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Le Monde du Sud// Elsie news

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Haïti, les Caraïbes, l'Amérique Latine et le reste du monde. Histoire, politique, agriculture, arts et lettres.


Lynchage médiatique et instabilité en Haiti! - Par Kathleen Desravine

Publié par Kathleen Desravine sur 12 Décembre 2016, 18:06pm

Catégories : #AYITI ACTUALITES, #AYITI ROSE RAKET, #AYITI EXTREME DROITE, #RACISME

La pièce de monnaie à une face!

Lundi 12 décembre 2016 (rezonouvel.com).- Si la société haïtienne se retrouve plus que jamais divisée politiquement entre deux extrêmes: Lavalas et PHTK, les médias haïtiens eux se retrouvent en plein centre de cette lutte fratricide pour le pouvoir politique parce qu’incapables de se surpasser pour jouer leur rôle d’ avant- garde. »

Ils sont, à des exceptions près, en plein mode  » tèt kale  » : la majorité des médias appartenant d`ailleurs à des membres ou représentants du secteur privé des affaires embarqué dans l’ extrême  » Tèt kale ».

Le discours médiatique est donc émaillé d`une rhétorique d’ exclusion  » empreinte même de l’ élite économique du pays depuis plus de deux cent ans.  Ce discours est caractérisé par un anti lavalas primaire où des journalistes acquis à la cause » tet kale opèrent tantôt à  » visières levées », tantôt sournoisement, sans toutefois arriver  à tromper grand monde.

Cet anti lavalas primaire consistant à  mettre constamment en exergue les manifestations violentes, les pare-brises de véhicules brisées, les violences de rue comme étant l’ essence du parti lavalas, devient un obstacle même à la réflexion, occulte la réalité et contribue davantage à la polarisation de la société.

Car ces violences , et ces dérives lavalas ne sont présentées uniquement comme étant du  » banditisme politique » et non comme étant également les effets d’ une dégradation de la situation socio-économique d’ un pays en mode « chaos ». C`est l’ image d’une pièce de monnaie à une face qu’ on entend incruster dans nos cerveaux.

Pourtant, très peu gens y échappent. Le public est sciemment gardé dans le noir et est constamment servi et matraqué par :  " Lavalas l’ ennemi ! Lavalas, l’ obstacle à la stabilité politique !"

Osez Parler un autre langage au delà de cette logique, vous vous retrouvez sans le savoir, en un rien de temps comme étant  » lavalassiens »!

On vous dénie tout droit de penser au delà de cette logique de  » haine » !

Me voila donc zappant inlassablement depuis des jours, à la recherche de ce discours différent pouvant éclairer, édifier, fournir les fils conducteurs, pouvant m’aider à penser, à repenser, à traduire la réalité socio-politique et économique désastreuse dans laquelle nous pataugeons et donner sens à cet environnement chaotique, pour finalement conclure qu’ il y a peu de médias , encore moins de journalistes qui tentent ou veulent relever ce défi.

Versés dans la propagande  "têt kale, leur nouvelle occupation et leur nouveau centre d’ intérêt », des médias haïtiens traditionnels ou numériques, à l’ exception de quelques-uns luttant pour garder encore ne serait ce qu’un peu de décence dans cette pagaille, s’enfoncent inexorablement dans le précipice de la pensée unique avec une thèse : Lavalas, obstacle unique à la stabilité du pays !

Une thèse à laquelle ils se refusent pourtant à fournir l’`antithèse au public pour qu’ il puisse lui-même en tirer ses conclusions et faire la synthèse.

Du « voye monte » est en plein effet, dominé par cet antilavalas primaire et cette haine du personnage de Jean Bertrand Aristide en extension, susceptible d’ aboutir à la  » haine sociale » avec un diagnostic qui ne se repose même pas sur les symptômes apparents ou réels de notre mal :  » Paske maladi nou genyen an, se pa li nou di doktè a »

Il convient donc de tout repenser!

La pensée tend vers l’ action. Elle permet de dégager les voies et moyens et surtout les conséquences pour mieux construire. Mais le hic c’ est qu’on ne construit pas dans l’ exclusion et c’ est cette logique phare que nos médias se devraient de mettre en avant et non pas d’ alimenter cette logique anti lavalas et pro PHTK.

Ce faisant, les médias prêtent le flanc à cette mauvaise interprétation de la réalité sociale, accroissant ainsi notre tendance à la mythomanie.

Peuple de mythomanes, il est temps que nous cessions de nous raconter des histoires du genre: Une pièce de monnaie n’ a qu’ une face!

Kathleen Desravines

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