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Le Monde du Sud// Elsie news

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Haïti, les Caraïbes, l'Amérique Latine et le reste du monde. Histoire, politique, agriculture, arts et lettres.


Le Parisien .fr Haïti: le carnaval n'est pas du goût des sinistrés de l'ouragan Matthew

Publié par Le Parisien.fr sur 27 Février 2017, 11:33am

Catégories : #AYITI ROSE RAKET, #AYITI EXTREME DROITE

En pleine crise économique, avec une dette nationale dépassant les 2,2 milliards de dollars américains, la facture pour les trois jours de fêtes aux Cayes s'élève à plus de 3,6 millions de dollars.
"Le budget global s'élève à 240 millions de gourdes dans lesquels la part de l'Etat est de 50 millions", a confirmé M. Pedre.
- "On gaspille l'argent" -
Les familles sinistrées qui n'ont pas un toit pour se protéger des pluies digèrent mal cette allocation de fonds publics, d'autant que les retombées économiques sont loin de s'être concrétisées.
"Je n'ai pas trouvé un petit job avec le carnaval: les gens qui construisent les stands viennent de Port-au-Prince alors ils n'ont pas besoin de nous", se désole Cadet Préneau, dont la maison à 20 kilomètres des Cayes a été emportée par la mer lors du passage de l'ouragan.
"On aurait dû annuler ce carnaval: on gaspille l'argent, y'a rien de sérieux car le pays est détruit, pas seulement ici à cause de Matthew mais partout", dit-il.
Première décision de Jovenel Moïse comme président, ce carnaval signe le retour à la musique de l'ancien chef d'Etat Michel Martelly. Ce dernier fait partie, sous son nom de scène Sweet Micky, de la vingtaine de formations musicales sélectionnées par le comité, ainsi que le groupe de ses fils.
Lucknor Nestin enrage devant ce qu'il considère être une politisation du carnaval, dont le thème "Ensemble pour que le Grand sud se relève" l'énerve encore davantage.
"C'est seulement pour Martelly et Jovenel, pour le secteur bourgeois mais pas pour les malheureux", peste ce jeune habitant de Port-Salut, à 30 kilomètres des Cayes.
"On se résigne à ne pas être des Haïtiens: vu les conditions dans lesquelles on est, c'est clair qu'on vit comme des animaux, pas comme des hommes", soupire Lucknor en retournant dans son abri en tôles usagées récupérées après l'ouragan.

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