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Le Monde du Sud// Elsie news

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Haïti, les Caraïbes, l'Amérique Latine et le reste du monde. Histoire, politique, agriculture, arts et lettres.


Beaucoup de similitudes entre l'empoisonnement du juge Joseph et celui de Kim Jong-nam

Publié par siel sur 23 Février 2017, 17:01pm

Catégories : #INTERNATIONAL, #AYITI ROSE RAKET, #AYITI EXTREME DROITE

Q: L'autopsie va-t-elle forcément nous en dire plus?

R: "Les symptômes peuvent déjà renseigner: sudation, rythme cardiaque, rougeurs, contraction des pupilles...

Quant à l'autopsie, il faut avoir l'idée de rechercher, puis la capacité à trouver, en fonction d'un certain seuil de détection ou d'une éventuelle élimination rapide.

Si ce sont des molécules qui se dégradent rapidement, il peut être difficile de les repérer."

AFP, publié le mercredi 22 février 2017 à 15h20
Assassinat Kim Jong-nam: selon un spécialiste du CNRS "de nombreuses toxines capables de tuer rapidement"

De nombreuses toxines peuvent tuer rapidement et à assez faible dose, estime le chimiste Pierre Champy, chercheur au CNRS (laboratoire sur les biomolécules Biocis), interrogé après l'assassinat de Kim Jong-nam.

QUESTION: Quels poison et mode d'administration peuvent causer un décès aussi rapide que celui de M. Kim?

REPONSE: "Ce n'était probablement pas par voie cutanée: je ne vois pas de toxique assez puissant pour agir à travers la peau et tuer si vite. Mais ce pouvait être un spray, agissant par voie pulmonaire ou buccale. Ou un petit dispositif d'injection.

Pour ce qui est du toxique lui-même, sans détails sur les symptômes, il est difficile de se prononcer, mais il y a en tout cas pas mal de toxines naturelles ou même de molécules à caractère médicamenteux pouvant tuer assez rapidement et à faible dose.

On peut penser à du cyanure par exemple, qui peut passer par les muqueuses. Avec des répercussions cliniques nettes: dépression respiratoire, cyanose (la peau devient bleue). Dans le passé il a été assez largement utilisé, surtout à des fins de suicide.

La strychnine est une autre option - même s'il faut en donner pas mal. Ou ce peut être un poison curarisant, mais par injection.

Ou encore une toxine synthétique +exotique+, un peu nouvelle: c'est faisable, si on a assez d'argent et des chimistes.

Dans l'affaire du parapluie bulgare, c'était de la ricine, mais dans ce cas-là le décès survient au bout d'une semaine. Quant à l'hypothèse de l'opioïde (dérivé synthétique de l'opium), il aurait fallu de fortes doses, et la personne aurait pu être sauvée par intubation.

Quant à l'utilisateur, ce n'est pas forcement extrêmement dangereux pour lui, car je ne vois pas de toxique passer par voie cutanée."

Q: Pourquoi opter pour un empoisonnement?

R: "Pendant longtemps l'empoisonnement a eu le mérite de la discrétion - alors que tuer par armes de jet ou contact direct signait l'assassinat.

On avait aussi moins de recul clinique sur les intoxications et peu de moyen de sauver les personnes - à part les faire vomir.

En France par exemple, ce fut +l'affaire des poisons+ à la cour de Louis XIV. Puis toutes les histoires - en partie romancées - autour de la famille Médicis, avec emploi de poudre de cantharide, issue d'un insecte.

Aujourd'hui les poisons sont probablement moins usités car on a souvent des traitements en urgence assez efficaces. Un empoisonnement est généralement pris en charge de manière symptomatique: si la personne convulse on lui donne une anticonvulsivant; si elle a une dépression cardiaque, on lui donne un stimulant cardiaque etc."

Q: L'autopsie va-t-elle forcément nous en dire plus?

R: "Les symptômes peuvent déjà renseigner: sudation, rythme cardiaque, rougeurs, contraction des pupilles...

Quant à l'autopsie, il faut avoir l'idée de rechercher, puis la capacité à trouver, en fonction d'un certain seuil de détection ou d'une éventuelle élimination rapide.

Si ce sont des molécules qui se dégradent rapidement, il peut être difficile de les repérer."

 

 

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