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Le Monde du Sud// Elsie news

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Haïti, les Caraïbes, l'Amérique Latine et le reste du monde. Histoire, politique, agriculture, arts et lettres.


RD. Beaucoup de réactions de honte et de colère face aux résultats de l'évaluation internationale du développement humain

Publié par siel sur 12 Décembre 2016, 19:12pm

Catégories : #AYITI-RD relations, #NUESTRA AMERICA, #REFLEXIONS perso, #INTERNATIONAL

Sí…¡Qué país!
Ramón Colombo - 12 de diciembre de 2016 - 12:07 am - 4

…y al saberse que en desarrollo educativo ocupamos el último lugar entre 72 evaluados por el Programa para la Evaluación Internacional de Alumnos; y al saberse también que estamos entre los últimos en inversión en salud, desarrollo institucional y servicios de energía, para no ir más lejos; y que estamos, eso sí, entre los primeros en corrupción, muertes por accidentes de tránsito y falta de confianza en la Policía y los políticos, inevitablemente brota una pregunta: ¿Qué vamos a hacer con este país? (No hay respuesta…todo el mundo está entretenido con eso de quiénes van a ser candidatos en el 2020; si fulano, zutano o perengano).

TRAD

Si... Quel pays !

... et de savoir que dans le développement de l'éducation nous occupons la dernière place parmi 72 pays évalués par le Programme pour l'Evaluation internationale des élèves; et de savoir qu'également nous occupons les dernières places dans l'investissement dans dans la santé, le développement des institutions et des services de l'énergie, pour s'arrêter là ; que nous sommes parmi les premiers dans la corruption, les morts par accidents de la route et le manque de confiance dans la police et les politiciens, inévitablement cela soulève une question ? Qu'allons nous faire de ce pays ? ( Il n'existe pas de réponse ... tout le monde se préoccupant de sui seront les candidats en 2020; si ce sera un tel, un quidam, un de ces perpétuels toujours là -pakapala)

En Haïti,  personne ne soulèverait de question.

Chacun aurait eu droit sur l'ensemble des ondes radiophoniques toujours émise par les mêmes niais ou cyniques serviteurs d'Antonio Sola,  à la même rengaine, au même mantra  nauséabond : "la faute à Lavalas",  aux mêmes mensonges : à base de " depuis 1986 le pays va mal". Et à la conclusion de manière voilée mais sans ambigüités par cette question : est-ce que la dictature ce n'était pas mieux ?

Ces pseudo journalistes, pseudo lettrés, sont comme des ânes bâtés et fouettés à répéter la leçon transmise par les oligarques qui eux, bien entendu ont joui , sous la dictature. Alors que ces pauvres idiots vivaient dans la misère, que leurs parents "bourriquaient " et que leur seule alternative était de se jeter en RD, dans les kantè , les fameux boat-people, en vue  d'aller chercher la vie sous d'autres cieux moins asphysiants et violents.

En 1986, d'après le géographe Georges Anglade,  1% seulement de la population avait son bac.

Ces personnes qui  renvoient tous les malheurs d'Haïti à la chute de la dictature, sont pourtant celles qui ont le plus profité du passage à la démocratie.

Elles qui, aujourd'hui, plastronnent dans les media, se prétendent directeurs d'opinion (alors que le plus souvent  elles  se contentent de faire de la propagande ) possèdent  des commerces, fréquentent du beau monde, sont invitées  dans les fêtes des ambassades,  dans celle de la Fokal ont été"upgradées"  et font partie de la classe moyenne.

On dirait que ces enfants de parents analphabètes " arrivés" en adoptant le parti anti-peuple de la bourgeoisie, en trahissant leurs parents, se croient obligés de payer ce prix pour intégrer la société des "moun de byen" - c'est " cachez ces origines que je ne saurais voir"

Ce qui peut paraître paradoxal, mais qui ne l'est point du tout mais relève de l'histoire - c'est  que c'est au sein du parti Lavalas que se retrouve  une majorité de cadres issus de l'ancienne classe moyenne anti-duvaliériste.

Pas paradoxal du tout, parce qu'il s'agit du restant du groupe des privilégiés, ceux qui faisaient partie des 1% ayant leur bac en 1986, ceux qui ont dû fuir le pays et dont leurs enfants font des carrières brillantes à l'étranger - comme la fille de Georges Anglade, actuelle ministre de l'Economie du Canada.

Comme le dit Georges Anglade, la purge intellectuelle opérée par les 2 Duvalier a eu comme conséquences une rupture drastique dans la transmission des savoirs - et pas seulement intellectuels mais aussi manuels.

Le pays s'est retrouvé pendant 29 ans dépouillé de ses forces vives. Ceux qui ont assuré l'intérim en tant que profs - suite à l'exil des formés - nous ont donné des intellectuels duvaliéro-macoutes à la Gilot, Lafontant et autres, en guerre contre toute réflexion jugée "kamokine" par le régime plutôt que d'ouvrir leurs étudiants au monde  de la pensée  critique.

Actuellement le haut du pavé en Haïti est occupé par ces élèves des Gilot, Lafontant , Supplice et autres dont les noms sont mois connus - il suffirait de faire une recherche pour savoir qui enseignait quoi sous les 2 Duvalier - et par les "arrivés" post-1986, qui ont eu la chance grâce à l'avènement de la démocratie de faire des études et d'occuper des postes dans l'administration et dans les institutions internationales.

Ce à quoi on assiste aujourd'hui, c'est à la constitution d'un bloc réactionnaire, appuyé et financé par l'oligarchie des commerçants de l'import et des propriétaires de sweatshops, constitué :

-de ces "enfants de Duvalier", formaté par des enseignants macouto-duvaliéristes, Inutile de citer des noms - ils se retrouvent au gouvernement et au parlement.

- de la génération post 1986, qui ayant bénéficié de "l'ouverture" démocratique entend fermer la barrière derrière elle  et qui est la première à manifester son mépris pour les revendications populaires. Cette génération est celle de la trahison  - on n'y peut rien les faits sont là - dont les actions en 2004 aboutiront  à la sélection de Martelly le "bandi legal" et à celle de Jovenel Moïse le " mafia legal".

Il faut bien avoir en mémoire que Martelly a déclaré à Fombrun que ce qu'il déteste au monde ce sont les livres. Martelly est un représentant des "enfants des Duvalier" auxquels le savoir n'a pas été transmis. Voire interdit.

Jovenel Moïse, plus jeune que Martelly, fait partie de la génération post-1986. Fils de paysans analphabètes, il a pu grâce à fin de la dictature faire des études.

Jovenel Moïse est le représentant de ce groupe d"'arrivés" - tout comme les Lubérice et  l'ensemble des cadres tèt kale (Roro Nelson)  à quelques exceptions prêt (la petite-fille de l'intellectuel duvaliériste Emile Saint-Lô), qui rêvent de l'ascension sociale qui les mènera à la présidence - pour Jovenel Moïse - et, qui sait ? - un jour bientôt  dans les hauteurs de la Montagne Noire pour ses proches collaborateurs.

Tout ça pour en revenir à l'éducation, celle déficitaire en RD comme en Haïti qui donne les résultats que nous connaissons. Deux sociétés dans lesquelles les dirigeants mal éduqués se préoccupent de leur enrichissement personnel, plutôt que du bien commun.

Vous voyez que malgré les antagonismes et les divisions alimentées par les gwo zouzoun racistes de surcroit, ces deux populations ont bien plus de points communs que la propagande    ne le laisse accroire. Toutes les deux sont saccagées par des élites voraces qui obéissent aux plans de la CI.

 

 

 

 

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