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Le Monde du Sud// Elsie news

Le Monde du Sud// Elsie news

Haïti, les Caraïbes, l'Amérique Latine et le reste du monde. Histoire, politique, agriculture, arts et lettres.


Daily Beast. The DEA Nabs Haiti’s Guy Philippe: Rebel, Drug Runner, and Politician - avec ma trad en français (mis à jour)

Publié par Daily Beast sur 12 Janvier 2017, 00:18am

Catégories : #AYITI ACTUALITES, #INTERNATIONAL, #AYITI ROSE RAKET, #AYITI EXTREME DROITE, #REFLEXIONS perso

Daily Beast. The DEA Nabs Haiti’s Guy Philippe: Rebel, Drug Runner, and Politician - avec ma trad en français (mis à jour)

GuyPhillipe se yon jèn, se yon talan, se yon jeni pou jenerasyon sa ke sistèm nan ap manje byen manje tankou Coles Rameau yon fason pou w ayisyen pa kwè nan oken'n ayisyen kap pale de peyi men pou tout moun kontinye kwè nan mouche blan.
Edwin D'HAÏTI

Daily Beast. The DEA Nabs Haiti’s Guy Philippe: Rebel, Drug Runner, and Politician - avec ma trad en français (mis à jour)
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Daily Beast. The DEA Nabs Haiti’s Guy Philippe: Rebel, Drug Runner, and Politician - avec ma trad en français (mis à jour)

L'article traduit est le témoignage d'un journaliste présent en Haïti en 2004 au moment de la fulgurante montée en puissance  de Guy Philippe, de son entrée  spectaculaire et loufoque à Port-au -Prince  à la tête de sa milice composée d'Haïtiens et d''étrangers. Puis de sa chute, après que les USA lui aient retiré leur soutien.

Bien évidemment, il s'agit  d'un témoignage  d'un journaliste étranger. Et ne comprenant pas le créole comme on peut le constater à travers son récit dans lequel manque la parole des acteurs et témoins.

Pour se faire une idée de la réalité des faits, il faudrait confronter plusieurs témoignages, ceux des journalistes haïtiens et étrangers mais également de simples témoins-  par exemple ceux du personnel d'El Rancho qui devait se trouver en première ligne.  Mais ca...

 Si j'ai tenu à traduire l'article, c'est que certains ratpakapala irresponsables et opportunistes,  toujours parés pour diriger les Haïtiens vers des routes barrées, vers des traquenards, des ravines de violence, des prisons mentales,  tentent de faire de M. Guy Philippe, carrément - tenez-vous bien - " un génie"

M. Philippe qui a lui même avoué ses crimes et avait promis de ne plus tuer à son gourou, n'aurait  donc pas tenu parole, si sa responsabilité est avérée dans  l'attaque du commissariat des Cayes, serait le premier étonné à se voir décerner tant de titres honorifiques.

Présenter  Guy Philippe comme un génie, c'est encourager la jeunesse haïtienne à perdre ses valeurs - à se demander quelle  est la définition du mot génie pour ces  gens-là ? - et à emprunter le chemin de la criminalité. Qui a intérêt à le faire ? Et qui les payent pour subvertir cette jeunesse, l'avenir du pays ?

Le "blan" est bon quand il organise des élections en faveur d'un candidat, il devient méchant quand il organise l'arrestation d'un proche ami de ce même candidat.

Faire de Guy Philippe un héros pose un problème d'éthique : c'est proposer en modèle à des jeunes un homme qui a choisi la violence pour régler ses problèmes d'ambition personnelle en bananant les gens avec un discours se prétendant révolutionnaire.

Mais aussi également de sécurité, comme déjà dit ici à M. Edwin d'Haïti par rapport à la diffamation. Diffamer c'est avancer quelque chose comme vrai sans preuves. C''est mentir sciemment. Faire de Guy Philippe un "héros" c'est mentir sciemment.

Demain, quand des jeunes gens qui auront adhéré au discours  élogieux tenu par M. Edwin D'Haïti sur la personne de M. Guy Philippe, voudront l'imiter et feront éclater la tête d'Edwin d'Haïti à coups de Galil  l'accusant de  menées anti-nationalistes, parce que quelqu'un aurait dit qu'il était un konze, un agent de la CIA,  un tchoul du blan,  ou je ne sais quoi d'autre...Edwin D'Haïti n'aura récolté que ce qu'il a semé. De même que Guy Philippe et son armée cannibale récoltent et récolteront ce qu'ils ont semé.

Faire d'un Monsieur qui a assassiné des gens gratuitement en les enfermant dans un container jeté à la mer, d'un homme qui a bousillé les émetteurs de radio sis à Boutilliers, en faisant croire que l'attentat a été commis par d'autres - et qui en passant a tué le gardien -  un héros montre  que :

" « Le ventre est encore fécond, d'où a surgi la bête immonde. » (Brecht)

Et à quel point l'idéologie militaro/macouto/duvaliériste s'appuyant sur la haine de l'autre et véhiculant cette haine, représente des cellules cancéreuses dans le corps de la société haïtienne.

Ce pourquoi, il me semble que l'Espagnol Antonio Solà Reché s'est retrouvé dans un terreau favorable  à la prolifération du fumier, avec ses pratiques sucias, sales. Et a pu, avec succès,  faire élire Martelly, puis Jovenel Moïse.

D'ailleurs, quand on entend parler les caïds du Parti des Haïtiens à la tèt kale ( PHTK)  les dits-conseillers de M. Jovenel Moïse, les Murat Cantave, Zenny, Andris Riché et autres clowns clonés, on sent qu'ils ont été à bonne école.

I

GuyPhillipe se yon jèn, se yon talan, se yon jeni pou jenerasyon sa ke sistèm nan ap manje byen manje tankou Coles Rameau yon fason pou w ayisyen pa kwè nan oken'n ayisyen kap pale de peyi men pou tout moun kontinye kwè nan mouche blan.
Edwin D'HAÏTI

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The story behind the flamboyant ex-soldier and coup plotter the Americans once thought they could make president. Even Graham Greene couldn’t have dreamed this guy up.

Même Graham Green n'aurait pas pu rêver d'une pareille histoire : celle de ce flamboyant ex-soldat et comploteur de coups dont les Américains  ont à un certain moment penser  en faire un président.


PORT-AU-PRINCE, Haiti—At 3:57 p.m. on Thursday afternoon, the clatter of gunfire broke the quiet of a middle-class neighborhood in Petionville, the upscale residential niche overlooking the capital of Port-au-Prince.

Dans l'après-midi de jeudi des bruits d'armes à feu ont brisé le silence de ce quartier tranquille de la classe moyenne de Pétion-Ville, une niche résidentielle située sur les hauteurs dominant Port-au-Prince, la capitale.


Within moments, word spread that the famous, swashbuckling, elusive rebel Guy Philippe, wanted in the U.S. on drug charges, had been arrested by the BLTS, Haiti’s recently formed Drug Trafficking Surveillance Squad.

Immédiatement, le bruit a couru, que le fameux et fanfaron rebelle  G. Philippe, recherché par les US, accusé de trafic de drogue,  avait été arrêté par le BLTS, une unité anti-drogue  tout récemment constituée.


Philippe wasn’t in hiding. He was at the radio station Scoop FM being interviewed on a live talk show about his future role as senator from Haiti’s southern department of Grande Anse.

Philippe ne se cachait pas. Il se trouvait à la radio Scoop FM répondant à des questions sur son futur rôle de sénateur de la Grand'Anse, le plus grand des départements du sud d'Haïti.


A YouTube video of the arrest inside the studio shows Philippe having jovial exchanges with the anti-drug-squad members, giving them the high-five and hugging a few. The whole scene was more like a post-New Year’s reunion…
Guy Philippe had come out of the tropical woodwork again.

Une vidé YouTube de l'arrestation montre à l'intérieur du studio Philippe engagé dans des échanges conviviaux avec les membres de l'unité anti-drogue, leur tapant dans la main  et donnant  l'accolade à quelques-uns. La scène s'apparentait, plus ou moins, à une rencontre d'après la Nouvelle Année. Guy Philippe était à nouveau sorti du bois.


A U.S.-trained military officer, Philippe had served in Haiti’s Armed Forces (FADH) until it was disbanded by President Jean Bertrand Aristide in 1995. He went on to become police commissioner of Port-au-Prince, but his frothing hatred of Aristide got the better of him and soon he was plotting to overthrow the little radical priest-turned president.

Officier militaire entraîné par les USA, Philippe faisait partie  des Forces Armées d'Haïti ( FADH) jusqu'à ce qu'elles soient démantelées par le Président Jean Bertrand Aristide en 1995.  Il est devenu Commissaire de police de Port-au-Prince, mais sa haine écumante pour Aristide lui a enlevé le meilleur de lui-même; et rapidement il s'est mis à comploter pour renverser le petit prêtre radical devenu président.


Philippe first went into hiding in the Dominican Republic in the early 2000s, escaping arrest for plotting a coup in Haiti and a sealed U.S. indictment for cocaine trafficking and money laundering.

 Dans un premier temps Philippe s'est caché en  RD, au début des années 2000, échappant à une arrestation sous l'accusation de fomenter un coup en Haïti et  un acte d'accusation officiel `pour trafic de cocaïne et de blanchiment d'argent.


In February 2004, then-President Jean Bertrand Aristide was facing increasing local and international pressure to resign, which he was refusing to accept. Phillipe sneaked back across the border, formed a rebel army in the north, and held a press conference at the Hotel Mont-Joli in Cap Haitian on Feb. 24, 2004, declaring his intent to overthrow Aristide.

En février 2004, le président Jean-Bertrand Aristide faisait face à une pression ascendante, nationale et internationale, afin qu'il démissionne, ce qu'il refusait. Philippe est revenu en se faufilant à travers la frontière, a constitué une armée rebelle dans le nord, tenu une conférence de presse à l'hôtel Mont Joli au Cap Haïtien le 24 février 2004, au cours de laquelle il a déclaré son intention de renverser Aristide.


It was his first appearance and word spread quickly to the capital Port-au-Prince. In Haiti, rumors are the news, taking on apocalyptic, if not messianic, overtones. Guy Phillippe became an overnight celebrity—and heartthrob—his beaming smile and allure could have landed him the cover of MEN.

Il s'agissait de sa première sortie publique et la nouvelle s'est rapidement répandue à la capitale Port-au-Prince. Les rumeurs en Haïti font figure d'informations, se propageant avec des expressions aux connotations apocalyptiques si ce n'est messianiques. En un rien de temps, Philippe était devenu une célébrité - et un bourreau des coeurs  - son sourire rayonnant et son allure auraient pu le propulser sur la page de couverture de MEN.

Five days later, in the early hours of Sunday, Feb. 29, 2004, Aristide was forced onto an unmarked plane headed first to Jamaica, then to South Africa for a second exile. Ironically, it was Guy Philippe’s 36th birthday.

5 jours plus tard, dans les premières heures du dimanche 29 février 2004, Aristide était embarqué de force dans un avion non-immatriculé, d'abord en direction de la Jamaïque, puis en Afrique du Sud pour un deuxième exile. Ironiquement, ce jour était celui de l'anniversaire de Philippe qui  fêtait ses 36 ans.


Philippe’s motley caravan pickup trucks and SUVs, packed with heavily armed Haitian militiamen coiffed with oversized salad-bowl looking helmets, plus Rambo-styled foreign mercenaries, careened toward Port-au-Prince, but not in time to see Aristide leave.

La caravane de pickup et de SUVs, bourrée de miliciens haïtiens  lourdement armés,  coiffés de bols à salades trop grands en guise de casques, avec en plus des mercenaires étrangers  vêtus dans le style Rambo, s'est dirigée vers Port-au-Prince, mais n'y est pas arrivée à temps pour assister au départ d'Arisitide.


On the morning of March 1, we journalists who were there watched the “road-warrior” convoy enter Port-au-Prince, arriving at full speed at the old Military Headquarters near the Presidential Palace.

Dans la matinée du 1er mars, nous journalistes étions présents pour regarder  le convoi de " la route des  guerriers" faire sont entrée à Port-au-Prince, arrivant à toute vitesse à l'ancien  quartier général militaire, à côté du Palais présidentiel.


There, after pacing around the 18th century colonial edifice before a crowd of bewildered Haitians and the international press, Philippe declared himself in charge, ordered everyone back into the vehicles and within minutes the caravan had left everyone in the dust in a Hollywoodesque exit, brandishing weapons and burning rubber as the screeched full steam uptown, to Petionville, home to foreign embassies and Haiti’s elite.

Là, aprés avoir tourné autour de l'édifice colonial du 18ème siecle (sic)  devant une foule  composée d'Haïtiens et de la presse internationale, Philippe s'est déclaré  être le chef et a ordonné à tout  le monde de regagner leurs véhicules et en quelquels minutes, la caravane est partie, laissant tout le monde dans la poussière, en  faisant une sortie digne d' Hollywwod, brandissant leurs armes, brûlant des pneus alors qu'à toute vitesse elle se dirigeait vers le haut de la ville, à Pétion-Ville, lieu de résidence des ambassades  et de l'élite haïtienne.


We scrambled into our vehicles and chased the convoy up the hill, effectively turning Philippe’s caravan into a full-fledged cortege. Word spread that he was going to hold a press conference at El Rancho Hotel, the flamboyant, extravagantly luxurious home to Haiti’s most notorious underworld. Its infamous casino had been the “quartier général” of former gun-packing Duvalierist military henchmen plotting under the dim-lit roulette and poker tables to get Aristide.

Nous nous sommes  tous pressés dans nos véhicules et avons suivi le convoi dans la montagne, transformant en ce faisant, la caravane de Philippe en un cortège  impressionant. On disait qu'il allait faire une conférence de presse à l'hôtel El Rancho, flamboyante et luxueuse résidence des plus connus des Haïtiens appartenant à la pègre . Son infect casino  a été le "quartier général" des anciens militaires et macoutes duvaliéristes, complotant dans l'ambiance obscure de la  roulette et des  tables de poker pour  avoir Aristide.



At El Rancho, the scene was straight out of Graham Greene. Unbeknownst to everyone—ourselves included—in a wing overlooking the grandiose figure-eight-shaped pool, U.S. Ambassador James Foley sat in a suite. He was waiting to meet with Guy Philippe and propose he consider running for president. It was to be a secret meeting. And as things go in Haiti, ultimately nothing was unknown.

La scène à El Rancho  sortait  directement de Graham Greene. Ignorant la présence de tout le monde - la notre comprise - dans une des ailes de l'hôtel surplomblant la piscine  en forme de 8, l'Ambassadeur, US James Foley était assis dans une suite. Il attendait une rencontre avec Guy Philippe afin de lui proposer de devenir le président. C'était supposément une rencontre secrète. Mais, de la manière dont les choses se passent en Haïti, rien n'est finalement secret.


Rumors were at an all time high, when suddenly Philippe’s run-amok caravan swerved into the parking lot of the hotel. His Haitian militiamen scrambled out, following Philippe, who led them to the pool and its adjoining bar. Within minutes, his men emerged, barely balancing automatic rifles with styrofoam boxes of hamburgers and glasses of whisky.

Les rumeurs allaient bon train, quand soudain la caravane de Guy Philippe s'est garée dans le parking de l'hôtel.  Les membres de sa milice haïtienne se sont déversés à la suite de Guy Philippe, qui les a conduit à la la piscine et au bar annexe. En quelques minutes ses hommes ont réapparus, balançant  à peine leurs armes automatiques, avec à la main des boites en mousse de polystyrène contenant des hamburgers et des verres de whisky.


We watched Philippe lead the charge, his men in tow, clinging to their rifles, hamburgers and whiskies as they broke into frenzied non-stop single-file marathon dancing around the pool.

Nous avons regardé  Philippe à la tête du groupe, ses hommes, accrochés à leurs armes, leurs hamburgers et verres de whisky alors qu'ils se sont mis  à  exécuter une  sorte de marathon de danse,  sans fin, à la queue leu leu autour de la piscine


 

C'était donc ce marathon qu'imitait Martelly dans les rues de Port-au-Prince. Comme quoi le diable est dans les détails et quand on en les connaît pas, on passe à côté du sens. profond, de certaines actions apparemment anedoctiques et stupides.)

C'était donc ce marathon qu'imitait Martelly dans les rues de Port-au-Prince. Comme quoi le diable est dans les détails et quand on en les connaît pas, on passe à côté du sens. profond, de certaines actions apparemment anedoctiques et stupides.)

GuyPhillipe se yon jèn, se yon talan, se yon jeni pou jenerasyon sa ke sistèm nan ap manje byen manje tankou Coles Rameau yon fason pou w ayisyen pa kwè nan oken'n ayisyen kap pale de peyi men pou tout moun kontinye kwè nan mouche blan.
Edwin D'HAÏTI

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The U.S. ambassador left. Philippe never held a press conference.
As the sun set, all of Philippe’s men lay drunk by the pool. Philippe, for his part, sat on a couch, glassy-eyed staring at the floor, while a Haitian man named Amos, claiming to be the unique go-between tried to sell us interviews with the incoherent man of the hour.
***

L'ambassadeur US a quitté les lieux. Philppe n'a jamais tenu de conférence de presse. Alors que le soleil se couchait, tous les hommes de Philippe étaient par terre, ivres, autour de la piscine. (Dommage que personne n'ait filmé ça; Où se trouvaient les cinéastes haïtiens ? Ivres également  de joie ?)

Philippe de son con côté, était assis sur un divan, ses lunettes noires à ses pieds par terre, alors qu'un Haïtien appelé Amos, déclarant être l'unique intermédiaire, essayait de nous vendre des interviews avec l'homme incohérent du jour.


Days later, another meeting was arranged at the Ibo Lele, a fancy hotel higher up in the mountains. Philippe sat in a very sparse small hotel room where he waited for hours to meet with The Ambassador. Occasionally we could see Philippe pacing up and down the hallway followed by dubious-looking acolytes who had no clue as to the importance of the event.

Deux jours plus tard, une nouvelle rencontre a été programmée à Ibo Lele, un hôtel chic situé plus haut dans les montagnes. Philippe était assis dans une petite chambre de l'hôtel où il attendu des heures l'ambassadeur. De temps à autre nous pouvions voir Philippe aller et venir dans le couloir,  suivi par des acolytes d'apparence douteuse, qui n'avaient aucune idée de l'importance du moment.
 

When questioned about Philippe’s reason for being at the Ibo Lele, they told us it was his headquarters. Not quite. Though we were not allowed to witness it, the meeting eventually took place, a very brief encounter. The anticipated thank you for helping overthrow Aristide had turned into a curt handshake (according to the inevitable flies on the wall, eager to flap “inner-circle” wings before the assembled crowd that now lined the staircases and the beleaguered front desk), while Philippe paced back and forth, out of sight. In the end, the message was that Guy Philippe had the blessing of the United States.

Quand nous avons demandé les raisons pour lesquelles Philippe se trouvait à Ibo lele, il nous a été répondu que c'était son quartier général. Bien que nous n'ayons pas été autorisé à y assister, le meeting a éventuellement  eu lieu, une très bève rencontre. Le remerciement anticipé pour avoir renversé Aristide s'est transformé en une sèche poignée de main ( selon les inévitables mouches sur le mur, anxieuses de  battre leurs ailes dans le  "cercle intime" avant la foule alignée dans les escaliers et dans le hall d'acceuil de l'hôtel maintenant assiégé) alors que Philippe allait et venait, sans possibilité de l'approcher. Finalement, le message était que Philippe avait la bénédiction des Etats-Unis.


Soon, violence between pro-Aristide supporters and Philippe’s heavily armed rebels convulsed the capital into days and weeks of violence, persecutions and assassinations. The U.S. finally had to call in the Marines and tell Philippe to get lost. Which he did, but not before staging a lavish banquet at The Montana Hotel, surrounded by Haiti’s top models.

Très rapidement des actes de violence ont éclaté enre les partisans d'Aristide et les les rebelles lourdement armés de Philippe, qui ont plongé la capitale dans des jours et des semaines de violence, de persécutions, d'assassinats
***
Philippe eventually slid into the tropical foliage again, the U.S. having turned its heels on its would-be presidential candidate and resurrected the old sealed indictment to get rid of a flamboyant liability to American policy. But Philippe was out of reach.

Philippe, à ce moment, s'est à nouveau glissé pour se mettre à couvert dans la végétation tropicale, les USA ayant changé leur projet d'en faire un candidat à la présidence et, en ce faisant, ont marqué la résurrection de l'accusation ancienne de se méfier de la loyauté de la politique américaine.


He had settled on the Southern peninsula, and from there he appeared an imperious warlord à la Haitien as he played commander to the ragtag army of former FADH soldiers … and eventually ran a political campaign while still on Washington’s wanted list.

Il s'est installé dans le sud du pays, et de cet endroit  il s'est fait connaître comme un impérieux chef de guerre `à la haïtienne, jouant le rôle de commandant d'une armée hétéroclite constituée d'anciens soldats des FAD'H... et dans le même temps menant une campagne politique alors que firgurant toujours sur une liste de Washington de personnes recherchées.


Last December, he successfully weathered two rounds of vote counts to earn the seat of senator for the largest department in Haiti’s south, the Grande Anse. His headquarters was his hometown Pestel, an inaccessible fishing village on the northern coast of the peninsula where locals say he commands a large rebel army, heavily armed. No one went to find him there. Clearly.

Au mois de décembre dernier, il a gagné les deux tours des élections pour le siège de sénatuer du plus grand département du sud d'Haïti, la grand'Anse. Son quartier général était Pestel, sa ville natale,  un village de pêcheur innacessible, où d'après les gens du coin, il commande une grande armée rebelle lourdement armée. Personne n'est jamais allé le chercher la-bas. C'est clair.


Philippe had been slated to take office for a six-year term this month, giving him legal immunity from criminal proceedings. He was also a supporter of incoming President Jovenel Moise, whom the international community has endorsed. So the sweep on Radio Scoop seemed farcical at best, as the YouTube video showed. Did the DEA just wake up after New Year’s and realize they had to scramble if they really wanted to get Philippe? (The Haitian Constitution stipulates that immunity takes effect only after an official is sworn-in.

Philippe devait occuper ce poste pendant six ans qui lui offrait une immunité légale pour des actions criminelles dont il était accusé. Il était également un partisan de Jovenel Moïse, le prochain président appuyé par la CI.

Aussi le coup de balai à la Radio Scoop apparait au mieux comme une farce, comme le montre la vidéo de You Tube. Le DEA s'est réveillé juste après le Nouvel An et a réalisé qu'il fallait bouger s'il voulait attraper Philippe ? ( la constitution haïtienne stipulant que l'immunité ne prend effet qu'après le serment officiel) 


A photo released by the Haitian National Police showed a very exasperated Guy Philippe, a little older and heavier, inside a police station, sitting behind a well-polished mahogany table, a few armed guards standing much to the side.
He looked confident, as ever.

Une photo diffusée par la Police nationale haïtienne, montre un Guy Philippe complètement exaspéré, un peu plus âgé et plus lourd, dans un bureau de police, assis derrière une table vernie en mahogany, quelques gardes debout à côté.  Il paraissait  aussi sûr de lui que d'habitude.


But the latest word on Friday night was that he’d been quickly, quietly, definitively extradited to the United States.

Mais, venderdi soir,  les dernières nouvelles étaient qu'il avait été rapidement, calmement et défénitivement, extradé aux USA.


Has Haiti seen the last of Guy Philippe? Could be. But few in Port-au-Prince would count on that.

Est-ce qu'Haïti en aura fini avec Guy Philippe ? Possible. Mais ils sont peu nombreux à Port-au-Prince à y croire.

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Hugues Girard 11/01/2017 18:11

"...
Mwen di w aktivite kriminel Jaar ak Guy Philippe koumanse nan Delmas 33 Hotel Le chandelier

Chak 3 semenn yo te konn voye chache fanm panyol bel bagay nan shema ayisyen yan

Sa vle di yon fanm pat konn pase 3 semenn nan kafe sa a

Le sa a Guy komise Delams epi Rodolphe ap opere kafe a nan Delmas 31. Lyezon ane 2 moun sa yo se te yon fre Guy.

Se nan Otel sa a te konn gen bouro ki soti Kolonbi pou jije vagabon ki pati ak kilo machandiz Katel Kolonbyen yo, ki te tabli katye jeneral yo an Ayiti direkteman.

Mwen sonje sa.
Opwen ke jounal Le Figaro te site El Rancho kom katye jeneral yo.
Bagay ki pat fe pitit fiy Albert Silvera'a plezi ditou ditou...

Se Kolonbyen yo te ye. Te gen fanm e gason kolonbyen ki tap fe va e vyen an Ayiti, viv la menm. Te gen yon le Western Union Haiti ya te mete yon avi nan tout biwo Western, li te entedi moun voye plis ke 200 dola US pa jou an Kolonbi (telman te gen yon ale vini ant Kolonbi e Ayiti) pou te ka frennen vag lajan ki prale Kolonbi.

Paske te gen yon gwo kazino anndan'an nan El Rancho wa.

Yon mizysyen medyok anpil moun konnen byen te konn al jwe la tou. Se la li te egzese wol informant li byen pou blan yo..."

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