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Le Monde du Sud// Elsie news

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Haïti, les Caraïbes, l'Amérique Latine et le reste du monde. Histoire, politique, agriculture, arts et lettres.


Extrait de "Armée d'Haïti après Magloire et Hitlérisme Duvaliérien" par Gérard Alphonse Férère, Ph.D. Professeur Émérite, Saint Joseph's University

Publié par siel sur 14 Février 2017, 13:17pm

Catégories : #PEUPLE sans mémoire..., #AYITI EXTREME DROITE

Extrait  de "Armée d'Haïti après Magloire et Hitlérisme Duvaliérien" par Gérard Alphonse Férère, Ph.D. Professeur Émérite, Saint Joseph's University

La présidence des Duvalier est la période la plus horrible de notre histoire, marquée par ses tortures, massacres, viols, corruptions, dilapidations des biens publics et crimes de toutes sortes. Ci-après un extrait de Armée d'Haïti après Magloire et Hitlérisme duvaliérien.


7 février: anniversaire du renversement de Jean-Claude Duvalier
Extrait de Armée d'Haïti après Magloire et Hitlérisme Duvaliérien
Par Gérard Alphonse Férère, Ph.D.
Professeur Émérite, Saint Joseph's University

CRIMES DE JEAN-CLAUDE DUVALIER
 
Principaux protagonistes des tueries de Jean-Claude Duvalier particulièrement à Fort-Dimanche, le Dachau duvaliérien : les Forces Armées d’Haïti, la milice macoute, le ministre de l’Intérieur Luc François, les colonels Albert Pierre, Jean Thomas, Breton Claude, les majors Serge Coicou, et Acédius Saint-Louis, les capitaines Emmanuel Orcel et Jean-Joseph, le lieutenant Louis, l’adjudant Énos Saint-Pierre, le sergent Dessalines, le caporal Ali, M. Luc Désyr, Mme Max Adolphe. (Source : Lemoine 1976). (Liste incomplète).
 
               Héritier de l’Hitlérisme de son père, le nazillon, aussi sanguinaire mais plus sournois, mit une sourdine à la publicité habituelle, avec tambour et trompette, qui accompagnait les atrocités de François Duvalier. Mais son armée, sa police, et ses macoutes continuèrent les emprisonnements, les tortures, les meurtres, et la même politique de terreur. Contrairement aux exécutions spectaculaires de son père, sa spécialisation était plutôt la mort lente en prison, particulièrement à Fort-Dimanche où il avait installé une équipe de bourreaux. On a rapporté que parmi ceux-ci, il y avait un nazi allemand expert en tortures, sorte de Josef Mengele duvaliérien. Rarement en sortaient ceux qui y entraient. Les cachots étaient des antichambres des tombeaux. Les décès quotidiens dus aux mauvais traitements étaient pour les geôliers un fait divers. C’étaient les prisonniers eux-mêmes qui, de leurs cellules, annonçaient le départ d’un ou de plusieurs des leurs, au cri de ‘la mort, la mort!’. Les geôliers apparaissaient alors et emportaient les cadavres. N’est-ce pas bien là l’équivalent des exécutions multiples de François Duvalier ?  Un jour, un compagnon de  cellule  suggéra de cacher les morts et de retarder un peu le chant macabre ‘la mort, la mort’, de façon à pouvoir bénéficier de quelque nourriture en plus. De là, cette coutume s’étendit aux autres cellules.
 

               En janvier 1986, les pressions populaires faisaient pressentir la fin prochaine du régime. À ce moment-là, certains pensaient que les militaires allaient profiter des circonstances pour se racheter. Dans une lettre datée du 11 janvier 1986, je lançai ce défi au général Pierre Merceron, ancien Chef d’État-Major des Forces Armées d’ Haïti, alors Ministre de l’Intérieur et de la Défense Nationale de Jean-Claude Duvalier, donc supérieur civil des chefs militaires :
 
               « Monsieur le Ministre et Général,
 
               On raconte que quand vous étiez Chef d’État-Major des Forces Armées d’Haïti, François Duvalier vous invita un jour à assister aux tortures qu’il administrait personnellement à un certain prisonnier politique, et qu’à la vue de telles horreurs, vous auriez vomi. Duvalier à ce moment-là aurait dit de vous : « Li pa gen grenn ». Si cette  histoire est vraie, elle est tout à votre honneur. Ce n’est pas le manque de cœur qu’exigeait de vous le tyran, mais il espérait trouver en vous la propension à la férocité.  Aujourd’hui, vous vous trouvez une fois de plus au milieu d’événements qui menacent de plonger le pays dans la violence et la terreur. Un communiqué émis par votre Ministère et reproduit dans les journaux des États-Unis, contient l’avertissement que vous avez lancé au Peuple haïtien, en ce qui concerne les mesures de répression que vous avez décidé de mettre en vigueur. Cependant les Haïtiens ont été assez patients, et il semble que la révolte, cette fois, ne peut être maîtrisée.  Monsieur le Général, de grâce, ne devenez pas l’émule de ce même François Duvalier qui vous a fait vomir. »
 
                Les manœuvres politiques du régime ont éliminé toutes les voies de succession que prévoyaient les Constitutions qui ont précédé la présidence à vie. L’Armée est la seule force haïtienne qui puisse nous éviter l’anarchie et un bain de sang. Comme officier de cette Armée, et par la force même des événements qui l’ont à nouveau mise sous votre commandement, vous avez l’opportunité et le devoir d’offrir à nos militaires l’occasion qu’il leur faut pour se racheter de leurs erreurs et tirer le Pays de l’impasse où il se trouve.  Vous êtes à un carrefour de l’Histoire où le chemin vous est grand ouvert. Ne refusez pas de jouer le rôle que la destinée qui vous y a placé vous impose.  
 
                Patriotiquement,
 
 Gérard A. Férère, PH.D.  Président, Coalition for Haitian Concerns,  Philadelphie
 
               Naturellement, Merceron n’eut même pas la décence de démissionner.  Son patron François avait bien raison : « Li pa gen grenn ! ».
 
               La Gestapo Forces Armées d’Haïti prit le pouvoir à la chute de Jean-Claude Duvalier le 7 février 1986. Avec elle continuèrent les arrestations, emprisonnements, intimidations, tortures, bains de sang, et le Pays se vit livré à la tyrannie des généraux formés à l’école des S.S. des Duvalier : Henri Namphy, Proper Avril, Raoul Cédras.  Ejusdem farinae ! Plus ça change, plus c’est la même chose.
 

               En 2011, Jean-Claude Duvalier, ayant divorcé de sa femelle Michelle, est revenu en Haïti où il a vécu confortablement avec une autre "femelle", une concubine nommée Véronique Roy, une sorte d'approximation de française, certainement pas parente aux Roy haïtiens. Il s’est comporté avec arrogance  sans être pour le moindre inquiété. En effet, toutes les actions légales entreprises pour le  juger pour ses crimes se sont heurtées à des procédures obstructionnistes sanctionnées par M. Martelly qui l’a comblé d’attentions et d’honneurs. J.C. Duvalier a même eu l’audace de fonder  un parti politique arborant le drapeau noir et rouge encore tout ruisselant du sang des milliers de tués. Mais telles arrogance et audace ne reposaient sur aucune reconnaissance populaire, seulement sur le support du vulgaire Martelly.

               Jean-Claude Duvalier est mort en Haïti le 4 octobre 2014 sans avoir payé son dû à la nation.  Bon débarras quand même!

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            Armée d'Haïti après Magloire et Hitlérisme Duvaliérien contient une liste des personnes tuées ou disparues entre 1957 et 1986, et le compte-rendu de plusieurs massacres.                         
 
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