissent intervenir pour la faire changer de trajectoire.

Ce n'est pas "la roue de l'histoire" qui a conduit ni Trump ni Jovenel Moïse à la tête de leurs pays respectifs.

Ce n'est pas "la roue de l'histoire" qui fait que l'arrêté de Trump  ait été suspendu, ce n'est pas "la roue de l'histoire" qui lance des  milliers de Roumains dans la rue pour protester contre la corruption et l'impunité.

Ce n'est pas non plus "la roue de l'histoire" qui a permis à Haïti de conquérir son indépendance.

Et ce n'est certainement pas "la roue de l'histoire" qui aura installé Jovenel Moïse à la présidence mais les dollars du secteur privé, du narcotrafic et les tactiques sucias, sales de l'Espagnol Antonio Solà.

Dire de Jovenel Moïse qui est présent depuis un bail,  discrètement certes, dans les affaires haïtiennes - il dit  avoir emprunté aux banques haïtiennes depuis 1996 -  et qui traîne une colonie de casseroles derrière lui, qu'il est "neuf et vierge", ça dépasse le "sousouisme" habituel de l'auteur, c'est  carrément prendre les gens pour des imbéciles finis.

 

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